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mardi 2 mai 2017

Mai

La journée du premier mai a été pourrie, pluvieuse et glaciale accompagnée d'un vent mauvais. Mais j'ai pu récolter MON muguet, pour la première fois. Il n'a en effet, pas été piétiné par des pieds inattentionnés. Les couvreurs et les maris sont aveugles des pieds je vais vous dire et pas que pour le muguet. Hier encore des campanules à grandes fleurs ont payé de leur vie cet aveuglement (mais comment je saurais moi, que ce sont des campanules ? C'était tout vert).



Le muguet est lié à mon histoire familiale. Chaque année à son époque, nous allions en famille, en cueillir des poignées dans la forêt de Montécôt. S'il faisait beau, nous emportions un pique-nique. Nos sorties étaient si rares que ces journées sont restées gravées en moi, associées bien sûr,  à l'odeur de la petite délicieuse.



Il y a deux semaines, j'ai aussi peint une pomme. A l'huile. Après les raisins et les cerises, j'ai encore choisi quelque chose de rond.  La dame qui m'aide au ménage m'a dit vendredi, la rondeur est rassurante et généreuse, vous peignez généreusement.


Peut-être qu'un jour, j'oserais peindre à l'huile autre chose que des fruits (ronds...).





mercredi 26 avril 2017

26 avril 2017

Ce matin :






Tous les pots en arrière-plan attendent des températures plus clémentes pour être fleuris.





Température à l'abri.

Et ce même jour mais en 2011, mon père mourait.
C'est à partir de cette date que mon corps a commencé à me lâcher.

Faut-il y voir une relation ?



samedi 1 avril 2017

1er avril

Dans ma messagerie je viens de trouver une réclame de mon fournisseur de peinture, toiles et autres bricoles :

Innovation mondiale : le tube multi-couleurs Prim’Art


Je clique.



Je pense donc que j'ai le droit de revendiquer la palme de la connerie (je peux même me l'attribuer toute seule).

Un autre poisson d'avril, plus ancien :


 Le fils premier...

mardi 10 janvier 2017

2017

J'ai trouvé vraiment très difficile de célébrer l'an neuf et d'y associer les traditionnels vœux..
Je souhaite bien sûr les meilleures choses à tous ceux que j'aime ou que j'apprécie, mais  je n'ai guère la foi.
Individuellement peut-être aurons-nous la chance d'une année sans trop de pépins mais collectivement et à moins de miracles, je doute que ce soit franchement l'allégresse.

Il y a bien sûr des petits bonheurs de rien du tout  et qui, mis bout à bout, ne font jamais qu'une somme de petits bonheurs de rien du tout. En revanche, les petits malheurs du même nom ont une nette tendance  à prendre une telle place...

En l'an 2017  jamais notre lac n'a été aussi peu rempli. Je n'essaierai pas mais je suis presque sûre qu'on peut presque le traverser à pied à certains endroits.  Les saules qu'on voit au premier plan ont habituellement les pieds dans l'eau.

Habituellement, les saules ont les pieds dans l'eau à l'année.

En 2017, j'ai vu pour la première fois des hérons garde-bœufs. Il y en a partout dans les troupeaux actuellement. On m'a dit qu'ils n'étaient pas rares, je  veux bien le croire mais il n'empêche que moi qui suis plutôt  une observatrice attentive des bovidés,  je n'en avais  jamais aperçus.

La photo est particulièrement ratée. Vaches et oiseaux  étaient très loin et j'étais en bout de zoom. Il arrive qu'ils soient au bord de la route mais en ce cas, j'ai évidemment oublié l'appareil photo.

En 2017 je continue d'essayer la peinture à l'huile.  Ce n'est pas concluant parce que si j'aime sa matière et le rendu de ses couleurs, c'est bigrement difficile et le temps de séchage un peu rédhibitoire. Je n'ai pas tout à fait terminé ces deux essais. Je ne vois que mes erreurs.
D'autre part, comme je peins dans la véranda et qu'elle est quasiment impossible à chauffer, je me languis un peu de mes tubes.



En 2017 j'ai eu un abcès dans l’œil gauche qui semble avoir viré en conjonctivite des deux yeux. J'ai un regard de lapin russe larmoyant du plus bel effet et les démangeaisons oculaires sont telles que je prendrais bien une brosse à dent pour soulager tout ça...


En 2017 mon bel enfant second va quitter la Bretagne pour un nouvel emploi à Paris. Je sais que certaines d'entre vous ont des enfants très éloignés aussi mais ça ne me console pas. Mon petit irait au bout du monde que ça ne me semblerait pas plus loin.
J'ai cette chance de n'avoir jamais été éloignée de lui alors si je suis heureuse pour lui que ses compétences aient été reconnues, je suis vraiment au fond d'un trou infiniment  triste  à l'idée de ne plus le voir aussi souvent. Je me sens bloquée de partout.
Pour l'instant il cherche un appartement dans la capitale des français et ce n'est pas une mince affaire. Je n'imaginais pas qu'on puisse louer des cages sordides à de tels prix. Comme il ne peut évidemment être sur place (il travaille encore), il envisage de commencer par la solution airbnb. J'espère qu'il va trouver avant début mars...



En 2017 le chat noir est de plus en plus caressant, il passe des heures  sur mes genoux, quémandant sans cesse une main ou l'autre (sur son corps maintenant bien dodu) mais uniquement le soir. Au moment du coucher, il demande à sortir la plupart du temps. Avec Julle ça ne progresse guère...


Pour 2017, je ne vous souhaite que des petits et grands bonheurs,
sans aucune ombre pour les ternir.








mercredi 20 janvier 2016

Rétro 2015

Il y a probablement eu des tas d'années pourries depuis  50 ans mais je ne me souviens pas d'une seule qui l'ait été autant que 2015, à la fois sur le plan international, national,  et familial. Et 2016 ne commence pas vraiment sous de bons auspices quand on voit ce qu'on voit et qu'on entend ce qu'on entend (mes bonnes dames...).

Janvier 2015.  J'avais été indignée des conditions de vie des porcelets du voisin. La portée  d'une douzaine de gorets pataugeait dans son pré transformé en bourbier glacé.  Parmi elle, il en avait un qui ne grossissait pas et dont la peau semblait pendre tant il était souffreteux. J'avais donc envisagé de le récupérer et de le caser dans une ancienne porcherie en dur qui se trouve près de l'ancienne bergerie. J'avais tout préparé et je m'étais engagée à le nourrir. De guerre lasse, le voisin s'était rendu à mon indignation et il avait rentré tout le monde. Cette année, aucun porc n'est à l'extérieur.

Le sort fait à une grande partie de l'humanité me broie les tripes mais plus ça va et moins je supporte celui fait aux animaux.

Le pauv' gosse au premier plan, devant sa sœur du même âge

A Grande-Synthe (59)  en 2016 : migrants/cochons, même combat ?
Se souvenir des belles choses ?

Février 2015. Un jour clément ; la fille du même voisin avec ses poneys. J'adore cette enfant, je l'ai connue quand elle n'était encore qu'un rêve dans le ventre de sa mère. Elle vient d'avoir 18 ans,  elle est en fac mais dès qu'elle rentre, elle étrille. Le petit équidé a été embauché pour tenir compagnie au grand depuis que la chèvre a été confiée à des personnes plus attentives à son bien-être (j'avais également mis les pieds dans le plat pour la chèvre...).


Mars 2015.

Entre deux giboulées : ciel exceptionnel...

Avril 2015. Le lundi de Pâques a lieu le traditionnel marché militant au bord du lac. Chaque année je m'en fais une joie, j'y retrouve tous mes marginaux-pégreleux éparpillés tout au long des autres jours de la vie dans leur quant-à-soi.





Mai 2015. Mai est  le plus joli mois de l'année parce que la pluie n'assure en principe qu'un  minimum syndical.


Fromages du voisin (le papa des cochons)


Près de la bergerie
Juin 2015. Il a été assez sec mais très froid.  Il y a eu la fête des jardins dont celui de l'abbaye du Relec où j'aime toujours autant traîner (les abbayes et moi, hein...).





Je me demande qui avait posé un vieux bonhomme à cet endroit. Au bout de deux heures, je n'ai pas pu m’empêcher d'aller voir s'il était vivant...
Autre jardin,  autre fête.

Juillet 2015.



Août 2015.



Septembre 2015. Il n'y avait jamais eu autant d'argiopes fasciées, de sauterelles et de pêches. Malheureusement le manque de chaleur et d'ensoleillement n'a pas permis aux dernières de mûrir.  Les premières ont bouffé les secondes (les chats aussi qui raffolent des sauterelles).







Octobre 2015. Stage hebdo chez l’ostéopathe du bord de  mer et récolte des châtaignes (qui ont encore  toutes été piquées par la mystérieuse bestiole qui ne laisse ni traces ni déchets). 




















Toujours en octobre. Tentative de tour du lac à pied durant les trois jours sans pluie. Il avait été vidé en grande partie pour l'inspection annuelle de la digue et de la tulipe de débordement.




Novembre 2015. Le  mois noir.



Décembre 2015. 

Que les jonquilles soient fleuries pour Noël est habituel ici


Julle a brûlé une partie de ses moustaches à la flamme des bougies allumées pendant les pannes électriques de décembre. J'ignore s'il y a une relation mais à la suite de ça, elle a refusé de sortir dehors pendant trois semaines.

Le Vagabond des étoiles se pèle dehors mais il refuse toujours le contact rapproché.

Et depuis dimanche, une greffière sauvage et minuscule (qui me semble bien être gravide...) vient lui voler sa bouffe. Je me vois assez mal partie avec tout ça.

Julle et mon pensionnaire. Photo prise avec flash (le soir tard)  dans l'entrée, derrière la vitre de la porte de la cuisine (celle du dehors reste ouverte sinon monsieur grimpe aux rideaux)
Alors oui bien sûr  qu'il y a eu aussi de belles choses en 2015, de fugaces moments de joie, quelques trucs sympas à vivre, à admirer ou à observer. Mais tout ça n'apporte aucune sérénité durable parce qu'en arrière plan  s'incrustent en permanence  toutes les détresses, toutes les misères et toutes les indécences.  Je n'arrive jamais à en faire l'abstraction. Et ça me bouffe.


Le bonheur ça vaut pas trois mailles
Aussitôt là faut qu'il s'en aille
Alors...

Le bonheur ça n'est pas grand-chose
C'est du chagrin qui se repose
Alors il ne faut pas le réveiller

(Léo Ferré)