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jeudi 1 juin 2017

Quelques jours en mai

Le mois de mai a été curieux, nous sommes passés d'un vrai printemps à un temps de chiotte (mais alors vraiment) pour presque terminer par une chaleur caniculaire  jusqu'au 28. Quelques images dans le désordre  pour illustrer ce temps qui passe et celui qu'il  fait...

Le privilège des journées pluvieuses, c'est qu'elles se terminent souvent par des arcs somptueux le soir.


La petite Julle s'est remise à la chasse aux papillons (elle a raté de peu, à cause de moi,  un machaon superbe).




Mes groseilliers sont dévorés par ces bestioles immondes. Il s'agit de larves de  tenthrède (une mouche). J'avais traité au Bacillus thuringiensis mais il n'a eu aucun effet, il semble que seul le pyrèthre soit efficace contre ces cochonneries.
Je n'ose pas en utiliser à  cause des chats.
Les framboisiers crèvent pour des raisons que je n'ai pas encore réussi à déterminer et le persil aussi ; pour lui il s'agirait de la mouche de la carotte.
La haie de buis est ravagée par une maladie cryptogamique mais la bouillie bordelaise est aussi restée sans effet jusqu'à présent.


Le petit sauvage a toujours ses humeurs. Il dort dans la maison durant une semaine puis pour des motifs que j'ignore, il retrouve ses frayeurs passées. J'ai
quand-même remarqué que si une personne étrangère pénètre à l'intérieur, tant que son  odeur est présente, il boude en hauteur.



Je croyais que la lavande était sur le point de mourir mais elle est repartie.



Les rhododendrons sauvages ont beaucoup moins fleuri que l'an passé et les
quelques jours de grosse chaleur les ont terrassés.

Peut-être vous souvenez-vous de ce billet du  20 juin 2016 : 

Et bien  Michel le téléphoneur du billet est venu passer une journée avec nous. Il avait organisé un séjour "bridge" dans les Côtes d'Armor aux seules fins de venir nous voir. Sa femme n'a pas jugé utile de l'accompagner (ni de prévenir quelle ne venait pas mais c'est tant mieux parce que je n'ai jamais pu la supporter  et c'est probablement réciproque). Il y avait presque 30 ans que je ne l'avais pas vu. Le brestois était bien sûr de la partie avec ses mêmes blagues à deux balles. Malgré une pluie diluvienne qui ne nous a pas permis de mettre le nez dehors, à peu de choses près, c'était aussi sympathique que si nous nous étions vus la veille. Il est vrai que nous sommes restés sur les choses du passé et que nos présents n'ont pratiquement pas été évoqués.

Dimanche matin, il y a eu un orage épouvantable qui a encore un peu "mouillé" la maison et  le temps a eu bien du mal à s'en remettre.



Depuis quelques années c'est toujours en période humide que le rosier jaune de Beauce, les pavots et les pivoines fleurissent. Pourtant si le pied de pavot perd un peu de son épaisseur, jamais les pivoines n'avaient autant fleuri. Pour rien puisque sitôt épanouies, le vent et la pluie les ont saccagées.




Les hirondelles sont présentes dans le ciel mais elles ne nichent pas encore. Elles ne viennent même pas visiter leurs nids de l'an passé pourtant en parfait état. Chaque année je me dis qu'elles ne viendront plus, que c'est ma faute, que j'ai dû faire quelque chose de mal, que je ne les mérite plus...

Le lac a bien repoussé et il est aujourd'hui pratiquement égal à son niveau habituel.



Des chiens de la section de commune  ont massacré quatre moutons d'Ouessant, dont deux près de chez moi. Les propriétaires des moutons ont préféré l'indemnisation à la plainte en gendarmerie pourtant les chiens recommenceront.

Un des petits déchiquetés. Les deux étaient présents dans nos paysages depuis plus de 10 ans.

Ma jolie nièce est venue me voir hier, elle est enceinte de jumelles qui ne devraient plus tarder à naître puisqu'elle entame son neuvième mois de grossesse. Je lui ai remis les petits chaussons que j'avais demandé à une vieille amie de me tricoter pour ses gisquettes.


Demain, un bûcheron vient abattre les thuyas  qui obscurcissent la cour. Il abattra ceux du jardin à l'automne. J'ai la trouille des dégâts que les arbres pourraient provoquer en tombant (ma partie optimiste encore).

Je n'ai pas bougé du mois de mai, je n'en éprouve pas l'envie. Quand il le temps est clément je suis aussi bien chez moi que partout ailleurs et lorsqu'il ne l'est pas, je suis bien mieux chez moi (que partout ailleurs...). Je vis de plus en plus en ermite et ça ne me pèse pas. Je m'étonne que ça ne me pèse pas. Je ne refuse pas le contact humain mais je ne vais pas le chercher. Je ne reconnais plus celle que j'ai pu être il y a encore 5 ou 6 ans. J'ai ce sentiment que c'était l'autre, l'étrangère.

Voilà, des bribes de pas grand-chose encore une fois, du presque rien...