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mardi 11 août 2015

Les tiques attaquent !

Parmi toutes les créatures du bon dieu, il y en a une qui n'appelle pas vraiment le baiser.
Je m'arrange en général avec la plupart d'entre elles, soit  :
- j'adhère totalement à la création divine
- je croise de loin mais sans animosité particulière
- j'évite
Si dieu a dû bien s'amuser à créer le chardon, le blaireau ou la vipère, il a dû se réjouir dans son infinie clémence  malignité à créer celle-ci :



Je n'aime pas les mots en «ique»  politique, pathétique, soporifique, scolastique, stratégique, trique, athlétique, catastrophique,  allégorique, égocentrique, moustique...  à part érotique, peut-être.
La tique appartient à la famille des acariens, qui compte une vingtaine de milliers d'espèces. Les tiques n'ont pas évolué depuis 400 millions d'années,  elles vivaient déjà avant les dinosaures. Ça ne nous rajeunit pas.

Images grossies de l'infâme acarienne, ça fait peur non ?



Comme tout le monde le sait et comme la puce ou le morpion, la tique se nourrit de nos globules. Mais à la différence des autres crapahuteurs de nous, elle ne saute pas, elle pratique l'auto-stop.  Elle se met en hauteur (brin d'herbe scintillant de rosée ou arbre aux bourgeons bas à peine éclos dans la lumière des petits matins), elle repère l'animal ou l'humain grâce à ses détecteurs de dioxyde de carbone. Ensuite, elle se laisse tomber sur sa proie sans faire plus de bruit qu'un ange qui passe. 
Une fois installée, à l'aise blaise, elle fait un trou dans la chair tendre de son hôte involontaire puis  elle y plante ensuite son rostre hérissé de barbules barbares.

Ainsi amarrée, elle ne peut pas chuter quand l'animal ou l'humain bouge.  Futée la bestiole. Très attachante.  Fourbe aussi. J'en frémis.
Contrairement au pigeon qui n'en a que deux, la tique a huit pattes, oui-oui, c'est pour mieux t'agripper mon enfant.



Il paraît qu'en France nous en possédons deux sortes :
- les sauvages, qui vivent dans les haies, les prés et les forêts.
- les domestiques, qui vivent dans les chenils, les écuries et les étables.

Les tiques ont attaqué fort ces temps-ci. Je passe une partie de mon temps à ôter celles du chien noir. Une petite vicieuse a même élu domicile à la gauche du nez  du beau ténébreux. Je ne sais pas si elle est domestique ou sauvage, je n'ai pas réussi à nouer le moindre dialogue (ni avec l'une ni avec l'autre).
Conseil avisé des amis des animaux : Il faut  être  vigilant lors des promenades à la campagne... 
Et quand on habite une campagne avec haies, prés, forêts, écuries et étables, quelle solution ? 
Vivre debout au milieu de la route en attendant la mort ?

Les chats sont plus vernis. Comme les singes s'épouillent, les chats s'étiquent. Sauf négligence ou distraction, ils arrivent pratiquement toujours à  venir à bout des vampires.
Ma défunte chienne adorée a attrapé 2 fois la piroplasmose (le vaccin est aléatoire et si la maladie ne vaccine pas la première fois, elle ne vaccine jamais). 
Mon fils aîné a failli crever deux fois de septicémie à cause du faux-cul qui ressemblait à un grain de sable un peu foncé sur le dessus de son joli pied égyptien.
Mon jeune voisin en avait 18 sur son corps d'éphèbe la semaine dernière après avoir fêté avec ses amis, son départ imminent pour le Brésil dans un pré de son père.
Une légère distraction et l'encéphalite européenne à tique peut nous foudroyer en deux temps trois mouvements. Dégâts irréversibles.
La maladie de Lyme, transmise par la même, est la première maladie professionnelle des forestiers et des cueilleuses de champignons. Insidieuse, elle peut rester indétectable alors même qu'on est en plein dedans.

N'est-ce pas terrifiant ? Cauchemardesque ?

Je hais cette petite suceuse qui s'incruste dans notre intimité sans y avoir été  invitée et qui tel un shadok chafouin et sournois, nous  pompe. C'est elle qui gonfle.

J'en avais une sur la cheville hier soir. Je sens que j'ai attrapé la maladie de Lyme.


Il me semble que j'ai déjà les premiers symptômes, une légère rougeur à l'endroit de la morsure et  je me sens vaguement fiévreuse, j'ai des courbatures partout. Non ce n'est pas le jardinage d'hier c'est la bête à huit pattes.
Donc demain, je vais devoir retourner chez "monvéto" racheter les pipettes magiques qui protègent les animaux 4 semaines des tic-tac-toc.
Il existe maintenant pour les félins un produit qui fait tiques-puces-gale-vers en une seule application mais Julle est allergique à presque tous les produits.
Pour les chiens de plus de 40 kg, que du détail. Un produit par saloperie.  Le tout très très cher. De mars à novembre, tout mon argent de poche y passe. Tu n'as qu'à qu'à moins fumer rétorque mon mari. Avec ce que tu dépenses en tabac, tu pourrais avoir 5 chiens de plus et au moins 7 chats.

(Il y a des gens qui feraient mieux de se mêler de leurs affaires parce que pourquoi  fumé-je  autant  je vous le demande ?)

Pour les humains, pas de pipettes magiques. La caresse frôleuse et l'œil. Endormir l'immonde, l'arracher avec la tête (la sienne) et une pince ad hoc, l'immoler par le feu, faire saigner  abondamment son petit logement insalubre,  désinfecter, attendre...

J'ai tout fait. 
J'attends.



(toutes les images proviennent évidemment du net).

vendredi 10 juillet 2015

C'hwibus...

Ainsi que je l'ai dit dans un commentaire, en plus des mouches (nom vernaculaire ambigu), chaque soir de temps estival clément, il y a des millions (?) de moucherons piqueurs qui envahissent notre espace vital (en journée il n'y en a jamais).


En agrandissant les images (un clic dessus), on pourrait croire que mon APN a besoin d'un sérieux nettoyage  et bien  NON ! Les parasites aériens sont, comme on les appelle ici, des c'huibus, une engeance que je ne souhaite à personne de croiser.

J'ai pris ces photos à 22 h 02 hier soir.  J'avais envie d'aller faire un tour avec le chien noir mais j'ai renoncé rapidement (les minuscules se moquent pas mal de l'huile essentielle de géranium). Les vaches ne semblent pas plus gênées  que ça (elles le sont davantage par les mouches), en revanche les porcelets deviennent dingues. Aussi leur "papa"  verse de l'eau dans leur pré carré afin qu'ils s'y vautrent et s'enduisent d'une bonne gadoue qui les protégera.





Le paradis ???



(je viendrai répondre aux commentaires précédents dans la soirée...).




vendredi 3 octobre 2014

Première fois...

On me dit souvent que je devrais sortir davantage pour voir le monde qui bouge. Or le monde bouge et vit partout pour peu que l'on sache observer.

Le fait d'avoir toujours un œil qui traîne au ras du sol  m'a valu une bien étonnante découverte :

Ce drôle d'insecte, déjà remarqué plusieurs fois sur le persil, transportait une chenille...
Une chenille bien plus grosse que lui.
C'était incroyable de le voir affirmer ses prises à chaque progression.
Il a entrepris l'ascension du pot de l'olivier.


Il est tombé plusieurs fois mais au terme d'efforts incroyables, il a réussi à accéder sur la terre ferme.
Il a posé la chenille et il s'est mis à creuser de toutes ses forces. Il descendait régulièrement au fond du trou (pour vérifier des mesures ?) puis remontait et reprenait son ouvrage.
Ensuite il a transporté la chenille vers le trou

Chenille au bord du "terrier"..
Il est descendu à nouveau dans le trou et il a tiré la chenille vers le fond de l'intérieur.
La chenille semble aspirée.

L'insecte est ressorti, il a enfin soigneusement rebouché l'orifice et il a commencé à creuser un nouveau trou...



Comme Google est mon ami (?) je lui ai soumis la première image et il m'a donné le nom du petit terrassier courageux :


qui enterre donc des chenilles non poilues (pourquoi non poilues ?) qui serviront à nourrir ses larves.
Le second trou devait donc être destiné à la ponte des œufs.

J'en connais une qui était comme une môme au pied du sapin de noël quand elle a observé la scène et une autre qui hésite maintenant à se coucher au pied de l'olivier.




lundi 29 septembre 2014

Sauterelle verte...




Elle est fréquente sur les bégonias (mais hélas aussi entre les pattes de la chatte Julle...)

vendredi 12 septembre 2014

La ville des frelons, la fin

Le gentil couvreur de  toits (et pompier bénévole) a bien voulu venir ôter le nid que les frelons avaient bâti dans le conduit de la cheminée (il en a profité pour ramoner...).

Le couvreur de toit (l'ardoise en est une de l'ancienne couverture qui s'écroulait)
En fait, il ne l'ôte pas, il le décolle et il le fait tomber dans le bas du conduit en même temps que  la suie.

Ce qu'il  reste du nid  :

Les trois étages récupérés
Dans le dernier étage à peine terminé, il n'y avait que de jeunes larves.
On voit bien sur cette image, la superposition des différentes couches de bois mâché
Le feu qui a failli nous asphyxier n'a pas fait de cadeau à mes amis...

Les pauvres  grillés
Ce qu'on ne voit pas, c'est l'enveloppe du nid qui a été détruite par le "hérisson" et qui protège les étages d'alvéoles, ceux-ci étant soudés les uns au dessus des autres  avec des vides d'air latéraux pour la circulation des nourrices.

Cette photo appartient à Delphine, une jeune amie qui a laissé vivre ses frelons jusqu'aux premières gelées 2013.  Ceux qui restaient à l'automne ont été foudroyés par le froid. 
C'est après que Delphine avait coupé le nid en deux  pour en observer l'intérieur.





 De cette première expérience "frelonesque", je conserverai une certaine tristesse. Si trouver une quinzaine de frelons par jour dans la maison a pu parfois être  déstabilisant, jamais aucun n'a été agressif,  c'est réellement  le plus pacifique des hyménoptères, bien plus que les abeilles. Et son travail est réellement magnifique. 
Il nourrit ses larves de tous les insectes capturés dont les mouches, c'est un chasseur redoutable. 
En Allemagne il est protégé.

J'ignore qui a commandé le déménagement mais toute la gang aurait mieux fait de rester dans le pignon de la maison, là où elle ne gênait pas.

Ah là là, la vie des bêtes n'est pas toujours une existence...


vendredi 15 août 2014

La ville des frelons épisode 2


Chaque année, le 14 août, il y a un marché du terroir au bourg à 8km de chez moi. 

Vers 18 heures et profitant d'une légère éclaircie, je décide d'aller y faire un tour afin de quérir quelques graines pour subsister jusqu'à la saison nouvelle. 

A mon retour 45 minutes plus tard, je découvre ma maison engloutie dans un gigantesque nuage de fumée.
Le cher mari, négligeant toutes mes recommandations avisées (je suis quelqu'un de très avisé dans la vie...), avait allumé le feu dans le poêle à bois alors que je lui avais pourtant seriné : 

- ÉTANT DONNÉ QU'IL Y A UN NID DE FRELONS DANS LA CHEMINÉE, IL NE FAUT SURTOUT PAS Y FAIRE DE FEU , IL FAUT ATTENDRE QUE LES HABITANTS DU NID SOIENT MORTS PUIS QU'UN RAMONEUR VIENNE LE DÉTRUIRE ! 

Le poêle lorsqu’il fonctionne...
Je l'ai trouvé (le mari, nous nous comprenons), toussant, crachotant  et les yeux explosés.
Par ailleurs, comme il avait évidemment ouvert toutes les fenêtres, l'une d'entre elles manipulée trop énergiquement par l'asphyxié, avait un peu souffert. 

Or donc au même moment, l'orage redouble, des trombes d'eau s'abattent et inondent la cuisine du côté de la fenêtre cassée. 

Résumé

- il a fallu attendre que tout le bois soit consumé pour pouvoir respirer
- il a fallu plus d'une heure pour réparer la fenêtre sous la flotte
- il a fallu ¾ d'heure pour éponger la pluie à l'intérieur
- il a fallu chasser de la maison tous les frelons égarés qui pensaient certainement que les fenêtres avaient été ouvertes exprès pour eux 
- il a fallu faire comprendre à la chatte Julle que non, ces mêmes frelons n'étaient pas des baballes

Lorsque le feu a été éteint, j'ai quand même voulu regarder dans le bas du conduit de la cheminée si rien n'était bouché, mais non c'est vraiment tout en haut près du toit que le conduit est obstrué.
J'ai seulement trouvé un peu de suie et quelques bestioles cramées. 



La meilleure ?  
Vers 23 heures, quand tout a été terminé, le cher mari m'a demandé : 

- QU'EST QUE TU NOUS MIJOTES  CE SOIR ? 
(je n'écrirai pas ce que j'ai répondu...)
(non mais...)
(parce que des fois, hein...)

mardi 15 juillet 2014

La ville des frelons...

Depuis quelques jours je trouvais ces bestioles un peu pressantes autour de moi.
La première était arrivée mercredi dernier :



Affligée de la voir suffoquer et tourner en rond, je l'avais libérée le soir et elle avait  pris son envol sans problème.


Ensuite, sans doute très vexée d'avoir été retenue contre son gré durant plusieurs heures, elle a dû battre le rappel chez ses copines et tous les jour, elles sont venues en bande me visiter.

Bref, hier j'ai trouvé le nid :


Dans le pignon de ma maison...

(mes photos sont nazes, j'ai la tremblote depuis quelque temps)