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mardi 8 décembre 2015

Echo et rebondissement

En écho, cette merveilleuse photo de bohémiens qui m'a été offerte par Mathilde :



Elle m'écrit : "Sur le côté de la route leur chien " Border collie " courrait devant eux puis se tapissait dans l' herbe en les attendant, trop joli moment".

Je rebondis à présent sur le dernier post de Lucie, "La nuit des temps".  A quelques kilomètres des maisons des bois (4 ou 5, je n'ai jamais compté), il y a l'allée couverte du Mougau.  

J'adore cet endroit et quand je vais en courses, je préfère me rallonger pour passer près elle. Souvent je m'arrête, je vais en toucher les pierres, j'en ai besoin, je ne peux pas m'en empêcher (un peu fêlée la nana mais ce n'est plus un scoop). 

Cette allée n'est pas non plus tout à fait complète mais elle a vraiment de beaux restes pour une vieille fille de la fin du néolithique.








Vues extérieures





 Vues intérieures


Juste en face, de l'autre côte de la route, on arrive à la tourbière du même nom  où entre autres plantes de marais, droséras et linaigrettes s'en donnent à cœur joie les années fastes.

Tourbière l'hiver
Droséra

Linaigrette

A quelques centaines de mètres de l'allée, il y a  la fontaine Saint-Jean (et son lavoir) qui est une petite merveille l'été.

En agrandissant l'image, on voit que Saint-Jean est ceinturé de métal contemporain : la faute aux pilleurs de saints...


Toujours en lien avec le lieu, un petit bout de papier conservé dans la pile de bordel qui se trouvait encore hier sous mon écran :

???

samedi 30 mai 2015

Abbaye de Daoulas : Ecce "omo"

Tout ne va pas toujours bien dans nos vies alors il arrive que nous ayons besoin de faire une pause ou  que nous nous enfermions dans une bulle de silence.
J'ai déjà fait ça "bulle de silence" et tellement longtemps
qu'après je n'avais plus osé ouvrir les volets.
 
Il ne m'arrive rien de mortel mais je vis une accumulation d'emmerdements
qui pourrait me faire croire que si le malin existe, il m'a dans le
collimateur.

Pardon aux belles  amies à qui je n'ai pas répondu dans le billet précédent, ce sera fait d'une manière ou d'une autre, plus tard, lorsque les choses auront repris un cours plus serein.

J'avais pris toutes les photos qui suivent à l'abbaye de Daoulas
 le 27 octobre dernier et j'aurais pu me vautrer dans l'herbe
tant il faisait doux.


A Daoulas :
Je touche, je caresse, j'effleure. 
Je vois, je regarde, j'admire, je respire, je sens. 
J'écoute, j'entends.
J'existe.

A Daoulas, je suis en paix, toujours. 
J'installerais bien une yourte au milieu du cloître où  je m'endormirais au son des chants (enregistrés, mais l'effet que ça fait...) émanant en sourdine de l'abbatiale voisine.
Si le temps avait été plus clément ces derniers jours,
j'y serais bien allée pour une piqûre de rappel.

Chaque année Les chemins du patrimoine en Finistère organisent une exposition thématique  à l'intérieur du musée ("Le goût des autres" l'an passé) et parfois, conjointement, une autre dans le parc de l'abbaye. Jusqu'au 4 janvier dernier, le parc avait accueilli les images de Hans Silvester. 
Une trentaine de photos grand format sur les peuples de la vallée de l'Omo (région à cheval sur un triangle Ethiopie-Soudan-Kenya) y étaient  installées et leur force m'avait durablement bouleversée.

Peindre sur soi comme une offrande de toiles éphémères, sans signification religieuse, sans code ancestral, pour le simple désir de se décorer, de séduire, de se plaire, d'être belle ou beau  pour l'autre.
Modestement, humblement.
Tremper les doigts dans la glaise, dans la cendre et faire naître l'art. Un plongeon dans la rivière plus tard et il ne reste rien, qu'un grand éclat de rire.

La photo de l'enfant et la vache m'avait bien évidemment broyé le cœur...

A tout bientôt.