mardi 2 mai 2017

Mai

La journée du premier mai a été pourrie, pluvieuse et glaciale accompagnée d'un vent mauvais. Mais j'ai pu récolter MON muguet, pour la première fois. Il n'a en effet, pas été piétiné par des pieds inattentionnés. Les couvreurs et les maris sont aveugles des pieds je vais vous dire et pas que pour le muguet. Hier encore des campanules à grandes fleurs ont payé de leur vie cet aveuglement (mais comment je saurais moi, que ce sont des campanules ? C'était tout vert).



Le muguet est lié à mon histoire familiale. Chaque année à son époque, nous allions en famille, en cueillir des poignées dans la forêt de Montécôt. S'il faisait beau, nous emportions un pique-nique. Nos sorties étaient si rares que ces journées sont restées gravées en moi, associées bien sûr,  à l'odeur de la petite délicieuse.



Il y a deux semaines, j'ai aussi peint une pomme. A l'huile. Après les raisins et les cerises, j'ai encore choisi quelque chose de rond.  La dame qui m'aide au ménage m'a dit vendredi, la rondeur est rassurante et généreuse, vous peignez généreusement.


Peut-être qu'un jour, j'oserais peindre à l'huile autre chose que des fruits (ronds...).





24 commentaires:

  1. J'adore cette pomme aux rondeurs qui donnent envie de la croquer à pleines dents!
    Je pense que tu ne devrais pas hésiter à oser!

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    1. Je n'ose pas (à la peinture à l'huile) faire autre chose que des fruits (ronds de préférence). Mon rêve serait de parvenir à peindre des visages mais j'ai tellement peur de rater que je n'arrive pas à me lancer. C'est récurrent chez moi, cette peur d'échouer. Ça bousille la vie si tu savais...

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  2. Des poignées de muguet... Comme une "main de poireaux" mais en plus joli ! C'est pour cueillir une poignée de jonquilles que nous allions dans les Vosges à Pâques et aussi pour des photos des enfants au milieu des prés verts... On a les références qu'on a selon les régions... Pour tout te dire, à la saison du muguet en Lorraine nous allions cueillir sans modérations des jacinthes sauvages alias des ornithogales des Pyrénées

    >

    https://cergipontin.blogspot.fr/2009/04/le-temps-des-jacinthes-sauvages-wild.html?m=0

    Qui ont le goût du haricot vert.
    En mai dernier nous avons revu des condisciples de mon mari pour fêter les 40 ans de la sortie de l'école ; une des filles (il y en avait peu mais il y en avait) avait fait comme spécialisation l'école d'horticulture de Versailles. Je ne me souvenais pas que nous l'avions emmenée cueillir des asperges sauvages, elle si, et elle m'en a demandé le nom ! Que je lui ai donné, non parce que je suis savante mais parce que j'avais cherché sur le net !

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    1. (des prés verts mais surtout jaunes)

      En ce qui concerne ta pomme, elle me fait souvenir d'une exposition au Grd Palais à Paris >

      http://www.parismatch.com/Culture/Art/Les-Stein-une-famille-en-art-158611


      Je suis contente d'avoir trouvé ce lien pour toi ! J'avais cherché sans trouver bien des fois. Il se termine ainsi :
      "Quant elle se brouille définitivement avec son frère Leo, en 1913, le partage des tableaux se heurte sur « Cinq pommes » de Cézanne, qu’ils veulent l’un et l’autre. Gertrude finit par y renoncer. Pour la consoler, ­Picasso lui offrit à Noël une aquarelle représentant une pomme. Elle la conserva toute sa vie."

      Une grande collectionneuse a aimé une pomme, de Picasso certes ! Mais pourquoi une pomme ne ferait-elle pas le bonheur ? Elle est belle la tienne, comme un soleil rouge du matin (Morgen Rot)

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    2. Et puis j'ai trouvé cela aussi >

      https://books.google.fr/books?id=S0E9CQAAQBAJ&pg=PT256&lpg=PT256&dq=henning+mankell+p%C3%A8re+kurt+wallander+coucher+soleil&source=bl&ots=5Xhv_0QkU5&sig=O_OGe6rMPp1mh99OGsHXnfUDsBE&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwjwg8mtjtHTAhXEQBoKHdnKAEUQ6AEIQTAE#v=onepage&q=henning%20mankell%20p%C3%A8re%20kurt%20wallander%20coucher%20soleil&f=false

      Parce que j'ai cherché / le père du héros récurrent d'Henning Mankell, Kurt Wallander, père qui peignait pour gagner sa vie toujours le même tableau : un coucher de soleil avec ou sans coq de bruyère

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    3. A propos de la maladie vénérienne de Maupassant qui lui fut fatale voici l'endroit où il en est décédé >

      http://cergipontin.blogspot.fr/2012/07/paris-16eme-lhotel-de-la-princesse-de.html

      Il a sans doute descendu ces escaliers !

      Bises, Marie et merci pour ce joli muguet, je ne sais pourquoi le mien est si maigrichon ni pourquoi j'ai plus de feuilles que de clochettes, il faudrait peut-être que quelqu'un vienne me le piétiner ?
      ;-)))))))))

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    4. Si nous nous souvenons, toutes les saisons et toutes les régions possèdent ces formes de rites où les familles, pour se regrouper, pour se retrouver, pour la joie, pour la nostalgie du passé, que sais-je encore, partent en cueillette ou en ramassage.

      Dans mon souvenir, c’était toujours des moments de réunion où les divergences restaient de côté.

      Ici, les jacinthes sauvages fleurissent aussi en ce moment, il est vrai que le muguet a fait un gros effort et qu’il est particulièrement en avance cette année.

      Je me souviens d’asperges sauvages que j’allais cueillir dans le causse aveyronnais avec Robert le potier. Il les nommait raiponces...

      Mes parents quand ils étaient petits, allaient glaner dans les champs et mais ce n’était pas une activité de loisir.

      Jusqu’à assez récemment appréciais plus que tout la cueillette des champignons (quand je marchais encore correctement), je trouvais ça voluptueux parce que les champignons sont très doux au toucher, il y a les odeurs si particulières de l’automne et ses couleurs somptueuses ; cette entrée dans l’hiver revêtait une jouissance presque désespérée.

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    5. Chouette article Lucie, il m’a donné l’occasion de me balader dans l’époque et de revisiter quelques uns de mes peintres préférés.
      J’ai aussi trouvé le portrait qu’avait fait Picasso de Gertrude.

      Je ne me souvenais pas que Cézanne avait peint autant de pommes, c’est dingue, Freud aurait probablement pu expliquer ça -:)

      Et même si Hegel ne sera jamais mon auteur de chevet, j’ai beaucoup aimé ce passage sur la répétition mise en avant par l’évocation du vieux papa de Kurt Vallander qui mourra comme son fils, de la maladie d’Alzheimer (leur créateur nous ayant quitté des suites d’un cancer).

      Je copie ce passage que j’ai trouvé admirable pour qui ça intéresse :

      « Dans la série policière de Henning ManKel, le père de l’inspecteur Kurt Wallander peint pour subvenir à ses besoins – il peint constamment, réalisant des centaines de copies du même tableau, un paysage forestier sur lequel le soleil ne se couche jamais (là réside le « message » du tableau : il est possible de « retenir » le soleil, de l’empêcher de coucher, de figer un moment magique en arrachant sa pure apparence au mouvement circulaire éternel de génération et de corruption de la nature). Il se trouve néanmoins une « différence minimale » dans ces tableaux sinon identiques : on distingue un petit coq de bruyère dans le paysage de certains d’entre eux, alors qu’il est absent des autres, comme si l’éternité elle-même, le temps figé devait s’appuyer sur une variation minimale, une sorte de substitut de ce qui différencie réellement chaque tableau, son intensité unique purement virtuelle. »

      Je m'étais toujours interrogée sur ce tableau du père.

      Je vais donc peut-être rester sur les pommes en leur appliquant « une variation minimale »...

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    6. C’est un bel pour mourir si toutefois il y en a un…

      Je me souviens avoir entendu Françoise Dolto à la radio, qui parlait de lui quand il était déjà bien malade. Elle le décrivait simplement, elle disait comme il peinait pour marcher, comme elle était navrée de le voir ainsi.

      Voilà où l’a mené la luxure !

      (j’adore cet auteur).

      Peut-être que le muguet ne fleurit pas tous les ans et en même temps ça m’étonne parce qu’il y en avait un véritable parterre chez la voisine morte et chaque année c’était un tapis de clochettes (l’enfoiré qui vient tondre a tout coupé, jonquilles, dahlias, pivoines, rosiers, arums et muguet – ce qu’il ne peut pas couper, il l’arrose de round-up).

      Je n’en ai pas beaucoup chez moi (à cause du piétinage…). Les griffes ont du comprendre qu’elles risquaient gros à rester près du mur de la buanderie et elles ont migré sous les pivoines. Ce sont ces migrants-là qui ont fleuri.

      Je t'embrasse

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  3. Merci pour ces clochettes de bonheur qui parfument si joliment tes souvenirs ..:-)
    Tout ce qui est rond est lié à la vie ...à la féminité ...pas étonnant que tu aimes...
    Cette pomme aux deux larmes est super belle ...il ne faut plus hésiter Marie ...il faut essayer ...
    De tout coeur je t' embrasse

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    1. Merci à toi Mathilde, de ton passage et de ta fidélité.

      Je t'embrasse aussi

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  4. Et pourquoi ne peindrais-tu pas un visage dans un fruit?? ou dans un légume?

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  5. Ah comme j'aime cette pomme, comme j'aime les commentaires de Lucie, comme j'aime la pomme de Cézanne ici

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    1. Ma petite Thérèse chérie, tu t'es trompée de lien, tu as repris celui de Lucie... Mais c'est pas grave, Cézanne a peint des vergers entiers de pommes -:)

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  6. Et ces douces clochettes, comme je les aime. Délicieuses clochettes, si douces, si tendres, souvenirs d'enfance, souvenirs de l'année dernière encore, cette année va suivre dans mes souvenirs.

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    1. Et si parfumées aussi.

      Quand j'étais très petite, mon père m'emmenait chez son coiffeur le dimanche matin et le cher homme (le coiffeur) m'offrait toujours un calendrier périmé parfumé avec "Soir de Paris" de Bourgeois. Tu ne peux pas savoir ce que cette odeur me faisait rêver :le muguet c'est du rêve !
      (donc je te comprends)

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  7. Ce serait bien dommage que tu en restes aux pommes et aux variations minimales autour de la pomme. Tu as tant de belles choses pour faire chanter tes pinceaux ! Et pourquoi pas portraiturer la si jolie bouille de Mademoiselle Pomme d'Api, aka Julie ? Ta fusion chaleureuse de lcouleurs autour de la pomme est délectable.

    Le personnage de Kurt Wallander m'est cher. Il y a eu une série TV qui lui a vraiment donné corps et a respecté cette ambiance si particulière d’humanité et désenchantement. C'était l'acteur Kenneth Brannagh qui incarnait Wallander avec une grande humanité. Henning Mankell vivait entre la Suède et l’Afrique, « Un pied dans la neige, un pied dans le sable » disait-il (ça me plait). Quant aux tableaux du père, merci pour ce passage qui explique une répétition enfermante qui m'a toujours semblé angoissante.
    Pas vu un brin de muguet cette année. Tes joyeuses clochettes sont les bienvenues.

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    1. Mademoiselle Lynxxe : je ne sais pas peindre les poils !

      J’ai essayé une fois mais le résultat n’était guère concluant.

      J’aime Kurt Wallander pour les mêmes raisons que toi et j’avais bien sûr regardé la série TV qui n’avait pas été infidèle à l’ambiance des livres.

      J’aime aussi beaucoup Henning Mankell pour la vie engagée qu’il a eue et pour ses autres romans (Les chaussures italiennes, La lionne blanche…) que nous avions déjà évoqués ici avec Lucie.

      Son beau visage grave me manque…

      Et le dernier brin de muguet encore en terre vient juste de faner.

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  8. Ici, le muguet était déjà sec pour le premier Mai... mais il m'importe peu que ce soit un jour ou un autre... le muguet est une fleur... et comme toutes les fleurs on l'aime au moment où elle fleurit et elle nous transporte dans tant de souvenirs!!!
    Par contre, tes piètineurs : GRRRRRRRRRRRRRRRRRRR! j'ai le même à la maison!!!!!!!!!!
    Bisous Marie

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    1. Quand-même tu vois, on aime bien que les fleurs soient fidèles, enfin moi j'aime bien. Ça m'aide à me situer dans le temps.

      Tu ne peux imaginer le nombre de fleurs vivaces ( de l'herbe...) ainsi écrabouillées au fil des années : je pourrais ouvrir une jardinerie !

      Bisous Maryse

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    2. Ici, les rosiers s'appellent des ronces...! alors tu penses bien que la plus part des fleurs jaunes sont des pissenlits et que tout ce qui ne dépasse pas 20/30 centimètres fait partie de l'herbe!!!
      Bises

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  9. Les pommes à l'huile c'est meilleur et bien plus beau que les pommes à l'eau....
    Deux larmes cristallines me dissuadent d'y croquer,je modèrerai ma gourmandise et la mangerai avec les yeux...
    Oui pour les rondeurs mais que dire du pédoncule?
    La Dame du ménage doit être de bonne compagnie pour avoir des remarques aussi pertinentes,j'apprécierais moi aussi.

    Les clochettes du muguet....j'en avais en Normandie,ici rien de rien,mais leur parfum,ça me chavire...
    bises furtives d'un retour un peu capricieux

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  10. Peut-être les rondeurs ont-elle besoin d’un soupçon de piquant pour être mieux appréciées ?

    La dame de ménage est un amour de femme, pleine de finesse et de délicatesse. Elle bosse pour emmerder son gendarme (retraité) de mari qui ne faisait rien qu’à râler dès qu’elle avait besoin de trois sous. Comme elle a beaucoup bougé (les gendarmes ça bouge) et qu’elle a élevé quatre fils entre les déménagements, de retour au bercail, elle a pris ce qu’elle trouvait comme boulot.

    Moi aussi le parfum du muguet me chavire l’âme…

    (tu n’en as pas mais tu as des iris ma mie).

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