mercredi 26 avril 2017

26 avril 2017

Ce matin :






Tous les pots en arrière-plan attendent des températures plus clémentes pour être fleuris.





Température à l'abri.

Et ce même jour mais en 2011, mon père mourait.
C'est à partir de cette date que mon corps a commencé à me lâcher.

Faut-il y voir une relation ?



10 commentaires:

  1. Ici, le printemps s'est également mis en mode pause et le thermomètre oscille entre moins 2 et plus 3! J'ai dû rallumer le chauffage!
    Vague à la nature et vague à l'âme...Ma mère qui avait perdu une enfant à sa naissance un matin d'avril avait toujours détesté ce mois, mon Homme aurait eu 68 ans le 18 de ce mois...il aimait à dire "je suis né le jour de la saint Parfait, comment veux-tu que je ne le sois pas?". Dans vingt jours cela fera trois ans qu'il n'est plus là et plus le temps passe moins je me remets de son absence!
    Le printemps pleure...

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  2. Si nous pouvions faire comme la nature parfois, refleurir et surtout oublier le chagrin. La nature n’a pas de mémoire, elle fait son boulot quelles que soient les catastrophes qui l’ont meurtrie. Et nous, notre boulot d’humain, ce serait quoi quand nous avons été meurtris aussi ?
    Peut-être que ce serait le dire jusqu’à plus soif, en parler jusqu’à ce que la tristesse s’évapore enfin comme la rosée sur l’herbe un matin doux.

    Je déteste ces donneurs de leçon qui disent tu vas te secouer, ça fait tant de temps, c’est la vie, c’est comme ça, etc.

    Mais peut-être aussi que les chagrins de femmes ne se consolent qu’entre femmes.

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    1. Tu sais les chagrins d'hommes sont tout à fait aussi forts, lorsque mon mari avait 20 ans et que je l'ai connu et il était toujours aussi perdu de la perte de sa mère trois ans plus tôt et bien souvent je le sentais s'éloigner dans des contrées où je ne pouvais pas le rejoindre, seulement l'imaginer. Ce sont nos enfants qui l'ont guéri, mais tous les ans je sais qu'il y pense mais il n'en dit rien, tous les 26 décembre...

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    2. Oh je sais Lucie que les chagrins d'hommes peuvent être aussi forts mais ils sont souvent plus discrets sur ce qui les atteint, ils verbalisent généralement moins.
      Moi-même, je ne parle plus de mon chagrin à mes proches et je pense que personne non plus ne remarque les moments où je m'évade, comme le fait ton mari. Et les dates anniversaire qui coïncident avec des fêtes familiales doivent être plus douloureuses encore.

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  3. J'adore cette série, les deux voitures cadrées au milieu du losange, la petite chatte perplexe le banc, la serpillière au sol et les pots vides quoique colorés. Pff nous avons aussi un thermomètre sur un mur mais je doute de son exactitude car justement le mur garde le chaud ou le froid comme un mur à pêches... Au moins donne-t-il une idée
    J'aime que tu dises que la nature n'a pas de mémoire, cependant elle est notre mémoire car comme les plantes nous gardons en nous son cycle et un je ne sais quoi qui nous fait nous souvenir, d'abord d'une façon inconsciente puis tout à fait consciente. Je me souviens de ne pas avoir été bien un printemps, puis je me suis rendue compte que nous étions trois ans après la disparition de mon jeune frère...

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    1. Le thermomètre est accroché à un endroit où le soleil n'arrive que le soir. Je l'ai changé il n'y a pas longtemps parce que justement je doutais de son exactitude par rapport à celui qui est accroché à la maison qui elle est chauffée. Mais quand l'eau est gelée le matin,je crois qu'il ne se trompe pas tant que ça.

      Je rejoins la deuxième partie de ton commentaire sur la nature qui est notre mémoire. Je ne sais pas si c'est son cycle ou ce qu'elle provoque en nous d'évocations par ses odeurs surtout pour moi. Le printemps comme l'automne sont très riches en odeurs. L'été beaucoup moins. Ma mère est morte un 4 juillet et peu d'odeurs me rappellent cette année-là. Juillet est relativement pauvre en odeurs, c'est après les foins et avant les moissons pour la campagne et en ville c'est une période de latence olfactive. Ou bien alors j'ai été moins surprise par son décès que par celui de mon père. Celui de maman était attendu, elle jouait ses dernières cartes, elle le savait comme je le savais aussi, nous l'avions tellement parlé.

      Mon père a été enterré le 2 mai...

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    2. Je viens de vérifier que mon grand père est décédé un 7 août, il a neigé parait-il, lors de son enterrement. Je pense qu'on a l'impression alors que la nature fait un signe si ce n'est le défunt lui-même. Je me souviens avoir lu que la femme de Paul-Emile Victor a raconté que lors de son immersion un nuage en forme de coeur est apparu dans le ciel. Et ben tiens, je viens de retrouver ce lien qui en parle >

      http://fr.viadeo.com/fr/groups/detaildiscussion/?containerId=00216mp16gbrwpvv&forumId=00225wmxfonvs438&action=messageDetail&messageId=002gs58ojtpuhcv

      "Le 13 mars 1995 le navire de la Marine Dumont d'Urville quitte Bora-Bora avec, à bord, le cercueil de PEV, qui doit être immergé en haute mer. La famille est réunie sur la plage arrière sous un soleil de plomb. "Lorsque soudain, avertie, par ma nièce, je levai les yeux au ciel. je vis alors, incrédule puis bouleversée, le signe éclatant que Paul-Emile, nous envoyait de l'au-delà.
      Dans l'immensité de ce ciel dégagé, un seul nuage dessinait les contours parfaits d'un cœur entouré. d'une spirale.. Cétait prodigieux ".

      Un cœur qui restera visible toute la durée de la cérémonie.

      Premier signe que Paul-Emile adresse aux siens, nouvelle preuve pour Colette de leur amour qui dure depuis vingt-six ans. Une histoire d'amour et d'espoir, pour tous ceux qui cheminent sur la voie du couple comme pour tous ceux qui souffrent de la perte d'un être cher."


      Je crois que la perte est surtout cruelle car elle amène le manque, le manque de tout ce qui ne sera plus. Peut-être que tu avais encore beaucoup à rattraper avec ton père...

      (Bises)

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  4. Tu as raison au sujet du manque dans ta dernière phrase. De l’âge de 10 ans jusqu’à très tard dans ma vie, mon père avait été odieux, dévalorisant et cruel avec moi (et avec mon frère). Quand il est tombé malade, je suis devenue pour lui l’unique personne de référence, il ne reconnaissait vraiment plus que moi.
    Il fallait voir sa joie lorsqu’il me voyait arriver ou sa peine quand je lui disais que je repartais en Bretagne (au point que je ne le lui ai plus dit, je lui disais seulement au revoir).

    Il y a eu tout ça bien sûr et puis cette liberté que je pouvais enfin m’octroyer lorsque j’allais à Chartres. Je n’étais plus ni l’épouse ni la mère, j’étais enfin et seulement moi, avec tout ce que ça comporte. Je redevenais aussi la fille que je n’avais jamais été bien sûr. Comme j’ avais toujours écouté mon père en silence, j’étais devenue sa mémoire perdue et par elle, nous avions tissé une immense complicité. Le personnel de la maison de retraite n’en revenait pas de ce qu’il était capable de dire et de faire lorsque j’étais là.

    Tout ça me manque chaque jour…

    C’est très beau ce texte de Colette Victor et il y a deux phrases dedans, qui pourraient s’appliquer particulièrement à ce que je ressens en permanence  dans des tas d’autres domaines :

    - « Ce n'est pas ce que nous sommes qui nous empêche de réaliser nos rêves ; c'est ce que nous croyons que nous ne sommes pas. »

    - « La seule chose dont on soit sûr de l'échec, c'est celle que l'on ne tente pas. »

    Merci Lucie

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  5. Instants de vie comme je les aime, un banc moucheté de blanc et un chat qui, lui, attend ou n'attend pas qu'en sais-je? Instant de vie délicat, précis, encadré, vu, retenu. Une circonstance perçue comme anormale, analysée par la caméra, à nous d'y répondre puisque tu nous soumets ces images. J'aime. Instant de vie, il fait 0 (et pourtant équivalent à 32 aux US).

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    1. Nous sommes le 10 mai et depuis tout a changé. C'est vrai que la photo nous permet de figer les instants du temps qui passe, de nous souvenir, de nous projeter aussi parfois.

      Merci pour ce beau commentaire Thérèse.

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