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lundi 12 mars 2018

L'humidité qui tue


Il pleut. Encore et encore. La terre saturée est un bourbier. Avant-hier, le troisième cheval à partir de la gauche, celui dont on ne voit que le dos, a glissé et il est tombé. Sa maîtresse l'a découvert couché sur le flan quand elle est allée nourrir sa petite troupe le soir. Comme il ne pouvait pas se relever elle a bien sûr appelé le vétérinaire. Ce dernier a trouvé la petite licorne encore bien vive, il a dit qu'il fallait attendre un peu, qu'il fallait lui mettre de la paille un peu partout autour afin qu'il puisse prendre appui sur ses jambes sans glisser à nouveau. Il a hydraté et calmé l'animal.
Le lendemain matin, le cheval était épuisé à force d'avoir essayé de se mettre debout. Le voisin est venu avec des palans pour l'aider mais l'affolement de cheval  n'a pas facilité les choses. Le vétérinaire est revenu avec un appareil du radiologie portable : fractures multiples du bassin. Il a été euthanasié.

(deux vaches avaient déjà subi le même sort chez mon voisin, les années passées).

Dans mon jardin, en observant les oiseaux, j'ai remarqué que les verdiers avaient un genre de cloques sur le bec.



Ils étaient aussi en très petite forme et ils se frottaient la tête sur la terre.  Alors j'ai envoyé les photos à la LPO.
Ils sont atteints de la variole aviaire... Ils vont mourir.  Les causes : l'humidité. Il a fait très froid puis il y a eu un redoux spectaculaire avec force pluies, on est passé de moins 10° à plus 10° et les bactéries se sont réveillées et ont explosé. Les conseils de la LPO, ne plus nourrir du tout, personne, parce que la maladie est très contagieuse et que les oiseaux se contaminent entre eux aux points de nourrissage. Le verdier est le premier atteint, il est d'ailleurs en déclin dans toute l'Europe mais les autres passereaux y sont aussi sensibles.

Depuis samedi, je n'ai pas revu un seul verdier mais je n'ai trouvé aucun oiseau mort (la LPO encourage à faire des comptages). Les autres passereaux semblent en bonne santé.

La nature peut être belle mais elle tue aussi sans que nous n'y puissions rien. 

Aujourd’hui, la Bretagne accueille  la dépression Félix...






dimanche 14 septembre 2014

La foire annuelle...

C'est une foire qui est totalement dédiée à la race bretonne. Il y a beaucoup moins de chevaux qu'autrefois bien sûr, mais de nombreux paysans ont à cœur de la préserver. Le cheval de trait est à nouveau utilisé sur les côtes et dans les forêts, comme alternative aux machines et engins divers qui saccagent plus qu'ils n'aident.

Le matin il y a eu le concours des "laitons et laitonnes" accompagnés 
évidemment de leurs mères

(laiton : poulain en fin de sevrage)

A l'heure où je suis arrivée, la plupart des poulains étaient partis parce que les foires sont bien sûr très angoissantes pour des petits qui n'ont jamais quitté leur pré. Il faisait de plus une chaleur incroyable pour septembre et la foule, la musique et les chants ajoutaient à leur stress "hydrique".






L'après-midi était consacré au concours des plus belles
pouliches de 18 mois qui ont encore autant de de temps devant
elles avant de commencer à procréer.


















J'ai toujours été raide-dingue des chevaux, depuis toute petite.
Imaginer qu'un animal qui dégage une telle puissance, qui possède une telle force, puisse s'en remettre totalement à un
homme (nom vernaculaire...), m'a toujours complètement bouleversée.
Il y en a de plus ou moins faciles, il y en a de caractériels, (il y en avait un hier, tétanisé de peur par une guêpe) mais tout ce je souhaite à ces bêtes superbes et courageuses, c'est de trouver le "maître" qui saura en extraire le meilleur, par la douceur et la persuasion bienveillante (c'est pas gagné pour toutes).

Au delà des chevaux, il y a les hommes pour la plupart passionnés qui les élèvent.

Tous ont un "certain" âge, beaucoup sont brisés par le travail mais ils
ne demandent qu'à partager leur savoir, leur anecdotes ou à raconter la bête 
aujourd'hui disparue mais qui a imprimé
ses sabots dans leurs cœurs.

Et j'aime aussi ces "gueules" d'hommes...