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jeudi 30 juillet 2015

La musique du ciel




Elle semble terminée pour 2015. Les petites fugues se sont tues. Il n'y a pas eu de nouvelle couvée bien que les adultes aient été nombreux à revenir en avril et que sept nids des années passées soient disponibles dans la réserve à bois.
Rafistoler un nouveau nid avec de la boue ne serait pas non plus très sérieux, de tout temps les hirondelles l'ont su.
Les petits "sevrés" sont restés beaucoup moins longtemps que d'habitude perchés la nuit sur la poutrelle qui les a presque vus naître. Ils sont très vite devenus autonomes puis ils ont disparu. Juin a été très beau et les insectes abondaient, c'est probablement la raison.

Mes cinq hirondeaux et leurs parents ne viennent donc plus griffer l'air de leurs ballets ni enchanter mes oreilles de leurs notes. Et c'est un grand vide de ne plus ni les voir ni les entendre. Peut-être ont-ils estimé que l'été était ici presque terminé et que la saison fraîche allait être précoce. Comme il pleut beaucoup, il y a évidemment moins de "pâtures" dans le ciel et ils doivent raser les prés alentours pour se nourrir.

Depuis quelques jours, une solitaire campe chaque nuit sur une poutrelle. Peut-être s'agit-il  d'une célibataire en attente d'un amoureux (ou d'une amoureuse...) ?

Retour sur l'unique nid occupé  :
(je ne m'approche jamais des couvaisons)


Le 10 juin




Le 12 juin
Le 13 juin
Le 16 juin
Le 17 juin, la place commence à manquer

Le 18 juin
Le 19 juin au soir
Le 20 juin
Le 21 juin ils volent une partie de la journée
Fin juin...
Depuis il a plu 4 jours 1/2 sur cinq.
Hier matin le thermomètre avait peine à s'étirer jusqu'à 6°
et si la pluie s'est calmée pour l'instant, le soleil a du mal
à percer la couche nuageuse. 

Bien sûr que le beau et le mauvais temps sont choses relatives. S’il pleut souvent en Bretagne, c’est une histoire d’héritage et de géographie. "Climat tempéré et humide de type océanique" : à la formule consacrée des météorologues s’ajoute la nature du sol. Les schistes, les grès et les granites, toutes roches acides, rendent les sols peu perméables. 

Mais lorsqu'il il fait beau, mes alentours sont un paradis que je n'ai pas envie de quitter et lorsqu'il flotte infiniment, c'est un bourbier que je ne souhaite vraiment pas affronter.


Dimanche dernier

Les fleurs ont la tige grelottante et basse.

Belle de juin qui n'existe plus. Le vent a presque tout soufflé-cassé et le poids de l'eau a fait le reste.


Apostille :
Même si j'annonce partiellement la couleur dans la bannière (Avec des "Petites chroniques de rien du tout", il ne faut pas s'attendre à des miracles) j'ai conscience que  ce blog est vraiment un espace de "bouseuse".

Vous voyagez, vous visitez et découvrez, vous vous mêlez au monde qui bouge alors que je vis en quasi autarcie territoriale dans un lieu où très peu d'êtres à deux pattes (en dehors des oiseaux) vivent ou passent. J'ai souvent le sentiment d'être en décalage...

(et je ne peux même pas retourner à mes moutons, le chemin qui mène
vers eux est présentement impraticable...).