Mon petit parisien (qui est venu passer trois jours !) m'envoie de temps à autre des photos de la capitale des français comme par exemple celle-ci :
dont il me dit qu'elle a été prise du pont Mirabeau.
Je lui réponds qu'il a bien de la chance parce qu'en ce moment, de mes fenêtres, je vois :
Ce à quoi il rétorque : "C'est évidemment moins poétique mais beaucoup plus bucolique tu en conviendras. Au fait, le voisin découperait-il maintenant le plat de côte sur des sujets encore vivants ?"
J'ai été "free pig" durant presque deux ans et c'était un confort auditif et olfactif bien agréable.
Pour des raisons liées à la sauvagerie de la montagne (jusqu'à il y a peu, tous les porcs vivaient sur 14 hectares dans la montagne mais il s'est passé un truc vraiment cochon), tout le monde est de retour.
| La maison derrière les voyous bruyants est la mienne... |
Aujourd'hui il pleut (et la terre s'en réjouit) mais quand il fait beau (relation de cause à effet), les mouches aussi sont de retour...

Eh bien, en somme, je n'échange pas les hurlements des coqs roulant des mécaniques chaque matin et même plus dans le voisinage contre les grognements odorants des cochons. Même si les cochons me sont plus sympathiques, et ici bien roses
RépondreSupprimerLa Bête du Gévaudan est de retour dans les montagnes ? (euh, je ne suis pas certaine de vouloir des détails, vu les sutures sur le cochon)
Le cochon n'est pas matinal et il grogne surtout quand il a faim. Le problème c'est qu'il a souvent faim et il y a aussi le bruit des bagarres, ces petits machins passent leur temps à se bagarrer pour un rien, comme des chiots.
SupprimerS'ils sont bien roses, c'est qu'ils ont pris des coups de soleil carabinés ces derniers jours.
Les sutures sont dues à la stérilisation des femelles (toutes) ; je tiens encore un peu avant raconter l'histoire de la bête (du Gévaudan) qui n'a pas franchement fait de mal mais qui n'a pas fait de bien non plus (du point de vue de l'éleveur et de la DSV).
Le mystère demeure !
Je vais te le dire, parce que ce n’est pas vraiment un secret même s'il fallait être plutôt discret ici, c’est juste très ennuyeux voire dramatique pour l’éleveur.
RépondreSupprimerDes truies de la montagne ont été ̶l̶â̶c̶h̶e̶m̶e̶n̶t̶ ̶s̶é̶d̶u̶i̶t̶e̶s̶ saillies par des sangliers et elles ont contracté la brucellose. Il a fallu les abattre de même que les verrats, c’est la loi.
Tous les animaux qui avaient été plus ou moins en contact (ou issus de) avec les porcs de la montagne devaient également être abattus bien que séronégatifs, c'est aussi la loi à moins que les femelles ne soient stérilisées. Donc elles l'ont toutes été, grandes et petites.
Les prairies potentiellement contaminantes, sont interdites de séjour durant trois mois.
De plus, pour éviter d'attirer les sangliers dans l’avenir, toutes les femelles seront maintenant stérilisées sauf évidemment les reproductrices et reproducteurs qui eux, resteront àl'abri à la ferme : plus d’ébats dans les prés...
A terme, tout ce beau monde hormis les reproducteurs, devrait remonter dans la montagne mais comme les prés contaminés ont été labourés et semés de pâturages, il faut attendre qu’ils aient été fauchés avant d’y remettre des gorets. Toutes les bêtes continuent d'être testées régulièrement.
Tous les jeunes sont donc revenus près de la maison.
Ce qui est moche, c'est que ce soit un éleveur bio qui prend vraiment soin de ses animaux, qui les nourrit aux céréales et à l'herbe et qui les élève en quasi liberté qui ait trinqué.
...Passent les jours et passent les semaines
RépondreSupprimerNi temps passé
Ni les amours reviennent
Sous le pont Mirabeau coule la Seine
Vienne la nuit sonne l’heure
Les jours s’en vont je demeure.
Te dirait G. Apollinaire
La ville lumière d'un côté, une fermeture éclair de l'autre!
J'avais mis le poème en lien sur "Mirabeau"...
SupprimerMerci Thérèse
Oops je n'avais point vu la différence de couleur dans les mots...
SupprimerAh, je comprends mieux maintenant. Vraiment raide cette histoire, il est de plus en plus difficile d'être éleveur/cultivateur de nos jours. Tout me paraissait si rose quand je grandissais tranquillement à la campagne allant chercher à la ferme d'à côté tout ce qui manquait pour accompagner les légumes et les fruits du jardin... il faut, aujourd'hui, se battre d'un côté comme de l'autre, éleveur/cultivateur contre consommateur.
RépondreSupprimerLes petits voyous font pourtant plaisir à voir, ils sont les vedettes aujourd'hui.
C'est vrai qu'on dirait une fermeture éclair -;)
SupprimerJe pense que ça ne devait pas être toujours rose mais les conditions d'élevage et de production étaient certainement meilleures.
Le drame des éleveurs/cultivateurs, c'est la grande distribution (la finance...) et ça ne va probablement pas s'arranger. Les paysans sont pris dans un engrenage dont ils ne peuvent pas se sortir à moins d'abandonner leur production intensive pour revenir à des valeurs "humaines" si on peut dire.
Beaucoup, ici comme ailleurs, vivent très bien avec peu de terre, peu de bétail, peu ou pas de main d’œuvre salariée (ils bossent seuls), pas de pesticides, avec les connaissances d'aujourd'hui mais sans la grosse artillerie pratiquement imposée par la FNSEA, les bios quoi, qui transforment et vendent directement.
Tu sais que gamine, j'avais attrapé la fièvre aphteuse à cause du lait que nous allions acheter à la ferme d'à côté. Aujourd'hui on aurait abattu le troupeau et peut-être même porté plainte.
Les porcelets c'est toujours adorable, mais ça grandit vite...
Bises de nuit
Que des bons souvenirs pour moi: de vaches qui se regroupent avant la pluie, de traverser le champs habillée en rouge devant les taureaux, de tourner la manivelle de la baratte à beurre, traire les vaches, plus tard essayer de traire les chèvres pour faire du fromage mais c'était nettement plus difficile, il fallait être deux, cueillir l'herbe à lapins plus tout ce qui a tait au jardin, conserves et autres... De bons souvenirs somme toute mais je ne regrette pas de m'être éloignée car trop de solitude dans ma campagne.
SupprimerJ’ai plus ou moins vécu la même chose mais en ville. Jusque dans les années 60-70, il y avait encore des fermes à Chartres, pas dans le centre bien sûr, mais en bout des faubourgs, sur les routes qui potentiellement auraient pu mener vers la campagne.
RépondreSupprimerLes paysans de mon enfance beauceronne et chartraine, n’étaient ni très accueillants ni très généreux avec les enfants, nous étions très souvent houspillés : tu as ton lait alors maintenant tu dégages...
Une année où j’avais été accueillie dans l’Orne pour les grandes vacances, j’avais trouvé les paysans ornais bien plus ouverts et bienveillants.
La vraie solitude rurale, je l’ai vécue chez une de mes tantes mais c’est une autre histoire.
Mais tous ces souvenirs mis bout à bout, ont laissé en nous des provisions de mémoire douce, de pratiques et de savoir-faire qui aujourd’hui n’existent pratiquement plus, sauf lors des foires à l’ancienne, comme ici par exemple où des vieux battent le blé au fléau et où des vieilles femmes font du beurre de baratte. Chez nous il y a aussi les cordiers.
"Points de vue" mais d'où qu'on soit à Paris on aperçoit la tour Eiffel sans pouvoir se repérer, seulement avec elle...
RépondreSupprimerMon plus jeune était dans une chambre de bonne au 7ème dans le 15ème lorsqu'il faisait sa prépa, en se penchant par la fenêtre on voyait la tour Eiffel. D'ailleurs son frère aîné avait fait une petite vidéo en se tenant (je me demande bien comment) à l'extérieur avec le monument dans le fond. Quel idiot ! Tout ça pour épater sa copine d'alors (une écossaise prénommée Lucy qui ressemblait à Cameron Diaz)
J'aime bien les ponts et ceux de Paris en particuliers, lorsque nous prenons le RER nous croisons la Seine plusieurs fois. Monsieur O avec qui j'étais alors pour aller chez nous, a dit : "le fleuve". Le fleuve de Mlle A est le Rhône (nous sommes passé aussi dessus avec elle en voiture entre Ardèche et Var)
RépondreSupprimerJ'adore tes photos cochonnes (tu vas peut-être avoirs des visites nombreuses suite à ce commentaire)...
RépondreSupprimerNous avions dû mettre les deux garçons dans la même chambre car mon mari avait besoin de se faire un bureau et avait utilisé la chambre du petit qui est la plus petite de la maison (et où est maintenant mon bureau). Le grand avait des crises régulièrement, ne supportant pas la cohabitation, aussi lui avais je dit que je le mettrais sous une tente dans le jardin. Puis nous sommes allés voir un cousin à Laval et nous sommes passé près de Chartres par la nationale. J'ai aperçu des cabanes à cochon, et j'ai dit "euréka" voilà ce qu'il me faudrait. Mais je n'ai pas concrétisé, tu t'en doutes !
A propos de fleuve, toujours dans le RER avec cette fois le copain Martin de Haute Autriche, copain du fils n°1, le dit-fils trop occupé par son stage pour le trimbaler et visiter Paris. Moi : nous passons sur la Seine, la Seine est un fleuve
SupprimerLui : au fond de mon jardin il y a un fleuve !
Tu imagines le fleuve en Haute Autriche qui chantait plutôt comme un ru
;-)
Bonne semaine, Marie et gros bisous
Avec la Seine qui tournicote et la tour Eiffel en guise de gnomon dans la nuit on a du mal à s'orienter, il me semble que Cergy est par là bas, peut-être un peu à gauche de la statue de la Liberté que l'on aperçoit sur la photo... A propos de point de vue toujours, j'ai retrouvé ce message illustré par une photo que j'avais prise du 34ème étage où travaillait mon fils à la Défense >
RépondreSupprimerhttp://cergipontin.blogspot.fr/2010/03/paris-la-defense-un-point-de-vue-point.html
J'avais intitulé ce message "... un point de vue..." Je n'en reviens pas, il me semble l'avoir publié hier et non il y a 7 ans déjà. Mon fils ne travaille lus dans ce quartier depuis un bon moment déjà
(Il y en a de l'eau qui a coulé sous le pont Mirabeau...)
RépondreSupprimerBonne fin de WE Marie !
Bises
Merci ma petite Lucie de toutes ces belles paroles. Je suis un peu paresseuse du clavier en ce moment aussi tu ne m'en voudras pas d'être brève aujourd'hui.
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