vendredi 14 avril 2017

Tarin - tarines

Le tarin des aunes est un petit oiseau délicieux, bien plus citronné que le verdier, à peu près de la même taille que la mésange bleue mais plus long avec cette façon curieuse de relever la tête, pareille à la sittelle.

Le mâle a une petite calotte et une bavette noire, la femelle est plus fondue, plus délicate ; elle n'a pas non  plus de taches jaunes sur la queue.

Il est d'un flegme incroyable. Les petites bleues peuvent essayer de lui faire des frayeurs d'ailes, il s'en moque. De près, c'est peut-être le plus facile à photographier.

Ce qui est curieux, c'est qu'il y a des années où on n'en voit pas du tout et d'autres où on aperçoit que lui.  Comme il se nourrit majoritairement de graines de sapin (il est obligé d'attendre qu'elles tombent parce qu'il ne sait pas ouvrir les cônes comme les becs croisés), peut-être n'a t-il  pas trouvé suffisamment de pitance dans la forêt (où une grande partie des  conifères sont actuellement abattus à cause de la tempête  et ce n'est pas un mal !).
Là ce sont des chênes qui étaient tombés...

J'ai lu dans mes bouquins qu'il mange principalement des graines de bouleau en été.  Or le bouleau est un arbre qui pousse en terre siliceuse et il n'y en a pas  ici. Par contre les aulnes ne sont pas rares et il en adore les cônes mais il n'y en a pas l'été. Pour les chardons et avec les friches,  il est gâté en été et à l'automne.

Viendrait-il chez moi uniquement pour  picorer des graines  qu'il n'apprécie pas ? Ou bien aurait-t'il faim à ce point ? Parfois, faute de grives on mange bien des merles...

Mes livres  affirment des tas d'autres choses éminemment scientifiques sur ces réconfortants petits compagnons  (qu'il s'agisse des tarins ou d'autres espèces) mais je ne retrouve jamais à les observer (et Dieu sait que j'y passe du temps), les attitudes majoritairement décrites. Par exemple il parait que ce  bijou raffole de la couleur rouge et qu'il est teigneux dans les mangeoires. Ben c'est pas vrai.

A qui se fier ?























15 commentaires:

  1. Je ne connais pas ce tarin des aunes, n'en ayant jamais vu par chez nous. Il n'a pas l'air très farouche en effet, même avec toi.

    Tes photos sont superbes.

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    1. "Même avec moi" ???

      Si tu veux dire qu'ils sont particulièrement patients étant donné mon matériel de looseuse, tu as raison.

      On ne peut pas confondre un tarin avec un verdier, il est bien plus petit, plus fin aussi et les plumes de la poitrine sont totalement différentes.

      Bonnes Pâques Michel !

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  2. Il va falloir que j'observe attentivement si je n'ai pas d'office et malencontreusement intégré quelques tarins parmi les verdiers. J'aimerais bien ! De ce que tu dis et montres, cet oiseau est un petit bonheur en ailes. J'adore les délicates striures de son ventre.
    Tu as un sens de l'observation que j'admire. Ce n'est pas que je n'observe pas, mais je rêvasse et me mets à penser à autre chose.

    Une première troupe (petite) d'hirondelles a investi les lieux et s'affaire autour des quelques nids sous mon préau et dans le garage. Ca discutaille ferme d'après ce que je comprends. Je ne sais si ce sont des cris de conquête pour s'approprier le lieu face à la concurrence, ou des chamailleries entre époux pour le réaménagement du nid ? Valentine se tient à carreau.
    J'attends les bergeronnettes, que j'aime voir arpenter le jardin en hochant du col.
    J'espère que les cloches vont se montrer généreuses en parsemant ton jardin de bons oeufs au chocolat. Et que tes résidents poilus moustachus ne boulotteront pas tout !

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  3. Ah... Merdum... Peut-être avons nous déjà vu des tarins mais en les "confusant" avec des verdiers.

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  4. Ce sont à ces striures qu’on le différencie bien du verdier (en dehors de sa taille). Je ne suis pas
    observatrice pour tout, souvent je vois mais je ne regarde pas si tu comprends ce que je veux dire.

    Il n’y a que deux hirondelles chez nous (peut-être y en a-t-il chez les voisins, je ne suis pas allée voir encore). Deux seulement mais qui font des acrobaties amoureuses sur les fils électriques (c’est d’une imprudence…).

    Je n’ai jamais vu de bergeronnettes ailleurs qu’en ville en revanche même si je ne le vois pas, je sais que le coucou est présent par son chant. Le chant du coucou est un de mes grands plaisirs du printemps.

    Je ne crois plus aux cloches depuis bien longtemps mais j’ai reçu un bien joli cadeau de Pâques : mon enfant parisien est venu passer trois jours. Présentement, il est parti courir dans la lande d’Arrée (comme hier…).

    Je t’embrasse

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  5. Il est rigolo le petit mâle avec sa calotte noire à la redresse et la femelle, la graine au bec au pelage bien striée qui fait penser à une grive. Je ne déteste pas non plus la petite boule ébouriffée de duvet qui te regarde de coté.... Je ne sais si j'en ai parfois, je ne suis pas assez patiente ni observatrice. J'ai recherché le message que tu as déjà vu où je rapporte ce que dit Alexakis Vassilis : on ne remarque que ce que l'on peut nommer >

    http://jardin-de-marguerite.blogspot.fr/2015/04/tourterelles-et-palombe.html

    Pourtant les aulnes ne manquent pas, même sur notre plateau où l'eau affleure...

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    1. Je suis très patiente pour les choses qui m'intéressent et quand je ne peux nommer, je fais des recherches jusqu'à ce que je trouve. Au tout début, j'avais effectivement confondu le tarin avec le verdier jusqu'à ce que je vois les deux oiseaux l'un près de l'autre : il n'y avait pas photo !

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  6. Pas de coucou ici, je ne l'ai entendu qu'une fois en me promenant avec monsieur O dans le village d'à coté, puis je l'ai entendu le même jour depuis notre jardin. Par contre dans le Rhône au pays des collines de nos petites filles il nous offre son concert récurrent...
    J'ai eu monsieur O pendant trois jours sans ses parents (il m'a dit pourtant qu'il adorait quand ceux ci étaient là... Ce qui avait été le cas le WEnd). Avec les jumelles il a observé les oiseaux et il m'a dit "j'ai vu une pie !". Moi : "ah ?" (Bah oui, étonnée j'étais du savoir de ce petit citadin). Lui : "c'est un oiseau noir et blanc !"

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    1. Chaque année je guette le cri du coucou qui est en principe, l'annonce d'un temps plus clément.

      Ma mère disait qu'au printemps il fallait toujours avoir une petite pièce de monnaie dans sa poche pour le premier jour où en entendrait le coucou, c'était signe paraît-il, de la fortune assurée.

      J'oublie toujours d'avoir une pièce dans ma poche...

      Les enfants en général, apprécient beaucoup les oiseaux, ils sont souvent patients et observateurs pour ça. Et il y a des pies partout...

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    2. Papa disait la même chose... d'une part j'aurais oublié très certainement la pièce dans la poche et d'autre part j'aurais pu attendre le coucou très très longtemps...

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  7. Délicates observations. Je savoure mais sûrement moins que toi avec ton parisien...

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    1. Il est reparti ce soir mon parisien Thérèse, mais ça m'a fait un bien fou de le voir, de l'entendre, de le respirer...

      Je crois que la sauvagerie locale l'a soigné en partie de ses cinq semaines de "civilisation" comme il aime à le dire.

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  8. Délicieux ton portrait (cinquième photo) de ce tarin des aunes. Œil derrière la caméra, soucis en tête éloignés.

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  9. Hum... toujours pas certaine de l'espèce qui joue chez moi... Verdier ou tarin???
    Bisous et bravo pour tes belles photos

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