Paniquée,
tourmentée, angoissée, perdue, inquiète, effrayée, alarmée,
tremblante, désorientée et bien plus encore.
Je n’arrive pas à
imaginer que l’autre cinglée nuisible de MLP pourrait représenter
les français.
Je ne me vois non
plus pas voter pour un autre désastreux, (truand, voyou, raclure,
inconsistant ou imposteur) au second tour, je ne pourrai pas et je
ne le ferai pas, quoi qu’il arrive. Ça suffit les compromissions,
celles qui nous laissent pantelants, amers et dégoûtés certains lendemains.
Le printemps est là
(même s’il cache bien son jeu), deux hirondelles montent la garde
sur le fil électrique, le muguet boutonne, les feuilles nouvelles
frissonnent, chaque année la nature fait bien des efforts pour être au niveau
qu’on attend d’elle.
Et la nature fait
des efforts pour tout le monde, elle n’a rien à se prouver, elle ne cherche aucune gloire, elle n’a pas d’ego.


Tu as oublié : furieuse, en rage ! Moi je navigue entre forte angoisse et violente exaspération. Avec une touche de sidération en prime. Sans même parler des idées qui puent, pourquoi tolérons-nous la corruption et le mensonge ? Je me sens aussi coupable de mariner dans mon coin, sans agir.
RépondreSupprimerAu moment où j'ai écrit ça, j'étais au delà de la colère (et du reste), sidérée oui, c'est plutôt ça.
SupprimerJe crois que depuis bien longtemps, nous sommes entraînés non pas à tolérer la corruption, mais le mensonge oui. La politique est mensonge.
Si la première s'ajoute au reste, alors c'est vraiment intolérable.
Quelques soient mes sympathies politiques, je n'ai jamais adhéré officiellement à aucun parti parce que j'ai toujours souhaité conserver mon (relatif) libre-arbitre mais c'est vrai qu'on aurait envie de faire quelque chose, mais quoi ? Comment agir ?
A qui donc s'adressent tes différents qualificatifs, à chacun des "prétendants" ? Tiens ce matin je suis allée au marché de Conflans au bord de l'eau. Il a lieu trois jours par semaine et de plus en plus les clients le désertent même le vendredi. Ce matin comme d'autre fois où j'y suis allée le mardi, le vendeur du maraicher attendait le chaland un peu plus loin car il n'y avait personne à son stand, on a parlé du temps où le marché était sympa, je me souviens qu'il y avait un marchand de gâteaux en vrac, une mercière (une "marchande de boutons" comme on disait avec mon père). Et voilà-t-y pas qu'à la caisse du supermarché où je suis allée ensuite, devant moi il y avait Margot, la mercière... On a parlé du temps qui change les choses, par exemple qui emporte les marchandes de boutons (je suis obligée d'aller les acheter à Belleville où heureusement il y en a une extra) mais elle, elle a dit aussi qu'elle est POUR le temps qui passe, elle a connu bien sûr la lessive à la main. Et elle m'a dit qu'elle avait 86 ans
RépondreSupprimere trouve que cette campagne aura été la pire de toutes celles que j'ai vécues non seulement à cause des casseroles que traînent deux des candidats (pour l'instant) mais aussi pour la plupart, par leur manque absolu de dignité dans la joute. Ils ne nous auront épargné aucune bassesse, aucune indignité et c'est infiniment triste, j'irais même jusqu'à dire abject.
SupprimerOn pourrait croire que l'homme progresse en même temps que les évolutions scientifiques, techniques, etc. Mais il ne change pas, il demeure le même blaireau ou enfoiré (au choix ou les deux).
Je ne regrette pas le passé, je ne fais pas mienne l'affirmation : "c'était mieux avant" parce qu'évidemment ce n'était pas mieux avant, même s'il y avait des marchandes de boutons et des vendeurs de gâteaux secs en vrac (que j'ai connus).
Des gens se sont battus, ont risqué leur vie ou sont morts pour plus de justice sociale et de justice tout court. Au nom de quoi (la dette, le déficit comme le disait le balafré aux aides soignantes d'un EHPAD) tout devrait être corrigé en défavorisant toujours les plus démunis ? Au nom de quoi une personne qui vole un particulier irait en taule et pas un politicien qui vole l’état ?
Qui, un candidat de la trempe de ceux de cette année et élu à la majorité relative, représentera-t'il ?
Et comment gouvernera-t'il après les législatives ? C’est sûr que ça ne va pas être facile pour l’élu...
Je n'ai pas à me plaindre personnellement mais il n'y a pas que moi dans la vie, hein. Il y a aussi, ces feignants de chômeurs, ces feignants de jeunes, ces feignants de vieux et d’handicapés qui vivent au dessous du seuil de pauvreté mais qui en veulent toujours plus les teignes, ces étrangers iniques, ces migrants qui bouffent le pain des français et j'en passe. Je vais te dire, je n'ose plus sortir tant je crains les réflexions et remarques spontanées des gens que je rencontre (et que je croyais connaître).
C'était pas terrible avant, ce ne sera peut-être pas terrible après. Le problème c'est que les jeunes têtes ne se souviennent pas forcément mais d'autre part il est bon que les "vieux" (comme nous) disparaissent, on dit qu'on est des vieux croutons, ça dit bien ce que cela veut dire : on est encroutés à force !
RépondreSupprimerTu vois je regardais sur Wiki la biographie de Blaise Pascal, je n'en revenais pas : il est mort à 39 ans ! Et il a tellement accompli en si peu de temps ! C'est vrai qu'on a peur pour le monde qui vient, malheureusement les choses que l'on craint finiront peut-être par arriver, pas cette fois il y a tout de même l'espoir que cela n'arrivera pas, mais de toutes les façons cela va être très difficile pour celui qui se trouvera "aux commandes"
PS : je pense que j'aurai des mirabelles et des pommes à la saison, ce qui n'a pas été le cas l'année dernière et pour les mirablles depuis belle lutette...
SupprimerPPS : c'est pareil avec les plantes à bulbe, difficile de savoir leur nom à toutes, autrefois on avait les tulipes, les narcisses, les jacinthes mais maintenant on a tout "démocratisé" et pas seulement Marie-Antoinette ou Joséphine ont droit à l'originalité... Ta jolie petite hampe de fleurs est, je crois, celle d'un ail d'ornement, dont le parfum est sans doute aussi assez exotique
Ces tordus (pour la plupart) qui veulent nous représenter, attisent chez une grande partie de la population, ce qu'elle a de plus laid, de plus vil, ils ne réunissent pas, ils divisent chaque jour davantage (ce qui est le principe bien sûr mais tout ça pourrait se pratiquer autrement, dans une forme de dignité encore une fois).
SupprimerQuand tu dis : « malheureusement les choses que l'on craint finiront peut-être par arriver » j’avoue que je commence sérieusement à avoir la trouille de l’autre cinglé de rouquin américain.
Je ne me considère pas comme un vieux croûton et il y a des jeunes têtes qui connaissent parfaitement leur passé récent ou plus ancien, il y a des jeunes têtes qui s’engagent (même si pas forcément du bon côté à mon sens) et qui essaient d’agir.
Et Blaise, même s’il était doué en sciences, c’était un sacré conservateur si je peux me permettre...
Ceci dit, l’été d’hier a fait place à un temps plutôt automnal aujourd’hui.
Ma petite hampe est de l’ail triquètre, une espèce aussi jolie qu’invasive (toutes ses parties sont comestibles). J’en avais repiqué quelques bulbes à droite-à gauche et j’en suis maintenant envahie. L’ail des ours est beaucoup plus rare ici et puis chacun à ses coins qu’il ne révèle pas, comme pour champignons.
Je n’ai pas d’autres plantes à bulbes parce que je n’ai pratiquement pas de terre mais je te l’ai déjà dit je crois (j’ai de la place mais sans pratiquement de terre, dessous c’est du schiste et des cailloux divers.
Bonne journée Lucie...
J'ai pris le parti de ne pas trop écouter ou voir ce qui se passe. Ne me pencher que sur ce que je recherche au moment voulu et choisi. Lucie en parle bien, nous sommes sur terre pour fleurir puis mourir, place à ceux nés après nous, en attendant essayons de diffuser le peu de sagesse que nous acquérons aux fil des heures qui passent. Émerveillons nous sur les premiers boutons, les premières clochettes.
RépondreSupprimerQu'est-ce que je suis sage aujourd'hui, Demain devrait être tout autre...
C’est vrai que tu étais sage hier Thérèse, l’es-tu encore aujourd’hui ?
RépondreSupprimerJe ne sais pas faire comme toi ; il y a le beau, il y a le laid mais jamais le beau n’a occulté le laid.
La laideur demeure. Je dis toujours que j’aime la neige parce qu’elle gomme. Elle gomme un temps puis elle fond évidemment.
Il peut y avoir un champ de ruines derrière les boutons et les clochettes parce que la nature se moque bien de la turpitude des hommes.
Je ne peux réagir ni comme toi ni comme Lucie vis à vis de ceux qui auront leur vie à faire après nous. Si nous avons donné la vie, nous sommes responsables et c’est ça qui me m’inquiète profondément. Que deviendront nos enfants et petits enfants ?
Quand je lis et quand j’entends la façon dont nos candidats à la présidentielle se comportent, j’ai l’impression d’avoir affaire à de sales mômes sans foi ni loi dans une cour de récré, une cour où tous les coups bas seraient permis sans risques. Et c’est à ces mômes qu’on confierait un pays ?
Bref c’est pas joyeux dans ma petite tête mais ça ne m’empêche de te faire une énorme bise bien affectueuse !
(dans le petit chemin creux qui va dans le friche en face : l'ail des ours est fleuri et ça c'est vraiment chouette)