vendredi 20 février 2015

J'ai dit non


"Cher ami, ne vois-tu pas que tout ce que nos 
yeux regardent n’est que le reflet de ce que nous ne 
voyons pas ?

Cher ami, ne sens-tu pas, ne pressens-tu pas qu’il n’y a qu’une seule chose sur terre, ce qu’un cœur peut dire à un autre, en le saluant, sans dire un mot" ?

(Documentaire "La femme aux 5 éléphants" de Vadim Jendreyko)



Depuis toujours on est tranché, on nous coupe des bouts et que ça taille et que ça élague. Toute la vie est ainsi. Elle nous arrache nos amours, nos plus chers, nos appartenances. Peut-être que les racines restent, qu'elles font leur place partout dedans, qu'elles prospèrent.

Les racines de la mémoire.
Mais vivre sans.
Sans eux.
Tous ceux qui sont partis.
Sans leur présence matérielle, physique.
Vivre seulement avec les racines.
Apprendre à conjuguer plus jamais.
A tous les temps, qu'il pleuve, qu'il neige, qu'il vente ou que le soleil luise.
Tous ceux.
Toutes celles.
Que nous ne verrons plus...

J'ai dit non !
Chaque chose en son temps. 
S'il te plaît.


"Ois, écoute et entends bien ; car ceci advint, ceci survint, devint et fut, ô ma Mieux-Aimée, à une époque où les animaux Apprivoisés étaient sauvages. Le Chien était sauvage, le Cheval était sauvage, la Vache était sauvage, le Mouton était sauvage, le Cochon était sauvage, sauvages autant qu'il est possible d'être sauvage, et ils allaient sauvages et solitaires par les Bois Humides et Sauvages. Mais le plus sauvage de tous les animaux sauvages, c'était le Chat. Il allait son chemin tout seul, et pour lui tous les endroits se valaient". (Rudyard Kipling - Histoires comme ça)

Tu as tort Rudyard, tous les endroits ne se valent pas pour un chat. Son meilleur chemin c'est la main de son humaine, ou ses pieds, ou toute autre partie de son corps qu'il a choisi.

J'ignore si c'est mon énergie toute tendue vers ma petite et elle seule qui l'aide actuellement, j'ignore encore si ma volonté à la guérir, à la garder tout son temps normal de chat (et sans trop peser sur elle...) va vaincre la maladie mais ce matin, lorsqu'elle est arrivée pour me réveiller comme autrefois :

- elle vient chercher mes pieds sous le drap, elle les invite à sortir et elle leur fait la plus belle danse de joie qui soit...

J'ai eu le cœur tout gonflé de reconnaissance.


21 commentaires:

  1. Alors là, j'arrête de me précipiter en loucedé pour prendre des nouvelles, je sors du bois pour vous saluer toutes les deux, Marie qui dit non et la Mistigri qui dit oui. Cette si jolie greffière et son beau nez frotté de suie possède, je l'espère et le pense, une grande vitalité en elle. Une petite ressuscitée pelotonnée dans mon dos, approuve en fine connaisseuse. Les chats n'ont pas fini de nous étonner. Et cela me rend bien heureuse.
    (c'est Chamamy qui m'a tracé le chemin direct jusqu'ici, une très sensible étoile !)

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  2. Tenez bon toutes les deux,on vous aime.
    Quel plaisir de retrouver Lynxxe,et de la trouver ICI,en plus!!!
    Bises à toutes

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  3. Bises et sourires à toi et ton adorable amie
    Vous avez été assez fortes et vous allez reprendre votre souffle!!!
    comme dit simplement Chamany... On vous aime

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  4. Ben moi , je savais pas qu' elle avait eu des problèmes...tellement mignonne cette chatounette ...Avec le printemps la vie va revivre et bien franchement on en a besoin ...autant que toi de ses papates qui viennent chercher les tiennes sous les draps ...
    Plein de câlins à partager avec elle ..si elle veut bien ...:-)

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  5. Victor Hugo qui savait de quoi il parlait a écrit "La vie n'est qu'une longue perte de tout ce qu'on aime". Victor Hugo a vécu longtemps, il a beaucoup aimé et beaucoup perdu. C'est un fait que si l'on ne se risque pas à aimer on ne risque pas de perdre mais on passe à coté de beaucoup de bonheur...

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  6. Ta petite chatte est encore presque une enfant... D'ailleurs sur la première image on voit bien que c'est un chaton, les chats d'ailleurs n'ont pas d'âge. Ce sont parfois de vieux matous rusés et la seconde après des enfants joueurs. Toute leur vie est un jeu. Ils n'aiment pas la contrainte.
    Ta petite chatte s'est accrochée à la vie car tu y as cru avec elle et tu l'as aussi un peu, beaucoup aidée. Je n'ai eu véritablement qu'un chat (car ils ont un défaut : certaines personnes dont ma fille y sont allergiques très fort), un chat que mon frère a ramené à la maison sans rien demander à personne (mon frère allait sur les chemins tout seul) en le cachant au grenier. Mes parents l'ont trouvé et installé dans notre jardin à l'écart jusqu'à ce qe la bise soit venue et qu'il soit installé chez nous. Cette chatte fuguait quand elle en avait envie. Elle traversait des patés de maisons pour se retrouver au jardin par des chemins de chat guidée par son instant. Et puis un jour, elle est partie et ma mère l'a entrevue plus tard, une fois une seule, en bien piteux état. Notre chatte s'était cachée pour mourir, toute seule....

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    1. (J'espère que tout ira pour le mieux pour vous deux à présent et que vous vous réconfortez, vous reposez...)

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  7. Douceur des images, douceurs de l'amour partage, douceurs de l'instant a cherir, douceurs du partage...

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  8. Les photos sont pretes a envoyer mais quand je clique sur "E-mail" chez toi, rien ne se passe... et pas de clic possible sur "me contacter."

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  9. Cela a marché... Bonne réception.

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  10. Marie bonsoir je ne reste pas je ferme mon petit ordi et merci pour ton message
    oui j'ai bien observé des cormorans comme toi tu as bien eu raison de le dire
    gros bisous et à demain

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  11. Marie bonjour que de douceur je trouve et j'aime ces photos
    çà fait un bien fou de les regarder
    Je suis désolée car je ne sais pas ce qu'il s'est passé et je n'aime pas demander non plus* Mais j'espère que tout ira de mieux en mieux
    je te sens triste donc ja voudrais pouvoir te retrouver avec un petit sourire
    OUI plus tard je pense
    je t'embrasse Marie

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  12. Juste quelques rayons du soleil de mon jardin pour te réchauffer le coeur ...je sens que tu as besoin de " vitamines-derien..."...!
    Demain je vais à Chartres pour chercher de la nourriture à toutou , espérant trouver la boutique et ses anémones de Caen .-)
    De tout coeur plein de bisous

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  13. "Cher ami, ne vois-tu pas que tout ce que nos
    yeux regardent n’est que le reflet de ce que nous ne
    voyons pas ?..." C'était un peu le sens de mon message précédent... Cependant, sur la toile ce que nous ne voyons pas nous ne pouvons non plus l'entendre. Et ce que nous n'entendons pas n'est peut-être pas disparu à tout jamais. Restent les questions sans réponses... Et le respect du silence

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    1. Lucie, il y a aussi la suite de la citation :

      "Cher ami, ne sens-tu pas, ne pressens-tu pas qu’il n’y a qu’une seule chose sur terre, ce qu’un cœur peut dire à un autre, en le saluant, sans dire un mot ?"

      C'est ainsi (parce que je suis probablement une incorrigible sentimentale) que j'ai reçu tes derniers mots.

      Pour l'instant tout va mieux ici, ne reste que la mémoire proche et combien encombrante, de ces jours de profonde inquiétude.

      Et parfois, bousculer le silence est salutaire...

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  14. Sans doute "les chaussures italiennes" est le roman de Mankel que j'ai préféré, à cause de la rédemption et du cadeau reçu en toute fin avec cette fille inconnue. Certaines phrases m'ont beaucoup parlé, comme celles qui font allusion à la disparition dans le brouillard. Je ne sais pas si je pourrais casser une pellicule de glace pour me baigner tous les jours mais je crois que je pourrais vivre en dehors de toute relation, à condition de revenir au monde au bout du compte...

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    1. Mankel est souffrant mais toujours vivant... Je suis triste de penser que bientôt sa voix s'éteindra, comme se sont éteintes celles de JF Deniaud, Jorge Semprun, Frank McCourt....
      (Bonne fin de semaine, Marie)

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    2. C'est aussi le roman de Mankel que j'ai préféré (bien plus que L’œil du léopard où on ne peut espérer aucune rédemption) parce que tous les thèmes universels de la vie y sont abordés. Et puis le livre est très visuel, le brouillard, la glace, l'eau, la forêt et cette énorme fourmilière dans le salon.

      Vivre en dehors de toute relation, c'est un peu mon quotidien. Là où j'habite, si je sors pas, si je ne décide pas d'aller vers les autres, je ne vois personne ou très rarement. Heureusement que j'ai un cours de dessin le jeudi soir, sinon parfois je n'échangerais pas une seule parole de la semaine (mon vieux mari a 89 ans et il est presque totalement sourd).

      Il y a encore deux ans ça m'aurait paru totalement inconcevable et puis finalement je me rends compte à quel point je me suis habituée à cette relative "sauvagerie" même si elle me pèse parfois. J'aime bien le tumulte de mon silence.

      Pour autant je ne casserais pas non plus de glace pour prendre un bain, je ne pourrais pas concevoir un isolement sans chauffage ni eau chaude !

      Je ne connaissais pas Frank McCourt. Je vais remédier à cette lacune...

      Bonne fin de semaine à toi, chère Lucie

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  15. Bonjour Marie,

    Un peu trop de kiné sur des douleurs réveillées m'empêchait de pianoter ne serait-ce qu'une note sur mon clavier... Mais je restais attentive telle une voisine soucieuse. Je suis heureuse de vous savoir, toutes deux, un peu plus confiantes.

    Cette petite geisha (Le point peint dessus le menton, peut-être ?) a toutes les délicieuses et délicates attentions qu'il faut pour ramener les heures et le cours de nos pensées à leur plus juste réalité. Parfois un museau levé, une patte tendue racontent mieux ces choses de la vie que les mots lus.
    "Le cœur gonflé de reconnaissance..." Je comprends... Et m'arrête sur cette émotion, elle dit déjà tellement de ce qui fait ton cadran et sur ce qui invite tes songes.
    Je vous espère ces jours venus aussi prometteurs que cette veille de printemps...
    Tendresses à toutes deux,
    Lyd.

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    1. Bonjour Lydaine,

      Je compatis sincèrement pour tes mains, une polyarthrite rhumatoïde empêche parfois les miennes d'à peu près tout.

      Merci pour tes mots égrenés au cadran de mes heures inquiètes, merci de ton attention.

      Le printemps se fait désirer dans l'Arrée, brume et pluie sont un peu trop souvent au rendez-vous mais depuis que les choses ont retrouvé un semblant de sérénité, comme toutes et tous, je relativise le temps qu'il fait au profit du temps qui passe en paix et des émotions qui le peuplent.

      Je t'embrasse,

      Marie

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