vendredi 6 février 2015

Mais où sont les oiseaux ?

Jusqu'en 2011, les oiseaux abondaient dans les mangeoires posées derrière mes fenêtres. En 2012, il a fait froid toute l'année et il a plu pratiquement sans discontinuer. Le printemps et l'été ont  été à peine perceptibles. En 2013, à part juillet, le temps n'a pas été non plus très clément. D'après la LPO du Finistère, le déficit en naissances s'est donc fait fortement ressentir (j'avais participé à un comptage).

2014 a été une très belle année mais malgré ça, les mangeoires restent pratiquement vides.  Seules quelques rares mésanges bleues viennent picorer. Il n'y a presque pas de mésanges charbonnières. Depuis qu'il a neigé, il me semble qu'il y en a un chouïa plus mais ce sont peut-être les mêmes qui reviennent, je n'en sais rien.

De l'autre côté de la fenêtre de mon bureau, il y a un pêcher qui était habituellement peuplé d'oiseaux. Cette année, les petits voleurs sont absents.

Je tente de trouver des explications rationnelles. Par exemple, mon voisin élève des porcs dans les prés un peu plus bas que chez moi. Il les nourrit avec des céréales et du petit lait. Comme les cochons en mettent partout, des tas d'oiseaux en profitent mais je ne suis pas suffisamment appareillée pour les photographier (ni pour les distinguer, je suis un peu miro de loin).
Mais les porcs sont là depuis longtemps, alors ?

Je pouvais rester des heures derrière les fenêtres à les observer  (il me semblait même les reconnaître; Ursule, Gédéon, Victor, Cidalyse...). Ils me manquent, il y avait une telle volonté de vivre dans leurs battements d'ailes que ça me donnait parfois des idées...(de vie, on s'comprend). 

La plupart des photos ont été prises avec mon petit APN qui commence à se faire bien vieux.














Mésanges bleues, charbonnières, nonnettes et Cie...

Accenteur mouchet
Grive

Moineau
Moinilllon (il me semble)








Les valses des verdiers qui semblent toujours très agressifs
mais qui s'en laissent conter par une mésange.





Pinson


Sitelle



Rouge-gorge
Celle-ci n'est pas un oiseau...

49 commentaires:

  1. " La plupart des photos ont été prises avec mon petit APN qui commence à se faire bien vieux."

    Hé bé ! Elles sont fort belles. Et j'aimerais pouvoir en faire autant avec mon "gros tout neuf".

    Faut dire, à ma décharge, que "mes "oiseaux sont plus farouches que les tiens et gardent une distance de sécurité plutôt peu pratique.

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    1. J'ai un APN Panasonic de 2007 et un reflex Canon EOS 1000 D, ce dernier m'ayant été offert par mon cher "petit garçon" en 2008.

      Les deux ont des heures de vol... J'aimerais bien en changer mais il y a tant de choix que je m'y perds.

      Tu sais, il faut du temps avant les oiseaux s'habituent à un lieu. Ce matin par exemple, j'ai nettoyé le récipient qui accueille les graines avant d'en remettre des nouvelles (j'ai mis aussi du gras parce qu'il fait un froid de loup) et bien aucun n'est encore revenu picorer.

      Ils observent pour l'instant de loin.

      Il faut aussi une immense patience parce que le moindre reflet (je photographie de l'intérieur, de très près et vitre évidemment fermée) les effraye.

      Allez, au boulot m'sieur avec le gros tout neuf !

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  2. P.S.
    J'espere que la petite chatte va mieux et que tu as pu la ramener a la maison.
    Pour Photobucket: mettant toutes les photos dont je me serts pour une raison ou pour une autre sur ce site, je ne rends pas ce site libre de visibilite, voici l'explication, c'est vrai qu'ainsi on ne peut pas les agrandir mais si tu veux que je t'en envoie une en particulier, aucun probleme, signale moi laquelle...

    Je reviendrai lire ton billet plus tard.

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    1. La petite chatte reste à la clinique vétérinaire au moins jusqu'à lundi...

      Au sujet de tes photos, la troisième et la dernière sont incroyables (et incroyablement belles). Les avoir ne me servirait qu'à mieux les regarder (et à me régaler).

      Merci Thérèse

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    2. Des que je vais en bas sur mon pc, je te les envoie...

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  3. Cote neige, elle n'est tombee qu'un jour et malheureusement je ne pouvais me liberer pour aller la photographier autrement qu'autour de la maison... mais j'en posterai une ou deux.

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    1. Ici tout est fondu mais il fait un froid de gueux et un vent du Nord épouvantable. En revanche il a fait un grand soleil (glacial...).

      A bientôt pour tes images de neige...

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  4. 6 mésanges charbonnières,4 bleues,2 chardonnerets,3 pinsons et deux rouge-gorge mais ils mangent pour 20!!!
    et parfois des bergeronnettes mais elles viennent pour boire.
    T'as raison c'est réconfortant de les voir s'activer et s'intimider parfois.
    Je t'envoie une volée de bises

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    1. Beau comptage ma mie...

      Ce qui est marrant dans les "intimidations" c'est que ce n'est pas forcément la taille de l'oiseau qui compte, il doit y avoir d'autres paramètres que je n'ai pas encore saisis. Je ne vois aucun chardonneret en ce moment mais j'ai vu des bergeronnettes autour des cochons : ils labourent avec leurs groins et les petites fouillent de chaque côté des sillons : trop mignon, non ?

      Et les pauvres gorets se pèlent plutôt en ce moment... Je les ai vus ce matin, même bien nourris ils ne font guère de lard, ils dépensent trop d'énergie à se réchauffer.

      Je me demande comment font les oiseaux pour résister.

      Bises encore très fraîches

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    2. En ville,je viens de voir une mouette et six cigognes,dans le ciel bien sûr, car sur la route c'est plutôt des étourneaux qu'il faut se méfier…
      On a toujours froid et le vent se remet à souffler fort
      Bises d'aprèm

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    3. Je n'ai jamais vu de cigognes de ma vie !

      Ici les pare-brises ont à peine dégelé de toute la journée mais bon, c'est l'hiver...

      Moi j'ai vu :

      - les deux ânes d'un voisin (il habite à 1 km) se balader sur la route
      - un motard qui venait me dire qu'il avait vu deux ânes se balader sur la route
      - des cavaliers poursuivis par les chiens de mes voisin-voisine de proximité (partis au ski ce matin)
      - les chiens de mon voisin dehors à pas d'heure parce que le fils resté au bercail a oublié de les ranger

      J'aurais préféré des cigognes, c'est probablement moins bruyant.

      Et lorsqu'il fait très froid et qu'il y a beaucoup de vent, les mouettes se réfugient dans les champs.
      chez nous.

      Bisous ma belle

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    4. Une énumération sympa, elle dresse le décor tout en donnant la notion du temps qui passe lentement. Comme le bestiaire dont le cochon dans "Chat Blanc Chat Noir" de Emir Kusturica

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  5. J'aime beaucoup tes photos elles sont si vivantes et j'aime l'oiseau à poils...

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    1. Il y en a plein, des poilus et l'été j'ai toute la famille dans un trou extérieur de mes vieux murs.

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  6. "J'ai les mêmes à la maison"! .... mais au contraire de toi, je trouve qu'il y en a encore davantage (si faire se peut!) car j'ai toujours eu un monde ailé impressionnant dans ce jardin.... je ne connais aucune raison particulière à ça... mais c'est un fait ... même le chat, ne les impressionne pas plus que ça.... pourtant le bougre, attend le printemps pour autre chose que l'éclosion des fleurs.......................!
    Ici aussi, maintenant que la basse cour est revenue (...) ils sont des dizaines, à aller se nourrir là-bas, mais sans déserter les tables des resto autour de la maison...
    Tes photos sont superbes car je sais combien c'est difficile de les prendre derrière la vitre.... (Gourmands, mais vigilants les coquins!!!) sauf, mon TITI (rouge gorge) qui m'inquiète parfois de son peu de méfiance.....
    Bon, je t'embrasse et continue de les regarder... c'est un vrai médicament qui éloigne tristesse et inquiétude!

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    1. Il fait moins froid et il ne pleut pas autant chez toi et puis c'est vrai qu'une basse-court attire les oiseaux du ciel. Elle doit aussi leur offrir une forme de refuge, non ?

      Cette après-midi, j'ai vu des mésanges charbonnières en grand nombre, peut-être qu'il y a des périodes propices dans les saisons ou alors elles crèvent vraiment de faim.

      Mes chats sont toujours restés derrière la vitre à observer, sauf mon défunt Léon qui observait dedans mais qui bouffait dehors... Il était très habile à la chasse aux oiseaux (que je lui retirais de la gueule quand il n'y avait pas de mal).

      La vieille voisine morte avait un rouge-gorge qui venait manger avec elle chaque jour. Chaque matin il cognait aux carreaux pour entrer. Plus de voisine, plus de Titi apprivoisé !

      Bises frisquettes

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    2. oh! non... comment c'est possible... les Titi sont partout! se pourrait-il qu'il fut tellement attaché à elle, qu'il a préféré s'en aller ou est-il mort... lui aussi?! chez moi aussi, il frappait au carreau de la vielle porte qui avait un soubassement en bois... depuis qu'il y a la baie, il ne le fait plus(pas facile de s'accrocher) Onsen , quand il est derrière la porte émet un petit claquement de la langue , très félin.... moi aussi je lui sort de la gueule les malheureux si il ne sont pas trop amochés ....
      Hier et aujourd'hui, le soleil est généreux... des vraies journée de printemps.... aussi je vais filer travailler au jardin... et ce n'est pas le boulot qui manque
      Hier j'ai vu que Onsen boitait... il a un paton complètement crevassé.... je suppose que c'est du au froid... peut-être à la petite neige de l'autre matin...!
      Comment va Julle? bien j'espère... peut-être l'auras-tu ramené à la maison?
      Je t'embrasse ; bonne journée

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  7. Mon Homme appelait les bouleaux qui sont devant la porte de la cuisine sa "volière personnelle"! Il y avait un nombre incroyable d'oiseaux chaque hiver. Je les nourris toujours autant (c'est à dire exagérément!), mais cette année ils sont effectivement moins nombreux, il y a toujours beaucoup de mésanges (des nonnettes, des longues queues, des charbonnières et des bleues), mais point de verdier, ni de sitelle. Je pense que le climat de cette année y est pour quelque chose, sans doute une natalité moindre et une douceur de l'automne et du début de l'hiver qui leur a permis de se nourrir ailleurs que dans nos jardins. Je croise les doigts pour l'an prochain. Cela dit, bravo pour tes photos, elles sont magnifiques! Moi je n'ai pas la patience!

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    1. La fenêtre de la cuisine est mon écran de TV personnel...

      Tu vois, ici je pense qu'il y a eu un déficit d'adultes (donc de couvées) en 2011 - 2012 et 2013 qui s'est forcément répercuté sur 2014 parce que les arbres sont assez dépeuplés aussi.

      Je n'ai jamais vu de mésange à longue queue mais en revanche, un client habituel du restaurant était le tarin des aulnes pas encore apperçu non plus.

      J'ai regardé les propriétés des photos de verdiers, je les ai presque toutes prises un peu plus tard dans la saison, à partir
      de début mars.

      Un espèce qui doit dormir ailleurs cette année : ce sont les étourneaux ! C'était impressionnant le soir entre chien et loup. Ils sont salissants mais qu'est-ce que c'est beau ces nuées...

      (je suis entourée d'impatients on dirait bien).

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  8. J'ai tenté ce matin quelques photos de mésanges mais la mangeoire à une quinzaine de mètres de moi, ça rend très moyen. Même avec le grozoum (150-500 mm) qui me semble un peu plus mou avec l'EOS-5D qu'avec l'EOS-7D (qui équivaut alors à un 240-800 mm)

    Je ne suis décidément pas fait pour la photo animalière pour cause de distance inadéquate et manque de patience aussi.

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    1. Tu ne peux vraiment pas t'approcher du tout ? Achète une tente de camouflage...

      Tu avais un pied et un câble de déclenchement ?

      La patience c'est seulement pour observer, il faut être en permanence prêt à cliquer parce que ça bouge sans arrêt ces p'tites bêtes. Le mieux c'est la prise en rafale et tu gardes les images réussies, il y en a toujours.


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    2. J'ai un pied et un câble de déclenchement. Que je vais ressortir du placard.

      Faudrait juste être moins frileux pour attendre la visite fugace, agitée et versatile des mésanges. Toujours zéro neige mais ça caille.

      Quant au mode rafale, je l'utilise sans doute avec trop de parcimonie.

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    3. Tu étais levé à l'aube !

      Perso, je n'irai pas faire de station prolongée dehors en cette saison parce que s'il fait moins froid ce matin il y a encore un vent épouvantable qui coupe le souffle.

      Et puis faire des photos d'oiseaux surtout s'ils sont versatiles (...) n'est aucunement une obligation...

      Il faut photographier ce qu'on aime.

      Mais même en macro (quand on est équipé), le pied et le câble évitent pas mal les flous de bougé.

      @ bientô

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    4. un t est passé à la trappe...

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  9. Bonjour mimine,
    Oui, j'ai bien remarqué uuaussi un grosses baisse dans le nombre des petits oiseaux, depuis 3 ans mais cet hiver lenombre de mésanges bleues, charbonnières et nonnetes est impressionnant.
    Nous les nourrissons tous les hiver mais en plus l'été elles ont les chenilles processionnaires du pin. Nous avons une plantation d'arbres dont un certain nombre de pins. Donc pour elles pas de souci!
    Tes photos sont très sympa, tu dois avoir au moins 2 sittelles!
    Bravo pour le mulot, j'en ai raté un l'autre jour qui sautait partout et se trouvait derrière une feuille dès que voulais déclencher! LOL!!!
    Bises et belle journée :)

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  10. J'aime beaucoup le titre de ce message il est prometteur. Qu'est ce qui va suivre, une chanson ou un film ?
    Je me faisais la même remarque cet hiver. Peut-être les oiseaux ont-ils moins migré ? Ou tout simplement sommes nous moins attentifs. Les mésanges ont leur caractère, les rouge gorges également mais ils ne sont pas versatiles. Ils pensent à la descendance et à leur survie, il me semble. Un peu comme tous les humains dont les oeuvres sont exposées au musée du quai Branly...

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  11. Il y a deux ans des neiges tardives ont affolé le peuple ailé

    http://cergipontin.blogspot.fr/2013/03/une-photo-de-famille-group-photography.html

    Cela m'a permis de mieux l'observer. Je crois que ce petit monde avait peut-être mis en route des nichées, c'est pourquoi ils étaient dans tous leurs états.

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    1. (Tes photos sont plus savoureuses les unes que les autres, j'aime particulièrement les rémiges en mouvement)

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  12. Voler ainsi au coutumier le déploiement de l'instant...
    Oui... La belle satisfaction ! Ce petit APN là a trouvé l'œil et la main qui lui faut pour honorer le bel ordinaire.
    Je reviendrai là, au printemps, face à ma fenêtre ouverte
    parce que, ici, je les entends mais ne vois que les corneilles, hautes perchées, guettant, l'œil en coin, le moindre mouvement urbain.
    Même les pies ne paradent plus, la patte raide sous leur élégance. Elles me manquent.
    Tous ces chiffres de la LPO ou d'autres bousculent la nostalgie et nous encouragent à veiller plus encore à nos choix et gestes quotidiens. Mais je sais bien que le débat, là, ne prend qu'un bout du sujet et que la pelote, elle, est bien plus emmêlée.

    J'ai votre cadran joint au mien, ce matin.
    Je vais tout à l'heure, chez le véto.
    Nos lundis seront soulagés, c'est ce que je me dis en songeant à cette chance que nous avons de pouvoir soigner nos compagnons.
    Gratifier le jour aide l'élan et réconforte...
    Et peut-être même, désamorce un peu de leur mal-être...
    De tout cœur et à chaque heure avec vous,
    Lydaine.

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  13. Bonjour Marie,
    La semaine avance et vous nous laissez sans nouvelle de votre petite compagne...
    Ici, après 3 jours sans fin et sans heure, le cadran reprend sa belle tournure mais je ne cesse de songer à vous.
    Je n'osais pas trop m'inviter de peur de piétiner votre discrétion mais j'ai le goût de vous témoigner ma présence.
    Je sais nos mots taiseux lorsque l'horloge pèse... Et maladroits quand ils veulent juste être là...
    Je reste en pensées auprès de vous.
    Lydaine

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    1. Lydaine,

      Julle, deux ans et cinq mois, ma petite féline de neige et de suie, souffre d'une double pyélonéphrite obstructive... Ses reins ne fonctionnaient plus du tout. Elle s'empoisonnait donc avec des taux d'urée et de créatinine effrayants.

      Depuis dix jours, elle est en perfusion à la clinique vétérinaire et on lui pique sa peau douce un peu partout. Elle est très déprimée et elle devient agressive tellement elle est à bout. Il faut l'endormir pour le moindre examen tant son petit corps est devenu douloureux. Chaque jour lorsque j'allais la voir pour lui raconter la suite de notre histoire, je ne pouvais la toucher qu'entre les oreilles.

      Tout ça sans boire ni manger.

      Aujourd'hui vendredi, ses taux d'urée et de créatinine sont normaux mais les cailloux dedans ses petits reins n'ont pas migré malgré les litres de liquide qui passent en elle. Elle a encore une très légère fièvre.

      Décision prise avec le vétérinaire : Je vais la chercher dans l'après-midi.

      Peut-être que sa maison et ses environnements affectifs vont lui remonter le moral, qu'elle va enfin s'alimenter et boire. Peut-être...
      Elle va au moins bénéficier d'une accalmie dans l'affreuse tempête qui a bouleversé ses pauvres jours derniers. Tout ceci bien sûr avec encore des traitements mais par voie orale.

      Si la souffrance réapparaît, notre séparation sera inéluctable.

      Je suis heureuse que votre cadran ait repris son rythme normal, vivre dans l'attente est insupportable.

      je vous remercie de vos pensées et je les accueille avec infiniment de reconnaissance...

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    2. J'espère que vous êtes toutes deux réunies et que ce moment sera très fort pour vous deux.
      Pensées positives et affectueuses

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  14. Bien sûr Marie !
    Son logis... Ta voix qu'elle aime, ces mains, les tiennes qui savent se poser où il faut pour réconforter un peu sa douleur...
    Les sons coutumiers, la simple présence familière et le poids du geste leur sont si précieux. Ils prennent toute la place en eux.
    J'ai peine pour toi mais me réjouis pour elle qui a la chance de t'avoir à son côté.
    Le chagrin et la peur n'ôtent rien à ce bienfait.
    J'aimerais pouvoir t'offrir ce réconfort-là pour, en échange, prendre un peu de ton angoisse et soulager tes heures.
    Chacune des miennes t'accompagne...
    Lydaine.

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  15. Ma petite ne mange pas, ne boit pas, n'urine pas.
    Elle s'isole.
    Je me demande si je continue de lui faire avaler de force ses antibiotiques. J'insiste juste pour l'antalgique.
    Ce ne sont pas des moments forts, je suis terrorisée (et pleine de larmes...).

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    1. Il est si difficile de soigner un chat….je comprends ton désarroi et ta peine.Comme Lydaine je ne suis pas capable de donner de sages conseils,simplement j'aimerais tant alléger ta peine et les douleurs de Julle.
      Je pense très fort à vous.

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  16. Marie, je suis à l'écoute... Mais je ne sais comment te conseiller...
    Qu'en pense le véto ? Ces petits ont plus de résistance sur la durée que nous ne l'imaginons face à leur si petit corps.
    Ne crains pas ta peur, ne crains pas ton chagrin, ces heures-ci, elle a juste besoin de toi, calme, à ses côtés.
    Le véto saura peut-être te guider sur les choix à faire, t'aider à mesurer le bénéfice de tes gestes intrusifs.
    Je serai présente tout au long de la journée... N'hésite pas à nous partager tes heures, nous sommes et resterons avec toi.

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  17. L'assistante de la vétérinaire m'a dit de gaver Julle avec une seringue. J'ai essayé mais c'est extrêmement traumatisant pour elle, elle se débat et je crains de la blesser.
    Elle m'a dit aussi que la véto (en congé aujourd'hui) considérait qu'il fallait 48 heures pour atteindre le seuil critique : donc attendre lundi et arriver très vite si l'état de Julle se dégrade trop.
    Je n'obtiendrai pas plus de conseils. C'est navrant.

    Ce qui me fait très mal, c'est que mes mains qui habituellement caressent, deviennent instruments de meurtrissures supplémentaires.

    Julle a été rasée sur les deux pattes avant pour les perfs, dans le cou pour les prises de sang, sur le ventre pour les prélèvement d'urine stérile, elle est réellement douloureuse de partout et très craintive alors qu'elle était si confiante avant.

    Si j'écoutais mon cœur et uniquement lui, je la laisserais en
    paix, je serais juste à son écoute lorsqu'elle "me parle".

    Je lui propose tout ce qu'elle appréciait avant mais elle y touche à peine. Elle a juste avalé quelques menus morceaux de bœuf cru ; elle ne veut pas de yaourt (dont elle raffolait) ce qui fait qu'elle n'est hydratée que par l'eau contenue dans le peu d'aliments qu'elle ingère.

    Elle n'a pas mangé ni bu seule depuis le 4 février et elle n'a pas bu depuis hier matin.

    Sauf à l'instant où elle est venue se coucher sur un fauteuil près de moi, elle s'isole dans des endroits sombres.

    Je sais que je vais certainement la perdre mais je ne veux pas qu'elle souffre.

    La maladie de ma petite réactive tant des douleurs de ces quatre dernières années. Julle était arrivée dans ma vie comme un cadeau, joyeuse et mutine petite personne à pattes de velours.

    Comme pour le chat Léon en 2012, les gens me disent : mais ce n'est qu'un chat !

    Pour moi il n'y a pas d'échelle de valeur dans le vivant douloureux.

    Merci d'être là...

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  18. Bonsoir Marie,

    Le gavage est un soin mais, bien sûr, pas une torture.
    Je pense qu'il faut maintenir ( bien encadrer) sa tête dans ta main libre simplement pour qu'elle ne puisse pas s'en échapper mais sans brusquer le geste à outrance.
    Le faire souvent, le plus doucement possible pour que, déjà, elle apprivoise la contention en espérant que, peu à peu, elle rejettera moins cette présence contraignante. Tu peux recommencer à vide ou en ne lui versant qu'un tout petit peu d'eau. Puis après une première déglutition réussie, arrêter et reprendre l'heure suivante avec un contenu plus solide.
    Un animal malade a un seuil de tolérance à l'effort amoindri et, aussi, n'a plus les mêmes goûts.
    Kim refusait viande et biscuits dont il raffole mais a accepté la soupe... Peux-tu hacher très finement ou mixer (viande blanche, fromage doux...), mêler d'eau et en remplir la seringue ?
    Vaut mieux y aller très doucement, petit à petit que forcer vainement l'échec... Douceur et persévérance réussissent parfois mieux que technicité et dextérité.

    Tu ne peux pas nier ta peine mais tu sais, entre stress, fatigue, doute, isolement, peur et chagrin, tes émotions forcent plus encore le sentiment et gênent ton jugement.
    Tu dois être usée, là...
    Julle gère aussi, à sa façon, ce traumatisme.
    Pendant qu'elle se repose, qu'elle "digère" la douleur en cours et la fatigue, prend soin de toi et n'accorde tes pensées que sur ces prochaines 36 heures.
    Veille à faciliter ses déplacements, à rendre ses emplacements confortables, à avoir une seringue alimentaire toujours prête, à rester à portée de vue, de voix ou de caresses.... Tout ce que tu fais déjà et qui est ce qui l'aide le mieux.
    La vie est brutale et ce sont nos attitudes qui adoucissent ces impondérables. Julle a eu les soins, il lui faut maintenant ces heures prochaines pour lutter et ta présence.
    Fixe-toi sur ce rôle, c'est ton job, là, maintenant
    et moi (nous...), on reste là, à tes côtés.
    Et ne rejette pas le sommeil lorsqu'il se présentera. Tu as, toi aussi, besoin de repos pour vous deux.
    ... Et gare aux grosses vagues... Fais le dos rond et redresse-toi vite, faut t'accrocher au présent, là.
    Je suis avec toi tout au long de ces prochaines heures...
    Courage...
    Je t'embrasse,
    Lydaine.

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  19. Julle est un être vivant qui t'a donné tant de joie,qui communique avec toi , dont tu te sens responsable et que tu aimes.Quel manque de savoir aimer que de dire que ce n'est qu'un chat,comme si notre cœur n'était pas assez grand pour y abriter là la fois les humains et les animaux.

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    1. Tant de personnes ont l'amour sélectif ma Cham...
      Le remarque sans cœur venait de Régis mon professeur de dessin et de mes complices pour lesquels l'affect est lié au volume : plus c'est gros, plus c'est aimable.

      Entre chevaux de l'un et molosses des autres, j'avais l'air de quoi avec ma chatonne de 3 kilos ? Je n'ai même pas dit que j'avais aussi un chien (un gros !), j'en ai tant entendu pour le beau Léon que je laisse maintenant passer. Je ne convaincrais personne.

      J'espère que ceux qui ont l'affection à ce point sélective tomberont un jour en amour pour un tout petit être, c'est tout ce que je leur souhaite.

      Tendres bises.


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    2. Je viens de lire les dernières nouvelles de Julle sur ton dernier commentaire.
      Je souhaite de tout cœur qu'elle accepte tes soins et que cette nuit soit paisible pour vous deux.
      Bisoudoux et amitié à lydaine

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    3. Elle accepte mes soins parce qu'elle n'a pas le choix je crois mais elle n'est pas bien vigoureuse ce soir. J'ai l'impression d'être en apnée, toute mon énergie est tendue vers la petite endormie. J'ai si peur Cham, j'en ai tellement marre de la maladie et de la mort.

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  20. Ecoute Lydaine ,elle est de très bon conseil.
    Bises affectueuses et attentives

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  21. Bonjour Marie,

    Mes pensées sont toujours avec vous deux.
    J'espère que tu as pu te reposer.
    Mes mots ont pu te sembler rudes mais le rôle de l'autre
    est de ramasser le meilleur que l'amie laisse chuter pour le lui remettre en mains.
    J'ai retenu ce délai horaire encore fait d'espoir,
    ces quelques bouchées de viande avalées,
    ce couchage qu'elle a choisi à ton côté
    et tes mains qui soignent et réconfortent.
    Dans ces moments de doute et de douloureuse attente, ces petits éclats peuvent éclairer et réchauffer vos instants à toutes deux et soutenir ton difficile rôle.

    Ne te soucie pas du poids de tes émotions.
    Elles t'appartiennent. Le cœur et ses élans ont des intuitions et intimités que l'ambiant moral ne peut mesurer. Et, je te le confiais : mardi dernier, je vivais ce que tu ressens aujourd'hui. L'évidence est plus spontanée quand le vécu est partagé.

    Connais-tu ce site : www.allo-veterinaire-jour-et-nuit.fr
    Il faut donner ton code postal au logiciel qui t'indiquera la clinique de garde géographiquement ciblée d'où un vétérinaire de service pourra te répondre.
    Un professionnel pourrait t'aider à, cliniquement, évaluer l'évolution et guider tes soins et attentions ces heures prochaines.

    Et... Tu sais, le robot vérificateur qui apparaît à la fin de nos commentaires fait des caprices. Il se peut que certaines attentions des familières de ton blog ne te parviennent pas.

    Je salue Chamany au passage et bien sûr, t'embrasse fort.
    Lydaine.

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  22. Bonjour Lydaine,

    Tes propos n'étaient pas rudes, ils étaient aussi sages et directs que ceux que j'aurais pu t'adresser dans des circonstances similaires.

    J'avais pensé à la soupe, puis à la soupe enrichie, j'avais pensé à tout... Normalement elle ne devrait manger qu'une variété de granulés destinés à dissoudre les calculs rénaux mais elle n'en veut pas, même mixés, même mixés dans la soupe, même mêlés à de la viande rouge.

    Je n'ose pas la faire boire trop parce que si ce caillou qui obstrue son uretère gauche le bouche totalement, son rein va se dilater et la faire affreusement souffrir.

    (J'ai souffert des mêmes maux que Julle de janvier à juillet 2014 c'est pourquoi je me projette autant dans ce qu'elle peut ressentir).

    Hier soir après les quelques morceaux de viande, elle en a réclamé d'autres et puis encore d'autres. C'était Noël ! Cette nuit elle a fini une pâtée. Elle a dormi près de moi dans son panier habituel (j'ai donc mieux dormi) et elle semblait joyeuse au lever.

    Ce matin alors que j'étais presque dans l'espérance, les soins à nouveau, 2 antibiotiques (je viens d'en retrouver un sur le sol alors que j'étais persuadée qu'elle l'avait avalé) et un antalgique que je pose doucement dans sa gorge avec une pipette spéciale. Elle n'a rien avalé depuis et elle court se cacher dès que je l'approche.

    En début d'après midi, je l'ai sortie un vingtaine de minutes dehors pour qu'elle voit le ciel, pour qu'elle se gave de l'odeur de l'herbe, pour qu'elle s'imprègne de nature. Elle n'a pas beaucoup bougé, elle a marché une trentaine de mètres, en revanche elle a respiré à pleins poumons.

    Depuis, elle dort. Je la surveille du coin de l’œil, je la laisse en paix et en silence. Je la touche le moins possible parce que tout à l'heure je vais devoir la tourmenter à nouveau.

    Tu sais, l'urée est mortelle chez les chats et au terme de trois jours sans manger, ils contractent dans n'importe quel cas d'anorexie, une lipidose hépatique (une forme d'hépatite) qui elle aussi est mortelle.

    Vendredi la vétérinaire m'a dit que les 48 à 72 heures qui suivraient sa dé-perfusion seraient cruciales. Nous en sommes à 48 heures (tous les cabinets vétérinaires ont un service de garde en ma ruralité, à cause du bétail). Alors je fais le dos rond (mais qu'il est tendu ce dos).

    Je sais que la vie est brutale et que la souffrance est toujours arbitraire. La nôtre peut parfois nous pétrifier mais celle des autres, (quels qu'ils soient) nous renvoie à une impuissance terrible quand tout a été accompli et qu'il n'y a rien de plus à faire qu'espérer un miracle.

    J'avais compris pour ton beau Kim(ono), j'espère de tout mon cœur que ses ennuis sont loin derrière lui et qu'il pourra t'accompagner encore longtemps dans ce vert que vous aimez tant.

    Je n'ai jamais activé le robot vérificateur, il arrive sans crier gare. Cham l'avait eu un moment et puis j'ai constaté qu'en l'ignorant, il faisait lui aussi le dos rond et laissait passer les attentions.

    Merci de ta sagesse bienveillante, de ta tendresse.
    Je t'embrasse fort aussi.

    Marie

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  23. Marie...
    je suis triste avec toi... je comprends tellement ton impuissance et ta peur... et sa peur, à elle aussi... elle se cache de toi, mais je suis sure qu'elle sait pourquoi tu la forces un peu... même si elle ne l'accepte pas... c'est des remèdes qu'elle a peur... pas de toi... mais comme c'est dur, j'en sais quelque chose!
    Quand ma vieille amie Cookye, 22 ans, est arrivé au bout de sa route, avec l'insiffisance rénale qui attaque les vieux chats, elle avait réussi à se nourrir de crème fraîche et de Kiri... ce qui lui a permis de durer encore un peu...
    mais Julle est toute jeune, comme Onsen, et on admet pas leur souffrance
    Je suis près de toi, hélas impuissante, mais tellement concernée
    Bisous tout doux

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  24. Les petits ailés sont là, ce matin, chantant à qui mieux mieux ce plein soleil du jour.
    Un beau présage pour qui attend, avec toi, le meilleur de ces heures.
    Toujours présente à quelques vols d'oiseaux de vous deux, avec, en bandoulière, les mêmes espoirs à vous offrir.
    Courage, Marie,
    je t'embrasse,
    Lydaine.

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    1. Un jour chasse l'autre.

      Lundi la vétérinaire n'a trouvé ni pire ni meilleur à la Petite.
      Mardi encore bien trop calme, pas mangeuse.

      Et puis hier elle s'est mise à dévorer et à esquisser quelques pas joyeux. Elle est sortie dehors (sous surveillance).
      Il faisait si beau hier...

      Cette nuit elle a même grignoté les granulés destinés à force d’absorption, à dissoudre les cailloux de son petit corps.

      Jeudi jour de gris et de pluie torrentielle, un peu moins d'appétit, un peu plus de sommeil.

      J'aurais dû l'accompagner à nouveau chez la vétérinaire ce matin pour radio, prise de sang et éventuellement pour envisager la chose à laquelle je ne suis pas prête.

      J'ai seulement téléphoné pour dire le mieux, l'appétit, la joie d'hier, pour dire que je ne voulais pas la tourmenter une nouvelle fois pour rien. Que m'importe de savoir étant donné qu'il n'y a rien à faire.

      Parce que même si ces heures ne sont qu'un répit, Julle les mérite bien.

      La jeune femme a bien compris mais elle a prononcé les mots qui font mal : "si elle survit"...

      Si elle survit donc à ce cataclysme, la Petite restera très fragile.

      En attendant, lorsqu'elle retient avec ses pattes ma main qui la caresse, je souris.

      Merci Lydaine de ces ailes pour elle, je t'embrasse aussi,

      Marie

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