dimanche 14 septembre 2014

La foire annuelle...

C'est une foire qui est totalement dédiée à la race bretonne. Il y a beaucoup moins de chevaux qu'autrefois bien sûr, mais de nombreux paysans ont à cœur de la préserver. Le cheval de trait est à nouveau utilisé sur les côtes et dans les forêts, comme alternative aux machines et engins divers qui saccagent plus qu'ils n'aident.

Le matin il y a eu le concours des "laitons et laitonnes" accompagnés 
évidemment de leurs mères

(laiton : poulain en fin de sevrage)

A l'heure où je suis arrivée, la plupart des poulains étaient partis parce que les foires sont bien sûr très angoissantes pour des petits qui n'ont jamais quitté leur pré. Il faisait de plus une chaleur incroyable pour septembre et la foule, la musique et les chants ajoutaient à leur stress "hydrique".






L'après-midi était consacré au concours des plus belles
pouliches de 18 mois qui ont encore autant de de temps devant
elles avant de commencer à procréer.


















J'ai toujours été raide-dingue des chevaux, depuis toute petite.
Imaginer qu'un animal qui dégage une telle puissance, qui possède une telle force, puisse s'en remettre totalement à un
homme (nom vernaculaire...), m'a toujours complètement bouleversée.
Il y en a de plus ou moins faciles, il y en a de caractériels, (il y en avait un hier, tétanisé de peur par une guêpe) mais tout ce je souhaite à ces bêtes superbes et courageuses, c'est de trouver le "maître" qui saura en extraire le meilleur, par la douceur et la persuasion bienveillante (c'est pas gagné pour toutes).

Au delà des chevaux, il y a les hommes pour la plupart passionnés qui les élèvent.

Tous ont un "certain" âge, beaucoup sont brisés par le travail mais ils
ne demandent qu'à partager leur savoir, leur anecdotes ou à raconter la bête 
aujourd'hui disparue mais qui a imprimé
ses sabots dans leurs cœurs.

Et j'aime aussi ces "gueules" d'hommes...

5 commentaires:

  1. Grand Merci,pour tes ces bêtes sont magnifiques,c'est un bonheur de les voir avec leur maitre,je pense qu'ls doivent s'éduquer l'un l'autre....
    J'aime particulièrement la 6 et les têtes au milieu des croupes et des dos.
    Ces chevaux appellent la caresse,j'aurais eu du mal à résister à les toucher.
    Douce soirée

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    1. Cham, si tu observes les meneurs (comme cette jeune fille), tu verras que tous courent au même pas que les chevaux. Instinctivement (alors qu'aucun des paysans n'est cavalier), ils sont exactement au même pas (petit trop ou galop).

      Même quand il a été socialisé, le jeune cheval est neuf, il ne sait rien et c'est vraiment l'homme (ou la femme) qui va l'éduquer, parfois aussi avec l'aide d'un cheval plus vieux.
      Ensuite une forme de symbiose peut naître entre les deux mais ça n'arrive pas toujours, il y a des brutes pour qui la force est le seul mode d'éducation.

      Les deux endroits (permis) les plus doux des chevaux : le bout du nez et la commissure des lèvres. L'orée de l'oreille n'est pas mal non plus.

      Ce qui m'a toujours bouleversée, c'est leur odeur (que je ne saurais décrire avec des mots).

      Bises toniques (c'est jour de gym, non ?)

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  2. J'aime les chevaux, particulièrement ceux qui sont des aides précieuses pour le travail des hommes. J'ai grandi avec un copain cheval et j'en ai de merveilleux souvenirs
    Heureusement qu'il y a des passionnés qui continuent à soigner ces races !

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    1. Moi aussi Lucie et heureusement que les races de travail n'aient pas été abandonnées, on y revient de plus en plus.

      Je suis née et j'ai grandi à Chartres. A l'époque de mon enfance, il y avait encore quelques fermes qui tentaient de survivre à l'environnement citadin.
      Dans l'une d'entre elles, travaillait un vieux charretier qui passait presque chaque jour devant chez moi avec un percheron. J'écarquillais les yeux. Un jour, le vieux bonhomme s'est arrêté, il m'a soulevée et il m'a posée derrière le collier du cheval. Je me souviens comme si c'était hier, de mon absolue confiance aussi bien envers l'animal qu'envers le charretier.
      Et ça a été le début d'une histoire d'amour qui n'a jamais cessé.

      @ bientôt...

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  3. De belles races, de belles croupes. Le jardinier de Versailles, Alain Baraton, aimerait bien qu'ils soient utilises a Versailles dans les allees pour ne pas abimer les terrains.
    Les lectures de Mary O'Hara entre autres avec "Mon amie Flicka" m'ont fait aimer les chevaux a un jeune age.
    Joli reportage!

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