Quand nous avons acheté les petites maisons, les vendeurs avaient eu la bonne idée de planter des thuyas tout autour pour délimiter la propriété. Nous n'avions pas imaginé une seconde que ces petits machins de 15 centimètres deviendraient à ce point immenses.
Sur cette photo on les voit au fond à gauche et à droite derrière les maisons. Il y en avait aussi derrière la véranda (qui est invisible sur la photo). Ceux-là ont été abattus il y a une dizaine d'années parce que même taillés en haie, ils bloquaient la lumière (et puis c'est vrai que tailler une haie de thuyas relève du masochisme).
Ceux qui sont à gauche avaient fini par avoir une telle ombre portée que plus rien ne poussait dans la cour, arbustes et fleurs s'étiolaient ou mouraient.
Leur seul avantage était qu'ils cachaient la vue sur une partie de la ferme mitoyenne (ferme où c'est toujours le bordel...).
Enfin bref, début juin j'ai décidé de les faire abattre. Un vieux pote bûcheron s'en est chargé.
Il a commencé par élaguer toutes les branches basses puis avec de l'aide, il a abattu les importuns...
| L’infâme bâtiment à droite est la fromagerie du voisin. Il y a 20 qu'il devrait l'enduire... |
Qui sont évidemment tombés sur mes fleurs. Agapanthes, cœurs de Marie, sedum, lupins, sauge de Graham et j'en passe, sont fichus pour cette année.
Le voisin fromager est aussi venu aider et les trois compères ont chargé ce qui ne pourrait être brûlé sur la remorque d'un tracteur ; au terme de quatre voyages à la déchetterie, tout a été débarrassé.
Je ne parlerai pas de l'état de ma cour au terme de l'abattage.
Le gentil bûcheron viendra terminer plus tard avec sa fendeuse de bûches. Ensuite il faudra attendre quelques années pour brûler le bois afin que la résine contenue ne soit plus un problème.
En ce qui concerne les thuyas qui sont à droite sur la première photo, finalement nous n'allons pas les faire abattre. Tant pis s'il n'y a pas de lumière mais la vue sur cette partie de la ferme est trop épouvantable...
Tout ça pour dire à Michel que je compatis à ses griffures, on ne distingue pas les bras d'Yvon le bûcheron sur les images mais il a eu la peau arrachée sévèrement à plusieurs endroits...
La cour maintenant :
A la place de la haie il y a une jardinière où j'ai planté des clématites, des morelles faux jasmin et une passiflore.
La cour maintenant :
A la place de la haie il y a une jardinière où j'ai planté des clématites, des morelles faux jasmin et une passiflore.
Merciiiii...
RépondreSupprimerEt encore, t'as pas tout vu : j' ai rajouté de belles griffures suite la taille des thuyas suivants : difficile de faire le selfie d'un avant-bras ensanglanté (surtout s'il tient le boitier) et pas forcément très ragoutant.
Il aurait fallu te protéger !
SupprimerMon mari attendait toujours que le temps ne soit pas trop chaud pour tailler l'ancienne haie, ainsi il pouvait porter un coupe-vent avec des élastiques aux poignets...
un beau travail d'accompli... mais la vue? à préserver, j'ai un voisin chez qui les tuyas aussi immenses voire plus , nous protège de lui...pourtant , il compte les couper (aie quel bor... on va voir!!!!)
RépondreSupprimerJe suis aussi en plein dans les tailles diverses, et j'ai aussi les bras esquintés
Quelle jolie maison typique tu as là...
Bisous Marie
J'ai ajouté une photo de la vue maintenant. Mon voisin (et ami) est adorable, il a le cœur sur la main : il est seulement bordélique !
SupprimerJ'ai une maison typique des Monts d'Arrée ma jolie !
Bisous Maryse
Maison pleine de charme et conséquence(s) de la pousse des plantes qui envahissent nos vies. On s'habitue petit à petit avec toutefois une ritournelle en tête quand au côté envahisseur. Puis vient le jour où on met à exécution la coupe, la coupe à mort de tout ce qui dépasse. La reconstruction, elle, prendra des années, de quoi créer de nouvelles ritournelles mais entre temps la fierté du nouveau et du moment a pris place.
RépondreSupprimerOn savoure cette bonne décision.
Plus j'avance dans la déthuyarisation de mes haies et plus je constate le côté piégeant de cette plante : si on veut tailler au plus ras, il faut quand même laisser à chaque fois au moins un centimètre d'épaisseur de vert (sinon on tombe sur le maronnasse interne). Chaque année les centimètres s'ajoutant aux centimètres, la haie prend de l’embonpoint. Irrémédiablement, Irrévocablement.
RépondreSupprimerL'amusant dans l'histoire est que je ne suis pas le seul à déthuyariser cette année si j'en juge par le contenu actuel des deux bennes "déchets verts" du quartier.
Le thuya c'est comme Windows, c'est le mal Michel...
SupprimerLa meilleure des solutions : la suppression ! Tes voisins ont tout compris.
Je ne trouve même pas que ce soit un bel arbre et c'est vrai que le maronnasse interne finit par gagner du terrain (c'est normal, il n'a pas de lumière). Il y a aussi les haies de laurier qui sont très-très moches mais ça ne pique pas.
Je regrette de n'avoir pas planté une haie de feuillus à la place, il en existe de pas très hauts.
Contrairement à mon mari, je n'aime pas cette idée de vivre cloîtrée derrière une haie ou un mur comme je n'aime pas les clôtures quand elles ne sont pas nécessaires. Ça me vaut la visite d'une vache (ou d'un cochon) en cavale une ou deux fois par an ou celle d'un randonneur égaré, visites que je trouve somme-toute, plutôt sympathiques.