jeudi 30 mars 2017

Une belle personne

A quelques kilomètres de la maison vit une charmante jeune femme qui a ouvert un atelier de créations textiles fabriquées à partir de vieux vêtements ou tissus (y compris d'ameublement), de mercerie ancienne, de fils ou cravates et même d'anciens doudous des gosses.



Elle se fournit principalement dans les antennes du secours populaire locales mais elle accepte avec plaisir les dons des particuliers qui adorent retrouver sur une de ses créations, ces petits bouts de leur vie qu'elle a transformés. Chacun de ces vêtements raconte une histoire transparente ou mystérieuse que font vivre celles qui les portent.

Il lui arrive  d'aller transmettre ses trucs et savoirs à Haïti afin que des gens puissent à leur tour ouvrir boutique et peut-être en vivre.



Elle reverse aussi un pourcentage de ses gains à une association humanitaire locale qui vient en aide à l'enfance en détresse d'un petit village de l'Inde.

Je me demande comment elle arrive à faire tout ça avec ses propres mouflets (quatre) dont le dernier n'est pas bien vieux.

Voilà ce qu'elle arrive à créer avec trois fois rien :










Il y a deux ans,  je lui avais acheté une petite veste-boléro (elle était alors enceinte jusqu'au cou de sa dernière gamine, sa collection comportait le minimum vital, elle était épuisée et elle n'avait rien vendu ce jour-là)  que je n'ai jamais portée. Lors de l'essayage je lui avais dit qu'elle était un peu étroite  des épaules ce à quoi elle avait répondu : t'inquiète, ça va se faire... Ben non ma chérie, le tissus recyclé ne se "fait" pas.

(Aucun des vêtements n'a  de taille précise, on essaie et si ça va, on achète).


Avis aux amatrices, je ne l'ai jamais portée et si vous faites un 38-40 environ, je vous la donne.

(elle n'est pas doublée).







9 commentaires:

  1. Ce n'est pas très facile à porter mais c'est plein d'idées et les mannequins sont top, ils n'ont pas besoin qu'on les liposucce avec Photoshop pour paraître minces...
    Une de mes amies achetait sur un marché des vêtements sublimes pour ses enfants qui utilisaient de la passementerie et des tissus colorés travaillés en patchwork, ce qui était bien c'est que j'en héritais pour les miens
    Si je n'étais pas si loin je lui donnerais bien des tissus, ce n'est pas ce qui manque chez moi, je garde tout "ça peut servir" et "un jour j'aurai le temps d'en faire quelque chose", c'est mon coté Caroline Ingall

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    1. (Je suis en train de tricoter pour Little Jo un pull marron avec un robot écru sur le ventre, style "Space Invader". Je ne suis pas très encouragée car je ne sais jamais si ce sera trop porté mais tant pis)

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    2. Ma nièce qui attend des jumelles pour Juin, m'avait demandé de lui tricoter quelques bricoles pour ses filles. Au terme d'un petit pantalon, j'avais une tendinite de la coiffe des rotateurs de l'épaule droite... Me restent donc un pantalon et deux brassières à faire qui risquent de n'être jamais terminés. Il faut dire que je n'ai jamais été une tricoteuse assidue.

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    3. En ce moment, je désherbe mes placards, mes tiroirs, mes étagères et le reste.

      Je balance ou je donne.

      Je n'ai pas cet état d'esprit de tout garder. Quand mon père est mort, il a fallu des semaines pour trier, pour décider ce qui devait être résolument jeté, vendu ou récupéré par des enfants "désirants"... Le tout avait provoqué aussi quelques bagarres.

      Je ne veux pas imposer tout ça à mes fils quand mon heure sera venue alors j'anticipe...

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  2. Tiens, tiens...Nous sommes presque sur le même registre. Pour moi, c'était dimanche: les dentellières! Parlons chiffons de temps en temps; ça fait passer.............!
    Il y a ici aussi, une dame qui travaille le "vintage" qu'elle agrémente avec art.
    Elle a sa boutique dans l'enceinte de la citadelle de Blaye. ça fait plusieurs fois que j'y passe et que je lui promets un article... Va falloir!!!
    Bonne journée Marie... J'espère que tu as de bonnes nouvelles du fils et qu'il se fait à sa vie parisienne
    Pour ma fille, c'est une nouvelle vie qui commence, à Kobé avec vue sur le pont Agashi
    Sans boulot maintenant, mais enfin réunis avec son amoureux...
    Hier, des mots comme "bébé heureux" font sauter de joie, mon coeur de maman.
    Mais l’inquiétude reste sournoisement en attente, (toujours)

    Bisous

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    1. J’ai vu. Je t’avais laissé un commentaire long comme le bras qui s’est envolé.
      J’y disais entre autre, qu’il y avait un regain de pratique un peu partout pour la dentelle aux fuseaux et ici en particulier. Ça m’énerverait « grave », je ne suis pas patiente pour ce genre d’activité.
      Je t’y disais aussi que les dentellières avaient des modèles sur leurs carreaux, elles n’improvisent pas, on le voit très bien sur quelques unes de tes photos.
      Chaque année, il y a une manifestation « dentelle » à la maison de retraite du bourg et c’est toujours très émouvant de voir les très très vieilles conseiller les plus jeunes, raconter leurs histoires de pratique qu’elles mêlent à l’histoire de leur vie… A l’époque, elles ne faisaient pas pour se distraire mais pour gagner trois sous alors que leurs réalisations étaient vendues très cher.

      Au terme de trois semaines maintenant, mon fils n’apprécie toujours pas Paris (et son nouveau job très moyennement pour l’instant). Il va tenter de s’accrocher quelques mois mais réellement la campagne et la mer lui manquent terriblement à mon petit sportif. Depuis son arrivée, il souffre à nouveau d’asthme alors qu’il n’en avait plus eu depuis des années. Entre la clim du boulot et la pollution de la capitale, il passe une partie de sa vie sous ventoline.
      Dans les choses positives, il déménage demain de son Airbnb complètement pourri pour un appartement superbe (une coloc de deux) dans un quartier particulièrement calme.

      Ce soir il me disait que ses bientôt ex-bailleuses, lui avait filé trois énormes briques pour fermer la porte sa chambre afin que le chat (l’homme de la maison, dit-il) ne vienne pas pisser sur son lit et sur ses fringues. Il m’a envoyé une photo de leur salle de bain commune (aux bailleuses, au chat et à lui...), je ne te dis que ça.
      Il habitait rue de Paradis, ça ne s’invente pas-:)

      Je suis heureuse pour ta fille, c’est formidable qu’elle ait trouvé le bonheur au bout du monde. Tu n’envisages pas de faire un saut de puce au Japon  pour aller la voir ?

      (le bébé heureux, c’est elle ou bien celui qu’elle couve ?).

      Je t’embrasse

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    2. Non,non...ce n'est qu'elle !!! je l'ai toujours appelé "mon bébé" (entre autres noms d'amour)
      Les distances sont difficiles à franchir pour moi, et elle préfère venir elle! mais justement, si elle faisait un bébé à elle, alors j'essayerai d'être près d'elle pour son accouchement... Mais ce n'est pas au programe pour le moment

      Pour ton fils, effectivement, valait mieux quitter le "paradis"!!!!!!

      Plein de bisous

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  3. De bien jolies réalisations,et de bien beaux visages....
    Mais c'est la toile sur le chevalet qui excite ma curiosité....elle avance?
    ou c'est ces fichues aiguilles à tricoter qui entravent sa progression?
    Bises du soir,on sent le vent marin qui annonce la pluie pour cette nuit

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    1. J'aime beaucoup aussi les visages, en particulier celui de la dame plus âgée qui joue les coquines pour le défilé...

      La toile n'avance pas beaucoup (le tricot j'ai arrêté, il faut que je trouve quelqu'un pour le continuer), j'ai repris l'acrylique mais sans trop de conviction. Je n'ai pas la frite pour grand-chose en ce moment.

      Il y a encore eu une mini-tempête cette après-midi et depuis il pleut
      des cordes. J'aimerais bien qu'il fasse un peu plus chaud, un peu plus doux, un peu plus tout...

      Chez toi la pluie a le bon goût de tomber la nuit, chez nous elle n'a aucune délicatesse -:)

      Bises ma mie

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