mercredi 14 décembre 2016

Entre chien et loup

Il y a des scènes, comme celle-ci, qui me chavirent d'émotion. 

Parce qu'il y avait simplement la vie dans ce bourbier au creux d'un vallon humide, parce que la lumière du crépuscule était belle, parce que ces bêtes  me regardaient avec bonté.


«L'herbe pousse sans qu'on la voie, entre nos pas elle noue le temps.»*

Pourraient-elles dire. 

(* Jean-Loup Trassard - Nous sommes le sang de cette génisse)

Et soudain j'ai été prise d'un ruminement intérieur plein de joie.






13 commentaires:

  1. Ahhhhhhhaha ouf, j'ai le plexus qui se desserre. Merci de cet aperçu qui fait tant de bien, des animaux qui peuvent vivre ensemble au fond d'un vallon. Sur toutes tes photos, il y a toujours une vache qui nous regarde. Voilà ce qu'ils peuvent faire pour nous, venir vers nous en nous traversant de leur calme regard. Nous faire comprendre que nous sommes vus, qu'un lien peut-être pourrait se créer. Intense et réconfortante cette rencontre.
    Surtout que hier soir, j'ai vu un documentaire éprouvant mais qui ouvre bien la réflexion sur l'élevage industriel et la pensée animale.

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    1. Ah Mademoiselle Lynxxe, nous parlions justement de toi avec Cham (nous étions inquiètes…).
      Alors si de simples images bovines et champêtres ont pu t’aider à desserrer un nœud (où qu’il soit), j’en suis heureuse.

      Tout ce que tu écris est vrai et je recherche aussi le fameux lien (encore hier avec un autre troupeau).

      Peut-être les animaux ressentent-ils cette quête  ? Pour autant il arrive qu’ils soient parfois extrêmement brutaux sans raison connue. Une jument d’ici a tué sa jeune maîtresse alors que les deux s’adoraient.

      Je n’ai pas regardé les documentaires dont tu parles, je n’ai pas pu. Je suis si souvent en conflit avec les paysans locaux (pourtant presque tous en élevage traditionnel) que je risquais de me fâcher une fois de plus avec une partie de mon environnement.

      J’enfonce le clou autant que je peux mais comment faire comprendre ?

      (je vais poster les vaches d’hier…).

      Bien à toi avec toute ma tendresse

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  2. Hier au soir, en rentrant de ma séance de Tai Chi, j'ai longé un pré où, près d'une mare, une vache solitaire me regardait sous la pleine lune, les autres étaient blotties un peu plus loin contre un tas de paille...la scène était empreinte de la même sérénité que tes photos...

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    1. Il m'arrive souvent de croiser un troupeau les nuits avec lune et c'est toujours d'une beauté à couper le souffle. Je ferme les yeux et je vois la scène que tu décris...

      Ce qui est curieux dans le cas de ces bœufs, c'est qu'habituellement ils viennent spontanément vers le curieux qui les approche alors que ce soir particulier, ils sont restés groupés, bienveillants mais moins curieux qu'en plein jour.

      Ça s'explique sûrement par leur mauvaise vision globale forcément encore diminuée à la presque nuit.

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  3. Quelles merveilleuses photos,un clair obscur superbe,des couleurs harmonieuses et de réelles émotions,du Rembrandt !!!
    A tes pinceaux dès que tu auras terminé ta grappe
    Bises et caresses de Pilou qui dort sur ma main gauche

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    1. Toutes les photos sont naturelles, aucune n'a été retouchée, c'était saisissant.
      Rembrandt n'a peint qu'un bœuf écorché il me semble, je n'ai jamais vu de vaches dans ses scènes champêtres.

      Je ne suis pas très douée à l'huile, je m'en colle partout, je ne pense jamais que : c'est pas sec !

      Et puis je crois que pour les fonds, il faut faire un glacis mais tu me diras...

      Profite bien de la joie qu'apportent les enfants petits ma Mie, ça grandit si vite tout ça.

      Bises douces

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    1. Géraldine (ou Brigitte), après la ménopause, les parfums aux phéromones ?

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  5. Le calme et la chaleur qui en émane et ce sens de solidarité quand les intempéries se font sentir...

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    1. Le temps n'était pas menaçant, il crachinait seulement.

      Ces bêtes particulières passent toute leur vie au pré, elles ne rentrent jamais dans une étable, elles ont l'habitude des intempéries.

      J'ai vu celles de mon voisin lors de grosses tempêtes, elles se collent les unes aux autres près d'une haie à l'abri des vents dominants.

      J'imagine qu'elles ne doivent pas forcément apprécier mais une chose est sûre, les vaches bretonnes ne craignent pas la pluie !

      Bon Noël à toi Thérèse, où que tu sois...

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  6. Nous avions un immense champ avec des vaches à lait pour la plupart et quelques taureaux... notre principal but étant de traverser sans se "faire prendre" et ultime défi: porter quelque chose de rouge...
    Mais le mot "solidarité" ressortait toujours quand je les regardais où quand je pensais à eux plus tard dans ma vie.

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    1. Tu as probablement raison, il y a certainement une forme de solidarité dans cette façon qu'ont les vaches de faire front contre l'intrus, de se regrouper en cas de tempête et même entre elles lorsqu'elles ont des veaux , il n’est pas rare que des petits tètent plusieurs vaches même si parfois ils se font sermonner avec vigueur. Elles protègent vraiment de manière groupée leurs petits.

      Mon voisin dit qu’il y a des liens très forts entre ses bêtes quand elles ont été élevées ensemble.
      Que le lien d’élevage est bien plus fort que le lien de race. Quand il va les chercher au pré pour la traite, il les appelle en descendant et ce sont toujours les mêmes qui ramènent le troupeau, les dominantes. Après suivent les « dominées » et puis les gamines qui ne donnent pas encore de lait mais qui apprennent leur boulot. Tout à la fin, il y a les rêveuses, celles qui musardent.
      Ce qui est marrant c’est que les dominantes donc, quand elles arrivent près de l’étable et qu’elles remarquent les retardataires, meuglent à fendre l’âme et les autres accélèrent enfin le pas.

      J’aime bien observer l’interaction des animaux entre eux (qui varie en fonction de la manière dont ils sont traités par l’homme), mais c’est vrai que souvent, je me dis qu’ils pourraient être des modèles pour nous dans leur comportement social.

      Je ne pense pas que je traverserais un troupeau où il y a des taureaux avec les vaches !

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