Conte
Marthe
habitait Bot-Cador depuis toujours. Elle y était née et avant elle tous ses aïeux de mémoire connue.
A
l'arpenteur de sentiers égaré, ce hameau d’une trentaine de
personnes éparpillées au creux d’un vallon aurait pu paraître
inhospitalier. Les maisons des Monts d’Arrée aux murs et aux
lourds toits de schiste, semblaient toiser le rare promeneur et les habitants eux-mêmes n’encourageaient pas la
convivialité ; ils ne s’y dérobaient pourtant pas lorsqu’ils
devinaient à travers le passant étranger, l’humanité du visage et
la sincérité dans la parole ou le
regard.
Le
visiteur élu n’oubliait plus la rencontre. Il la gardait en lui
comme un cadeau précieux. Longtemps après son retour, souvent il
pensait à cet échange qu’il avait eu un jour d’été dans
la montagne et chaque fois, une grande chaleur envahissait sa
poitrine.
Marthe
n’avait pas conscience de l’âpreté ou de la violence des
paysages, de la dureté des lieux bâtis, de l’austérité des
villageois. Elle ne se posait aucune question ni ne cherchait de finalité à sa vie. A la mort de ses parents, elle avait repris seule la petite exploitation
agricole. Pas un instant elle n’avait songé à la vendre. Elle
avait continué de marcher sur les chemins tracés pour elle par des
générations de paysans des Menez. Elle élevait quelques vaches,
une douzaine de poules et quelques moutons noirs. Elle cultivait son
jardin.
Elle
herborisait aussi et chacun venait la voir de temps en temps pour une
recette de tisane, de cataplasme, pour soi-même ou pour un animal.
Elle connaissait les vertus de chaque plante qu’elle appelait par
son nom breton et sa silhouette était familière bien au-delà de
Bot-Cador. A la bonne saison, elle parcourait landes, bois et
tourbières, le regard mobile et attentif, à la recherche de
quelques droséras qui calmeraient toux et bronchites de l’hiver,
de germandrées, de jusquiame ou de plantain. Mais bien plus que les
plantes, elle utilisait l’éternelle thérapeutique qui
consiste à s’intéresser autant à l’être qu’à ses maux .
Athée, elle n’avait jamais levé les yeux vers le ciel que pour
suivre la course des nuages et elle ne s’était jamais agenouillée
que pour frotter au savon noir le sol de sa maison. Pourtant, elle ne
manquait pas d’encourager Ronan, Pierre, Gwen ou Annaig à prier
les Saints Guérisseurs. Et aussi bien Saint-Kornelly, Saint-Herbot
que Sainte-Anne de Commana, avaient souvent fait bien plus pour eux
que toutes les médecines. Parfois même, elle recourait à la
légende et envoyait les jeunes femmes en mal d’enfant se frotter
le ventre contre les Noces Pétrifiées, ces mégalithes situées non
loin du Menez de Messire Michel.
Après
leur départ, elle souriait un peu de leur naïveté et de la persistance des croyances anciennes. Pour tous ceux de la
région, ces croyances se tenaient. Elles ne disparaissaient
jamais, se réactualisaient sans cesse autour des objets et des
lieux .
Elle
n’avait jamais eu l’instinct de nidification pour elle-même,
mais d’une certaine façon et quel que soit leur âge, tous étaient
ses enfants, au même titre que les animaux familiers ou sauvages,
que les arbres, les plantes et les pierres.
Elle
ne manquait pas d’apporter dans ses quêtes médicinales, un bâton
d’if dont elle frappait doucement le sol afin de prévenir la reine
du Yeun* , la vipère péliade, de son passage. Pourtant aucun reptile
ne l’avait jamais menacée. Il y avait comme un accord ancestral et
tacite entre la petite femme vêtue de noir et le ruban scintillant
des tourbières. Elle le voyait glisser sans frayeur à son approche,
ondulant délicatement hors du chemin pour lui laisser la place.
Une
fin d’après-midi, alors qu’elle regagnait le vallon, son sac de
jute tout gonflé de sa moisson de simples, elle vit une vipère
allongée comme un trait en travers d’un sentier étroit qu’elle
semblait souligner. Marthe n’osait enjamber le reptile et elle ne
pouvait non plus le contourner par le marais. Elle s’approcha. La
bête remua légèrement sa petite tête triangulaire vers elle et au
lieu du regard froid et inexpressif qu’elle s’attendait à voir,
elle découvrit deux yeux d’or effrayés.
La péliade haletait. La
tige longue de son corps était agitée de tremblements. A quelques
centimètres de la queue, Marthe vit une bosse sous laquelle
grouillait une masse confuse. Elle avait aidé à tant de mises bas,
à tant de naissances, qu’elle reconnût toute la détresse d’une
primipare. Il fallait parfois aider la nature et de sa poche, elle
sortit le petit couteau à greffer qui lui servait à glaner ses
remèdes. Sans plus hésiter, elle incisa l’abdomen de l’animal.
Aussitôt, un bouquet argenté de serpenteaux s’en échappa.
La
vipère se détendit, releva la tête et ouvrit la gueule. La femme
n’osait plus faire un mouvement. Elle voyait les crochets acérés
chargés de venin, sûrs et rapides à donner la mort. Alors l’anneau
brisé s’approcha de la main de Marthe, il la caressa longuement,
il s’enroula autour du poignet, puis du bras, il fit le tour de son
corps tout entier pour le reconnaître, il redescendit vers le sol
et il s’en alla.
Longtemps,
Marthe regarda le Yeun*.
Le soir était tombé et le vent murmurait de
drôles de choses sur les tiges dénudées des linaigrettes. Des
lambeaux de brume déchiraient l’air et la vieille femme n’aurait
pas été autrement étonnée de découvrir quelques lavandières de
la nuit au travers de la vapeur étirée, quelques korrigans au
détour d’un buisson épais. Toute rationalité avait disparu de
son esprit et elle comprit pour la première fois les charmes de sa
terre natale. Elle admit qu’elle faisait partie d’un tout,
éternel, immuable dont jamais elle ne serait exclue.
Il
lui semblait entendre, mélangé au chant du vent, celui des âmes
des ancêtres disparus qui l’encourageaient à approfondir sa
compréhension des mondes, sans méfiance ni appréhension.
Des
roches déchiquetées des Menez aux forêts aux lacs, du Yeun aux
landes et aux vallons perdus, la nature lui avait livré un grand
secret. C’était
un temple où Marthe avançait ce soir d'hiver, un temple dont les
piliers volaient, rampaient, bruissaient, fleurissaient, chantaient.
Imprégnée
de passé, ouverte à tout avenir, elle se sentit pour la première
fois intimement mêlée à la vie dans son universalité. Elle laissa
fléchir ses vieilles jambes, posa ses genoux sur l’herbe humide.
Puis elle écouta respirer la nuit.
-:-:-:-:-:-
Belles fêtes de fin d'année aux célébrantes et aux célébrants,
Tendres et douces pensées aux solitaires.
Et puis des tas de bises à tout le monde !





Une belle histoire comme je les aime ...et puis ces photos d' un temps pas si passé que ça ...:-)
RépondreSupprimerMerci Marie belle conteuse de nous avoir emporté au pays des landes sauvages ...
Comme toi , avec elle il fut délicieux ce moment où ensemble nous avons respiré un bout de ta terre aussi
Plein de bisous à ramasser sur l' herbe humide
L'intérieur de la maison fait partie d'un Eco-Musée local au milieu d'un bocage. Il y a la plus vieille demeure (construite en 1702 - première photo) et une plus petite et plus modeste dont l'intérieur a été aménagé comme ça se faisait dans les années 50-60.
SupprimerL'intérieur de la grande maison a conservé son aspect du 18ème siècle. Elle fait partie d'un corps de ferme (très important pour l'époque et la région), qui comprend écuries, étables, bergerie et deux fours à pain. J'adore cet endroit hors saison.
A la Toussaint, l'animateur du musée avait fait cuire un far dans les cendres du foyer (on se sert pour ça d'un faitout et pas d'un plat).
Aussi bien ici qu'en Beauce, j'ai connu des familles qui en étaient restées à cet aménagement minimaliste (une seule pièce pour tout faire).
Ravie de t'avoir fait voyager...
Tendres bises ma belle
Un conte à relire.
RépondreSupprimerDes mots que toi seule sait si bien mettre ensemble pour nous faire partager ta compréhension du pays qui est aujourd'hui tien.
Très impressionnée par ces grosses touffes de cheveux (8) si chaudes et accueillantes.
Quand même la phrase "Elle avait continué de marcher sur les chemins tracés pour elle par des générations de paysans des Menez." me trotte dans la tête. Y a t'il parfois une prise de conscience de cet état de fait?
Le pays qui est maintenant le mien a de sérieuses fuites, Thérèse. Il y a bien 3 semaines que je n'ai pas vu le plus petit bout de ciel clair...
SupprimerJour et nuit il pleut et il vente ce qui provoque sans arrêt des coupures électriques.
Les touffes sont gelées sur la photo et entre elles, il y a de profondes ornières pleines d'eau une grande partie de l'année. On ne peut pas aller où on veut dans les tourbières, il vaut mieux suivre les chemins balisés.
Les paysages de l'Arrée sont très "mystiques", ils séduisent immédiatement ou bien on éprouve une forme de peur ou de répulsion. Il y a des tas de gens qui ne supportent pas, surtout en ce moment.
Je ne sais pas s'il y a une prise de conscience au sujet de cette phrase, peut-être qu'on aimerait, simplement. Il n'y a plus beaucoup d'autochtones par ici, la vie y était trop difficile. Mais j'ai connu des vieux qui ne s'écartaient pas des traces anciennes, peut-être davantage par ignorance que par réelle conviction.
Peut-être encore, écrit-on ce en quoi on aimerait croire...
Bises et à l'an prochain
J'aime Marthe.
RépondreSupprimerJ'aime tout ce que tu nous as confié de ses ans,
de son ambiant, de son allant
et je me suis surprise à m'agenouiller à ses côtés
pour mieux l'écouter, elle, respirer son plein contentement.
Mais ta Marthe à toi,
elle a su donner le ton, la note
qui me manquaient pour me réconcilier ces marais, ces tourbières,
ces teintes, ce souffle et tout ce désordonné d'une nature
qui ne peut que s'apprivoiser
que j'aime mais qui, pourtant,
ne font pas aisément le réconfort de mes évasions.
(...Les miennes sont nées en Flandres).
J'aimerais encore me promener à ses côtés,
le gilet serré sur les brins cueillis,
l'oeil en attente, le mot rare
et l'heure prête à recevoir...
Si tes songes la croisent à nouveau,
ne lache surtout pas ta plume !
Ces envols là méritent tant le partage.
Merci Marie.
Lydaine.
Merci Mademoiselle Lydaine...
SupprimerTu sais, Marthe est un prénom récurent chez mes "héroïnes", à cause d'une poésie d'Henry Bataille lue en ma jeunesse :
Les doux mots que morte et passée...
On dirait presque des mots d'amour,
De sommeil et de demi-jour...
La plupart des mots que l'on sait
N'enferment pas tant de bonheur.
On dit Marthe et l'on dit Marie,
Et cela calme et rafraîchit. -
Il y a bien des mots qui pleurent
Ceux-là ne pleurent presque pas...
Marthe, c'est, au réveil, le pas
Des mères dans la chambre blanche,
C'est comme une main qui se pose,
Et l'armoire sent la lavande...
Il faut murmurer quelque chose
Pour se bien consoler, des mots,
N'importe lesquels s'ils consolent,
S'ils endorment et tiennent chaud. -
Ah! loin des meilleures paroles,
Les doux noms que Marthe et Marie,
Les doux mots que morte et passée...
Elle peut paraître un peu nunuche mais je ne sais pas pourquoi elle m'avait bouleversée. Peut-être que j'étais à la recherche, moi Marie,
de ma Marthe... Je ne l'ai jamais trouvée alors je me l'invente, je lui donne le beau rôle, celui qui sauve ou celui qui tient chaud quand tout est froid au dedans.
Pour le sourire : hier mon plus jeune fils courrait à la nuit presque tombée dans "nos montagnes" quand il a croisé trois jeunes gens (deux garçons et une fille vêtus, chaussés, coiffés et percés à la mode "gothique") qui étaient perdus et qui voulaient savoir où était le restaurant ??? Imagine un restaurant dans l'avant-dernière image...
Et en cette saison de très fortes pluies et de vent, ces paysages ne font pas non plus le réconfort de mes propres évasions. A vrai dire je ne bouge pas.
Je t'embrasse lointaine
Douce fin d'année à toi Marie.
RépondreSupprimerJe ne voulais pas m'étendre dans mon dernier commentaire mais je pense que certaines personnes évitent certaines questions intérieure par réflexe de survie et c'est mieux ainsi.
N'empêche que ces paysages, comme ces touffes gelées m'émeuvent et m'émouvraient si je me trouvais devant, tout en sachant que le soir je pourrais regagner la chaleur d'un intérieur.
Mais travailler à longueur d'année dans un environnement et des conditions parfois hostiles laissent matière à réfléchir.
Merci Thérèse, à toi aussi.
SupprimerJe ne sais pas si les gens évitent certaines questions par réflexe de survie, une grande partie d'entre eux ne se posent simplement jamais de questions, tu ne crois pas ?
Entre ceux qui ne s'en posent jamais et une autre qui ne fait que ça (tu vois de qui je veux parler...), peut-être vaut-il mieux en effet ne pas trop s'en poser.
Il n'y a plus aucune activité dans cet environnement, depuis longtemps.
Seulement quelques troupeaux de moutons parfois. Je connais une femme de 70 ans qui me disait que ses parents s'était chauffés à la tourbe jusqu'à sa propre adolescence. On n'extrait plus de tourbe aujourd'hui, sauf pour les démonstrations aux touristes.
Je t'embrasse.
Je comprends ce que veux dire Thérèse. Il faut parfois lâcher prise pour pouvoir accepter ce qu'en d'autres circonstances on n'aurait pas accepté et contre quoi on est démuni
SupprimerFlorence - Testé pour vous
RépondreSupprimerBonjour...Je suis encore sous la magie des mots et des photos...j'ai adoré l'histoire...cette femme qui semble si solitaire mais si entourée...fabuleuse histoire, vraiment...J'aime beaucoup beaucoup...j'ai l'impression d'avoir lu un instant magique, d'y avoir assisté...je t'assure que c'est vrai, que je n'exagère pas...merci :-)
Je passais te souhaiter une belle journée de noël...et c'est toi qui m'a fait passer un magnifique moment :-) Merci pour ce cadeau...et à très bientôt
Merci à toi Flo de ton passage amical.
SupprimerJe suis en mode hivernal en ce moment, petit moral, petite vie, petits pas vers les autres (voire pas de pas du tout). Peut-être que je me la joue également un peu feignasse..
Il y a aussi que toutes ces fêtes me gênent aujourd'hui, je n'ai jamais su me réjouir sur commande. Ça commence début décembre et ça dure jusqu'aux Rois.
Si j'avais comme toi ou d'autres des petits enfants, les choses seraient probablement différentes mais il se trouve que je n'en aurai pas. Mes fils ne veulent pas de descendance et j'avoue que je les comprends.
Réjouis-toi avec les tiens (d'enfants, on s'comprend), avec les petits des tiens et avec tous ceux que tu aimes.
Bises...
Ton histoire me court dans la tête depuis que je l'ai lue, c'est à dire dès que tu l'as publiée, accompagnée de tes images. Et je n'arrive pas à en parler. C'est cela sûrement les contes. Ils vous emportent, vous tissent d'étranges ressentis, tout en brume et en douce sauvagerie, bien difficiles à mettre en mots (la période ne m'incite guère aux échanges, j'avoue aussi, et quand la flemme s'en mêle...). Enfin, pour te dire que tu me fais voyager et aimer ce pays perdu, ses marais et ses hautes herbes couchées par les vents. J'aimerais bien découvrir l'Arrée, le pays mélancolique et mouillé, le pays du silence et du mystère. On y voit le ciel et, aux détours d'un sentier, peut se faire une rencontre aux yeux dorés.
RépondreSupprimerDes bises à toi.
Entre les gouttes de réseau (nous avons en plus le haut débit particulièrement lent ici) qui se font un peu la malle depuis une semaine, un signe d'amitié, d'une sauvage (que la période n'incite guère non plus aux échanges) à une autre.
SupprimerDes bises aussi, plein.
Marthe connait peut-être les plantes par leurs vertus et leur nom mais tu les connais toi aussi avec précision, Marie ; rien n'est plus parlant que d'employer le terme précis. Tu me fais penser par ce récit à la lande des Hauts de Hurlevent qu'Emily Brontë a si bien su décrire dans les saisons et la végétation (la bruyère)
RépondreSupprimerJ'aime bien ce hameau que tu nous donnes à voir, cette première ligne de maisons en dégringolade adossée à l'arbre (un fruitier peut-être, un noyer ?) à la pierre qui me fait penser à un coin près duquel habitait ma fille en Allemagne (pas loin duquel a été découvert le premier homme de Néandertal)
Toutefois il n'est pas besoin d'aller loin pour revenir au début du monde. Tu ouvres ta porte et tu y es. Il est des îlots ainsi près de chacun....
RépondreSupprimerJ'aime bien aussi le séjour-dortoir. Nous avons passé des Noëls dans un lieu pareil, qui est la bastide avant qu'elle soit aménagée, nous étions dans la partie qu'habitait les métayers, il n'y avait que l'eau de la source, le chauffage était parcimonieux, on trouvait de quoi allonger une paillasse pour dormir, on glissait une brique pour chauffer les drapas avant de s'allonger. Et on regardait la télé avec les enfants en respirant l'odeur des moutons qui étaient hébergés en dessous. On était dans la crèche !
Tes deux photos groupées à la fin du message sont magnifiques, on n'a pas besoin de trop de place dedans lorsque le vaste monde s'ouvre aux yeux dehors...
RépondreSupprimer(L'âne dont tu m'as montré la photo au milieu des moutons semblent s'y plaire, mon beau-frère, pas celui de la bastide mais celui qui est surnommé "le papé des ânes" et habite les Alpes de Hautes Provence, nous explique que les ânes détestent la solitude. Je lui ai demandé "et les chevaux". Il m'a répondu, les chevaux aussi détestent être seuls mais eux ils se résignent et ne font pas de bêtises. Un âne ne peut être seul au pré, il lui faut un compagnon quel qu'il soit...
RépondreSupprimerL'année se termine enfin !
RépondreSupprimerA l'année prochaine, Marie !
Bises
A l'année prochaine Lucie !
Supprimer(je serai plus loquace, promis...)
Je t'embrasse
Bonne et douce année Marie.
RépondreSupprimerEn effet j'avais retenu la leçon de Lucie à propos des ânes qui aiment être en compagnie.
Marthe... était ma grand mère, ma marraine, celle qui m'a tant appris dans les première année de vie...!
RépondreSupprimerTon conte a cette rudesse que j'aime tant retrouver dans les paysages comme dans les anciennes façons de vivre, les occupations, les foyers, les familles...j'ai presque senti la soupe dans le chaudron!!!
Que cette année t'apporte autant que tu peux accueillir
Bonne année 2016
Bisous
J'ai adoré ton histoire, j'espère que tu es publiée ?
RépondreSupprimer