Cette aprème je m'en vais à la poste (à 8 km) pour gueuler et sur le chemin aller, je croise ça :
Je ralentis, j'ouvre ma vitre de voiture, l'homme me sourit et je le remercie de cette vision qui a fait tomber ma colère :
La postière ne peut pas grand-chose pour moi donc je prends le chemin du retour un brin agacée. A quelques centaines de mètres du lac, je revois la roulotte arrêtée au bord de la route près d'une ferme isolée. Je pense immédiatement que l'homme a un problème, je gare mon auto grise et je vais vers lui. Or l'homme n'est pas seul, il est accompagné de "son cœur" :
| Un bien joli cœur... |
Ils n'avaient pas de soucis particulier, ils cherchaient de l'eau pour leurs chevaux.
Donc nous avons longuement parlé ensemble, la jolie dame m'a fait entrer dans la roulotte pendant que monsieur remplissait des bidons d'eau pour les chevaux.
J'ai beaucoup pensé à Mademoiselle Lynxxe et à son tonneau...
Je vais vous dire, ça tangue une roulotte, il faut s'arrimer, c'est presque aussi impressionnant qu'un voilier les jours où il y a du roulis. Et puis il y avait une jument dominante qui était un peu trop énergique (à mon goût) avec ses deux copines. Ils m'ont raccompagnée à ma voiture (que j'avais laissée au bord de la route avec le warning allumé, mes clefs de contact et mon sac à main...) et ils m'ont rejointe au lac (ils doivent y passer la nuit) où nous avons pris un café près du feu : DANS UNE ROULOTTE !
Peut-être est-ce parce que je ne sors pas souvent, mais ce moment passé en leur compagnie restera longtemps en moi, comme un cadeau.
Je répondrai aux coms des billets précédents plus tard, là et maintenant, je tangue encore.
Bonjour
RépondreSupprimerUn beau moment de vie ..exceptionnel dans sa qualité ..il faut juste prendre le temps de s'arreter et de partager ce moment !
Merci pour ce partage
Bises
J'aime bien ces rencontres sans lendemain (auxquelles je ne souhaite pas donner de lendemain...) par ce qu'elles laissent de rêve et de complicité.
SupprimerOn est juste dans l'instant et on ne saura jamais ce qui aurait pu éventuellement modifier notre perception immédiate.
Belle journée à toi.
super chouette comme moment ... un peu de poésie dans ce monde, en ce moment, ça fait sacrément du bien.
RépondreSupprimerOui c'est vrai bien que la femme ait remis quelques pendules à l'heure : la flotte, la boue presque tout le temps, les trucs qui cassent, les juments qui prennent peur (elles avaient la trouille des chèvres, des lamas et des sacs en plastique qui volent).
SupprimerMais oui, ça m'a fait du bien...
Merci Mel de ton passage
Quelle merveille et le portrait du "cœur" est magnifiquement réussi.
RépondreSupprimerLongue vie à la maison qui bouge et à ses habitants.
Belle intuition que tu as eue de t'arrêter ma Mine intrépide.
Bises humides et fraiches
A chaque fois qu'il s'adressait à elle, l'homme appelait sa compagne : mon cœur. A mon avis ils ne vivaient pas ensemble depuis très longtemps -:)
SupprimerJ'aurais pu rester bien plus longtemps mais j'avais envie de pipi (et ce ne sont pas des choses qu'on avoue)... Ça casse l'ambiance non ?
Mêmes bises (un peu plus qu'humides si tu vois ce que je veux dire)
Il faut vraiment s'aimer pour vivre ainsi même s'il y'a les superbes juments et ….internet!
SupprimerChez moi,c'est grand,j'ai des chats sympas et un internet pitoyable!!!! ; )
Bon appétit ma Jolie
On ne peut pas tout avoir... Mais inutile de préciser que je ne m'y verrais pas (même avec internet !)
SupprimerJe n'ai pas posé de questions mais il m'a semblé qu'il s'agissait d'un couple "recomposé" récent. Et puis elle ne l'accompagnait en permanence que depuis peu de temps parce qu'il avait eu un accident et qu'évidemment comme ils ne prennent pas les voies à grande circulation, pour les secours c'est limite...
Merci ma Jolie
Bonjour Mine Derrien , Une bien étonnante rencontre en effet ! Je comprends que votre colère (on en a tous un peu en nous c'est humain) soit retombé&e illico à la vue de cette charmante roulotte d'un autre temps . Étonnant et réconfortant de pouvoir vivre sa vie au rythme du pas de trois traits bretons; Un joli moment qui réconcilie un peu avec l'humanité ! MERCI !!
RépondreSupprimerJe n'en voulais bien sûr, pas à la postière qui n'est pour rien dans le fait qu'un mien chronopost (payé) se balade depuis je ne sais combien de temps sans que personne ne sache où il se trouve...
SupprimerTu sais, je crois qu'en ce moment il vaut mieux vivre des moments éphémères mais denses avec les gens que l'on rencontre, sinon on court le risque de les entendre proférer des horreurs qu'on n'a pas envie d'entendre.
Ils avaient internet dans leur roulotte, les gens...
Merci de ta visite monsieur le chanteur...
Touchée de te penser m'imaginer dans un tonneau roulant. Et d'avoir ainsi été un peu présente lors de cette belle rencontre. Des moments impromptus qui font du bien.
RépondreSupprimerLe tonneau peut-être, un jour, mais bien accroché au bord du paysage. Il me semble que je n'aimerais pas naviguer par les chemins. Le fait de ne pas avoir de racines et d'avoir été exilée de mon pays d'enfance me font rechercher la stabilité d'un toit. Remarque que cela n'a jamais résolu l'angoisse d'être de nulle part, alors qui sait si le vagabondage ne serait pas une libération ? Inutile de te dire que les chats ne sont pas du tout favorables à cette hypothèse ! :-)
('erzsdfyuçà!uèhyugvbyhjklmù') = Mister G te dit bonjour et salue le Ténébreux (il vient de marcher sur mon clavier de secours resté branché).
Tu sais que les finlandais commercialisent des tonneaux habitables pour ceux qui veulent jouer les "Diogène".
SupprimerJe n'aimerais non plus ni la roulotte (encore moins le tonneau), ni naviguer par les chemins. Comme toi je n'aime que les vrais toits et il me faut surtout un minimum d'espace vital. M'isoler quand j'en ai envie est une nécessité.
Je ne pense pas que le vagabondage soit une réelle libération (sauf si on a un fric fou), il comporte tant de contraintes pour toutes les choses de la vie matérielle et il faut faire face chaque jour à tant d'impondérables.
Lucie aussi est une exilée mais de plusieurs pays semble-t-il. Elle dit plus bas qu'elle a l'habitude de ne pas avoir trop d’amarres.
Moi je comprends que tu puisses souffrir de ton exil ancien. Dans des proportions bien moindres, j'ai quitté la région centre (où je ne suis plus chez moi) et je ne serais jamais d'ici. Les gens me le disent : tu ne peux pas comprendre, tu n'es pas d'ici...
D'où qu'on soit et où qu'on aille, c'est partout pareil, tu ne crois pas ?
Le Ténébreux remercie Mister G (je crois qu'il n'a pas chaud dehors mon sauvageon, il miaule dehors le soir mais il résiste toujours à la tentation d'entrer...).
Tout d'abord, je ne sais si je te l'ai déjà dit, cela me fait drôlement plaisir que tu mettes "après-midi" au féminin. Mon père le faisait donc je le fais et je me souviens qu'une prof de français de mon fils avait rayé ce féminin en rouge dans une de ses rédactions : le dico n'est pas fait pourtant pour les chiens, que diantre !
RépondreSupprimerUn pote journaliste me corrigeait sans arrêt quand j'employais "après-midi" au masculin alors que les deux genres étaient autorisés sans discrimination. J'ai fini par opter pour le féminin (même si j'ai toujours du mal parce qu'on dit bien "ce midi").
SupprimerL'académie française a tranché : le mot est masculin.
Donc il semble que pour avoir du style ou pour insister sur la durée, on emploie : une après-midi.
Mais pour suivre l'avis de l'académie : un après-midi...
Les journalistes nous formatent !
C'est de la déformation professionnelle...
SupprimerMon fils aîné est beaucoup dans le rédactionnel, il est susceptible / les mots ; par exemple il ne supporte pas que l'on dise que l'on va "sur" Paris. L'autre dimanche il m'a reprise car je disais "la" goulache, tiens j'ai vérifié, c'est masculin ou féminin. Je lui dirai à l'occasion
Je crois surtout qu'il est psychorigide ! Il n'accepte jamais ni d'avoir tort ni de se remettre en question...
SupprimerIl y a des tas de mots qui possèdent un double genre. Ici, il y a ce champignon qui bouffe les charpentes un peu partout : le ou la mérule... Les bretons disent : ya l'mérule... Je n'ai pas osé le prononcer durant des années parce que personne n'était capable de m'en donner le genre et qu'il ne figurait pas dans mon dictionnaire.
"Mon coeur" est le portrait craché d'une consoeur de mon mari. La beauté, l'humour, le talent ne met pas à l'abri de rencontrer un homme irresponsable. Heureusement, elle vient (l'an dernier) de se remarier avec un type adorable (avec un peu le sourire de Yannick Noah) que ses enfants apprécient beaucoup...
RépondreSupprimerTon com m'a fait rire parce que c'est ce que je pense plus ou moins finalement au sujet du voyageur.
Supprimer"La maison qui bouge" me fait penser au bateau ivre de Rimbaud
RépondreSupprimerJ'ai toujours été pas mal trimbalée alors j'ai l'habitude de ne pas avoir trop d'amarres. Je n'ai pas passé plus deux ans de suite dans une ville jusqu'à ce que nous arrivions dans la notre... il y a, bon en 1988. Coïncidence ou non, c'est l'année du décès de mon père
J'aime partir, et revenir... D'ailleurs mon tout premier souvenir est les bruits d'un port à travers le hublot d'un bateau sur lequel nous venions du Vietnam, à Djibouti peut-être, je devais avoir deux ans et demi
Je repasserai plus tard, il n'y a pas que la rigolade et les copines dans la vie, il me faut préparer le déjeuner (un hachis parmentier) ce qui est trop de travail à mon avis pour deux personnes, mais bon...
RépondreSupprimerEn attendant pour te remercier de ta merveilleuse rose d'automne, voici où j'ai passé la meilleure nuit de ma vie, cela sentait bon la paille et le foin, mon beau-frère lors d'une fête de famille nous y avait logés mon mari et moi : le van de ses ânes
(rassure toi nous avions un matelas)
http://2.bp.blogspot.com/_M5Teu5xaEY0/R5elMARcTQI/AAAAAAAAA9U/MEHZpyMQ-GY/s640/23.01.08RERA.jpg
I'm back !
RépondreSupprimerJe regarde tes photos et je me demande si tes amis se promènent avec un abreuvoir dans leur roulotte
J'en ai vu un en Normandie derrière une haie chez des amis >
http://cergipontin.blogspot.fr/2009/01/quiberville-76-la-mare-pound.html
Cela me fait rire que l'on soit en roulotte ou en caravane c'est comme si on était un escargot avec sa maison sur son dos. Nous avons pratiqué la cara lorsque les enfants étaient petits, cela permettait de faire un rond avec frères, belles-soeurs, amis, cousins, c'était sympa surtout pour les enfants et le soir chacun chez soi. Ensuite les enfants ont eu des tentes et on mélangeait les enfants... Enfin nous sommes partis avec des tentes et voyagions "légers" : pas de table, de chaise, pas de frigo... Et les amis et les frères belles soeurs étaient toujours avec leur cara pas dans le même camping que nous car c'étaient des enseignants, ils avaient plus de vacances et ils allaient au GCU alors que nous on étaient au camping municipal
Je n'ai pas vu d'abreuvoir mais il y avait peut-être une grande bassine quelque part.
SupprimerNous avons eu quelques années, un petit camping-car et je crois que j'aimais encore moins ça que le camping. Les enfants n'aimaient pas non plus parce que ce qu'aimait mon mari (et il aime toujours), c'était rouler. Nous n'avions non plus personne à retrouver. Qu'est-ce que j'ai pu m'ennuyer.
J'ai eu l'occasion de passer un peu de temps avec des personnes qui ont traîné leur bosse en roulotte avant de la poser et de construire leur maison autour. Et ils se sont tant enracinés qu'ils ont créé un merveilleux jardin, pas si loin de chez toi en Grande Brière dans le marais, le jardin du Marais d'ailleurs >
RépondreSupprimerhttp://voyage.michelin.fr/web/destination/France-Bretagne/actualite-Les_jardins_du_Marais_Herbignac_Loire_Atlantique_
Lorsque tu rencontres des gens qui ont une vie qui sort de l'ordinaire, plusieurs vies même, il faudrait prendre des notes pour te souvenir...
Bises, Marie ! A la semaine prochaine !
Je connais la Grande Brière et ses marais (mais ce n'est pas vraiment près de chez moi).
SupprimerJ'y avais retrouvé une tisserande magique que j'avais connue à Belle-Île.
Ça me fait rêver... Je crois que j'aimerais passer un moment tel que tu l'as vécu.
RépondreSupprimerQuand j'étais enfant et qu'avec mes parents nous croisions une roulotte (des gitans en Touraine), mon père disait qu'il aimerait partir en vacances ainsi... Depuis 15/20 ans, mes parents ont un camping-car. d:-)
Bien sûr que ça fait rêver Cristophe, ça réveille l'enfant qu'on a été et ça fait du bien.
SupprimerEt puis on réfléchit...
Quel cadeau du jour, pour toi et pour nous qui passons te lire.
RépondreSupprimerUn après-midi de travail, une après-midi de plaisir, de rencontre…
Aucune expérience dans le domaine, mais alors aucune sinon par l’échange verbal et la lecture.
:-)
SupprimerEux aussi ont une boîte aux lettres. Coup de cœur pour cette photo là.
RépondreSupprimerOui... C'était pour la déco, elle ne servait évidemment à rien.
Supprimerréconciliation avec l'humain, le monde, les gens les bons, les méchants....... oh oui! quel cadeau!
RépondreSupprimerAurai-je arrêté ma voiture? je ne sais pas... j'en doute...
Mais tu l'as fait et ça Madame, c'est s'offrir une douceur, caramel au beurre salé!!!
Dimanche, j'ai revu cet endroit où ma famille et moi avons vécu il y a cinquante ans... c'était plus petit , c'était plus délabré... cette masure pleine de gaieté et d'amour est devenue un lieu de bringue et "boustifaille" pour des chasseurs... ! c'est triste? non! c'était encore un de ces bonbons qui m'inonde de reconnaissance parce que j'ai pu revenir voir nos pas dans le sable, et le vieux chêne où on se balançait... un moment magique!!!
Dans l'horreur des temps, vivre cette merveilleuse simplicité est un bonheur incommensurable!!!
Qu'elle est jolie "son coeur " à cet homme heureux........................!
Bisous Marie
Je n'ai jamais eu peur des gens quels qu'ils soient. Et puis j'ai toujours été très curieuse de la vie des autres.
SupprimerQuand mon père est mort et que nous avons vendu notre maison d'enfance (qui était louée depuis des années), j'ai ressenti la même chose : Que c'était petit !
Tu sais, la "merveilleuse simplicité" est quand-même assortie de tant de problèmes matériels qu'elle ne me tenterait guère.
Un bon billet dans la lignée du précédent que je relis avec plaisir.
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