jeudi 29 octobre 2015

Respiration


Depuis le 5 octobre, j'avais cette fichue cage à trappe destinée à capturer le chat étoilé. Il avait fini par s'y habituer et il pénétrait à l'intérieur sans crainte.


Lundi  j'ai affreusement abusé de sa confiance et j'ai réussi à l'enfermer pour l'emmener au cabinet vétérinaire (aux fins de castration, d'identification  et de vérification de sa p'tite santé = pour son bien ?).

Je leur avais dit qu'il était sauvage, je me demande à quoi ils s'attendaient tous parce que ce sont eux en principe qui stérilisent une partie des chats libres de Morlaix.

Bref, le bel animal terrorisé leur en a fait voir, il a même été blessé  pendant la bagarre (il a dû être recousu) et ils n'ont pas vraiment eu envie de l'examiner réveillé. Je l'ai récupéré mardi. La cage était placée près de chiens hospitalisés qui hurlaient, ce n'est donc pas étonnant qu'il n'ait pas été plus coopératif que ça (ils m'ont dit que c'était un démon, mon chat un démon...).

J'ai dû le ramener dans la fameuse cage (pas question de le manipuler pour le mettre dans la caisse de transport) et le relâcher dehors. Dès que j'ai ouvert la trappe, il est parti comme une flèche vers la forêt, je ne l'avais jamais vu courir si vite. J'ai pensé immédiatement que si je l'avais libéré dans la maison, il se serait fracassé la tête dans les baies vitrées.

Depuis, il restait invisible (il avait le ventre vide depuis lundi matin) malgré mes appels désespérés. De plus il tombe des cordes depuis mardi.

Et tout à l'heure, il est arrivé plutôt méfiant (je le comprends), il a augmenté à nouveau sa distance de sécurité mais il a l'air parfaitement valide.

Comme me l'a dit Mademoiselle Lynxxe : rien ne vaut l'appel de la gamelle ! Elle avait raison. Et pour manger, il a mangé (et dans l'entrée)...

Finalement, peut-être que je ne pourrai jamais l'approcher, peut-être que je ne connaîtrai jamais la douceur de son poil mais j'aime assez l'idée qu'il ne soit pas un laquais, qu'il conserve sa part sauvage, qu'il demeure « le chat qui s'en va tout seul ».

Ce contact visuel qu'il m'offre, cette observation dont je suis si souvent l'objet me suffisent.
Photo du 15 octobre. Un de ses endroits favori par temps clément : il m'observe quand je suis assise à mon bureau.
Pardonne-moi mon bel ami. 

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Pour Mademoiselle Lynxxe (une connaisseuse...) 



36 commentaires:

  1. Ah OUF, contente je suis. Tu vois, il est revenu ton StarSailor. Et... pas seulement pour la gamelle (même si c'est sûr qu'elle compte beaucoup). Mais... il y a l'amitié.
    De douces pensées.

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    1. Même si je ne suis pas sûre de l'amitié, je suis heureuse qu'il ait repris ses quartiers extérieurs. Sa silhouette discrète me manque lorsque je ne le vois pas.

      Ce matin, il mangeait dans l'entrée quand un courant d'air a fermé la porte extérieure.
      Il n'était pas moins terrorisé que dans la cage.

      Il se cognait partout, il a lacéré les rideaux de bas en haut.

      Mon fils est sorti, il a réussi à ouvrir la porte (du dehors évidemment) avec un balai.
      Et puis à nouveau fuite désespérée du beau ténébreux.

      J'aimerais ne plus jamais provoquer chez lui ces terreurs de l'enfermement.

      Le vétérinaire lui donne plus ou moins trois ans. C'est miraculeux qu'il ait réussi à survivre aussi longtemps, qu'il ait pu résister à tout y compris à l'hostilité du voisinage élargi et des chasseurs. Peut-être est-il arrivé à la maison parce qu'il était au bout du rouleau.

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    2. Tu as le plaisir des jeux dans les yeux. Ce "démon" (pfuh, quelle idée) est un peu ton daemon.

      Ces bestioles ont l'art des réactions démesurées. Cela ne présage pas de la suite. La première fois où j'ai surpris le tigré, de nuit, dans la maison, c'était panique à bord : pipi de trouille, file comme un dératé en dérapant sur le sol, se cogne, ne trouve plus la sortie, re pipi, et finalement s'enfuit comme un fou dans le jardin. Je me croyais la fée Carabosse. En fait, il s'est avéré être très câlin. Ce sont de grands sensitifs impressionnables qui peuvent rester imprévisibles dans des circonstances inhabituelles ou qui attentent à leur sacro sainte indépendance.. Comme tu dis et fais, se débarrasser de toute velléité d'apprivoisement est l'attitude la plus adaptée (héhé, en plus rien de tel pour les galvaniser au rapprochement !) (et ce ne sera pas une aliénation, il aura décidé).

      Cette super vigilance du beau Ténébreux le protège, c'est sûr. Je crois qu'avant d'arriver chez toi il t'avait déjà bien observé, de loin.

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    3. Oui c'est tout à fait ça...

      Je n'avais jamais eu à faire face à un vrai sauvage de près alors c'est vrai que ça m'a vraiment déstabilisée (mais certainement pas autant que lui).

      Parfois je ressens sa trouille (celle de Julle aussi lorsqu'elle n'est pas tranquille pour une raison ou l'autre et avant elle, celle de mes deux disparus prématurément), c'est palpable.

      Il revient plus régulièrement et plus calmement depuis quelques jours, il m'écoute à nouveau lui parler à 60 centimètres...

      Le tigré c'est Charlie-Robert, le faux sauvage ?

      Tu sais que Cham a encore trouvé un chat dans son jardin ? Un magnifique rouquin tout gentil et câlin.

      Alors je guette (on peut rêver...).

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    4. Je viens de voir l'Apollon de Chamamy, c'est une beauté de rouquin.

      Ce n'était pas Charlie-Robert des Eglantines (excusez du peu) cette fois ci (mais il s'est comporté idem, et même pire), c'était Monsieur Garfield, le jeune chat tout ce qu'il y a de civilisé des voisins et qui à présent s'est complétement installé chez moi (enfin, c'est ce qu'il me raconte).

      Comment ? Tu guetterais un un mistigri câlin dans ton jardin ? Mais mais mais, attention ! Le bel Ulysse va te déclarer sa flamme un de ces quatre matins.

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    5. Oui il est beau... (et en plus c'est un chadou, un vrai, qui est arrivé tout apprivoisé-la chance).

      Merci pour la précision, entre Charlie-Robert des Eglantines et Monsieur Garfield, je me suis un peu égarée (donc mille pardons).

      Mon bel ami couleur de suie n'évolue guère dans ses rapprochements. Il ne vient plus manger (toujours dans l'entrée) que le soir à la nuit déjà tombée et même quand il ne pleut pas (ce qui est assez rare) je ne le vois pratiquement plus dans la journée.

      Entre Julle qui est une pipelette bêcheuse et ce Roméo-muet qui me fait des yeux doux mais seulement à partir d'un mètre cinquante, alors oui, si je trouve un mistigri câlin, je me le garde !

      Il y avait une magnifique chatonne à adopter dans un refuge à Morlaix, nous complotions avec Thibault mon fils chatophile pour l'introduire mais le mari a piqué une crise démentielle.

      J'aurais dû dire que je l'avais trouvée...

      (j'ajoute la choupette en photo à la fin du billet, tu me diras ce que tu en penses. J'en rêve la nuit de cette gamine...).

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    6. (Zut, j'ai laissé filer mon commentaire à la trappe ! je recommence.)

      Waoouuuuhhh l'est trop belle. THE chat dans toute sa splendeur ! Est-ce que tu crois qu'un Père Noël en goguette ne l'aurait pas, comme ça en passant, déposée dans ta cheminée ? C'est une belle histoire non ? Comment un mari y résisterait.

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  2. Je crois que tu as fait tout ce que tu pouvais pour lui. Les souvenirs liés à ce moment très douloureux vont s'estomper, remplacés par une redécouverte de ton univers qui, du coup et par comparaison, lui paraîtra tellement plus agréable. Et sa castration va sans doute apaiser certaines tensions.

    Sans vouloir te faire le coup du petit Prince et du renard, il me semble que les moments prochains vont être très intéressants et porteurs de petits bonheurs, de part et d'autre.

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    1. J'ai essayé de faire mais ai-je réussi ?

      Après son épisode du matin, il est revenu ce soir comme un vrai chef.

      J'ai renoncé au fait de l'amadouer davantage, je ne veux pas l'asservir. Libre il est, libre il restera s'il le souhaite. Je le nourris, je l'abreuve et je lui parle gentiment (tu m'entendais...);

      Tous les amoureux des chats te diront qu'ils ont une personnalité exceptionnelle. On peut comparer les chiens qui nous ont accompagnés, les chats sont incomparables.

      "il me semble que les moments prochains vont être très intéressants et porteurs de petits bonheurs, de part et d'autre."

      C'est tout ce que je souhaite mais sans aliénation...

      Merci à toi



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  3. "On ne peut les sauver tous" cette phrase est tirée du livre que je viens de finir, une bluette agréable "demain est un autre jour" de Lori Nelson Spielman que ma fille vient de me prêter...
    Prends et donne ce que monsieur chat désire c'est lui qui, faible mais voulant être fort, donne le tempo.... Mais tu ne dis pas s'il a été stérilisé ? J'imagine que oui.

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    1. Moi j'aimerais pouvoir les sauver tous (et pas seulement les chats...). Je me suis déjà essayée a trois réfugiés tchétchènes et à une petite plus ou moins SDF perdue... J'ignore ce que l'une et les autres sont devenus (pour les réfugiés j'en ai une petite idée, hélas).

      Bien sûr qu'il a été stérilisé, il revenait parfois aussi amoché que Rocky Balboa...

      "Prends et donne ce que monsieur chat désire c'est lui qui, faible mais voulant être fort, donne le tempo"

      Jolie phrase Lucie, pleine de sagesse.

      Je t'embrasse

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    1. Je ne te le fais pas dire !

      (tu n'es pas friande de nos bestioles favorites Thérèse ou je me trompe ?)

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    2. Tu n'as pas tout à fait tort et pourtant, petite, j'ai vécu avec des chats, va savoir...

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    3. On ne peut pas tout aimer ni aimer tout le monde Thérèse, c'est comme ça. Personnellement je ne supporte ni les chenilles ni les papillons...

      (et un certain nombre d'autres choses !)

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    4. Amusant pour les papillons de nuit, je me suis laissée surprendre hier ou plutôt avant-hier, dehors, par un papillon de nuit ("moth" en anglais qui se traduit également en français par "mite") qui est tombé inerte à mes pieds, j'avoue avoir eu une petite peur et m'être demandée pourquoi.

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    5. J'ignore pourquoi j'ai peur des chenilles, c'est une véritable phobie. Je dis toujours qu'on me ferait cavaler au bout du monde avec une chenille aux fesses.

      Il y en a d'énormes et affreuses ici (la plupart sont des chenilles de sphinx divers), il y a aussi celles qui vivent en nid dans les orties (des centaines par nid), des processionnaires et puis ces cochonneries de piérides qui dévorent tout.
      Nombreuses sont celles qui possèdent des poils extrêmement urticants.

      Par extension, et même si j'en ai moins peur, je crains les papillons qui sont des chenilles évoluées et dont le corps n'appelle pas non plus le baiser... Ceux de la nuit me donnent des frissons.

      D'où l'intérêt d'avoir une petite chatte qui elle les adore et les bouffe tout crus !

      Tu n'avais jamais eu peur auparavant ?

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  5. Qu" elle est belle cette histoire ...respecter la liberté de l' autre ...l' aimer pour ce qu' il est ...
    Tout passe par le regard , ses yeux et les tiens ...c' est trop beau ...
    Je suis sure qu' un jour il te laissera découvrir la douceur de son pelage ...:-)
    Plein de bisous petite-grande Marie

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    1. J'ignore Mathilde, si je pourrais un jour le frôler (à moins d'avoir envie de perdre une main parce qu'il est réactif le garçon) mais l'essentiel c'est qu'il soit là à portée de regard et de cœur.

      J'ai pensé à toi l'autre jour, au refuge animalier le plus proche, il y avait une grande chienne croisée berger de 7 ans, abandonnée par des héritiers à la suite du décès de son humaine, une vieille dame.

      La pauvre était terrorisée par son nouvel environnement.

      (et je me disais que ce serait une gentille compagne pour toi...).

      Tendres bises ma payse

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  6. Tu l'as enfermé mais tu l'as liberé,il trouve près de toi une pitance régulière et une Julle accommodante ,qui sait s'il surmontera sa terreur de l'enfermement et cette prudence qui lui a sans doute plus d'une fois sauvé la vie,la campagne et ses habitants sont rudes et parfois impitoyables.
    Bises de tous les saints,y en a-t-il un qui s'occupe particulièrement des chats errants?

    On cherche un nom pour le dernier arrivé,le roux tout doux….calin et voleur,adolescent un peu trop enthousiaste quand il joue avec le tout jeune Pilou.

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    1. Les saints tu sais, s'ils ont une réalité, ils doivent fort à faire en ce moment avec les errants de toute sorte...

      Mais j'ai un joli nom de rouquin pour ton adolescent tout doux : Vincent (comme Van Gogh), non ?

      (faudra juste faire attention à ses oreilles...)

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    2. Le chat norvégien roux d'amis s'appelle "Vestris" en l'honneur d'un danseur.

      http://cergipontin.blogspot.fr/2008/01/vestris-chat-des-forts-norvgiennes.html

      "Sa chevelure rousse le fit surnommer il Prete rosso, « Le Prêtre roux »" dixit Wikipékia à propos de Vivaldi et surtout Frédéric Lodéon que j'écoutais sur France-Inter le nommait ainsi ; "Vivaldi" serait un beau nom pour un rouquin

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    3. (Ton sombre chat des étoiles, a-t-il un nom ?)

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    4. Le chat norvégien fait partie de mes félins rêvés... Mais je refuse d'acheter un animal alors qu'il y en tant d'abandonnés.

      Le chat étoilé n'a pas de nom. Je l'appelle p'tit Chat, mon garçon, bonhomme... Dès qu'il entend ma voix il arrive et dès que j'appelle la chatte Julle, il arrive aussi. Mon plus jeune fils l'avait baptisé Roméo mais je crois que ça ne lui plaît pas -:)

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  7. Hé ! Ce p'tit diablotin prend goût à la gamelle, s'pas !
    Puis il a le bon stress : réactif et aussi hargneux que fuyant.
    Prudent, il sait pourtant oser le risque et renouveler l'expérience.
    Et voici ce solide gaillard soigné, moins dépendant de sa libido
    et assuré d'un couvert.
    Voilà une affaire rondement menée !
    Vrai, à plusieurs, c'est moins rude à vivre
    mais m'est avis que d'ici quelques semaines d'observation
    et de tests retentés, son sens pratique repu (vital pour lui, ça !)
    saura faire place à plus de copinage.
    Tu as rudement bien fait et c'est aussi heureux que plaisir
    de savoir ce moustachu sous tes bons soins.
    Dis... Tu ne lui chercherais pas le p'tit nom ?
    J'aime l'humour que tu mets à l'ouvrage !
    Je te laisse à ce superbe soleil automnal,
    ton p'tit pote en devenir doit apprécier !
    Nous, on s'en régale tant que ça nous prend le plus gros de nos heures,
    d'où mes absences...
    Une toute belle journée à toi,
    Lydaine.

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    1. Merci Lydaine de ton passage ! Mais ça ne me dit pas comment laisser des mots doux sur un espace qui ne comporte pas de case dédiée...

      Je ne sais pas si le bel animal acceptera un jour davantage qu'une gamelle et une présence distante (il vient tous les jours depuis début juillet) mais une petite précision :

      - Il n'est pas hargneux !

      En situation normale, c'est le plus doux et le plus attentif des chats. On n'a pas besoin de toucher pour savoir ça, parfois. Je suis évidemment frustrée parce que très tactile mais j'ai été moi-même si longtemps sauvage que je peux le comprendre.

      Le superbe soleil automnal a fait place à la pluie coutumière ici, c'est une pitié. Nous sommes entrés dans les mizou du (les mois noirs) comme on dit chez nous, et ce fichu changement d'heure n'arrange pas les choses.

      @ tout bientôt (ou à un autre jour)

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  8. Bonjour
    Une histoire pleine de tendresse , les chats savent bien vers qui revenir
    Il a du avoir très très peur en fait d'ou son agressivité
    Mais voilà il va reprendre doucement ses habitudes
    Bravo à vous
    Bonne journée

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    1. Je suis tombée en amour pour ce chat perdu et blessé, je n'ai donc aucun mérite...

      Merci Claudine de votre passage.

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  9. Ah les bébés sans nom, et ceux aussi qui n'ont guère eu le temps de vivre, qui sont sur un livret de famille cependant parce qu'ils ont respiré à peine... Aujourd'hui on leur accorde plus de place, et on leur donne un nom. J'ai lu Marguerite Duras dire qu'on ne lui avait pas même permis de voir son enfant... A un e expo au musée de l'Homme avant qu'il soit fermé pour rénovation j'avais été voir une expo temporaire avec une amie, je ne sais plus comment elle s'intitulait, il me semble qu'elle traitait d'enfance, il y avait un petit endroit isolé qui diffusait des images à propos de ces naissances, du recueillement des parents avec leur enfant décédé. Mon amie a attendu 8 fois un enfant, elle en a 5 au livret de famille, mais elle n'en a élevé que 3. Le l'ai laissée seule, un grand moment et je crois que ces images lui ont fait du bien....

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    1. Ça ne m'est heureusement pas arrivé Lucie mais je ne crois pas que j'aurais souhaité
      faire figurer un enfant à peine terminé ou mal terminé sur un livret de famille. Non parce que je l'aurais renié mais pour sa fratrie. Mon premier frère est mort à 9 mois et jusqu'à la naissance de ma sœur cadette, j'ai eu le sentiment de ne pas avoir de mère.
      Tant de femmes vivent tant dans ce deuil (ou ces deuils) qu'elles en oublient parfois les vivants.
      En Bretagne, on photographiait les bébés morts et on accrochait leurs portraits sur les murs de la salle de réception (souvent la salle à manger) avec les autres défunts. Chez certains vieux, ces portraits y sont encore.

      Je sais que la loi a changé relativement récemment et qu'a partir du moment où il y a certificat d’accouchement, c'est possible mais de là à leur donner un état civil, je l'ignore.
      Autrefois, pour inscrire un enfant mort, il fallait qu'il soit né après 22 semaines et qu'il pèse plus de 500 grammes. Au dessous, il n'était qu'une "pièce anatomique".

      Les mots sont souvent terribles pour en parler, peut-être davantage que le fait en lui-même.

      Je comprends tout à fait que ton amie ait éprouvé cette forme de paix ou de reconnaissance dans le recueillement avec d'autres parents. Ma mère disait qu'il n'y avait rien de pire que de perdre un enfant, jusqu'à sa mort elle a évoqué Jean-Luc.

      J'ai visité quelques petits cimetières ces temps derniers et nulle part je n'ai vu d'espace dédié aux "anges". Peut-être y en a-t-il seulement dans les grandes villes.

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    2. J'ai vu aux US de tels endroits appelés "jardin d’innocence". (traduction littérale)

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    3. A Chartres, l'endroit était appelé cimetière des innocents.

      Donc c'est courant aux US ?

      Il y a un "carré" à Thiais, entièrement destiné aux décès périnataux et aux petits enfants. J'ai lu qu'au Canada aussi ça existait.



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    4. J'avoue ne pas être tatophile mais parfois au hasard de nos déplacement, attirée par les murs qui semblent détenir le rôle de cacher quelque chose, je franchis la porte d'un cimetière.

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    5. Tatophile Thérèse ???

      J'ignorais bien sûr ce mot. Je cherche donc sur l'internet immensément grand et savant et nulle part je n'en trouve de définition.

      Puis j'arrive sur un site : Le Landru des cimetières (le taulier s'appelle Philippe Landru). Là dans les coms un mec demande l'étymologie du terme "tatophile" et Philippe Landru de répondre :

      "Le mot tatophile n’existe pas : il est utilisé par des journalistes qui n’y connaissent rien ! Le vrai mot est taphophile, qui désigne l’amateur de « tombes » -même étymologie qu’épitaphe, du grec taphos, qui évoque la notion d’enterrement (thaptô, enterrer). Stricto censu, c’est déjà une orientation dans la mesure où le mot « tombe » lui même vient du grec (du grec ancien tymbos qui désigne la butte de terre). On pourrait donc nous appeler les tymbophile (mais on nous dit déjà assez timbrés comme ça) !

      Pendant longtemps, on nous a appelé nécrophile, ce qui était évidemment malheureux dans la mesure où la nécrophilie est une perversion sexuelle et que ce n’est pas l’amour du cadavre qui guide la plupart d’entre nous. Ainsi s’est imposé, depuis environ 20 ans, le terme de taphophile.

      Bertrand Beyern lui préfère le terme de nécrosophe, ce qui correspond mieux à ce qu’il attend des nécropoles, à savoir une source de méditation et de sagesse de la vie, un ars vivendi répondant à l’ars moriendi. Si le terme est connu, il ne s’est jamais imposé.

      Néologuons dans les alpages : moi qui décrit les cimetières par le menu, je suis un taphographe !"

      (le paragraphie entre parentèses est du copié-collé).

      Wiki dit : Taphophile qui aime les cimetières et les tombes mais aucun dictionnaire plus sérieux ne reprend.

      Ce n'est pas grave.

      Quand j'écris que j'aime bien les cimetières, ça ne veut pas dire que j'y passe mon temps. Mais ce ne sont pas des lieux qui m'angoissent ou qui m'effraient, ils sont généralement calmes, bien décorés et apaisants. Je peux y méditer sans problème. Les vieilles haines comme les amours les plus turbulents y reposent. Ils peuvent aussi être fort intéressants au plan historique (et au plan historique local je ne te dis pas).

      A Chartres, il y avait des chapelles funéraires monumentales avec un nombre de locataires incroyable ; il y avait aussi bien sûr, les tombes un brin mégalomanes des hommes politiques qui avaient marqué la commune EN LEUR TEMPS.

      S'il y a des tombes infiniment émouvantes il y a aussi la folie des grandeurs des hommes (moi j'ai la plus grosse...) et de quoi qu'on parle -;) quelques années plus tard qu'en reste-t-il ?

      Comme chantait Alain Souchon : Dérision de nous dérisoires...

      Moi j'aimerais être cramée et saupoudrée sur les lieux que j'ai profondément aimés et où j'ai réussi à être un peu heureuse.

      Et aucun taphophile ou nécrosophe ne pourra venir me marcher sur les pieds;

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  10. :-)
    Un terme souvent employé aux US où j'ai fait sa connaissance, en effet en cherchant je n'ai pas trouvé de définition!
    J'ai adopté depuis longtemps ta position de prendre un jour l'état de cendres et d'aller fortifier la nature dans un lieu paisible.

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    1. Même si nous savons bien que la crémation ne fortifie pas l’atmosphère, Thérèse...

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