Depuis le début du mois
d'octobre (à ce qu'il semble, c'est à cette époque qu'il a été
aperçu pour la première fois), un chat noir adulte totalement
sauvage a élu domicile dans la ferme d'à côté. Il vivait dans les
ballots de paille et les rounds de foin, tout près des porcelets
naissants et de leurs mères, à proximité des génisses de 2014
maintenant au pré.
Mais les hommes de
la ferme n'apprécient que très moyennent les chats (les leurs) et
pas du tout les "étrangers". Lorsqu'ils m'ont parlé du noir je les ai
instamment priés de ne pas le chasser ni de lui faire de mal...
Bien que je sache qu'il
était toujours présent, jusqu'au 20 avril je ne l'avais jamais vu.
Ce matin-là il faisait
beau, la petite Julle enfin remise arpentait son territoire quand il
est arrivé. Comme elle ne le chassait pas, j'ai cru qu'elle allait
s'en faire un pote. Oh il gardait ses distances, il n'empiétait pas,
un élégant matou, un bien élevé.
| Le 20 avril |
J'ignore ce qui s'est
passé entre eux mais je n'ai plus revu le vagabond jusqu'au 23
mai. Comme la chienne était malade du foie, je devais lui mélanger
ses croquettes à 100 Euros le sac avec de la pâté à deux balles
pour qu'elle consente à manger. Prune bouffe comme un goret, elle en
fiche partout, elle a toujours été comme ça. Avec des croquettes
ça pouvait aller mais avec la pâté mêlée c'était l'horreur.
Donc chaque soir je lui mettais sa gamelle dehors. Et le 23 mai j'ai
aperçu le chat noir qui venait grignoter les restachoux de la Prune.
Méfiant, un regard à droite, puis à gauche, il sursautait au
moindre bruit et il s’enfuyait dès qu'il percevait un geste. Il
boitait sévèrement d'une patte arrière et il était maigre à
faire peur. Pas d'écoulement nasal ni oculaire. Je lui ai préparé
une gamelle mais dès qu'il m'a vue il est parti. Il lui a fallu un long moment avant qu'il revienne.
| Le 23 mai |
| Le 23 mai : la gamelle du chien |
| Le 27 mai |
Jusqu'au 1er juin, j'ai
donc continué comme ça. Gamelle du chien dehors autour de laquelle
je déposais des croquettes pour chat afin que le petit reprenne du
poil de la bête. Je précise qu'il me fallait chaque fois rentrer
Julle qui commençait à trouver que son voisin prenait un peu trop
de liberté chez elle. Il fuyait toujours dès qu'il me voyait même
si je restais totalement immobile derrière la fenêtre de la
cuisine. Quand il s'est mis à pleuvoir, j'ai placé une caisse de
transport dehors, bien protégée de la pluie et chaque soir je
portais à l'intérieur l'offrande conséquente et souvent améliorée
à mon protégé (sans le voir mais persuadée qu'il
m'attendait...).
Je parle de lui aux
voisins. Ils ne le voient plus mais il y a en ce moment des travaux
bruyants dans le hangar qui doivent lui faire peur ; ils
pensent qu'il loge à présent dans un vieux tas de bois dehors. A la
ferme, on le voit boire du petit lait parfois, croquer dans quelques
patates cuites ou œufs destinés aux cochons. « Si tu le
nourris, il ne chassera plus ».
En plus de la ration
conséquente de la caisse nocturne, je place donc des coupelles de
croquettes un peu partout aux endroits où il a été aperçu. Le
matin tout est toujours vide.
Comme c'est la saison des
renards, je me dis que ce sont peut-être eux qui pillent la bouffe
de mon chéri (les goupils viennent souvent la nuit près des
maisons) parce que ce n'est pas possible qu'il mange autant. Mon plus
jeune fils me propose alors de m'installer une caméra infrarouge
dehors pour en avoir le cœur net.
Plus de coupelles partout durant
quelques jours, seulement la caisse de transport devant la maison. Caméra mise en place le 6 juin. On a passé tous
les deux une partie de la nuit à mater sur l'écran du PC. Et là,
vers 3 heures du matin, on a vu. Ils étaient deux à se goinfrer, la
chatte bien portante d'un voisin « du haut » et un énorme
chartreux avec un bide à la Depardieu. Rebelote le lendemain et les
jours suivants. Le noir ne faisait pas le poids face à ces morfales.
Il s'était effacé.
Je l'ai revu le 11
juillet après presque un mois d'absence. Efflanqué comme jamais. Les patates et les œufs sont terminés.
Ça
ne se voit pas sur les photos mais vu de dessus, on a l'impression
que ses flancs se touchent.
Je l'ai servi, il s'est
caché puis il est revenu manger dès qu'il ne m'a plus vue. Depuis
il vient tous les jours, parfois deux fois par jour mais il
faut que je l'aperçoive avant de le servir parce que je crains que
Prune ou Julle (qui n'en a pas vraiment besoin) lui piquent tout. Je
ne peux rien lui laisser à disposition.
Le 14 juillet il est
resté un long moment à me regarder à travers la vitre, il a même
fait quelques pas vers la fenêtre puis à nouveau il est parti, mais
plus doucement.
Il a un regard à tomber par terre.
Il ne boîte plus mais il a une grosse cicatrice sur une patte arrière.
Il a un regard à tomber par terre.
Il ne boîte plus mais il a une grosse cicatrice sur une patte arrière.
| Le 14 juillet |
Le 15 juillet il est
arrivé vers midi (heure totalement inhabituelle pour cet être des
crépuscules) et il a regardé la fenêtre. Je l'ai servi et je suis restée
dehors en respectant sa distance de sécurité ; je lui ai parlé
doucement. Il a terminé ses croquettes, il m'a à nouveau regardée
un long moment mais j'ai bougé et il est parti.
| Le 15 juillet il semble un peu moins effrayé |
| Le 16 juillet |
| Le 16 juillet le soir : il tourne à l'angle de la maison, il se pose sur le muret en face mon bureau puis il disparaît à nouveau. |
S'il continue à venir
régulièrement, la prochaine étape va être de lui mélanger
vermifuge et anti-puces à sa nourriture parce qu'il a vraiment un vilain poil avec des zones dépilées par endroit. J'ignore toujours si c'est un mâle ou une femelle.
Cet animal me bouleverse.
Je me dis qu'il doit avoir la vie sacrément chevillée au corps pour
avoir résisté à l'hiver, à l'humidité, à la brutalité et à la faim. Même
faible, il a une vitalité que j'aimerais posséder. Je voudrais
qu'il se retape et qu'il vive sans crainte, qu'il apprenne à faire
me confiance.
Le regard des animaux
errants appuie toujours là où ça fait mal en moi, il symbolise
tous ces autres regards égarés que l'actualité nous donne chaque
jour à voir, cet écorché vif est mon migrant...
| Le 17 juillet |
| Le 18 juillet vers 16 heures |
| Julle le laisse maintenant manger mais il ne faut pas qu'il s'attarde trop longtemps ensuite, quand je peux je la rentre. |
| Le 18 juillet après-midi tentative de camouflage... |
Depuis il pleut sans discontinuer.
Il n'y a pas eu une seconde sans flotte.
Le Beau Ténébreux et Julie la Jolie sont drôlement bien assortis. Tache blanche pour l'un et pif noir (très beau le pif) pour l'autre. J'y vois le signe d'une heureuse histoire.
RépondreSupprimerIl me semble que vous avancez assez vite dans vos apprivoisements mutuels. En un peu plus d'un mois où le Vagabond s'est fait plus présent, et le voilà qui déjeune sur ton pas de porte ! Dans quelques jours, il prend possession de ton fauteuil favori. C'est tout ce que j'espère. Je sais que cela peut être long, mais une fois la confiance établie, c'est pour toujours. Les félins qui nous tombent dessus, qui ont su nous trouver et qui, probablement ont déjà une bonne perception de nous, c'est le top du top (pour ça aussi que j'y crois, même si la bestiole reste prudente, elle t'a déjà accordé sa confiance).
Quel regard a ce Chat. Direct et clairvoyant.
Il m'est aussi très douloureux d'être confrontée à un animal abandonné, à un animal effrayé. Qui remuent sans doute bien d'autres abandons.
En tout cas, les félins qui me sont tombés dessus
Pfuhh, j'ai oublié de supprimer la dernière ligne de mon com... et puis de dire que les photos sont très agréables à observer, et observer encore. Tu as un regard qui fait vivre ce que tu photographies, et là, vraiment, on voit vivre les deux futurs comparses, il n'y a rien en trop, beaucoup de souplesse aussi, du coup on peut aussi imaginer, rêver.
RépondreSupprimerComme j'aimerais qu'il me pique mon fauteuil !
SupprimerMais presque chaque jour j'ai le sentiment que tout est à recommencer, il fait toujours un pas en avant puis deux pas en arrière le lendemain.
Aujourd'hui il est arrivé vers 15 h, évidemment trempé, et il n'a consenti à grignoter qu'après que je me sois éloignée considérablement. Il est d'une méfiance incroyable, il semble avoir des yeux derrière la tête.
Je continue de lui parler et il semble attentif à ma voix (je l'appelle "mon garçon" alors que j'ignore si c'est un mâle ou une femelle, de même je serais incapable de lui donner un âge).
J'espère que tu as raison et qu'il comprendra à la longue (je suis très patiente avec les animaux) que lui, Julle et moi ça pourrait devenir une belle histoire.
..."Qui remuent sans doute bien d'autres abandons" : c'est particulièrement vrai.
J'ai pris la plupart des photos au "gros zoom" et derrière une fenêtre, soit environ à quatre mètres de lui. L'appareil l'effraie.
Les animaux comme la plupart des enfants (il y en a qui cabotinent un peu trop pour mon goût) sont très agréables à photographier, ils ne posent pas, ils se livrent dans leur vérité, j'allais écrire dans leur "essentiel".
J'ai eu un chat noir il y a quelques années. Je l'avais trouvé gros comme un poing dans la forêt. Un chat lumineux, tendre et d'une intelligence remarquable. Il a disparu un soir comme une étoile filante et je ne l'ai jamais retrouvé. Il avait deux ans. J'aimerais croire (si je croyais en quelque chose) qu'une parcelle du premier s'est réincarnée dans ce beau vagabond...
Je dirais un garçon aussi, et plutôt jeunot, ses joues sont bien formées mais pas encore très marquées (bientôt il viendra vers toi la queue dressée en signe d'amitié, et si tu opères un mouvement tournant, tu verras ses coucougnettes... ou pas) (en la matière, je me suis déjà bien trompée).
RépondreSupprimerConfiance ! Une bonne gamelle (il s'en pourlèche), de la régularité, de l'empathie toute en réserve, Monsieur le Bel Etranger va fondre.
Parmi les quelques chats qui ont décidé d'annexer ma maison et y ont parfaitement réussi, le plus sauvage d'entre tous, que j'ai mis des mois à approcher et qui jouait les terreurs auprès des autres, s'est révélé être le chat d'un voisin qui l'avait élevé au biberon et qui avait tout ce qu'il lui fallait chez lui. Le dernier conquérant était aussi le chat d'un voisin qui, en fait bien content, m'a dit : il vous a choisi, gardez-le. Dont acte. Mais je soupçonne "mon" tigré d'aller squatter d'autres cantines à ses moments perdus. Je ne pense pas avoir hérité de chats pas civilisés du tout comme le Vagabond Noir. Mais de chats qui avaient envie de déménager ou, à Paris, abandonnés dans la rue.
Les chats sont des animaux étranges et combien fascinants. Et comme ils apprécient autant leur liberté que leur confort, tu as de grands atouts en main...
Un chat lumineux et tendre, qui t'attendait parmi les arbres. Peut-être un lutin qui est reparti chez les siens en te laissant une étincelle dans le coeur ? Tu touches un de mes rêves, et chaque fois que je suis en forêt (souvent) j'y pense : j'aimerais trouver un chaton dans les bois.
Le Bel Étranger (qui a du poil roux dans la lumière) m'accepte maintenant à un mètre lorsqu'il mange... Mais seulement moi et seulement si je reste immobile. En dehors des périodes de repas, je ne le vois jamais.
SupprimerIl n'a pas encore levé la queue (...) mais ses joues commencent à bien s'arrondir. J'ignore comment je vais pouvoir m'y prendre, mais j'aimerais le faire castrer pour qu'il courre moins de risques.
Raoul chat noir trouvé, avait été caché par mon plus jeune fils pour échapper au courroux du père.
Nourri en cachette, logé dans le lit même du fils, lieu sûr et certain.
Jamais un bruit, jamais une saleté, complices, le clandestin, le fils, la mère.
Deux ans d'amour fou, d'amour rare.
Einstein et Léonardo da Vinci réunis, cet être là, savait tout, comprenait tout et même le verbe ne lui manquait pas.
Disparu le 24 avril 2002, cherché des mois, partout, chez tout le monde à des kilomètres à la ronde. Jamais retrouvé. Des tas de gens téléphonaient : on a trouvé votre chat noir... Ce n'était jamais lui.
Je pense qu'il a été soit piégé soit tué par les chasseurs. Dès qu'il a grandi, il a refusé de dormir dedans, il partait chaque soir à la nuit tombée et il revenait chaque matin en roucoulant comme un pigeon. Il saluait tout le monde, le mari, le fils, le chien, la vieille chartreuse avec la même attention. Il était aussi régulier qu'une horloge atomique ; il était libre, il ne se serait pas échappé.
Même en dehors de la saison de chasse, ces abrutis (les chasseurs...) ont parfois le droit (et par arrêté municipal) de "débarrasser" la population des chats errants. Mais la nuit tous les chats sont gris.
Comme tous mes chats Raoul était stérilisé, il n'allait donc pas courir les filles.
En cette saison, on voit beaucoup de chats adultes sauvages ou semi-sauvages aux abords de la forêt (elle commence à 500 mètres) et surtout dans les friches à cause des mulots. J'imagine que parmi cette population il doit y avoir des femelles mais plus jamais je n'ai revu de chatons.
Je me suis trompée aussi pour Julle qui s'appelait Jules quand elle était encore un p'tit mec de deux mois.
Comme elle répondait parfaitement à son nom, je le lui ai laissé en féminisant l'orthographe. Il faut dire que je n'avais pas regardé, j'avais fait confiance.
Comment tes chats se sont-ils habitués les uns aux autres ? N'y-a-t'il pas eu trop de bagarres sanglantes ?
Je souhaitais adopter un autre chat adulte dans un refuge et j'en avais parlé au vétérinaire qui me l'avait fortement déconseillé. Il m'avait dit qu'au mieux ils s'ignoreraient et qu'au pire ils passeraient leur vie à se battre.
Je te souhaite de découvrir un petit lumineux dans tes errances forestières...
L'histoire de Raoul m'a beaucoup touchée. Cette fidélité, cette capacité à comprendre et s'adapter, cet attachement sans failles. Ce que tu dis de Raoul m'a tout de suite fait penser à Bébert le chat de Céline, Bébert "le tact en ondes", le compagnon des déroutes. Dire que pelotonné dans une gibecière portée en bandoulière Bébert a suivi l'écrivain et sa femme dans leur traversée hallucinée de l'Allemagne en flammes vers le Danemark, sortant du sac et se baladant dés que c'était possible. Dans l'épouvante de la guerre, jamais Bébert ne se perd, jamais on ne l'égare, l'attachement est la plus fiable des boussoles. Plus tard, alors que Lucette malade ne peut s'occuper de lui, il s'installe pendant trois semaines en catimini dans la chambre où Céline est hospitalisé, squattant le placard dés que les pas d'un infirmier ou d'un gardien se rapprochent. Personne ne le remarquera.
SupprimerUn chat aimant et libre, comme devait l'être Raoul.
Pour les chats de refuge, je crois qu'il n'y a pas de généralités. une de mes amies en a adopté un, adulte, et c'est une merveille de douceur, qui s'est très vite entendu avec sa chatte.
Chez moi, par contre, les cohabitations ne sont jamais allées de soi, sauf dans le cas de chatons. Il faut du temps pour que ces bestiaux se supportent, s'admettent, vivent à peu près en bonne entente ou s'ignorent. Et puis cela varie selon l'humeur des jours, les alliances se font et se défont. Il parait qu'au départ, il est impératif de ne pas intervenir sinon on interrompt le processus de découverte et d'affirmation de chacun, mais c'est dur de ne pas voler à la défense de celui que l'on juge le plus faible. Il a fallu plus d'un an pour que Valentine reprenne toutes ses habitudes de vie avec le Tigré (et c'est long un an dans une vie de chat), elle était béate devant lui mais il lui faisait peur. Maintenant, bien que se réfugier dans les hauteurs reste sa tactique préférée, elle lui fait face s'il tente de l'embêter et ils sont plutôt en bonne entente (sans jamais cependant dormir l'un contre l'autre ni se lécher mutuellement).
Ceci dit, jamais de vraies bagarres entre les chats de la maison, même avec un nouveau, des injures bien senties, des coups de patte en l'air, des cavalcades, des tactiques pour s'impressionner. Les bagarres sanglantes, ce sont avec les chats qui viennent du village, surtout si ce sont des mâles non castrés qui veulent agrandir leur territoire. Là c'est l'horreur, et abcès à la clé. Comme chez toi, mes chats sont stérilisés.
J'espère que le Ténébreux continue ses petits pas vers toi. Julie s'habituera.
Merci de t'être attardée ici et de tes conseils..
SupprimerCertains chats sont des princes.
Raoul ressemblait à Bastet la déesse égyptienne...
J'ai beaucoup de mal avec le Ténébreux. Il semble être plus confiant et puis, probablement en
fonction de ce qu'il a vécu dans la journée (ou dans la nuit), il change d'attitude et il redevient infiniment méfiant.
Il est terrorisé en permanence par le moindre mouvement et dès qu'il entend des voix
ou bien un aboiement, même lointain, il part se cacher. J'ignore bien sûr où.
Samedi dernier, je l'ai « dépucé » et vermifugé avec des comprimés mêlés à du
steak haché. Il est donc normalement déparasité. Il mange comme quatre mais il ne grossit pas.
Il me tolérait dehors près de lui jusqu'à dimanche soir où il est arrivé avec une blessure sanguinolente au niveau de la hanche, assez près de la colonne vertébrale.
On dirait une morsure mais je n'en suis pas certaine.
Donc au moment où je le servais, un taon s'est posé sur sa plaie et il est parti comme un éclair.
Il n'est pas revenu de la soirée.
Jusqu'à mercredi, j'ai donc dû le servir et vite rentrer dans la maison parce que sinon 'il n'approchait pas. Il m'attend pourtant, je le vois.
Je ne peux absolument pas lui laisser son assiette dehors, les animaux des voisins lui volent tout.
Hier il est venu deux fois, une fois vers 13 h et la seconde vers 22 h. A chaque fois il a dévoré. Je suis restée près d'une heure à côté de lui (assise) et ça s'est vraiment bien passé. J'ai pu diminuer la « distance de sécurité ».
J'ai l'impression qu'il a mal à la patte arrière du côté de la blessure. Il a aussi une drôle de démarche, un peu chaloupée. Une de ses pattes forme un angle bizarre par rapport à l'autre. Comme il a boité longtemps avant de venir régulièrement, j'espère qu'elle n'est pas cassée.
Je ne sais pas où en sont ses relations avec Julle. Elle semble le chercher parfois, elle se tient souvent là où il apparaît ou bien sur le petit mur où il se pose après qu'il ait mangé.
Pourtant elle essaie souvent de l'intimider mais j'ai l'impression que maintenant il se soumet. Il se couche, il baisse les yeux et il croise ses pattes avant, je n'avais vu un chat faire ça.
J'ai parlé de lui au vétérinaire qui veut bien me prêter une cage pour le capturer afin de l'examiner et le castrer. Comme je lui disais que le chat n'allait plus me faire confiance, il m'a répondu que mon « bisig-du »* ne ferait pas la relation. Je préfère attendre encore un peu.
J'aimerais bien qu'il soit sinon apprivoisé du moins plus familier avant l'hiver.
Écrit vers 20 heures ce jour.
A 23 heures il n'est toujours pas venu... C'est la première fois depuis le 11 juillet.
*bisig = chaton en breton, le petit de la chatte et celui du saule
du = noir en breton
... Pas le petit du saule bien sûr, le chaton de saule...
SupprimerFlorence - Testé pour vous
RépondreSupprimerBonsoir...ah comme ton feuilleton est passionnant et émouvant...je veux savoir, il faut nous dire vite...pourvu qu'il revienne. Je suis comme toi, j'espère vraiment qu'il se laissera apprivoiser...pas domestiquer, mais apprivoiser, aimer...que tu puisses le nourrir, l'aider à vivre mieux. Il a du en voir le pauvre..mais c'est un guerrier (ou une guerrière) et je suis persuadée que tout ira bien (je veux le croire). Dès que tu as des nouvelles, surtout donne nous en hein..je suis impatiente de savoir.
Dans mon quartier, nous avons un chat noir, errant lui aussi. Les voisins le nourrissent, il vient régulièrement dans leur jardin. Parfois, il ne vient pas pendant plusieurs jours, mais réapparaît toujours. Il a un oeil crevé, il lui manque une patte arrière, il a un bout d'oreille en moins, mais il cavale, surtout lorsque les chattes du quartier sont en chaleur. Il est marrant, super sympa mais ne veut vivre chez personne. Il préfère avoir le quartier comme domicile. En face de chez moi, il y a un grand champ. Il y est parfois, en train de chasser et je t'assure, tu le verrais cavaler après les oiseaux, même sur 3 pattes, c'est impressionnant.
Tu parles d'anti puces à mettre dans la gamelle..pour le vermifuge, oui, oui, je connais. Mais l'anti puce que je ne trouve n'est qu'en pipette à déposer sur le cou des animaux. Il existe un autre produit que l'on peut mettre dans la gamelle ? J'aimerais bien le connaître parce que les pipettes, c'est bof bof
Pour mon frère, il vit à Concarneau. En ce moment, il a beau temps. C'est vrai que c'est au bord de la mer et ça doit faire la différence peut-être.
Comment vas tu en ce moment ? Le soleil est revenu ? J'espère que oui et que le chaud arrive quand même un peu par chez toi.
Je vous ai imaginé ton fils et toi en train de guetter sur le pc pour regarder la caméra...et découvrir les animaux des voisins..La déception je pense non ?
En tous les cas, bravo pour ton récit, pour tes photos qui sont splendides...des yeux de chat superbe, vraiment. a très bientôt et surtout tu nous racontes hein
Il n'est nourri par personne. S'il n'avait pas bénéficié de la bouffe des cochons et du petit lait, je pense qu'il serait mort de faim. Il commence à se remplumer mais il était vraiment squelettique et très faible.
SupprimerAider un chat à vivre mieux en plus de le nourrir et de le déparasiter, c'est le stériliser, j'en suis convaincue. Ça évite les bagarres donc les mutilations et une surpopulation qui va induire encore davantage d'hostilité de la part des voisins. Regarde Waza, elle a été deux fois saillie en un peu plus de deux mois et si tu n'avais pas pris le taureau par les cornes, ce n'est pas un adorable loucheur unique que tu aurais...
L'anti-puces en comprimés s'appelle Comfortis. Il est encore cher mais très efficace (on voit les puces tomber raides mortes très rapidement). Julle en a pris plusieurs mois puis elle a développé un des effets secondaires de la molécule : anorexie - 5 jours de clinique véto.
Avec ceux en pipettes, elle en avait développé un autre : une crise neurologique impressionnante - 4 jours de clinique...
Il est à noter que Comfortis ne traite que les puces, il n'empêche ni les tiques ni la gale des oreilles.
Tous ces nouveaux médocs passent dans le sang de l'animal, il y a donc davantage de toxicité. La plupart du temps ils sont parfaitement tolérés mais je dois avoir une chatonne fragile. Maintenant j'utilise un vieux truc qui n'agit pas sur les larves de puces et je dois être très vigilante (et pour les puces et pour les effets secondaires éventuels).
La chienne qui bénéficie des fameuses pipettes depuis des années n'a jamais eu aucun problème.
Concarneau est dans le Finistère Sud ma belle (et moi dans le Nord à l'intérieur des terres) ; Au Sud le climat y est beaucoup plus clément et il y a le plus souvent une différence notable des températures. Comme je l'ai dit dans un autre commentaire, j'ai l'impression que l'été est déjà achevé ici (ou qu'il est bien parti pour). Avec les trombes d'eau qui s'abattent, mes fleurs sont saccagées, c'est une misère. Et en dehors de quelques rares éclaircies, Météo France n'annonce pas de miracle pour les 15 jours à venir. Je ne suis pas particulièrement chochotte mais je commence à en avoir marre parce que je ne peux prévoir aucune sortie (sauf à adorer ruisseler).
Merci pour tes compliments et à bientôt pour d'autres nouvelles de mon bel étranger...
Une histoire très tendre à lire pour quelqu'un qui n'aime "pas plus que celà" les chats. Nous en avons eu lorsque j'étais petite à la maison, mais ce n'était jamais une "happy end" lorsque nous revenions de chez nos grands-parents la mort avait souvent été au rendez-vous et les chats se succédaient, ils rentraient dans la cuisine dans la journée où ils trouvaient à boire, à manger et la chaleur mais le soir leur vie était dehors... les années ont passé et mon amour des chats n'a jamais vraiment grandit. Je les observe de loin ou de près avec intérêt mais cela en reste là.
RépondreSupprimerTes photos retracent très bien l'apprivoisement de "ton garçon" oui très émouvante cette bande photographiée.
Ma mère non plus n'aimait pas les chats mais il en fallait un pour les souris disait-elle et si jamais ma fratrie et moi ne vîmes une souris dans la maison, c'était grâce au chat... En revanche, à la moindre égratignure de sa progéniture, le chat disparaissait.
SupprimerNous comprîmes rapidement qu'il valait mieux ne pas trop s'attacher ni poser de questions. Obsolescence programmée. Tu griffes, tu dégages. Un autre. On en avait toujours des neufs. Petits on était contents.
Les rares chattes de la maison qui vivaient assez longtemps, comprenaient vite qu'il valait mieux aller mettre bas ailleurs. A cette époque on ne stérilisait pas encore.
Donc, l'approche de ces êtres-là, m'est donc venue assez tardivement.
Peut-être que pour se sentir près des chats, il est nécessaire de posséder une forme de grâce innée ou bien entrer petit à petit en finesse, en subtilité. Il m'aura fallu longtemps...
Il faut apprendre à décoder les signes imperceptibles de leurs regards et de leurs attitudes.
Le corps des chats est un grand bavard et c'est un privilège que d'apprendre, même tardivement, à bavarder avec ces corps-là.
Ce que j'apprécie le plus chez le chat, c'est cette forme de sauvagerie qu'il conserve toute sa vie, on ne peut pas dresser un chat et s'il est mal éduqué, on a peu de chances de pouvoir y remédier. On prétend également que le chat est hypocrite alors que je ne connais aucun animal familier qui annonce aussi bien la couleur (des sentiments...).
Il n'a non plus, aucune humilité et ça me rassure : c'est donc possible !
Mais je peux comprendre qu'on ne soit pas attiré par les félins.
Je craque pour ce regard et je souhaite de tout cœur que ce tendre animal qui a déjà tant souffert trouve la confiance de t'approcher encore plus près et que cette coquine de Julle se fasse plus tolérante.
RépondreSupprimerJe reviens doucement à la "normale" et ce soir un orage bienvenu nous a donné un peu de fraicheur,35° à l'ombre sans un souffle d'air,c'est éprouvant.
Je te raconte bientôt toussa!
Bisous du soir
Pour Julle ce n'est pas gagné...
SupprimerPlus le vagabond se rapproche, plus elle le chasse. Elle lui a sauté dessus frontalement avant-hier. Il ne s'est évidemment pas laissé faire et j'ai eu la trouille que la petite écope d'une blessure. Je me suis retenue d'intervenir mais c'est dur. Hier elle a changé de tactique, elle lui a couru après. En fait, elle lui permet un certain périmètre mais elle lui refuse maintenant le dessous du banc (là où il mange) sous la fenêtre de la cuisine. Je ne le sers pas ailleurs car je crains que ça ne soit pas lui qui bénéficie de mes largesses alimentaires...
Entre trop et pas assez, je me demande ce qui est préférable : ici l'été semble terminé. Ce matin le jour semble ne pas se lever tant il fait sombre et tant il pleut. On a dû remettre les pulls et lundi on a même allumé du feu pour chasser l'humidité (95 %) de la maison.
A bientôt pour plus de nouvelles ma mie...
Quelle belle histoire ...Et oui , chacun son territoire ...Il faudrait que Julie puisse lire St Ex ...Pas pu m' empêcher de penser à ces lignes magnifiques que ton coeur sait si bien mettre en application ...:-)
RépondreSupprimer" Ma vie est monotone. Je chasse les poules, les hommes me chassent. Toutes les poules se ressemblent, et tous les hommes se ressemblent. Je m'ennuie donc un peu. Mais, si tu m'apprivoises, ma vie sera comme ensoleillée. Je connaîtrai un bruit de pas qui sera différent de tous les autres. Les autres pas me font rentrer sous terre. Le tien m'appellera hors du terrier, comme une musique. Et puis regarde! Tu vois, là-bas, les champs de blé ? Je ne mange pas de pain. Le blé pour moi est inutile. Les champs de blé ne me rappellent rien. Et ça, c'est triste ! Mais tu as des cheveux couleur d'or. Alors ce sera merveilleux quand tu m'auras apprivoisé ! Le blé, qui est doré, me fera souvenir de toi. Et j'aimerai le bruit du vent dans le blé... Le renard se tut et regarda longtemps le petit prince : - S'il te plaît... apprivoise-moi ! dit-il.
- Je veux bien, répondit le petit prince, mais je n'ai pas beaucoup de temps. J'ai des amis à découvrir et beaucoup de choses à connaître.
- On ne connaît que les choses que l'on apprivoise, dit le renard. Les hommes n'ont plus le temps de rien connaître. Ils achètent des choses toutes faites chez les marchands. Mais comme il n'existe point de marchands d'amis, les hommes n'ont plus d'amis. Si tu veux un ami, apprivoise-moi !
- Que faut-il faire ? dit le petit prince.
- Il faut être très patient, répondit le renard. Tu t'assoiras d'abord un peu loin de moi, comme ça, dans l'herbe. Je te regarderai du coin de l'oeil et tu ne diras rien. Le langage est source de malentendus. Mais, chaque jour, tu pourras t'asseoir un peu plus près... "
J' ai hâte de savoir la suite de l' histoire
Bisous tendre Marie
Ah Mathilde, si tout se passait comme dans les livres...
SupprimerChez le sauvageon, il y a un jour avec et un jour sans. J'ignore totalement ce qu'il vit en dehors des repas qu'il vient prendre (le plus longtemps qu'il soit resté, c'est à peine une heure). Je ne sais absolument pas où il se cache. Quand il arrive en ce moment, il est trempé jusqu'aux os.
Hier il était à nouveau tétanisé de peur sans que rien n'ait changé dans mon approche (plus discrète encore que d'habitude). En ce cas, je le sers et je m'en vais sinon il ne mange rien.
Je l'observe seulement au travers des fenêtres.
Mais au moins, il est "dépucé" et vermifugé... Il a avalé les comprimés mêlés à sa nourriture sans
broncher.
Je suis si inquiète pour ce pauvre petit, victime de l'inconscience et de l'inconséquence des hommes
@ tout bientôt d'autres nouvelles, tendres bises à toi aussi
Florence - Testé pour vous
RépondreSupprimerCoucou...La suite, on veut, je veux la suite...allez, hop, au boulot...texte et photos à l'appui, je veux tout savoir...à très bientôt, bises fraîches du jour
On va attendre un peu, un peu de progrès... Parce que pour l'instant ce n'est guère significatif.
SupprimerBises inondées du jour !
Patience, patience.... Il a du en baver, donc il se méfie, c'est normal.
RépondreSupprimerJe ne manque pas de patience mais parfois il y a urgence...
SupprimerMerci de ton passage
J'aime énormément tes deux dernières photos.
RépondreSupprimerRideau de perles,rideau de pluie, la douceur de la vie d'un côté,la vie semée d'embûches de l'autre.
Bisous pour toi ma Mie au cœur si généreux.
C'est tout à fait ça ma Cham.
SupprimerJe ne suis pas certaine d'être plus généreuse qu'une autre, je suis peut-être (et juste) plus compatissante et empathique que la moyenne.
Le rideau de perles contre les mouches en ce moment, il sert surtout à obscurcir la maison parce qu'avec ce qu'il tombe, ben les mouches on ne les voit plus.
Bises +++
Inutile de te dire combien ton histoire avec "ton garçon" me touche... mais le commentaire de Mathilde répond dans les mots du renard du petit prince... bien mieux que ce que j'aurai pu en dire!!!
RépondreSupprimerSur tes superbes photos, il fait illusion... sans maigreur apparente... mais son regard nous transperce l'âme
Je comprends ton attachement... et peut-être déjà le sien, à toi ...autant qu'à la gamelle
Continue ton approche
Bisous ...beaucoup plus secs par chez nous; encore que la nuit a mouillé le sol, les fleurs, les arbres n'en pouvaient plus... toujours ce "trop ou pas assez" sur notre planète!!!
à bientôt
"Mon garçon" a un poil assez long mais lorsqu'il est trempé je peux t'assurer qu'il n'est pas bien gros...
SupprimerBien sûr que je vais continuer mais si tu as lu plus haut, tu verras que ce n'est pas gagné d'un jour à l'autre. Et puis Julle a du mal à l'accepter.
La pluie continue de tomber ici, hier il y a eu un fort coup de vent qui a pas mal bousculé les arbres et mes fleurs ne sont plus que l'ombre d'elles-mêmes. Il faisait 10° hier soir à 22 heures 30.
Je me demande si je ne vais pas allumer du feu parce que le taux d'humidité est à 98 % dans la maison (les murs sont en schiste).
Entre ceux qui brûlent et ce ceux qui se noient, le choix est cornélien...
@ bientôt
Florence - Testé pour vous
RépondreSupprimerBonsoir...le temps s'est il remis au beau ? Nous, ça va...chaud et frais à la fois et c'est extra. Pour l'affiche, oui, moi aussi j'adore...les droits du lecteur, écrits par Pennac et dessinés par Blake...moi, j'adore vraiment beaucoup. J'ai trouvé l'affiche chez un libraire, il les distribuait...et bien sûr je l'ai collée sur ma bibliothèque..normal hein ?
En tous les cas, j'ai pris beaucoup de plaisir à lire cette affiche et Carlos aussi...il n'a même pas essayé de la grignoter :-)
Je te souhaite une très très bonne soirée et merci pour tout...à très bientôt
Flornece - Testé pour vous
RépondreSupprimerCoucou...oh plutôt houuuuu...j'ai souri en lisant ton commentaire sur mes mugs (et sur tes hiboux)...ah j'imagine dans la vitrine, tous ces oiseaux en train de te regarder..oh la la, oui, comme tu as du être soulagée de tous les virer pour les cloîtrer dans la bergerie...peut-être que bientôt je t'enverrai mes mugs pour tenir compagnie à tes hiboux :-) :-)
Comment vas tu ? Le soleil est-il revenu ? Allez, oui, oui, je vais y croire :-)
Ici, il fait bon et beau...je t'ai dit que pour le moment, c'est température idéale pour moi...oui oui, je crois que je te l'ai déjà dit
Dis, tu n'as pas revu le petit sauvage ? Tu n'as pas de ses nouvelles ? J'espère que bientôt tu pourras nous dire que tu l'as revu et qu'il se porte comme un charme :-)
Je te souhaite une très bonne journée, plein de belles choses à voir et à penser...à très bientôt
Florence - Testé pour vous
RépondreSupprimerCoucou...je n'avais pas vu ta réponse sur les anti-puces Confortis...de toutes façons, tous les produits restent chers :-(
Je vais peut-être essayer ça alors...mes chiens vont bientôt être tondus et ensuite, pipette contre puces et tiques (avec les changements de température, je pense que ces bébettes vont proliférer). Pour les chats, j'ai aussi acheté des pipettes et j'attends que Carlos soit un tout petit peu plus vieux pour lui en mettre. Pour le moment on les traite avec des pulvérisations achetées chez le pharmacien...une fortune ma foi :-(
Ah oui, il y a donc une telle différence entre le nord et le sud du Finistère ? Truc de fou non ? Mais lorsque je vois la météo de Paris (où vit une de mes filles) et Montpellier (où vivent plusieurs de mes enfants) je me dis que parfois on a vraiment l'impression qu'ils sont dans des pays différents.
Comment vas tu ? Tu ne pars pas du tout ? Demain, je pars à Montpellier, chez ma fille, garder ma petite-fille Endie pendant la semaine...je vais kiffer :-) :-) j'en souris d'avance :-)
J'espère que le chat se laisse amadouer, doucement mais surement...et concernant la stérilisation des animaux, oh oui, que tu as raison. Mes chiens et Waza sont stérilisés. Carlos y passera aussi, bientôt...les laisser se reproduire, ça n'est pas vivable. J'ai vu un slogan de la SPA qui disait que, par an, 12 chatons sur 13 ne trouvaient pas de familles où se faire aimer...c'est énorme...alors oui, les chatons c'est trop trop mignons mais pas toujours facile à caser. J'avais récupéré une portée de 4 chatons l'année dernière (dans mon jardin, une chatte inconnue avait fait ses petits)..je les avais pris et j'ai passé une annonce...les 4 sont partis assez vite..mais j'avoue que 2 femmes étaient venues pour en prendre et j'ai dit non...elles semblaient en avoir rien à faire, c'était juste pour se faire plaisir le temps qu'ils étaient petits. Mon conjoint était en colère, me disant "tu refuses de les donner et on va se retrouver avec 2 chatons !"..Nous n'avions pas Waza à l'époque...bref, en y mettant beaucoup de volonté, j'ai réussi à trouver 2 personnes dignes de confiance et hop, j'ai casé tous les chatons...maintenant, je ne veux plus à avoir à m'occuper de ça, alors Carlos sera comme les autres : couic ! :-)
Allez, je file..Je te souhaite une très très bonne journée, j'ai noté le nom du produit où cas où un jour je décide de lâcher les pipettes pour les comprimés..peut-être plus facile?
Lorsque j'ai eu mon plus jeune fils, qui était si beau (bah une de mes belles soeurs qui est la 4ème de sa fratrie dit que lorsqu’elle est née une dame a dit à sa mère "plus vous avez d'enfant plus ils sont beaux et cela n'avait pas fait plaisir à sa soeur ainée), ma voisine a dit : "on a toujours envie des chatons mais on ne veut pas des chats" !
SupprimerBoris Cyrulnik parle de résilience, il a dit qu'il avait été suffisamment aimé par ses parents pour avoir la force de survivre (je l'ai lu notamment dans son livre autobiographique "sauve moi la vie t'appelle"
RépondreSupprimerhttp://www.odilejacob.fr/catalogue/psychologie/resilience/sauve-toi-la-vie-tappelle_9782738128621.php
Je pense que les animaux aussi ont besoin d'être aimés en leur toute jeune enfance, et éduqués par quelqu'un, le mieux est leur mère mais il peut y avoir des substituts. Une amie m'avait confié son chat psychotique qui ne savait pas se laver, n'ayant pas été léché. Il mangeait du plastique
Une amie de blog "avait" huit chats sauvages, qu'elle nourrissait, soignait, emmenait chez le véto avec mille ruses mais préféraient leur liberté à ses caresses :
http://jardin-de-marguerite.blogspot.fr/2007/12/les-chats-sauvages-de-lyliane-lylianes.html
Toi-même Lucie, as-tu écrasé ton disque dur ? N'as-tu aucun souvenir de ta petite enfance ? Je ne le pense pas. Comme je suis persuadée que tout ce que tu déposes de bonheur chez tes petits enfants leur restera sous une forme ou une autre.
SupprimerJ'aime bien Boris Cyrulnik (par rapport à des tas d'autres psys ou neuropsys que j'ai pu lire). Il fait du bien, il parvient à mettre des mots simples sur nos souffrances et à les justifier. Il est rassurant. On a l'impression qu'il nous dit : vous voyez je m'en suis sorti alors il n'y a pas de raison que vous n'y arriviez pas...
Mais quelles que soient ses qualités et ses connaissances, il a livré ses sentiments si longtemps après (et après des années d'études diverses) qu'il a pu non seulement prendre un énorme recul mais aussi établir une analyse qu'il aurait été évidemment incapable de faire plus jeune.
Il écrit dans un entretien que la mémoire est incapable de fournir une reconstitution fiable de la réalité passée. Ou bien elle est "traumatique" et elle produit une empreinte figée qui n’évolue pas, ce qui la fait échapper au processus d’historicisation. Ou bien elle est "narrative", c’est-à-dire qu’elle recompose le passé à partir d’images, de paroles, d’informations susceptibles de lui donner sa cohérence. Dans les deux cas, elle modifie, elle colore le présent : "Les souvenirs anciens donnent une connotation affective aux événements présents". Le résultat est que nous vivons avec de faux souvenirs, "ce qui ne veut pas dire mensonges". Nous nous construisons un roman, ainsi qu'on le dit de manière familière, ou mieux, une "chimère" : « Chaque événement inscrit dans la mémoire constitue un élément de la chimère de soi. »
En ce cas, il peut s'être lui aussi construit son propre roman (même s'il est évident que sa mère l'ait aimé comme des milliers d'autres enfants dans le même cas l'ont été de la même façon).
Quand il parle d'éthologie il dit : "Le danger, c’est la généralisation abusive qui rend une vérité partielle totalement fausse".
C'est donc difficile de s'y retrouver dans tout ça. D'un côté il y aurait ceux qui s'en sortent parce qu'ils ont été des victimes reconnues (en se retricotant leur histoire avec la possibilité qu'elle ne soit pas tout à fait vraie) et il y a ceux qui ont été démolis mais qui ne se sont jamais sentis des victimes (selon Cyrulnik) et qui s'enfonceraient jour après jour (toujours avec cette possibilité que leur histoire tragique soit en partie fausse).
Quand tu écris : "L'important n'est pas d'être aimé mais éduqué et responsabilisé", je ne suis pas de ton avis. Il me semble que l'amour prime sur tout, que c'est lui qui nous donne l'essentiel de nos forces. Il vaut mieux être mal aimé que de ne pas être aimé du tout (ou en avoir l'impression).
SupprimerEnsuite bien sûr que l'éducation est primordiale mais il faut peut-être y aller mollo avec la responsabilisation. J'ai été très responsabilisée et très jeune, je ne peux pas dire que ça m'ait aidée, ça m'a plutôt pourri la vie. Et par la suite c'est devenu un mode de fonctionnement. A l'être trop, on s'oublie soi-même et je pense encore trop souvent aujourd'hui que les autres ont bien plus d'importance que moi.
Je n'aimerais pas du tout que mes fils aient à m'assumer (vilain mot) plus tard (je doute fortement qu'ils le fassent spontanément).
Pour les deux chattes : chez les animaux je crois que dans toutes les espèces il y a des dominants et ils assumeront peut-être les responsabilités d'une mère plus faible, plus passive ou encore immature, ça existe.
Chez les vaches, il est très rare qu'on puisse faire adopter un veau orphelin ou rejeté (c'est assez fréquent les veaux rejetés) par une autre vache. Et les femelles mammifères qui refusent d’allaiter ont souvent des problèmes de santé (mammites, tumeurs, etc).
J'ai personnellement nourri au biberon les sept chiots de ma première chienne (il y a 36 ans maintenant). Elle avait tué les deux plus gros et si je ne les avais pas séparés, elle aurait tué la portée. Cette chienne souffrait des tumeurs mammaires qui devaient la tuer deux années plus tard mais je l'ignorais évidemment.
C'est mon chat mâle (entier, on ne stérilisait pas les animaux à cette époque) qui s'était chargé de la toilette des petits. Il dormait avec eux, il les réchauffait. J'avais gardé une chienne de cette portée et bien dès qu'elle a grandit, elle s'est mise à courser le chat et à lui aboyer dessus. Elle ne le supportait plus.
Par contre Pistache (la chienne) ne me quittait jamais, j'étais sa vraie mère. Ça aussi ça pourrait poser question sur l'imprégnation dont parle Konrad Lorenz parce que le chat a été aussi déterminant que moi (et au même moment) dans la vie de la chienne. S'il n'avait pas fait les toilettes des chiots (qui aident les petits à faire leurs besoins), ils seraient morts.
Et je suis sure à 99 % que je n'aurai jamais de petits enfants...
Belle journée à toi chère Lucie.
Ma belle soeur "avait" aussi un chat roux qui venait se nourrir en catimini dans sa cuisine, si farouche que nous n'avons jamais pu que l'entrevoir. Il aimait sa liberté lui aussi...
RépondreSupprimerCyrulnik a aussi écrit que pour qu'il y ait résilience chez un être, il faut qu'il ait été reconnu comme "victime". Crois-tu que les animaux aient cette conscience-là ?
RépondreSupprimerDe magnifiques bébés humains deviendront parfois de pures carnes même s'ils ont été élevés avec amour, il n'y a pas vraiment de règles, tu ne crois pas ?.
Ce chat a forcément été élevé par sa mère puisqu'il a survécu (il possède donc des "bases félines"), c'est en l'humain qu'il n'a pas confiance (et je ne lui donne pas tort). Il a été remarqué pour la première fois en octobre à la ferme et il semblait déjà adulte. Mais je ne pourrais le confirmer puisque je ne l'ai vu qu'en avril pour la première fois.
Tu sais, je ne cherche pas à en faire absolument un animal domestique, j'aimerais seulement pouvoir le faire examiner par le vétérinaire (il a une blessure) et surtout le faire stériliser. Je voudrais aussi qu'il accepte de se nourrir en ma présence (ce qu'il fait la plupart du temps si je respecte une certaine distance mais il suffit que je fasse un geste qui lui semble menaçant pour qu'il s'échappe). Et je ne peux pas lui laisser de croquettes à disposition puisque Julle (qui le supporte de moins en moins sur son territoire) ou les greffiers patibulaires des voisins viennent les manger.
Il n'est jamais rentré dans la maison, il n'essaie même pas.
"on a toujours envie des chatons mais on ne veut pas des chats"
C'est vrai pour beaucoup de personnes parce qu'un chaton est si délicieux.
Ce qui me heurte, c'est l'irresponsabilité des gens qui conserveront ledit chaton mais ne le feront pas stériliser. C'est à cause de ça qu'il y a autant d'errants et d'abandonnés.
Mais de la même façon, il me semble que mettre au monde un enfant est tout aussi irresponsable pour certaines familles.
C'est un vaste débat, n'est-ce-pas ?
Je ne suis pas une référence en Cyrulnik mais il m'a plu qu'il explique que s'il avait trouvé la force à six ans (je ne garantis pas les chiffres c'est de cet ordre là) de faire ce qu'il fallait pour échapper à la rafle et l'envoi à la mort en camp c'était qu'il avait été aimé à 2. Sa mère avait eu la prescience de le confier à une institution pour s'occuper de lui à sa place car elle savait qu'elle serait envoyé en camp mais cela n'a pas suffit. L'important n'est pas d'être aimé mais éduqué et responsabilisé ensuite pour les enfants plus grands : il n'est pas que leur seule personne qui compte mais ils doivent aussi tenir compte des autres. C'est ainsi qu'un enfant sera amené à s'occuper de ses parents ou même grands parents, d'amis, de voisins etc...
SupprimerLes petits chats ne sont pas toujours câlinés par leur mère, certaines ne savent pas s'occuper de leurs petits comme il faudrait ni les éduquer. Ma belle-soeur du sud avait deux chattes qui étaient soeurs, l'une Bada, l'autre Boum. Boum ne s'occupait pas de ses chatons, Bada le faisait pour elle : comment se lécher, attraper des proies etc...
Et ce qu'a dit Cyrulnik m'a fait très plaisir / mes propres petits enfants : je ne sais combien de temps je les accompagnerai, ils ne se souviendront peut-être pas de moi (les enfants écrasent leur disque dur et n'ont pas de mémoire de leur petite enfance) mais tout ce qui est pris est bon à prendre, et leur donnera de la force pour affronter la vie (il est plus facile d'être grand parent que parent)
SupprimerQuant à toi, l'avenir n'est pas encore écrit. Je connais bien des hommes qui ont eu des petits alors qu'ils n'en voulaient pas. C'est sûr que tu serais une merveilleuse grand mère, déjà tu as un formidable environnement pour cela (locaux, nature, animaux)