Elle semble terminée pour 2015. Les petites fugues se sont tues. Il n'y a pas eu de nouvelle couvée bien que les adultes aient été nombreux à revenir en avril et que sept nids des années passées soient disponibles dans la réserve à bois.
Rafistoler un nouveau nid avec de la boue ne serait pas non plus très sérieux, de tout temps les hirondelles l'ont su.
Les petits "sevrés" sont restés beaucoup moins longtemps que
d'habitude perchés la nuit sur la poutrelle qui les a presque vus naître.
Ils sont très vite devenus autonomes puis ils ont disparu. Juin a été très beau et les insectes abondaient, c'est probablement la raison.
Mes cinq hirondeaux et leurs parents ne viennent
donc plus griffer l'air de leurs ballets ni enchanter mes oreilles de leurs notes. Et c'est un grand vide de ne plus
ni les voir ni les entendre. Peut-être ont-ils estimé que l'été
était ici presque terminé et que la saison fraîche allait être
précoce. Comme il pleut beaucoup, il y a évidemment moins de
"pâtures" dans le ciel et ils doivent raser les prés alentours pour se nourrir.
Depuis quelques jours, une solitaire campe chaque nuit sur une poutrelle. Peut-être s'agit-il d'une célibataire en attente d'un amoureux (ou d'une amoureuse...) ?
Depuis quelques jours, une solitaire campe chaque nuit sur une poutrelle. Peut-être s'agit-il d'une célibataire en attente d'un amoureux (ou d'une amoureuse...) ?
Retour sur l'unique nid occupé :
(je ne m'approche jamais des couvaisons)
(je ne m'approche jamais des couvaisons)
| Le 10 juin |
| Le 12 juin |
| Le 13 juin |
| Le 16 juin |
| Le 17 juin, la place commence à manquer |
| Le 18 juin |
| Le 19 juin au soir |
| Le 20 juin |
| Le 21 juin ils volent une partie de la journée |
| Fin juin... |
Depuis il a plu 4 jours 1/2 sur cinq.
Hier matin le thermomètre avait peine à s'étirer jusqu'à 6°
et si la pluie s'est calmée pour l'instant, le soleil a du mal
à percer la couche nuageuse.
Bien sûr que le beau et le mauvais temps sont
choses relatives. S’il pleut souvent en Bretagne, c’est une histoire d’héritage et de
géographie. "Climat tempéré et humide de type océanique" : à la
formule consacrée des météorologues s’ajoute la nature du sol.
Les schistes, les grès et les granites, toutes roches acides,
rendent les sols peu perméables.
Mais lorsqu'il il fait beau, mes alentours sont un paradis que je n'ai pas envie de
quitter et lorsqu'il flotte infiniment, c'est un bourbier que je ne
souhaite vraiment pas affronter.
| Dimanche dernier |
Les fleurs ont la tige grelottante et basse.
| Belle de juin qui n'existe plus. Le vent a presque tout soufflé-cassé et le poids de l'eau a fait le reste. |
Apostille :
Même si j'annonce partiellement la couleur dans la bannière (Avec des "Petites chroniques de rien du tout", il ne faut pas s'attendre à des miracles) j'ai conscience que ce blog est vraiment un espace de "bouseuse".
Vous voyagez, vous visitez et découvrez, vous vous mêlez au monde qui bouge alors que je vis en quasi autarcie territoriale dans un lieu où très peu d'êtres à deux pattes (en dehors des oiseaux) vivent ou passent. J'ai souvent le sentiment d'être en décalage...
(et je ne peux même pas retourner à mes moutons, le chemin qui mène
vers eux est présentement impraticable...).
vers eux est présentement impraticable...).

La pluie n'est vraiment pas aimée par les hirondelles sauf lorsqu'elel leur permet une bonne douche (il y en avait en face de notre fenêtre de gite qui était ravies de se secouer sous les gouttes, il faut dire qu'il n'avait plu de longtemps)
RépondreSupprimerUn très beau message comme toujours, plein de grâce et de poésie. La ballade de ton petit coin de bonheur sous la pluie. Je ne sais où porter mes yeux et choisir entre tes quatre dernières merveilleuses photos
Merci Lucie...
SupprimerUne année particulièrement pluvieuse, des hirondelles avaient bâti un nid dont la boue n'arrivait pas vraiment à sécher et le nid s'est effondré avec ses petits occupants.
Lorsque j'étais en Côte d'Ivoire je me suis construit une cabane en boue dans une armature en bois comme le font les autochtones...
SupprimerJe me souviens d'un reportage / des cygnes. Ceux ci voyaient leur nid emporté par les flots qui montaient.... L'horreur !
Mon frère aîné est né dans une maison sans toit et a eu pour berceau un tiroir. Il a eu la chance de ne pas s'en ressentir, mais cela n'a pas été facile pour ma mère sans doute
:-)
Ton frère est né en Asie Lucie ? Et toi ?
Supprimer(Ta mère ne t’a-telle jamais parlé de ses difficultés de l'époque ?)
Ma mère ne parlait pas le français du moins pas assez, cependant elle m'a raconté qu’elle avait peur des japonais qui commettaient des exactions comme tous les soldats d'occupation, hélas....
SupprimerJe suis née à Saïgon dans une maison que mon père avait fait bâtir pour l'administration avec du bois qu'il avait obtenu grâce à une amende qu'il avait fait payer en nature. C'était une maison sans un clou avec un assemblage tenon-mortaise
(Ta belle de juin est-elle un gaura ? Il faut que j'aille voir mon fuchsia que les petits doigts ont dépouillé de ses fleurs... Je n'ai pas encore fait de petit tour dans le jardin depuis mon retour hier soir)
RépondreSupprimerLa belle de juin est effectivement un gaura. Il est en pot avec une sauge bleue et un million bells jaune. Cette année je voulais une harmonie bleue, blanche et jaune pour mes plantes de balconnière.
SupprimerAvec la pluie j'ai dû tout tailler, j'espère que ça va repartir s'il fait un peu plus chaud.
Mes fuchsias regia arrivent jusqu’aux gouttières des toits bien que je les rase chaque année (c'est du chiendent chez moi, ou presque). J'espère que les tiens ont refleuri.
Ravie de ton retour Lucie...
Il me semble que le gaura aime la sécheresse, j'en ai vu de très beaux en Italie du Sud (où j'avais accompagné mon mari qui y était pour son travail), je n'ai jamais eu de réussite avec. Pourtant j'aime bien, cela allège un parterre ou une jardinière
SupprimerJ'ai des fuchsias de Magellan classiques mais ils ne sont pas très fleuris.
Celui dont je parle m'a été donné par un voisin qui réussit les boutures à merveille, tu l'as déjà vu >
http://jardin-de-marguerite.blogspot.fr/2014/10/des-gouts-et-des-couleurs-le-rose.html
Bon cette année le jardin a été bien piétiné, il y a encore du sable partout sur la pelouse ainsi que des petits jouets. J'ai taillé les clerodendrons plus court ce printemps, ils font des buissons bas c'est agréable... Pas trop de fleurs en ce moment, juste des phlox en fin de floraison qui attirent tout de même un moro-sphinx zélé parfois le soir
SupprimerLe gaura pousse ici alors que c'est très humide mais il est vrai qu'il est en pot.
SupprimerMes phlox sont également fleuris et ce matin j'ai vu aussi (et comme chaque année) un moro-sphynx. Si le phlox rose a peu de parfum, les blancs embaument et c'est peut-être ce qui attire ces papillons si curieux.
Oui-oui, j'ai déjà vu tes fleurs roses (et j'avais même commenté).
"Un espace de bouseuse" permet de voyager tout autant qu'un autre. La vie n'y est pas toujours aisée mais tu auras plaisir à revoir les moutons lorsque le chemin sera plus praticable, vous aurez bien des choses à vous raconter !
RépondreSupprimerComme j' aime la musique de ton ciel ...tes photos ..qui en grand format sont magnifiques ..celle de la Gora avec ses perles de pluie est un bijou .....et ses BB rondelles sont des amours qui nous enseignent le quotidien de la vie " Il faut manger pour vivre " et non l' inverse...:-)
RépondreSupprimerComme toi souvent je me sens en marge et m' y trouve très bien ...même si aujourd' hui " la bouse " n' a plus tout a fait la même odeur qu' autrefois ...j' aime nos âmes de " bouseuses "
Bisous tendres Miss Marie
La pluie permet souvent de bien plus belles photos que le soleil, Mathilde et les fleurs sont de parfaits modèles, sans humeur...
SupprimerLes années passées, j'avais bien mieux réussi mes hirondeaux (le nid était plus proche donc mieux éclairé), en revanche c'est la première fois que j'ai pu avoir un des parents en vol. Ils sont d'une rapidité incroyable et d'une agressivité qui ne l'est pas moins à l'égard des trouble-fêtes.
Même si mes soucis de santé y sont pour beaucoup depuis 2012, je crois que personne n'imagine à quel point je bouge peu au delà de mon pré carré.
Je ne dirais pas que je me trouve toujours bien comme ça mais pour avoir très longtemps été la locomotive de plusieurs associations, je me suis rendu compte que le jeu n'en valait plus la chandelle.
Les relations entre les personnes sont souvent tellement complexes que j'ai baissé les bras avec cette conscience que la coexistence n'est possible qu'au prix de tant de renoncements (à soi ?), de compromis voire de compromissions qu'il valait mieux (en ce qui me concerne, les autres font ce qu'ils veulent) rester en marge justement.
La bouse ici est "bio" ! Elle a donc une odeur très semblable à celle d'autrefois (autant que je m'en souvienne).
(Et j'espère que ton chagrin va s'évaporer petit à petit, comme la rosée du matin sur l'herbe...)
Tendresse à toi aussi
De la bouse "bio"!!!! J'arrive
SupprimerBises matinales
Je t'attends !
SupprimerJ'ai probablement écrit une connerie parce que la bouse sent la bouse à partir du moment où les vaches sont élevées et nourries correctement. Et puis il n'y a que les étables qui sentent, dans les prés il n'y a pas d'odeur. Par contre pour les cochons ce n'est jamais folichon, même dehors le cochon pue naturellement. A moins qu'il ne sente le hérisson -:)
Le parfum des bouses séchées comme des galettes de son,sur les chemins écrasés de chaleur de la Haute Loire….c'était divin autant que le souffle des vaches qui sent le lait cru….
Supprimerbises parfumées
Ce sont des souvenirs sublimés ma belle gazelle (des steppes)...
SupprimerAs-tu réellement approché ton gentil et ravissant museau du mufle d'une ruminante ?
En vrai de vrai ?
J'ai suggéré plusieurs fois qu'on ramasse les bouses séchées des chemins pour allumer le feu : je me suis heurtée à un refus catégorique alors que des tas de peuples le font. On est vraiment des bêcheurs chez nous.
Mission Julle accomplie, elle n'a pas été tondue mais dépoilée au peigne Furminator. Elle s'est vengée de Maryline (la p'tite véto) en lui envoyant un jet bien senti (!!!) de ses glandes anales.
J'avais laissé la petite à la garderie le temps de faire les courses, j'ai eu l'impression que tout le monde me reniflait.
J'ai rapporté un carton plein de la toison à Bil pour lui prouver que non, ce n'était pas du luxe.
Et j'ai évidemment acheté un peigne.
(Je me demande si les vétos font des cartes de fidélité...)
Pas de bises parfumées ce soir (vaut mieux pas).
Je vais me doucher.
Ton blog est une oasis de fraîcheur pour ma peau desséchée par le soleil et le vent et le chant des hirondelles me changerait de ces fichues cigales qui font vibrer les tympans.
RépondreSupprimerAujourd'hui a été une belle journée,soleil voilé et pas plus de 24°….les insectes gratteurs d'abdomen sont restés cois!
petites bises de nuit
Comme disent les mauvais plaisantins, l'été en Bretagne il fait 25°, 12,5 le matin et 12,5 le soir...
SupprimerLe tracteur du voisin qui rentre son foin, couvre tous les autres bruits : aucun chant ce soir.
Le ciel a été couvert toute la journée encore une fois et je n'ai pas encore mon sauvage. Nous avons brûlé les mauvaises herbes cette après-midi et le bruit du chalumeau et l'odeur ont dû l'effrayer. Ce chat me rendra folle avec ses humeurs changeantes.
Douce nuit à toi ma Cham
Peut-être que je ne remarque les oiseaux que lorsqu'ils chantent ? Pour endormir mon petit O (tu as raison, il est très appliqué en tout ce qu'il fait) je lui dis d'écouter le chant des oiseaux (le merle) qui lui disent bonsoir et adieu au jour. Cela c'était début et mi-juillet. C'était très performant comme berceuse....
SupprimerC'est vrai qu'on remarque surtout les oiseaux grâce à leurs chants ; je crois qu'on n'y fait plus attention sauf comme en ce moment, où les moineaux s'égaillent par dizaine sur la petite route qui passe devant la maison. Le voisin a semé du foin partout en rentrant ses rounds et les petits opportunistes récupèrent les graines.
SupprimerEt il n'y a pas à dire, tu es la plus merveilleuse grand-mère du monde !
Quelquefois on n'entend le "bruit" que lorsqu'il cesse. Il me souvient de notre emménagement en maison en ville nouvelle alors que notre appartement était coincé entre le RER B et la N 20 (le premier étant sous notre balcon, plus près que le second). La première nuit j'ai eu du mal à dormir, dérangé par le vent dans les bouleaux...
SupprimerMerveilleuse grand'mère je ne pense pas, je revendique mon imperfection... Je connais une merveilleuse grand'mère, la femme de mon frère, tant qu'il ne s'occupe guère de ses petits enfants comme il s'est peu occupé de ses enfants (il travaille à 200kms où il habite, ne revenant que le WE et parfois un soir par semaine mais cela convient très bien à sa maîtresse femme). Ceci dit après 36 ans de mariage ils semblent toujours aussi amoureux l'un de l'autre. Sauf qu'ils se plaignent de ne pas avoir de vie à eux à force d'être disponibles (ils commencent seulement à y arriver)
C'est tout à fait vrai pour le bruit (la musique du silence ?). Hier soir j'ai emmené la chienne dans le chemin à vaches et brutalement il m'a semblé qu'il manquait quelque chose d'essentiel : on n'entendait aucun oiseau... Et je ne sais pas pourquoi.
SupprimerUne grand-mère qui endort son petit fils comme tu le fais (les merles qui disent bonsoir et adieu au jour) est forcément formidable (la perfection est très ennuyeuse, reste comme tu es).
Florence - Testé pour vous
RépondreSupprimerOh zut, j'avais écrit un long commentaire et tout est parti, perdu...grrrrrrrr
Je voulais te dire : Bonjour d'abord et ensuite
blog de bouseuse...tu délires là...je te disais comme tes reportages sont vivants, magiques...comme tes photos m'ont fait baver d'envie...tu as pu assister à tout ça...et comme j'aurais aimé être à ta place...j'ai regardé les photos en grand format...les regards noirs qu'ils te jettent...oh la la, ils te regardent. Et cette patience de grimper, de photographier, jour après jour, pour nous faire partager...et oui, j'adore, je vis ton reportage lorsque je le regarde..J'entends les petits piailler de faim, puis bouger, puis remuer leurs plumes...grâce à toi, j'ai vécu ces moments, sans pouvoir y être vraiment, mais les vivre par tes photos...c'est vrai qu'il pleut beaucoup apparemment et la pluie nuit au bon moral...je comprends que la solitude pèse...parfois, tu dois te dire "mais j'en ai marre ! Ca me gave tout ça !"...puis le soleil revient et le bon moral aussi...allez, l'été n'est pas fini, bientôt le soleil reviendra...si, si, j'en suis sure !
Je serai absente pour 1 semaine..Je te retrouve à mon retour...à très bientôt et encore bravo pour les oiseaux que tu nous as fait découvrir...cette vie sur ce blog de pas bouseuse
Des photos de couvées absolument délicieuses !
RépondreSupprimerA la campagne les bruits se succèdent, il est vrai qu’en aout à part les récoltes l’air est souvent calme, vacances pour la plupart.
« Belle de juin » ce sont des Gauras ?
Des chroniques comme les tiennes auxquelles j’aspire moi qui me demande (parfois) ce que je fais en ville depuis quarante ans passés…
Ta première image est super classe
Merci Thérèse...
SupprimerJ'explique un peu plus haut comment j'ai "fabriqué" la première image...
Les belles de juin sont effectivement des gauras.
Je crois que nous ne sommes jamais vraiment satisfaits de nos vies ; si réellement j'apprécie la campagne (la brousse...), je pense que j'aimerais néanmoins vivre plus près d'une ville moyenne (jai passé moi aussi 40 ans de ma vie en ville).
Je deviens de plus en plus paresseuse et rien qu'à l'idée de devoir prendre ma voiture pour absolument tout, il m'arrive de soupirer infiniment... (et de ne pas bouger).
Mine de rien dire que nous n'avons même plus besoin de mine de crayon pour écrire ... mdr
RépondreSupprimerC'est sur des images tel ta première photo ( j'ai failli dire image) que dans mon enfance nous apprenions à compter, non, non ce n'est pas un conte à dormir debout, c'etait une autre époque !
passe un bon weekend.
A + :o)
J'avais été tentée de t'envoyer chez Daniel. Il sait se réjouir des petits riens que la vie lui envoie >
Supprimerhttp://madeleine-daniel.blogspot.com/2015/07/prairie-humide.html
C'est un mécréant qui entre dans toutes les églises qu'il rencontre, qui croit aux chimères, aime la mythologie et les fontaines de jouvence, s'extasie devant la moindre brindille, et voyage depuis peu avec Madeleine vers les pays qui le font rêver
Merci Daniel...
SupprimerAs-tu lu le commentaire de Cergie ?
Et si tu comptes au moins jusqu'à 100, tu as dû apprendre au moment de la migration...
Le week-end est passe mais bonne semaine à toi
Et oui, Daniel est d'une autre époque... Il a même "fait" la guerre d'Algérie
SupprimerMais il a raison / Mine. Ce mot cache bien des significations, et si on prononce "Derrien" comme tu l'as écrit, on dit "des riens"... Deux fois rien, n'est ce pas grand chose, et cent fois ?
Pourquoi crois-tu que j'ai choisi ce pseudo Lucie mihn ?
SupprimerJe ne sais pas, dis moi pourquoi ?
SupprimerComment as tu fait la première photo,elle est extraordinaire et elle m'intrigue beaucoup.
RépondreSupprimerCe soir ,c'est calme,les orages se sont calmés,mais nous avons eu 4cm d'eau.quel bonheur pour les jardins qui vont enfin revivre.
La "bête" est revenue….pas trop de dégâts,quelques pierres retournées,les paillages bien remués mais plus de menthe que je venais d'installer lundi…la bête a-t-elle des problèmes d'haleine?
Bises tendres d'un soir d'été
La première photo est une fusion d'images ma mie... Sur l'une il y avait les musiciennes (et leur ombre) sur les fils le long du pignon de la maison de "la vieille voisine morte" et sur l'autre un morceau de ciel couvert : moulinage/bidouillage avec Gimp et voilà.
SupprimerCette maison de la dite voisine est une verrue dans le paysage ambiant, elle se dégrade chaque année davantage mais la propriétaire (la fille), qui habite la Corse, refuse de la vendre tant que les prix de l'immobilier n'auront pas remonté... En plus elle pue la rage, rien qu'à passer devant on est suffoqué par son odeur de moisi. J'espère toujours qu'un éclair bienveillant viendra la frapper (c'est pas gentil, je sais).
Ravie pour ta pluie salvatrice, ici elle doit revenir la semaine prochaine après seulement 4 jours sans. Lorsqu'on vit en zone humide (et pas qu'un peu), on oublie souvent que d'autres l'attendent
désespérément.
Pour ta bête à l'haleine fétide : une caméra infrarouge mobile (sans fil) : comme pour les chats ! Ça ne l'empêchera pas de venir mais au moins tu sauras de quel animal il s'agit.
Et si tu veux de la menthe, tu le dis : chez moi elle est invasive.
Bises douces d'un soir enluminé...
Bravo pour ta créativité !
SupprimerChamamy devrait essayer la menthe corse ! Elle est rase, sent si bon mais est dure à conserver.
En décalage, oh non, plutôt très en phase avec ce qui t'entoure et toutes ces petites vies animales que l'on dit de presque rien et dont tu nous fait côtoyer l'existence, un peu de leur intimité. Pas besoin de voyager loin, les pieds dans la terre et la tête dans le ciel, ça suffit bien. Et puis, ces moutons qui te regardent, c'est quelque chose que ce regard.
RépondreSupprimerChez moi les hirondelles ont lancé une seconde couvée (2 ou 3 nids occupés), le soir et à certains moments de la journée, c'est la sarabande, le coup de folie, le grand spectacle, certaines en profitent pour visiter la maison à tire d'aile, les chats en restent éberlués.
J'aimerais bien connaitre tes moutons.
Mes moutons...
SupprimerA deux ou trois kilomètres de chez moi, il y a un berger qui élève des brebis pour leur lait.
Sa femme le transforme en tomes, fromages secs et frais, yaourts.
Le fils cadet élève une autre race (celle de la photo) pour la viande. Ce jeune homme est également maraîcher.
Le circuit court est privilégié pour la vente. Tous les vendredis soir, toute l'année, ils vendent leurs produits à la ferme en plus des marchés qu'ils font deux ou trois fois par semaine.
Ces gens vivent au plus près de la nature, d'une manière un peu spartiate, sans aucun superflu.
Ils ne sont bien sûr pas informatisés et ils n'utilisent pas de caisse, tous les comptes sont faits à la main sur un cahier d'écolier.
Ce sont des bretonnants purs et durs.
J'aime beaucoup aller chez eux, l'accueil y est toujours chaleureux et bon enfant. Des clients apportent parfois un gâteau ou une bouteille rapportée d'un voyage ou d'une sortie et bien sûr tout le monde en profite. L'hiver la ferme offre du vin chaud ou de la tisane.
La bergerie du père est une merveille. Tout y est d'une propreté rigoureuse, le foin est toujours frais, les animaux y sont calmes parce que probablement heureux. Chaque vendredi je vais y faire un tour (j'y achète mes légumes) et si Jakez (le père) est d'humeur ou disponible, nous avons de bonnes conversations, de celles qui laissent des traces.
Nous parlions l'autre jour de l'abattoir où ses agneaux mâles sont conduits (de même que les bêtes de son fils) et de la conscience des animaux en général.
Ce serait bien trop long à retranscrire mais il m'a dit qu'il préférait tuer ses vieilles et fidèles brebis lui-même parce qu'il leur devait ça. Il les avait accompagnées pour leur naissance, il devait faire de même pour leur mort.
Il m'a raconté aussi (au sujet de la conscience), qu'une brebis de trois ans séparée de sa mère au sevrage, l'avait retrouvée au hasard d'un transfert de troupeau. Il me disait qu'il n'avait jamais vu
de telles retrouvailles, une telle joie chez des moutons plutôt placides d'ordinaire. Il envisageait de me parler du début de prémices de conscience chez les plantes mais j'y aurais passé la nuit...
(ah oui, le « gardien » des brebis d'été au pré est une ânesse ; elle brait quand des renards s'approchent des agneaux naissants).
Pour tout ça, je ne regrette pas ma campagne mais pour la culture élargie, comme je l'écrivais à Thérèse, je m'enferme de plus en plus, je n'ai pas envie de faire des kilomètres pour une expo, un film ou un concert.
J'ai vu un nid neuf chez mes musiciennes. Je ne les avais pas remarquées lorsqu'elles le bâtissaient. Avec les chats elles ont peut-être été particulièrement discrètes...
Et oui c'est un crève-coeur d'être éleveur car au bout du compte, les animaux vont à l'abattoir...
SupprimerJ'ai lu un article / Les gens qui ne veulent pas manger d'animal, ne pas les élever pour cela, cela serait la fin des troupeaux et de l'élevage...
Un jour mon beau-frère aura des loups sur ses terres : le Mercantour n'est pas loin. Les ânesses les défendront-elles ? Dans les Vosges il parait qu'ils n'attaquent pas les lamas (de la ferme des lamas à la Bresse) qui savent se défendre
Tu sais, de nombreux éleveurs n'ont aucun état d'âme à ce sujet.
SupprimerA un kilomètre à vol d'oiseau de chez moi, il y a Gilbert qui élève des vaches nantaises allaitantes, donc pour la viande. Il est raide-dingue de ses bêtes mais il faut évidemment qu'il puisse vivre de sa ferme.
(cet homme était chauffeur-guide dans des cars, il voyageait dans toute l'Europe mais son rêve de gosse avait toujours été l'élevage ; alors il a attendu que ses trois enfants soient plus ou moins autonomes pour se lancer).
Il me disait récemment qu'il accompagnait presque toujours ses belles à l'abattoir et toujours deux par deux afin qu'elles ne soient pas affolées (les animaux de troupeau ne supportent pas d'être isolés). Il reste près d'elles presque jusqu'au dernier moment. Il en souffre, je crois qu'il n'avait pas vraiment songé avant à ce que son activité impliquait. Par contre, mes voisins ne font pas de sentiments avec les cochons quand il s'agit de les faire abattre (tous les dimanches on voit passer ce que nous appelons "la remorque de la mort" ! Elle contient un ou deux porcs.)
C'est vrai que les paysans ont façonné les paysages et que les bios et ceux qui ont une attitude "raisonnée" (raisonnable ?) continuent de le mettre en valeur. C'est l'agriculture productiviste qui bousille tout en ne tenant pas compte des considérations environnementales et sociales. Ceux qui ont manifesté chez nous (et tout saccagé comme à chaque fois), sont tous FNSEA ; les bios et les raisonnés ne participent pas à tout ça. Et les bios ne perçoivent aucune subvention.
Il y a de plus en plus de végétariens, partout. Je ne le suis pas mais je les respecte tant qu'il ne s'agit d'une forme d'extrémisme (je n'apprécie pas les véganistes). Le prosélytisme, en ce domaine comme en d'autres, m'agace profondément.
Pour autant je me sens très mal à l'aise vis à vis de l'abattage des animaux que nous mangeons, je ne suis pas sûre que les pratiques "modernes" soient moins douloureuses que l'égorgement tellement décrié aujourd'hui. De nombreux abattoirs ne respectent en effet pas la loi au sujet de l'étourdissement des animaux parce que ça coûte de l'argent de s'équiper et qu'encore une fois on veut bien en gagner beaucoup mais en dépenser le moins possible pour cela.
Quand je m'occupais encore de mon ciné-club, j'avais eu l'occasion de rencontrer Manuela Frésil (une documentariste formidable) pour son film "Entrée du personnel".
Par la suite elle m'en avait prêté un autre, « Si loin des bêtes ».
On est toujours déchirés dans nos vies...
Il y a aussi un élevage de lamas (des alpagas mais c'est la même famille) pas très loin d'ici (mais il n'y a pas de loups...). C'est vraiment charmant. Sais-tu pourquoi les loups ne les attaquent pas ?
Je ne sais pas comment réagirait l’ânesse face à des loups.
Je déplore infiniment qu'il n'y ait plus de place pour la faune carnivore sauvage en France, loup ou lynx.
C'est à mon sens une tragédie écologique.
As-tu pu observer ceux du Mercantour (Thérèse a essayé mais elle n'en a vu aucun) ?
(l’insertion de liens ne fonctionne pas aujourd'hui, ça fait trois fois que j'essaie).
Entrée du personnel : https://lectures.revues.org/7908
Si loin des bêtes : http://www.film-documentaire.fr/Si_loin-b%C3%AAtes.html,film,12879
Lamas : http://les-alpagas-des-monts-darree.fr/index.html
C'est un réconfort, ce soir, de savoir que certains moutons vivent leur vie, et que leur pensée nous traverse.
RépondreSupprimerTu pourrais ouvrir un Café des Blogueurs, avec tous ces échanges que nous aimons faire ici. Cela vaut bien une soirée culturelle ! C'est vrai, là tu m'as fait penser à l'enseignement du territoire chez les libres moutons hetfed, de génération en génération par les brebis aux agneaux et, bien avant, du berger au troupeau, un cas pas banal de transmission culturelle de l'homme à l'animal, où la mémoire du troupeau a pris le relais de l'ancienne tradition pastorale.
Les animaux, ça me fait cogiter beaucoup.
Je viens de la brousse, la vraie, mais j'ai longtemps vécu à Paris avant de me retrouver dans les bois et vallées normands. A présent, comme toi et bien qu'à 100 kms de la capitale, je dois me bousculer pour aller voir un film, une expo, une pièce, je trouve les trajets infernaux et en plus j'aime être chez moi. Je m'interroge sur la nécessité de ces efforts à faire, ou plutôt sur le plaisir à retrouver pour avoir envie de les accomplir.
Coucou Mine Derrien.
RépondreSupprimerJe vois que Cergie autrement dit Lucie fait ma promotion!!!
De sont coté elle n'est pas triste elle non plus... Aïe! ....Aïe!
Merci de ta gentille visite.
Le problème pour l'info est que je n’habite plus la région, promis si un jour je repasse par la je vais tenter une approche, j'aimerais savoir moi aussi (peut être cet automne ?) J'avais de la famille à Saint pierre Chérignat juste à coté, ils ont eu la mauvaise idée de quitter ce monde du coup je n'ai plus de famille dans le secteur ci ce n'est leurs gisant, le problème est que je n'ai pas le pouvoir de communiquer avec l’au delà...
Bonne journée.
A + :)