samedi 11 avril 2015

Vide-grenier (chronique sur les objets...)


Depuis longtemps, je rêve de vivre dans un endroit neuf et blanc dont les objets accumulés au fil du temps auraient disparu. D'où les gens accumulés au fil des ans auraient disparu. Où tout aurait disparu. Faire le vide pour faire le plein.
Je rêve d'une monacale maison, voire d'une cellule immaculée dans une abbaye de poche.
Devenir fatale moniale avec pour seule ouverture sur le monde, un judas qui donnerait sur le jardin des curés de curé. J'y regarderais mes sœurs en conserve égrener leur chapelet le soir après complies. Leurs prières me berceraient d'allégresse silencieuse, leurs chants apaiseraient mon bordel intérieur. 

L'objet, quel qu'il soit, est le plus souvent en reliance avec le passé, qu'il nous ait été offert ou que nous nous le soyons approprié pour des raisons diverses et variées. Il doit provoquer une émotion ou bien il n'est que remplissage. 

Abri actuel rempli d'objets, profusion d'émotions réactivées à chaque passage du chiffon à poussières.
Poussières émotives plein les yeux. Larmes parfois. Les petits inanimés ont une âme, ils sont souvenirs à perpète et sans compression de peine. Marre de me cogner aux souvenirs, aux éclaboussures de sentiments qui ne veulent pas sécher.
Pourtant le cœur se souvient de chaque offrande, de la main tendue, du sourire qui n'ose pas encore en être un, du regard dans l'attente. Et si ce que je te donnais n'allait pas te plaire ? Et si tu n'étais touchée comme j'aimerais que tu le sois.
L'offrande naît du désir d'approcher, d'atteindre.
Assez atteinte comme ça, j'ai élagué gros au fil des années. Du mien côté et du côté du mari. 

Du mien élagage, a disparu tout ce qui m'avait été offert par des gens sans épaisseur affective ou trahissants. Côté mari, déplacé en lieu éloigné-anodin les fusils de chasse et les douilles d'obus sculptées dans les tranchées en 14 par son père,  les chaufferettes et les bouilloires de grand-mère,  les vieilles nippes de maman (tu ne trouves pas que ça ferait joli sur son mannequin de couturière ...?) 

Objectif : ou entrer en sainteté détachée et modeste ou bien remplir des malles, aller jeter le passé à l'océan un jour de grande marée. 

Objets = "vanité des vanités" et ce n'est pas moi qui l'ai dit la première. 

Inventaire très limité et non ordonné :
Le petit tourniquet à musique, cabossé, un peu rouillé. Il appartenait aux fils... La dernière fois que l'aîné est venu, il a tourniqué : Ici Londres... L'enfant avait rit de sa petite plaisanterie. Pour le rire de l'enfant triste, je garde. 

Le cheval de bois du même. Je me casse la figure à chaque fois que je passe devant. Il est comme Pinocchio le fier destrier, il devient vivant, il rue. Oui mais. C'est Mon frère qui l'a offert à Son premier neveu pour sa Première naissance. Tout fiérot le frérot en arrivant à la maternité avec son bourrin. Je vais peut-être le faire dresser pour le calmer. Je garde. 

Ce tableau, la drôle de dame avec les seins à l'air : rarissime cadeau de mon père. J'avais 15 ans quand il me l'a offert. J'ai pris conscience au moment où j'allais le virer de l'ambiguïté du don. « Fruit mur » s'appelle la toile. Est-ce qu'on offre à sa fille qu'on aime de façon relative  une femme à poil ? 

Les deux aiguières de l'abbaye de Thélème lui appartenaient, la première je la lui ai piquée, la seconde c'est encore un don de papa  dans un moment d'égarement. Héritage de mon fils aîné. Il en rêve. Prends mon fils, non-non, quand tu seras morte... Je vais essayer de faire vite. 

Cette coupelle appartenait à maman et j'en rêvais depuis toute petite à cause de son décor ("nid, oiseau, se blottir"). Avant de quitter la Beauce je l'avais demandée à mon père. Puis mon mari a fait tomber un poids de la pendule et la coupe s'est brisée en mille morceaux ; le chagrin que j'ai eu... Il l'a donc recollée comme il a pu et j'ai placé d'autres brisures à l'intérieur pour masquer les cicatrices.

Il y a deux saints au dessus de la cheminée de la maison n° 1 (descendus d'un étage pour la photo).  Des nids à suie aussi. Saint-André le blanc et  Saint-Glinglin (j'ai oublié de quel saint il s'agit)  le brun. offerts à ma maman (prénommée Andrée).


Achetés à Locronan à Job le sculpteur qui découpait aussi des profils de papier. J'ai perdu les profils. Je vais garder les Saints en souvenir de Job, insolent-attachant et DCD personnage. 

Éléphant et poupée. Miteux et passés. C'est ma Claude, mon amie des années tendres qui me les a rapportés d'Andhra Pradesh. Elle préparait sa thèse d'ethnologie, je tapais sa thèse, elle m'envoyait les feuilles écrites à la main des trous à rats où elle vivait, je ne comprenais rien au langage local. On se filait des rencards au téléphone, vite fait, ça coûte cher, dis-moi ce que tu ne comprends pas, t'auras fini à temps, j'en peux plus ... J'en pouvais plus non plus, j'avais du bébé plein le ventre, je serrais les fesses pour l'empêcher de sortir trop tôt. On a terminé à temps. A son retour, éléphant, poupée et petit applicateur à khôl dix fois tombé dix fois recollé. Je n'ai pas vu Claude depuis la mort de sa mère en 2007 à Chartres. Je sais pourtant que si un jour nous nous rencontrons à nouveau, rien n'aura changé, que nous reprendrons les choses là où nous les avons laissées.
Anti-mite, je garde Claude, t'inquiète pas. 

Le clown magique. Il fait du vélo, de la musique et il neige toute l'année. J'en rêvais depuis toute petite. Cadeau de Cat-petite-sœur quand j'ai quitté la Beauce pour les hautes terres. Les visiteurs : c'est rigolo, c'était à tes mômes ? C'est con les gens.
Je l'ai remonté tout à l'heure, il a pédalé en neigeant, la musique est vraiment très jolie, pour la musique je garde même s'il fuit un peu (à côté du clown, un des premiers jouets de mon fils aîné).
Comme le poisson offert par la même. Entre écailleux on ne se sépare pas.


Mes bouts de bois. J'en ai partout. Des bois flottés aux branches de lierre aux formes aériennes soigneusement décortiquées et polies par moi-même.
Et ce petit peigne de tisserand africain trouvé chez un broc de l'Aveyron qui me l'avait donné parce qu'il ne valait rien. Une merveille de douceur sous la main (à gauche l'applicateur à khôl de Claude, à droite un peigne africain qui appartenait à maman).
Un bout de bois de plus ou de moins, je ne vais pas chipoter. 



Plein de cailloux. Ceux que je ramasse sur les grèves et que je place dans l'eau pour qu'il gardent leur couleur de pierre mouillée. Ceux que les grands frères de ma jolie petite voisine m'apportaient. Je ne peux pas m'en séparer pour l'instant : bien qu'ils soient maintenant adultes, à chaque fois qu'ils viennent ils vérifient si j'ai bien gardé le caillou spécial offert spécialement sans raison aucune mais avec amour. Je ne vais pas vous les infliger.
Plein de coquillages, de morceaux de tout et n'importe quoi trouvés en bêchant la terre ou en marchant sur la terre. Ce morceau de poterie vient de mon jardin de Beauce. Il me fait toujours autant rêver par ce qu'il représente de mémoire ancienne. 

Végétal ou minéral. Non polluant pour l'esprit. 

Des ciseaux à moucher les bougies. J'en ai trois paires. Ils me viennent de mon grand-père paternel, chiffonnier-brocanteur de son état. Pendant des années je me suis demandée à quoi pouvaient servir ces drôles d'outils, enfin renseignée à un salon d'antiquités. Bien exposés, ça peut faire un sujet de conversation quand les soirées sont longues et mal accompagnées. Garder une paire en évidence. 

Les objets du frère. 
Il paraît qu'on mettait ça dans les bistrots autrefois. On poussait gentiment la lune, elle se balançait avec énergie puis de plus en plus lentement et elle finissait par s'arrêter. Ça voulait dire : on ferme bonnes gens, regagnez vos chez vous, ne ratez pas la porte en sortant, surtout.
Michel avait un soleil, il m'avait offert la lune.
Je crois que je vais la conserver, quand les gens tapent l'incruste, action, explication, kenavo. 

Le vase et le Sage, c'est Mic aussi. Dans le vase je mettais mes roses-thé au parfum renversant. Ces roses-là n'aiment pas les zones humides. DCD comme Job. J'ai passionnément aimé le Sage qui était en fait une marionnette à fils. Fils usés. Il ne marionnette plus. Il a plus de 40 ans. Je ne vais pas balancer un vieillard à la mer, je me connais j'aurais des remords. Va pour le Sage. Et puis je viens de le vêtir de neuf, sa tenue de doux Éveillé n'avait plus de couleur. 


Les objets de Thibault fils cadet, en son enfance :
Plein de petits canards qu'il allait acheter en sortant de l'école chez Monsieur Robert le marchand de tout et de rien. Il demandait un paquet cadeau pour un palmipède à deux balles. Monsieur Robert s'appliquait. Il comprenait l'attente des enfants. 

Une Vénus rapportée d'Italie quand il est allé perfectionner son latin.
 
Une chouette en feuilles de maïs ramenée d'Allemagne quand il est allé perfectionner sa descente de bière et qui a trouvé sa juste place dans la niche à sel de la cheminée. Une niche à sel sans chouette ne serait jamais qu'une niche à sel et ma petite voisine jolie aujourd'hui lycéenne, n'aurait jamais déposé autour de l'oiseau ses porte-bonheur,  ses petits riens. 

Le petit pot de colle  près de Venus, c'est Thibault aussi. C'est un garçon d'une immense générosité qui écoute sa mère sans en avoir l'air et qui lui offre toujours le truc idoine (comme la colle blanche du chat noir...).

Un truc offert par nous-deux Christian, le forban de Belle-Île (qui avait fait l'objet d'un billet dans l'ancien blog). C'est un de ses potes qui les fabriquait, je n'arrive pas à le virer. C'est pourtant vraiment très moche mais j'ai tellement aimé Christian. 

Une photo que j'ai prise à Dreux en 1967. Elle me hante. Deux fillettes algériennes nouvellement déracinées de leur chaleur. Le noir et blanc a viré sépia. Le père n'avait que des filles, il voulait me donner la plus petite. Prends-là, j'en ai encore sept et je ne peux pas les nourrir. 

Mes offrandes à moi-même destinées sont rares. Deux ou trois envies mal contrôlées. Compulsions ?
Un Mandala parce que c'est simplement beau (oui, tu ne vas pas mettre ça ici, ça ne représente rien...) 

Un vase péruvien acheté à un vrai péruvien. 

Une cuillère de mariée dont j'avais aimé le symbole il y a TRÈS longtemps.


Hors catégorie, les trucs avec lesquels je voudrais qu'on m'incinère (c'est du bois blanc, ça aidera le feu à partir) : Les petits sabots. Ils m'avaient été offerts par ma tante Gervaise au cœur gros comme une cathédrale quand enfant je ne mangeais plus et qu'elle m'avait recueillie.


Je n'ai pas fait le quart de mes poussières que déjà je les regarde d'un autre œil ; ma main les frôle avec une forme de tendresse.
Oui mais le blanc, l'espace intérieur, le détachement ...

Agnès Varda a dit :
« Si on ouvrait les gens, on y verrait des paysages ».

Si on m'ouvrait, je me demande bien ce qu'on y verrait.

J'avais publié ce billet dans mon ancien blog.
Depuis, le clown a rendu sa petite âme (la flotte s'est vidée dans les bouquins)
et j'ai donné le cheval de bois à un petit neveu
avec l'accord de son propriétaire. 

Thérèse a écrit : "Une semblable passion pour chaque objet possédé et son histoire… des objets qui entretiennent la mémoire et pour lesquels, parfois, on dépense une fortune pour les maintenir en vie".

26 commentaires:

  1. Un coffre aux trésors,des pages de mémoire.

    J'avais du déjà faire un commentaire sur la cuillère de mariée et son ombre portée…ou alors c'est que j'étais réservée à l'époque….
    Ma déesse en sabots je te fais la bise du samedi

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    1. Déesse en sabots ma mie, comme tu y vas...
      Déesse je veux bien mais pas en sabots, je ne les supporte pas !

      (et tu n'as jamais été réservée).

      Je ne vais pas être très présente cette semaine, je vais aller me couvrir de ridicule au stage de dessin (comment ça, aie confiance ?...).

      Bises du lundi

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    2. Ma Mine,t'as le pied délicat,pas de bottes,pas de sabots….une pantoufle de vair te siérait-elle? ma douce Cendrillon ; )
      Elle pouvait,cette douce enfant dessiner avec les bouts de charbon de bois….alors que ne vas tu faire avec tes bâtonnets de fusain….des merveilles!
      Bises taquines

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    3. J'avais effectivement des soucis au pied gauche (une banale intervention chirurgicale ratée il y a une vingtaine d'année) ; la polyarthrite rhumatoïde n'a pas arrangé le problème.
      Je ne supporte que les boots (pas n'importe lesquelles non plus et de préférence rouges...) et j'ai bien du mal à trouver des sandales d'été. Je ne peux pas non plus marcher en pantoufles fussent-elles de vair (mais pieds nus oui).

      Je ne compte plus les paires de chaussures neuves que j'ai données. C'est en marchant un minimum qu'on s'aperçoit si elles vont vraiment convenir. Mon budget godasses est épouvantable.

      "Bien dans ses pieds, bien dans sa tête" : c'est peut-être pour ça que je suis un brin timbrée, non ?

      Bises fatiguées...

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    4. Tu es Poisson,ma Mie…
      Notre queue de sirène a parfois du mal à se lover dans des chaussures…
      Je chausse du 35,et je fréquente parfois les rayons enfants,mais les enfants aujourd'hui vivent sur de grands pieds: 45 pour Bastien,40 pour Manon!!!!!
      Eclats d'orages ce soir et Bises paratonnerres

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  2. Objet: tout ce qui, animé ou inanimé, affecte les sens, principalement la vue.

    Certains objets pourraient se renvoyer la balle par blog interposé : un cheval à bascule (Geuther)… une mouchette dont je me sers souvent, souvent…
    Loin de moi l’idée de m’approprier un de ces objets mais des yeux mon coup de cœur va à ta lune bistrot.
    Un billet avec photo à l’appui, avant/après, te sera dédié le jour venu, il en prend du temps ce cher monsieur B. tapissier de son métier. En fait c’est une paire de fauteuils club dans lesquels aussi bien les fesses de mon papa que les miennes ont passé du temps, seule la forme subsistera malheureusement …

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    1. Objet: tout ce qui, animé ou inanimé, affecte les sens, principalement la vue :

      - ET LA MÉMOIRE DU CŒUR !

      J'attends avec impatience ton futur billet.

      J'avais repeint le cheval de bois avant de l'offrir parce qu'il était bien fatigué (il avait servi aux deux fils). Il n'était pas aussi sécurisant que les Gueuther et il leur a valu quelques chutes.

      L'an dernier, j'ai fait entièrement refaire un véritable Voltaire du XIXè complètement usé (et défoncé) que mon père avait beaucoup utilisé.

      J'avais choisi un tissu de velours rayé magnifique. Je n'oserai pas donner le prix de l'ensemble de la réfection alors que ce genre de fauteuil se vend maintenant pour une poignée de cerises.

      Il n'a pas été sitôt mis en place que le petit chat Julle s'en est occupé (mais je ne m'en suis pas aperçue tout de suite parce que l'arrière du dossier a été attaqué en premier).

      Il faudrait que je fasse tout refaire mais je sais que Julle aura la même idée...

      J'ignorais que les ciseaux à bougie s'appelaient "mouchette".

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    2. Mes fauteuils sont toujours dans le garage... j'attends leur départ avec impatience... Pour la mouchette qu’importe le nom pourvu qu’elle remplisse son rôle !
      Nos animaux peuvent être parfois pire que les enfants !

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    3. Thérèse, en dehors de mes pastels secs qu'elle a pratiquement tous cassés un par un, le fauteuil est sa seule bêtise : c'est un chat en or...

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  3. Que ce billet me parle! Je ne vais pas développer tous les échos qu'ont fait naître le cheval à bascule (j'avais offert le même à ma nièce), les cailloux (j'en ai plein la maison, lorsque je suis dans l'île, j'ai toujours un caillou dans la poche de mon pantalon ou de mon short), ...
    Mais je veux ajouter que j'adore les titres de tes livres! Au-delà des objets photographiés, les livres en arrière-plan parlent aussi!

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    1. La nature est souvent belle décoratrice d'intérieur.

      Dans la pochette secrète de mon sac à mains (qui en est un à dos) je traîne depuis la petite enfance des fils deux cailloux et quelques petits bois flottés bellilois qui ne me quittent jamais. Mêlés aux présents de mes enfants, un ours blanc de 4 cm offert par ma mère lorsque j'étais encore fille unique (ça date...).
      Un jour, un jeune auto-stoppeur m'a volé mon sac (retrouvé quelques jours plus tard par un chien) et j'avais été liquéfiée de chagrin, non pour les papiers ou le fric mais pour ces porte-bonheur que je traînais depuis des lustres.

      Tu as raisons pour les titres des livres, c'est toujours ce que je regarde en premier sur les photos
      quand il y a des bouquins (je pousse le vice jusqu'à enregistrer la photo et à la retourner dans tous les sens pour mieux voir !)

      Tu sais, je ne peux plus aller chez toi depuis des semaines. Ça mouline un temps infini et la connexion n'aboutit jamais.

      J'espère que tu vas bien.

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  4. Oui! moi aussi... je remarque que les livres sont partout ... parce que les histoires... parce que les objets... parce que les gens, ceux qui comptent, ceux qui s'incrustent, ceux qui reviennent par vagues écumeuses et repartent jamais tout à fait.... tout et tous écrivent l'histoire... la tienne, la nôtre... et puis il y a ceux qui ne laissent rien....ceux qui savent si mal accompagner... et desquels on ne trouve rien à dire !!!
    J'ai lu cette histoire comme un roman... un livre de plus sur l'étagère... parfois des chapitres ne semblent déjà lus... oui, c'est ça... déjà lus ces passages de livres, ceux de mon étagère...
    Le début de ton article me parle tellement... parce que souvent je rêve de tout foutre en l'air!!! mais je m'enterre et ne dis rien.....................!
    Très belle journée Marie

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    1. Oh tu sais, il y a des gens qui ont laissé mais ainsi que je l'ai écrit, je ne peux absolument pas conserver un objet (ou n'importe quoi d'autre) lorsque je n'aime plus le titulaire.du don, ce serait en quelque sorte me renier (chuis pas simple). Mais c'est vrai que toutes les maisons, par ce qu'elles contiennent racontent une histoire. J'ai des voisins et amis qui n'ont pratiquement rien chez eux (parce que ça n'est pas important pour eux, seulement ça) et bien quand il m'arrive de devoir rester seule chez eux, je me sens très mal à l'aise.

      Et périodiquement : je fous en l'air !

      Douce nuit à toi

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  5. Oui! moi aussi... je remarque que les livres sont partout ... parce que les histoires... parce que les objets... parce que les gens, ceux qui comptent, ceux qui s'incrustent, ceux qui reviennent par vagues écumeuses et repartent jamais tout à fait.... tout et tous écrivent l'histoire... la tienne, la nôtre... et puis il y a ceux qui ne laissent rien....ceux qui savent si mal accompagner... et desquels on ne trouve rien à dire !!!
    J'ai lu cette histoire comme un roman... un livre de plus sur l'étagère... parfois des chapitres ne semblent déjà lus... oui, c'est ça... déjà lus ces passages de livres, ceux de mon étagère...
    Le début de ton article me parle tellement... parce que souvent je rêve de tout foutre en l'air!!! mais je m'enterre et ne dis rien.....................!
    Très belle journée Marie

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  6. (Je ne sais pas si mon commentaire est passé puisque je ne le vois pas apparaître)

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    1. Bon, il ne semble pas être passé : je te disais que ma tante religieuse était comme toi, elle trouvait surtout belles les oeuvres de la nature, elle disait alors "c'est beau !" pour une feuille morte, une rose des sables ou un lézard séché
      Elle ne possédait rien d'autre qui ait vraiment de valeur que le journal qu'elle tenait et que sa communauté a gardé...

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    2. Lucie, je ne trouve pas surtout belles les œuvres de la nature, il y a des objets créés par les mains des hommes qui me touchent infiniment. Ce que j'aime dans les œuvres naturelles, c'est cette forme de grâce et d'esthétique involontaire, comme les morceaux de lierre (épluchés et poncés durant des heures...) par exemple. J'ai souvent l’œil attiré par ces petits riens à la portée de tous mais que personne ne voit.

      (j'ai des roses des sables : j'en ai viré une tellement énorme qu'elle en était laide).

      J'aurais bien aimé lire le journal d'une religieuse...

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  7. Les objets que j'ai j'en suis comme toi dépositaire. Mon père m'offrait des choses, des petits riens comme un poisson lune, un vase pour mes paquerettes

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    1. C'est tout à fait ça oui, être dépositaire... Mon père m'a offert bien peu de choses par rapport à ce que mes sœurs on reçu, mais toujours des trucs qui coûtaient assez cher parce qu'il adorait (à une époque) qu'on se répande en remerciements. Ou alors c'était pour se faire pardonner ses comportements extrêmes et moi je ne voulais avoir à lui dire merci. J'aurais, et de loin, préféré des petits riens offerts avec le cœur.

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  8. En réponse à ta question / Vassilis Alexakis, oui j'ai lu ce livre ("je t'oublierai tous les jours") et ai adoré. Je suis tombé dans ses livres je ne sais comment avec "le premier mot". Puis j'ai lu "l'enfant grec" dont j'ai découvert ensuite qu'il avait été pressenti pour le Goncourt.
    http://www.babelio.com/livres/Alexakis-Je-toublierai-tous-les-jours/22922


    Je me demande si ton St Glinglin ne serait pas un St André rapport à la croix attribut de ce saint, quoique les branches n'en soient pas perpendiculaires
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Croix_de_saint_Andr%C3%A9

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    1. Tu as certainement raison pour St Glinglin, j'ai dû inverser les saints...

      J'avais acheté le bouquin de Vassilis. Me reste à le lire. Je te dirai.

      J'ai terminé depuis un bout de temps "Les cendres d'Angela" et à la fin j'ai vraiment pensé que la plupart des maux de ces malheureuses classes ouvrières irlandaises de l'époque, provenaient à la fois de l'alcool et de la religion, à part égales. J'ai bien aimé ce livre même si la libido naissante de Frank m'a un peu gonflée, si je puis me permettre...

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  9. " Si on ouvrait les gens on y verrait des paysages ..." c' est tellement si vrai ...
    Mais toi on n' a pas besoin de t' ouvrir tu es une porte fenêtre ouverte au soleil du coeur ...Tous ces objets qui te parlent sont absolument magnifiques ...moi aussi je suis très attachée à tout ce qui me parle de quelque' un que j' ai aimé ou qui a laissé une jolie trace sur mon chemin ...même si parfois c' est un peu lourd , je ne pourrais m' en séparer ...sauf après le grand départ alors ils vivront une autre vie ...
    Je dis ça... mais j' ai bien été obligée de vendre ma 2 cv et pourtant ...seule consolation , les acheteurs m' ont demandé son histoire ...et cela m' a fait un plaisir indicible ...Elle est partie en de bonnes mains vers d' autres paysages ...
    Plein de bisous à toi Marie aux jolis sabots ...le soleil est-il breton cette fin de semaine ..?

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    1. Tu me raconteras l'histoire de ta deux chevaux ? Je te l'ai dit chez toi, je ne suis pas attachée aux voitures, je ne leur demande qu'une chose, c'est de rouler et d'être confortables...

      Une chose qui est réelle, c'est que j'ai de moins en moins envie d'objets (et de livres) autour de moi, j'aspire vraiment au "blanc". Ma chambre est totalement nue (et blanche) alors que celle de mon mari ressemble à une boutique d'antiquaire. Quand j'écris "faire le vide pour faire le plein, il y a de ça même si pour l'instant je garde... Tu rejoins Lucie quand tu dis : "sauf après le grand départ alors ils vivront une autre vie".

      Le temps breton joue au yoyo, il y a eu deux semaines lumineuses et douces puis la pluie est revenue et aujourd'hui il a fait un froid assez cinglant auquel nous n'étions plus habitués.

      Plein de bises à toi aussi douce Mathilde

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  10. Réponses
    1. Ce livre semble en effet très attirant.
      Si tu as l'occasion de le lire tu me diras ce que tu en a pensé.

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  11. Il y en a déjà tellement dans ma musette! Pour le moment rêvant d'aller un jour à Laguiole je lis "Ventres jaunes" écrit par Jean Anglade. Des plus passionnants !

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