Vieille amitié de la côte :
Vieille amitié de la ville :
Je songe que jamais je ne serai l'une d'elles ;
je n'ai pas su faire perdurer ces complicités anciennes
qui permettent d'avancer moins seule
sur les chemins.
(sauf exception, les photos sont toujours les miennes...)
(sauf exception, les photos sont toujours les miennes...)


Comme je te comprends Mine. Si tu fais allusion à des amitiés d'enfance qui perdureraient dans la maturité, je suis comme toi, je n'ai pas su, pas voulu ?, enrichir ces amitiés d'autrefois et ai, page après page, refermé les chapitres de ma vie au fur et à mesure que le livre s'écrivait. Certains diront les cloisonner...aujourd'hui, je refais les liens...amitiés.
RépondreSupprimerDans l'enfance je n'ai pas eu d'amies, j'étais l'aînée de ma fratrie et longtemps nous nous sommes suffis à nous-mêmes.
SupprimerPlus prosaïquement, j'ai été tellement mise à contribution par ma mère (par la suite j'ai respecté à la lettre les promesses que je lui avais faites à sa mort en 1974 au sujet "de ses petits"), que je n'ai pas vraiment eu ni le temps ni les occasions de me lier. Après sa mort donc, mon frère, ma plus jeune sœur et moi, sommes devenus fusionnels et nous le sommes restés durant de longues années.
J'avais néanmoins découvert l'amitié au lycée où une Florence est entrée dans ma vie.
Après le bac, nous avions convenu que, où que nous soyons et quelque soit le chemin parcouru, nous nous retrouverions cinq années plus tard à 16 heures devant le buffet de la gare de Chartres... Nous l'avions écrit, daté et signé.
Elle n'y était pas. J'y avais donc cru mais pas elle. Je l'ai revu bien des années après, lorsque nos propres enfants étaient à leur tour au lycée. Elle ne se souvenait de rien.
Et la jeune fille originale et pétillante qu'elle avait été, avait laissé la place à un véritable bonnet de nuit, sans grâĉe, conformiste, d'une banalité à faire peur (ce n'était pourtant pas une idiote, elle était médecin).
Bien plus tard, j'ai eu deux ou trois belles expériences d'amitié mais je n'ai jamais supporté les conjoints de mes amies (comment avaient-elles pu épouser des types pareils, elles méritaient tellement mieux...).
Lorsqu’elles ont déménagé pour suivre leur alter ego (ou lorsque j'ai moi-même déménagé), il a été hors de question d'aller les voir dans leur chez-elles avec maris, marmites et marmots.
J'ai toujours trouvé que les femmes avaient une attitude totalement différente en famille par rapport aux duos amicaux parce que l'amitié est forcément duelle, ses connivences et ses folies ne supportent pas les tiers trop intimes.
Depuis quelques mois, deux mains se tendent vers moi (l'une célibataire et l'autre veuve) mais j'ai si peur de nouvelles déconvenues que
je reste un peu en retrait. Et puis j'ai si peu confiance en moi que je me dis toujours qu'elles vont vite s'apercevoir que je suis une
imposture...
Bien à toi...
Tout pareil….en plus je n'ai même plus de sœurs….
RépondreSupprimerCe WE Nicolas . a voulu que j'exhume touts les photos et diapos de sa jeunesse…gros coup de nostalgie,les petiots étaient ravis de me reconnaitre (même coiffure , 4kg ,des rides ,45 ans et relâchements en plus)
Je n'aime pas me pencher sur mon passé quand à l'avenir….je ne veux pas imaginer!
Tu sais ma Cham, les sœurs ça va-ça vient... Je pourrais ajouter quand même que j'ai au moins cette chance qu'elles soient toutes en vie, je n'ignore pas comme Françoise te manque.
SupprimerDepuis que la succession de papa est terminée c'est le grand silence blanc du côté de la cadette et de ma 1/2 sœur aînée. De la cadette rien ne m'étonne plus mais de cette femme que j'ai portée encore tellement récemment...
Catherine a fait ce bel effort de venir me voir en avril et nous nous téléphonons presque chaque semaine mais en face à face, ce n'est plus vraiment comme avant parce que certaines blessures récentes ont du mal à cicatriser.
C'est drôle parce que moi aussi j'ai regardé de vieilles diapos récemment, celles d'Israël. Et bien je me préfère nettement à 40-50 ans, je trouve que c'est l'âge d'or des femmes. (J'aimerais bien que tu m'envoies une photo de toi à 45 ans, j'te dirais...).
J'ai ce sentiment que mon propre passé est tatoué sur ma peau ; chaque jour une bribe ou deux s'en échappent et éclatent encore comme des bulles dans ma petite cervelle à la mémoire trop pleine.
Ce n'est pas que j'ai envie de m'y pencher, c'est qu'il me poursuit.
L'avenir proche m'effraie, évidemment, parce que l'âge de mon mari commence à poser problème (pertes de mémoire +++ entre autre) et que j'ignore encore comment je pourrais y faire face.
Une chose que je n'ai jamais su faire (ou alors si rarement) c'est de cueillir le jour... Ça nuit gravement à ma p'tite santé.
Nous devrions songer à nous faire bâtir un genre de maison comme celle des babayagas (http://blogs.mediapart.fr/blog/danielle-michel-chich/271112/la-maison-des-babayagas-un-projet-pour-vieilles-qui-decoiffe) -:)
Mon petit coeur d'amour, si tu pesais 4 kg à 45 ans, tu étais salement anorexique... J'dis ça, j'dis rien.
Des tas de bises sororales pour toi ma beauté
Ma Mie
Supprimerle projet des babayagas est formidable mais j'ai peur que ce ne soit qu'un projet pilote,mais on pourra peu-être bricoler quelque chose si la vie nous en laisse le temps et le loisir.
Mes années préférées ont été de 28 à 48 ans,donc si on compte bien ça fait 20 ans que ça décline!!!
Je te cherche des photos représentatives,à 4kg je n'en ai point,et à partir de 50 ans je n'en ai guère ….je scanne et hop je t'envoie
petites bises de nuit
Ma Cham,
SupprimerJ'ai vu un reportage il y a peu de temps et j'ai bien l'impression que tout a foiré à cause de l'initiatrice (Thérèse Clerc) du projet qui est par trop autoritaire.
Babayaga à deux (voire trois) mais plus, certainement pas.
48 ou 50 ans, on ne va pas chipoter : envoie !
Bisettes
Je trie…et n'en ai pas de récente,va falloir que je me débrouille.
SupprimerBizzzzzzzzes