vendredi 3 octobre 2014

Première fois...

On me dit souvent que je devrais sortir davantage pour voir le monde qui bouge. Or le monde bouge et vit partout pour peu que l'on sache observer.

Le fait d'avoir toujours un œil qui traîne au ras du sol  m'a valu une bien étonnante découverte :

Ce drôle d'insecte, déjà remarqué plusieurs fois sur le persil, transportait une chenille...
Une chenille bien plus grosse que lui.
C'était incroyable de le voir affirmer ses prises à chaque progression.
Il a entrepris l'ascension du pot de l'olivier.


Il est tombé plusieurs fois mais au terme d'efforts incroyables, il a réussi à accéder sur la terre ferme.
Il a posé la chenille et il s'est mis à creuser de toutes ses forces. Il descendait régulièrement au fond du trou (pour vérifier des mesures ?) puis remontait et reprenait son ouvrage.
Ensuite il a transporté la chenille vers le trou

Chenille au bord du "terrier"..
Il est descendu à nouveau dans le trou et il a tiré la chenille vers le fond de l'intérieur.
La chenille semble aspirée.

L'insecte est ressorti, il a enfin soigneusement rebouché l'orifice et il a commencé à creuser un nouveau trou...



Comme Google est mon ami (?) je lui ai soumis la première image et il m'a donné le nom du petit terrassier courageux :


qui enterre donc des chenilles non poilues (pourquoi non poilues ?) qui serviront à nourrir ses larves.
Le second trou devait donc être destiné à la ponte des œufs.

J'en connais une qui était comme une môme au pied du sapin de noël quand elle a observé la scène et une autre qui hésite maintenant à se coucher au pied de l'olivier.




11 commentaires:

  1. Tu as l'oeil fouineur, quelle trouvaille! La photo de l'ascension est superbe.
    Pour les larves ou comme l'ecureuil pour l'hiver.
    Tu pourrais meme determiner combien de temps celui lui a pris avec la premiere et la derniere photo.
    Et si la chatte attend assez longtemps elle aura la surprise de se trouver delogee avec une bonne piqure au derriere!

    P.S.
    Un peu de lecture ici pour completer.

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  2. Oh oui Thérèse et j'étais béate d'admiration devant les efforts incroyables de la petite bête.

    Pour info, j'ai regardé les photos (tu imagines bien que j'en ai pris de très nombreuses) et il y a 13 minutes et quelques secondes entre la première et la dernière.

    Il faut considérer que je n'avais pas mon appareil lorsque j'ai vu la guêpe et qu'elle était à ce moment à environ deux mètres du pot de l'olivier (ce temps n'est donc pas comptabilisé). Le pot fait 35 centimètres de hauteur.

    Tout ceci ferait un bien intéressant problème de math pour un écolier !

    Le lien sur les souvenirs entomologiques de Jean-Henri Fabre est fantastique et il comporte également des tas d'autres insectes y compris sur la sauterelle verte. C'est vraiment très agréable à lire et plein d'humour (il faudra que je prenne des leçons).

    Merci beaucoup à toi, vraiment...

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  3. Magnifiques photos et quelle patience d'observation!....
    Pour répondre à ta question sur mon blog, le lait battu est le nom qu'on donne par chez moi au lait ribot breton, au babeurre, bref à ce qui reste quand on a battu le lait pour faire du beurre....il se remplce par le lait fermenté qu'on trouve plus facilement....

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    1. Merci Babeth...

      Je n'aime pas du tout le lait ribot (mais je ne l'ai jamais utilisé en cuisine), il est aigre et il n'a rien à voir avec le yaourt comme on le croit généralement (sauf toi bien sûr et pas bien sur -:)).

      Les vieux le "dégustent" avec de la bouillie d'avoine dont la fadeur m'a toujours rebutée.

      Sauf rarissimes exceptions, le breton n'est pas un fin cuisinier pas plus qu'un gastronome averti.

      La femme de ménage me disait la semaine passée que mon réfrigérateur sentait le "crevé" !

      J'ai vainement cherché le cadavre : c'était en fait le parfum de mes fromages (camembert, Livarot, Munster et autres) qui l'incommodait.

      Remarque de Monique (c'est son p'tit nom) : Ah oui, c'était ça. J'avais acheté un camembert une fois et ça m'avait fait pareil...

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  4. Quelle extraordinaire aventure ! Tu as sans doute vu le film "microcosmos", dont j'ai acheté le DVD pour ma petite fille. Il a tout de même fallu que tu sortes de chez toi et que tu baisses le nez...
    Lorsque j'étais enfant, j'observais les fourmis, je dois encore avoir quelque part une rédaction que j'avais écrite décrivant leur comportement. Il y avait des petits livres fort intéressants que je lisais ou du moins qui me semblaient aussi passionnants que des romans !

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    1. Quelle excellente idée de demander grâce à ta photo l'identification de cette guêpe !

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    2. Je suis scotchée quand je vois des scènes comme ça, c'est assez rare.

      Oui bien sûr j'ai vu Microcosmos et j'ai évidemment énormément apprécié.

      Même si je n'ai jamais rien écrit sur le petit peuple de l'herbe dans mon enfance, j'ai toujours beaucoup observé les insectes. Il n'y avait aucun livre chez mes parents, je n'ai donc pas eu cette chance d'apprendre beaucoup de choses. Je devais me fier aux connaissances de mes "connaissances".
      Ce n'est que bien plus tard que j'ai pu avoir accès à la lecture scientifique.

      Il y avait énormément de mantes religieuses dans mon jardin de Beauce et leur accouplement me terrifiait. Comme pour toi les fourmis, je crois que ces bestioles constituent mes premières observations.

      Et c'est vrai que Google image peut rendre des services même s'il faut renseigner un minimum le champ des mots.

      J'avais découvert ainsi la dolomède des marais, trouvée en marchand : un monstre d'araignée que je n'avais jamais vue !

      Depuis hier et avec le mauvais temps, hélas il n'y a plus grand-monde dans les jardins des prés et des bois...

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  5. Magnifique,tu as eu une patience d'ange et quand on sait que tu n'aimes pas les chenilles….quel courage….
    On imagine la force de la guêpe pour hisser sa proie,ce doit-être colossal,c'est qu'elle est dodue l'imberbe !
    Bises fraiches du jour

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    1. C'est peu dire que l'imberbe était dodue mais il y en a d'encore plus dodues et longues et dont le diamètre avoisine 1,5 cm : en ce cas je deviens hystérique...

      Après un bon 25° vendredi, il fait 10° aujourd'hui ; j'avais fini par imaginer que l'été ne cesserait jamais. Il semble qu'il n'ait pas fait aussi beau dans le Finistère depuis 1959 !

      Patiente je suis, oui.
      Mais ça dépend.
      Avec qui.

      Bises du soir ma Cham

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  6. Hou... Me sens un peu scotchée sur mon siège... C'est comme de rencontrer quelqu'un dans un train, l'écouter longtemps, s'installer dans ses mots, s'y poser, s'y trouver bien et se dire que ça faisait bien longtemps que ce curieux familier qu'a parfois l'échange ne s'était présenté.
    La rage qui cherche la douceur, la tristesse qui ne sait plus où aller, l'humour qui vient toujours au secours, la colère qui veut comprendre plutôt que juger, la lucidité qui n'ôtera rien au beau qui se présente... Y'a tant dans et entre vos billets.
    Pour qui, pourquoi ce blog ? Je ne sais pas mais c'est bon qu'il soit là. Il fait du bien.
    Et oui... Je vous ai lue... Un bon bout d'temps et même qu'il me faut changer le menu du soir car, là, j'ai oublié l'heure. Et pourtant, même le chien du logis n'a pas l'air de s'en plaindre !

    "Mine de rien"... Oui, ça vous va bien...
    A bientôt, c'est certain !
    Je vous souhaite le meilleur du soir, le mien a plus belle allure encore grâce à vous.
    Lydaine.

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  7. J'imagine que tout le monde doit rêver de découvrir un commentaire comme le vôtre sur son blog...

    Souffle coupé, cœur chaviré, toute tourneboulée dans son intérieur la Marie ce soir.

    Merci d'avoir su lire au travers de ce fatras que je livre souvent sans discernement et de vos mots précieux déposés sur cet espace pas toujours joyeux.

    Noz vat Madame Lydaine (et tiens, un baiser sur votre cœur, en plus).

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