samedi 11 février 2017

Tout venant

Je suis un peu en retrait à cause d'une tendinite du mulot, oui-oui. 

Comme il a plu des hallebardes durant je ne sais combien de temps, je me suis remise à la généalogie. J'ai enquêté, fouillé, trouvé parfois, transcrit et saisi des heures entières et des jours durant jusqu'à ce que je m'interroge sur une  douleur jusqu'à présent inconnue (et pourtant j'en connais un rayon au niveau des douleurs). En fait ce n'est pas tant le mulot que le pavé numérique qui l'a provoquée parce qu'en généalogie les chiffres sont abondants.

Je préfère ne pas trop sortir  car je n'accorde pas pleinement confiance à mon mari pour garder la petite malade, il vaux mieux que je sois là pour éviter une nouvelle escapade.

Julle  va mieux mais elle est très déprimée
de ne pas pouvoir sortir.


J'ai bien tenté de lui enlever sa collerette une heure chaque soir sous surveillance afin qu'elle puisse faire un brin de toilette mais jeudi elle a réussi à lécher son incision, la croûte est tombée et ça saignait à nouveau. Donc tant que tout n'est pas parfaitement terminé : collerette !


C'est un peu gore mais tellement magnifique par rapport au tout début. La morsure du haut (les deux points blancs) est parfaitement cicatrisée mais celle du bas mérite encore quelques jours de soins et d'enfermement. 

Mon jardin est plein d'oiseaux cette année, je devrais dire mon jardin est envahi de mésanges bleues, j'en compte parfois 15 à 20 en même temps. 


Les rouges-gorges abondent aussi. Autant il est difficile de différencier les mésanges bleues les unes des autres, autant chaque rouge-gorge  a ses propres personnalité, morphologie et couleurs  qui permettent de le différencier de ses potes.


Les mésanges charbonnières sont quasiment absentes mais deux verdiers viennent d'arriver.  La nonnette est une résidente habituelle mais de l'autre côté de la maison, dans la mangeoire posée derrière la fenêtre de la cuisine.


Les accenteurs mouchets ne sont pas non plus nombreux et les moineaux trop discrets.

Depuis trois ans, je ne vois plus d'étourneaux. Il y en a, j'en aperçois lorsque je vais au bourg mais ils ne passent plus leurs nuits dans la sapinière  au dessus du village. Si je ne regrette pas leurs fientes, j'ai la nostalgie de leurs vols quand ils arrivent de partout, quand leurs nuées se mêlent pour n'en former qu'une avant d'aller se poser. Et puis ce bruit envoûtant de leurs ailes dans l'air, je ne lasse pas de cette musique.


Malgré tout ça, le temps passe bien trop vite. Je songe chaque instant que dans un peu plus de deux semaines mon merveilleux fils cadet va quitter la Bretagne. C'est une souffrance indicible. Parfois mon cœur s'affole et s'emballe au point que  je peine à reprendre mon souffle.  Bien que tous les parents aient plus ou moins vécu cela et que ce soit dans l'ordre des choses, ça ne me console pas.  Ce fils est ma respiration. Comment vais-je réussir à respirer sans lui ? Sans son humour et sa tendresse discrète ?


Jusqu'à 15 heures il a "neigeouillé", une forme de crachin poudré est tombé doucement. Je ne pense pas que ça aille beaucoup plus loin. Pourtant j'aurais aimé voir de la neige, elle est tellement apaisante pour ceux qui ont un abri.





13 commentaires:

  1. Programme très chargé je vois ...Pauvre Julle , comme le temps doit lui peser ..!!
    Entre la tendinite du mulot et l' envol des oiseaux , plus tes recherches généalogique je comprends que tu
    n ' aies pas le temps de t' ennuyer ...!
    Pour ce qui est de l' envol de ton fils tant chéri ? j' ai vécu ça aussi et le coeur d' une mère ne peux réagir autrement ...surtout quand les échanges affectifs sont partagés comme tu le dis ...:-(
    Ainsi va la vie ... Courage Marie
    De tout coeur je t' embrasse

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    1. " Consens à la brisure
      C' est là que germera
      Ton trop-plein de crève-coeur
      Que passera un jour
      À ton insu .... la brise ..."
      François Cheng - Le livre du vide médian

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    2. Même s'il m'arrive de ruminer (souvent...) ou de déprimer un brin, je ne peux pas dire que je m'ennuie.
      La généalogie agit sur moi comme une forme de méditation, je plonge dans ce passé plus ou moins lointain et je me déconnecte de la réalité, je suppute, j'imagine, je relie...

      Si mon petit envisageait son départ prochain avec un immense enthousiasme, peut-être réagirais-je autrement. Mais il y a tant d'inconnues (la ville immense, le logement, la période d'essai de 6 mois) qu'il est un peu inquiet. Thibault aime la nature, les grands espaces, courir dans la lande ou au bord des grèves. Il est actuellement citadin mais à Morlaix, à un saut de puce de ce qui précède.

      Je sais que tu sais et toi tu n'as qu'un fils, comme ça a dû être dur...

      Le dos de Julle est pratiquement guéri mais sa morsure à la patte a flambé à nouveau ce week-end et j'ai la remmener chez le vétérinaire hier. Elle est à nouveau sous antibiotiques. La patte n'avait pas été incisée, donc pas nettoyée en profondeur, c'est peut-être ça. Le véto est quand-même très surpris.


      Ton poème est une merveille Mathilde...

      Tendres bises.

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  2. je ne rajouterai rien à ce que Mathilde a déjà dit... mais tu sais que je sais et que je t'offre mon épaule si tu veux t'y poser..............
    Ah! étourneaux/saloperie pour moi, ces voleurs sont toujours bien présents et je ne les aime pas du tout, mais leur plumage est superbe (de près)
    Pimprenelle se plaint de ne plus voir d'oiseaux.je vais lui dire de venir voir ton article! comme chez moi, c'est bien peuplé; ici aussi, dimanche j'ai vu les premiers verdiers et je n'arrive même plus à compter les tourterelles!!! je crois qu'elles mangent plus que les poules!
    Julle veut encore sortir? c'est qu'elle ne sera pas traumatisée par l'attaque subie.
    Encore un peu de patience pour elle et toi!
    Un temps bien gris et frisquet n'invitent pas au jardinage...
    Bonne journée, Marie

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    1. Les étourneaux ne venaient que se poser pour la nuit chez nous, alors en dehors ce que qu'ils déposaient un peu partout, ils pillaient rien.

      Pour les autres oiseaux, c'est vrai qu'il y des périodes où ils arrivent en nombre et même des moments de la journée où certaines espèces sont plus présentes : je me demande bien ce qu'ils font en dehors des heures de présence, ils digèrent ?

      J'ai eu des tourterelles jusqu'à la mi-décembre mais je ne les vois plus du tout. Les graines spéciales que j'avais achetées ont été mangées par les merles.

      Sauf ces derniers jours où elle a encore été très abattue par son infection à la patte, oui, elle demande à sortir même si elle n'y croit plus pour l'instant : elle reste assise devant une porte ou l'autre,un fenêtre, p'tite chérie. Hier le vétérinaire lui a fait le test de dépistage du FIV pour voir si elle n'était pas immuno-déficiente, mais c'était négatif, ouf.

      Et ne épaule me conviendrait bien en ce moment...

      Pour l'instant il fait beau ici mais samedi il a neigé.

      Belle journée à toi ma belle

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  3. Mon Mistigron, admiratif des belles fesses cicatrisées de Mademoiselle Julie, me fait remarquer que le dodu est très bien porté chez les stars poilues de la Toile et que donc je n'ai pas à lui adresser de perfides remarques sur son tour de taille, ni surtout à restreindre ses portions. Et voilà le pouvoir de zizanie des belles photos et des non moins belles demoiselles à moustaches.

    Faudra un jour éclaircir ce mystère du rouge-gorge, réputé solitaire règnant jalousement sur son royaume. Je pense que, peut-être, tu n'en vois qu'un seul à la fois, un intrépide venant narguer le proprio, (ou alors deux amoureux. Je n'en vois jamais plusieurs ensemble. Vaste question. Je vais ressortir Tante Hulotte, la vie du rouge-gorge est trépidante.

    Cet après-midi, pendant que je désherbais (à la main, loyalement), j'entendais les oiseaux mener un train d'enfer dans les haies, ça pépiait à tout va. Chez moi aussi, il y a des creux dans la fréquentation des mangeoires, je supose qu'ils ont plusieurs cantines car ils ne peuvent pas se permettre de dépendre d'une seule source de nourriture.

    François Cheng que cite Mathilde te ferait une belle épaule, mais rien ne vaut la présence, je comprends. Peut-eêtre viendras-tu te balader à Paris.

    Belle sortie à Julie. je me demande si elle a filé droit devant et n'a pas réapparu d'un bon moment, toute occupée à reprendre possession de son espace, ou si elle s'est aventurée dehors à petits pas ?

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  4. Julle a été terrorisée par sa première sortie. Tout lui semblait étranger, les odeurs qui s’étaient déposées pendant son enfermement, les bruits qu’elle avait oubliés et le vent l’ont beaucoup effrayée. Elle se terrait dans les creux d’herbes ou bien sous les voitures ou les arbustes de petite taille, elle était tétanisée. Tu penses bien que je ne l’ai pas quittée, que je veillais au grain. Elle a commencé par brouter, mais vraiment brouter, à foison, de la belle herbe bien verte et à peine saupoudrée de rosée. Aujourd’hui elle a presque fait le tour de la maison et du jardin.
    Je n’ose pas encore la laisser longtemps sans surveillance, son dodu derrière est encore très vulnérable et le poil n’y repousse pas vite.
    Sa patte arrière semble aller bien mieux depuis le nouvel antibiotique qu’elle termine demain. Lui faire prendre des bains de pieds au dakin n’a pas été de tout repos. Paradoxalement, elle est beaucoup plus câline et elle dort maintenant près de moi, mais vraiment près, à me toucher alors que c’est moi qui la tourmente pour ses soins.

    En ce qui concerne les rouge-gorges, je suis moi-même étonnée mais il arrive au moins une fois par jour (je suis très contemplative...) que j’en aperçoive au moins deux en même temps. Je ne dis pas ensemble, n’est-ce-pas. Peut-être s’agit-il effectivement d’approches amoureuses (une nana et deux mecs quand il y en a trois) mais ils ne battent pas, ils viennent picorer les graines qui sont au sol ou bien ils font leurs trucs d’oiseaux. J’ai repris « ma Hulotte » et je ne m’y retrouve pas.
    Ici, ils sont résidents annuels.
    Tu sais, j’ai voulu leur acheter des vers de farine mais quand le vendeur m’a montré le conditionnement (il vaut mieux venir avec son propre récipient), je ne me suis pas vue tripoter ces trucs immondes et gigotants même pour avoir la joie d’avoir un rouge-gorge prendre son repas dans ma main.

    Cette après-midi, j’ai réapprovisionné tous mes points de nourrissage puis j’ai à nouveau observé. Les mésanges charbonnières étaient plus présentes, je n’ai pas vu de verdiers (d’après mes anciennes photos, c’est en février-mars qu’ils sont le plus nombreux). Aucune sittelle cette année alors que l’an passé, elles foisonnaient.

    La relative désertion des mangeoires s’explique peut-être par le fait que le temps est moins froid. Ici dès qu’il fait plus de 10°, il y a déjà plein d’insectes. A la campagne et par temps clément, je ne pense que les oiseaux aient tant besoin que ça d’être nourris. Ils se débrouillent seuls. Et c’est qu’en ce moment ça remue dans les haies, sur l’herbe, partout, c’est un enchantement.

    Pour en revenir au tour de taille de Julle, elle absorbe la ration de croquettes « Urinary » allégées préconisée par la faculté et elle ne boit pas de vin. Même si la position ne l’avantageait pas, c’est vrai qu’elle est ronde. Mais il y a du pli dans le tas ! Moi qui ne supporte un gramme de trop sur mes hanches, je n’arrive pas à faire maigrir ma petite poilue… Je n’ai pas de photos significative du poilu noir mais il a beaucoup grossi aussi (comme il vit pratiquement dehors, lui je ne le limite pas).
    Il n’est pas très sympa avec sa copine en ce moment, il essaie sans arrêt de lui croquer son petit cul de babouin...

    Je ne me vois pas encore aller à Paris, je ne suis pas suffisamment alerte ni autonome vésicalement parlant mais j’irai probablement à Chartres chez ma sœur, ce n’est pas loin et nous pourrons nous voir. Et puis mon cher enfant a acheté une carte de train pour venir visiter sa mère en Bretagne.
    Il a loué un appart Airbnb pour début mars et pour un mois. Pour trouver quelque chose de correct, il faut être sur place et comme il travaille ici jusqu’à la fin février, il ne peut pas se déplacer. Ce qui me rassure (en quelque sorte), c’est qu’il cherche maintenant une colocation ce qui lui permettrait de ne pas se retrouver totalement seul au tout début, je l’ai vécu et c’était très déprimant.

    Merci de ta visite chère Mademoiselle Lynxxe..

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  5. Bonsoir Marie !
    Ton mulot me fait penser à une petite musaraigne qui trainait dans le placard de ma belle-soeur. Mon mari a réussi à la mettre dehors. 2 semaines après lorsque nous sommes revenus, la musaraigne aussi était revenue. Et ma belle-soeur l'avait remise dehors. Je ne sais pas si c'était la même, un peu comme les rouge-gorges dans mon jardin, en général je n'en vois qu'un et je croyais qu'ils étaient très territoriaux...
    Je suis contente que Julle se remette bien. J'imagine qu'elle peut à présent se nettoyer toute seule le croupion à grands coups de langue

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    1. " J'imagine qu'elle peut à présent se nettoyer toute seule le croupion à grands coups de langue" :

      Tu es si terriblement romantique Lucie...

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  6. Une colocation c'est pas mal, et ne pas s'en aller tous les WEnd aussi car c'est alors pendant les moments de liberté que l'on créé des liens. Je me souviens des condisciples mon mari : ceux qui venaient de Paris rentraient tous les WEnd parce que c'était facile, les autres qui venaient de toute la France faisaient des WEnd en gite dans les Vosges etc et se connaissaient tous (tu vois le tout est de s'intégrer là où on est)

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    1. Thibault n'a pas du tout l'intention de revenir chaque WE, simplement une carte de train lui permet de bénéficier d'un tarif préférentiel sur les trajets.

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  7. Mais c'est un plaisir de venir ici !
    Et le Mistigron est tout content d'avoir trouvé une copine de tour de taille. C'est un affamé perpétuel, qui dévore ses rations à la maison, chasse et boulotte des proies parfois de taille conséquente, et je le soupçonne d'avoir table ouverte ailleurs. Je ne vois pas comment le faire maigrir. Ceci dit, comme Julie, il a un poil magnifique, l'alimentation doit bien y être pour quelque chose, non ?
    Dotée d'un goinfre et d'une chichiteuse, je m'interroge sur ma compétence éducative féline !

    J'espère que ta tendinite est terminée et que la patte de Julie, après tes séances virtuoses de pédiluve, a retrouvé la pleine santé, que la Belle a reconquis ses territoires et repousse le Guerrier des Etoiles (non mais quel malotru celui-là). Les chats ne sont pas rancuniers, ou en tout cas pas longtemps, et les soins, l'attention prodiguée peuvent renforcer le lien. En parlant de cela, entendue hier une interprétation du syndrôme de Munchausen par procuration qui m'a vraiment étonnée (un docu TV "ma mère, mon poison") : ces mères gravement maltraitantes associeraient, de par leur histoire, le soin et l'amour, rendraient ainsi leur enfant gravement malade pour trouver moyen de lui exprimer leur amour en le soignant (entre autres… l'ensemble du tableau fait froid dans le dos).

    J'ai décidé que le rouge-gorge du jardin venait de Norvège. Je n'ai jamais acheté de vers vivants, mais de la pâtée spéciale avec insectes desséchés dedans, ce sont les autres oiseaux qui la becquetaient. J'ai arrêté. Je ne vois plus ces dandys de chardonnerets.

    (allez, je ne résiste pas, un petit Cheng pour la route… je fais une fixette sur le Monsieur, et suis les pas de Mathilde)
    Flaque de lumière,
    Flaque d'eau,
    Au sein de l'éternelle rotation des astres,
    Cette brève flamme chasse la lente grisaille
    D'un après-midi.

    Flaque de lumière,
    Flaque d'eau,
    Attirant quelques moineaux : leurs gazouillis
    Rappellent un instant le bonheur terrestre :
    La soif étanchée.
    François Cheng, La vraie gloire est ici

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    1. J'ai vu ce documentaire sur les mères toxiques. On pouvait y remarquer que les pères brillaient par leur absence, soit physique (ils étaient partis) soit par leur laissez-faire.

      Et je connaissais ce syndrome, j'avais vu une autre émission sur le sujet il y a quelques années.

      Il y a tant de façons de détruire les enfants qu'à chaque fois j'en reste pantelante.

      Julle va tout à fait bien aujourd'hui et quand son poil aura repoussé, elle sera comme neuve.

      L'alimentation des animaux a une influence déterminante sur la qualité de leur poil, le sauvageon qui avait la toison clairsemée au tout début, et bien depuis qu'il mange des croquettes de qualité a maintenant une fourrure somptueuse .

      Merci pour le petit Cheng (il y a des gens qui ont tant de talents cumulés que c'en est décourageant...).


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