Il y
a l’indécence du monde dans lequel nous vivons et à laquelle nous ne
pouvons échapper (sauf à faire l’autruche).
Il y
a aussi ce qui nous atteint dans notre corps et que nous ne pouvons
maîtriser (et en ce cas faire l’autruche ne sert pas à
grand-chose, il faut attendre encore et encore et affronter comme on
peut).
Il y
a la mousson qui commence avec son cortège de gris et de brumes.
Le
mois de septembre et le début d’octobre ont été tellement
flamboyants que j’avais fini par oublier à quel point la tristesse
du temps peut peser sur l’âme l’esprit. Nous arrivons dans les mois noirs pourtant, et il va falloir s'y faire une nouvelle fois.
Vous savez, dans
la vie étriquée que je mène, il se passe si peu de choses que je
me demande si la tenue d’un blog se justifie encore.
J’ai
plus la frite, pour rien, ni pour commenter chez les copines, ni pour
publier.
Septembre et début octobre :
Alors, attendre que ma joie revienne ?
En attendant, grand merci pour la présence attentive que vous m'avez manifesté depuis 2014.
Que ta vie soit étriquée (ça c'est toi qui le dit) ou qu'elle ne le soit pas (ça c'est moi qui le pense, avec toute la sensibilité qui tourne dans ta tête et la beauté qui gravite autour de toi), eh bien moi je suis fort contente d'avoir de tes nouvelles. J'espère que tu resteras sur la Toile pour nous raconter toutes ces choses de la vie qui me touchent tant, avec ton oeil et ta façon de les ressentir qui ne sont qu'à toi.
RépondreSupprimerMe semble que tu avais pour très bientôt un rendez-vous avec la faculté. Croisons les doigts. Il en faut de la patience et du courage quand le corps renâcle et qu'il faut attendre des verdicts. je t'envoie des pensées chaleureuses et aussi des câlins de la part des ouistitis moustachus.
Bien sûr qu’il y a de la beauté autour de moi mais pour l’apprécier il faudrait que je puisse sortir.
SupprimerJe bouge si peu (mais vraiment peu) qu’il m’arrive de ne plus la voir.
J’ai raté tant de choses cet été. Et au-delà des sorties, je crois qu’il faut être disponible pour pouvoir s’ouvrir.
Mes rendez-vous avec la faculté ne donnent pas grand-chose pour l’instant. Trois IRM blancs si je puis dire.
Je ne l’ai pas écrit ici mais le neurologue avait diagnostiqué de très importants troubles de l’équilibre (c’est pour ça que j’avais toujours peur de tomber). Donc jusqu’à présent, il a tenté d’éliminer tout ce qui pourrait être la conséquence d’un problème médullaire. Mais ma moelle est libre du sol au plafond, il y a bien quelques débords discaux aux cervicales mais qui ne pourraient en aucun cas provoquer cette sensation permanente de chute (je me sens embarquée et je peux difficilement résister).
Toujours pour la faculté, ce qui est inquiétant, c’est l’association des troubles vésicaux associés à ces troubles de l’équilibre.
La rhumatologue se décharge sur le neurologue, le seul truc qu’elle ait pu faire pour moi c’est de me prescrire des cannes (!) et des semelles orthopédiques (les semelles sont à faire, les cannes je les utilise et effectivement elles me rassurent).
Je précise que je ne prends pas l’initiative de ces visites, elles me sont prescrites. Je dois seule, reprendre RV avec le neurologue pour la suite des investigations.
Ma « petite » sœur dans un élan d’amour, avait proposé que nous allions passer 10 jours toutes les deux sur son île vendéenne : lundi dernier j’ai cru mourir de douleur, hôpital, ulcère à l’estomac. Quatre jours après, infection urinaire. Trois semaines auparavant j’avais eu une sinusite carabinée.
Donc j’ai annulé le séjour sororal.
Je me dis que je dois payer quelque chose.
Je ne suis ni patiente ni courageuse, je n’ai pas le choix. Vendredi dernier le radiologue a remis la maladie de Charcot sur le tapis et ça je n’aimerais pas franchement donc j’aimerais mieux avoir un avis éclairé.
Et je ne tire aucun bénéfice secondaire de mes soucis, ce serait plutôt le contraire….
Mais bon, ya tellement pire...
Merci pour les pensées et les câlins des ouistitis Mademoiselle Lynxxe, j’y suis toujours très sensible.
On n'est pas toujours conscient de ce qu'on apporte aux autres... Ton regard particulier sur la vie n'a nul besoin qu'il "se passe des choses" pour transmettre ta sensibilité.
RépondreSupprimerSavoir si ce blog t'apporte quelque chose à toi, est bien sûr une autre question.
Je suis fatiguée tu sais. Se sentir vivant c’est être d’une façon ou d’une autre dans le désir. J’ai l’impression que je n’ai plus de désir pour rien. Et moi-même ça me terrifie.
SupprimerMême répondre aux commentaires du billet précédent, ça m’a franchement découragée.
Il ne manquerait plus que je perde mes mots en plus de mon équilibre moi, tiens…
Ah là là la vie hein.
Un jour, à petit pas, nous nous promènerons côte à côte et alors il te faudra à force de mots et de mots encore, tels que toi seule connais, me dévoiler l'univers de tes chats, des chats.
RépondreSupprimerEn attendant les chats passent et repassent devant mes yeux et mes pas, sans pour autant qu'ils m'émeuvent... qu'ai-je donc?
Pour la balade côte à côte, il te faudra attendre quelques embellies chère Thérèse (mais j’y pense).
SupprimerJ’ignore comment m’est venu l’amour des chats, peut être à cause de cette nouvelle lue et relue quand j’étais à l’école primaire.
Je crois que pour être émue par les chats, il faut en avoir eu un dans sa maison, un qui sache manifester un minimum de tendresse évidemment. Après ça vient tout seul. Ou alors on attend toute sa vie le chat merveilleux qui nous aimera (quand on apprécie les chats).
Ou alors encore on est hermétique à la félinitude mais ce n’est pas une tare, hein, c’est comme ça. Ma mère n’appréciait pas les chats du tout.
Ce qui est vraiment dommage, c’est que je sais que le chat noir m’est très attaché (je peux maintenant le caresser) mais qu’il ne veuille plus rentrer dans la maison dès que les portes sont fermées. Il a dû se faire une trouille d’enfer pour quelque chose que je n’ai pas compris.
Mais cette forme de paix qu’on éprouve à voir un chat reposer près de soi, je la souhaite à tout le monde.
(et puis un chaton c’est de la joie en barre ! Si j’étais certaine de lui survivre, j’en prendrais un neuf).
Je t’embrasse
Et bien moi j'arrive dans votre univers par une des portes de la blogosphère et je découvre beaucoup de sensibilité et aussi des chats et une vache et des fleurs et tout le reste!
RépondreSupprimerMa chère Dédé, il va falloir t’offrir une paire de lunettes :
SupprimerCe n’est pas une VACHE sur la photo.
C’est un TAUREAU de race Nantaise avec lequel je me suis trouvée nez à nez sous mon châtaignier après qu’il eût abandonné son harem à 7 km d’ici. Il avait disparu depuis deux jours quand il est arrivé, son patron et ses nanas commençaient à sérieusement s’inquiéter.
Heureusement c’était un gentil Ferdinand…
(mais personne n’a su ce qu’il a pu faire pendant sa cavale).
Merci de ta visite quand-même (mais pense aux lunettes...)
Il faut garder courage ma belle et tes photos sont superbes, j'adore les petits minous ♡
RépondreSupprimerJe t'embrasse
Manon
Merci jolie Manon, tu es adorable.
Supprimer(et je suis tellement-tellement contente pour toi, j'ai envie de le crier !)
Pfiou...Je ne sais quoi te dire d'un peu chaleureux, d'un peu souriant : pudeur bourrue, cafard, humour en rade présentement, sentiment d'impuissance depuis ma Comté.
RépondreSupprimerPar contre je sais quoi te souhaiter. N'ayant pas de connexion fiable avec les dieux, pas sûr que ça te soit très efficace.
Les dieux sont tombés sur la tête Michel, tu sais bien.
SupprimerMême cafardeux, tu es quand-même sorti de chez toi jusqu'ici et ça c'est sympa. En tout cas ça m'a fait plaisir. Je n'ai même pas participé à ton jeu à la noix cette fois-ci (alors que j'avais trouvé immédiatement).
Bises M'sieur.
Ne pas participer à mon jeu à la noix alors que tu avais la solution a permis aux autres joueurs de se creuser un peu la tête. Merci pour eux.
Supprimerah... la vache. ;-)
RépondreSupprimerComme tu dis...
SupprimerTu aurais pu vexer Ferdinand quand-même, il faut faire attention ;-)
Alors toutes mes excuses à Ferdinand. J'espère qu'il ne m'en voudra pas.
SupprimerEt bien tu vois, Mine de Rien , tu as bien résumé la situation . Malgré l'actualité aberrante et morose ou nous faisons la guerre dans des pays pour avoir du pétrole à bas prix en nous plaignant d'avoir des retombées au son de la kalachnikov , nous ferions mieux de faire comme les chats et de prendre cela de haut avec une belle agilité.
RépondreSupprimerEt une grande dignité, aussi...
SupprimerMerci de ta fidélité et de ta présence, Jerry, et une bise en prime.
Après tous ces mots d'amitié qui viennent de t'être offerts, je me sens plutôt en panne d'inspiration! Mais je n'ai pas oublié tes premiers commentaires sur mon blog, combien ils m'avaient fait chaud au cœur; Si tu n'écrivais plus ici, cela me manquerait infiniment, j'aime ton regard sur la nature que tu sais capter dans sa fugacité impénétrable, j'aime ton humour lorsque tu racontes, cette façon de prendre la vie à bras le corps qui imprègne tes récits, j'aime la tendresse avec laquelle tu parles de ceux qui sont partis et qui habitent encore ton univers...
RépondreSupprimerMerci Ma Dame du Forez... Très touchée.
SupprimerD'abord... merci pour Barbara..... elle (avait), non, elle a le don de parler direct à mon cœur, sans artifices ni intermédiaires.
RépondreSupprimerEt puis, Marie, peut-être est-ce parce que nous croyons ""qu'il se passe si peu de choses dans nos vie"" qu'elles sont d'importance!!! Oh! oui combien elles méritent que tu fasses partager sur ton blog, cette manière que tu as de vivre les "peu de choses"... Transcrire ce ressenti qui n'appartient qu'à toi, permet à d'autres de réfléchir, de rêver, de se souvenir.
Et à toi, de passer du temps avec nous, tes lecteurs,et si ça ne peut calmer tes douleurs physiques, ça peut distraire ton esprit.
Pour tout le reste que j'aimerai te dire...Anthom m'a devancé
Tendresse Marie
Tu sais Maryse, parmi toutes les blogueuses que je connais, je suis certaine d'avoir la palme du "rien du tout".
SupprimerSouvent j'envie celles qui peuvent bouger hors de leur pré carré, je me fais des films en technicolor, il m'arrive même de rêver.
La grande dame brune (avec son p'tit caractère, c'était pas une facile) m'accompagne depuis qu'elle chante (j'ai même une cassette audio que je ne peux malheureusement plus écouter, de ses premières chansons, pas les siennes,mais quelle interprétation !).
Les chansons font du bien souvent, il y a en a toujours une pour exprimer précisément ce que nous n'aurions su mettre nous-mêmes en mots quand ça ne va pas (mais quand ça va bien aussi).
Tendresse à toi petite...
"hermétique à la félinitude" ce n'st pas que cela me plaise comme explication mais on est sur le chemin en ce qui me concerne. Nous avons vécu, petits mes frères et moi, avec des chats. Par contre j'ai un énorme respect pour ceux qui vivent en harmonie avec un chat et ne cesse de les observer lorsque j'en croise.
RépondreSupprimerJe ne sais pas si on peut dire qu'on vit en harmonie avec un ou des chats. Je ne vis pas en harmonie avec les miens, je les aime comme ils sont, c'est différent. Entre Julle qui ne supporte aucun contact et le sauvage et cette forme de liberté que je tiens à leur laisser, je suis évidemment très frustrée.
SupprimerIl ne me viendrait pas à l'idée de critiquer quelqu'un qui n'apprécie pas les chats (ou les chiens ou les chevaux ou les cochons, enfin tu vois ce que je veux dire). Un jour il y a une rencontre qui fait que. Mais il peut tout aussi bien ne pas y en avoir. Parce que ça ne sera pas toi et que ce ne sera pas lui...
Faut te biler avec tout ça ma belle amie, surtout pas hein...
...
RépondreSupprimerTrois points de suspension, cela me rappelle un message que j'ai fait, je t'avoue qu'alors j'avais envisagé que ce soit le dernier mais la vie avance et il y a toujours à découvrir tant que l'on est vivant. Tu m'avais fait donc de ces mots de Baudelaire >
"Celui qui regarde du dehors à travers une fenêtre ouverte, ne voit jamais autant de choses que celui qui regarde une fenêtre fermée. Il n’est pas d’objet plus profond, plus mystérieux, plus fécond, plus ténébreux, plus éblouissant qu’une fenêtre éclairée d’une chandelle. Ce qu’on peut voir au soleil est toujours moins intéressant que ce qui se passe derrière une vitre. Dans ce trou noir ou lumineux vit la vie, rêve la vie, souffre la vie."
Baudelaire, Le Spleen de Paris
Ne crois tu pas que, lorsque tu entrouvres tes volets tu laisses voir et deviner plus que ce que tu nous en dis là ?
La petite Juju est la douceur incarnée, elle est de bonne composition d'accepter de porter un tour de cou (comme little Jo. Lorsque je le récupère à la crèche je trouve dans son casier un tour de cou en coton rayé qu'il se laisse enfiler sans rien dire)
SupprimerLe chat des Monts d'Arrée est un véritable démon avec sa langue pointu, son unique canine son oeil torve et ce qui dépasse de sa patte dont on ne sait pas ce que c'est. Peut-être un diable qui l'habite ?
J'aime toujours autant tes routes dont on ne sait si elles sont souvent fréquentées... Un rayon de lumière qui tombe sur des fougères, des genêts
SupprimerAllons donc Marie, le pays où il fait toujours beau n'est pas aussi romantique et il n'y pousse pas de châtaigniers. L'automne amène les jours courts certes mais aussi de nombreuses joies. Depuis deux ans j'ai compris qu'il faut mettre le nez dehors dans la journée si on ne veut pas être déprimé du manque de lumière du jour.
"Il y a l’indécence du monde" en effet, le monde est indécent. Je ne crois pas qu'en France nous soyons à plaindre et que la vie était plus douce dans le passé. Mais il est difficile d'accepter ses maux surtout s'ils sont vraiment invalidants et douloureux (tu sembles en avoir ton lot) et nous laissent dans l'incertitude d'un diagnostique valable. Je ne comprends pas que l'on ne puisse écarter rapidement la maladie de Charcot par l'analyse génétique
SupprimerDans tes réponses aux commentaires on sent poindre ton humour féroce ! Et c'est rassurant !
Supprimer(Zut il pleut, je vais rentrer mon linge mais au moins avec le vent il se sera essoré)
Bises, Marie !
La petite Juju n'a conservé le tour de cou (trouvé par mon fils quand il courrait dans la lande) que le temps d'une photo. Je n'aime évidemment pas affubler les animaux, ce fut un jeu de quelques secondes entre l'enfant second, la chatte et sa mère.
SupprimerLe chat noir a toutes ses dents et ce qui dépasse de sa patte est une balle ! Comme tous les sauvages il est évidemment spécial mais c'est un vrai gentil. Je ne comprends d'où lui viennent ses nouvelles terreurs alors qu'il semblait tellement acclimaté à la maison.
Mes routes de campagne ne sont effectivement pas très fréquentées comme dans beaucoup d'autres campagnes. La dernière photo a été prise sur la route de Quimper (où il passe plus de voitures) mais je tournais le dos à la voie.
RépondreSupprimerJ'ai du mal à mettre le nez dehors tous les jours ; je sors pour aller à la bergerie chercher un truc ou l'autre, faire le tour de mon jardin mais c'est tout. Hier je suis allée voir le poney de la voisine, seul dans son pré depuis que la jument est morte. A mon avis ce petit ne va pas faire de vieux os, il a énormément maigri. Le cheval est un animal grégaire, il ne supporte pas l'isolement.
Au sujet de l'indécence, je trouve qu'en ce moment et en France, on cumule dans le domaine !
RépondreSupprimerJe n'ai jamais pensé que la vie était plus douce dans le passé mais ce dont je suis sûre c'est qu'aujourd'hui et pour de trop nombreuses personnes, il n'y a guère de différence par rapport au 19ème siècle.
Quand je songe à ce qui va se passer lundi à Calais, j'en frémis à l'avance.
C'est vrai que l'automne est une belle saison, j'aime ses incandescences et ses flamboiements. Quand il ne pleut pas... Même si cette année est plutôt raisonnable, il pleut tellement ici que ça fiche le moral en l'air.
RépondreSupprimerLe radiologue n'a pas dit que j'avais la maladie de Charcot, il l'a évoquée comme une possibilité. Il y a des pathologies pour lesquelles il n'y a pas de signes cliniques visibles ou analysables, c'est seulement un diagnostic différentiel qui peut les établir.
Je n'ai pas de linge à étendre (de toute façon il ne sèche plus dehors) mais j'ai une poule au riz à préparer !
RépondreSupprimerOh mais qu'il est beau ce chat avec son écharpe !
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