Si j'aime bien dessiner au graphite, je préfère de loin barbouiller.
Je m'installe dans la
véranda, je mets un CD dans le bousin et j'y vais. Je n'y vais pas
vite, j'y vais à mon rythme, ça peut prendre des jours ou des
semaines, ça dépend, mais ça me vide la tête. C'est un peu comme le jardinage, les pensées sont toujours présentes mais elles
trottinent gentiment, on pourrait dire qu'elles butinent).
Je n'ai aucune
technique, pas plus de talent et encore moins de style. Alors quand
on n'a rien de tout ça, on reproduit ceux qui en ont (de la
technique, du talent et du style). Il paraît qu'à force, ça peut
s'attraper quelque chose peut se passer.
(Je pourrais peindre ce que je dessine mais je n'arrive jamais à rien de potable, je ne parviens pas à mettre en couleurs correctement, c'est soit fadasse soit gueulard).
(Je pourrais peindre ce que je dessine mais je n'arrive jamais à rien de potable, je ne parviens pas à mettre en couleurs correctement, c'est soit fadasse soit gueulard).
Il y a des dizaines de
peintres que j'aime mais à mon niveau, il faut que je reste modeste. Ce n'est pas
demain que je pourrais reproduire un Vermeer par exemple.
Il me faut donc choisir à
la fois un tableau simple et un sujet qui me plaise. J'aime bien
peindre les corps, les corps des femmes particulièrement mais peindre le nu
n'est pas simple quoi qu'on puisse en penser. Les fringues ça aide.
Et puis j'apprécie aussi une forme de fantaisie et que ces corps
même vêtus provoquent le sourire. Botéro fait très bien ça,
Tamara Łempicka dans un autre genre et à une autre époque aussi.
Bref,
j'avais trouvé il y a quelques années une petite image de danseurs
de tango qui m'avait enthousiasmée et dont le style ressemblait un peu à celui de Fernando. Je m'étais toujours dit que je la reproduirais à
cause des gros seins, des gros culs et des grosses cuisses.
Si dans la vie je fais des tonnes d'efforts (avec du mal, hein) pour ne pas gagner de centimètres sur les deux seconds en revanche les gros seins pour moi c'est un pur fantasme (le tango aussi...). On ne la ramène pas quand on n'a jamais taillé plus grand que 85 a. Donc j'aime que « mes » nanas aient des gros seins (et si le modèle en possède de petits, en deux ou trois coups de pinceau ça peut s'arranger), c'est une forme de revanche !
Si dans la vie je fais des tonnes d'efforts (avec du mal, hein) pour ne pas gagner de centimètres sur les deux seconds en revanche les gros seins pour moi c'est un pur fantasme (le tango aussi...). On ne la ramène pas quand on n'a jamais taillé plus grand que 85 a. Donc j'aime que « mes » nanas aient des gros seins (et si le modèle en possède de petits, en deux ou trois coups de pinceau ça peut s'arranger), c'est une forme de revanche !
Ma copie :
| Peinture acrylique - toile coton 50 x 50 sur châssis |
La toile du tanguero et de sa poule s'appelle "Tango rouge". L'artiste est une
jeune chinoise qui se nomme Yuato.
(je l'ignorais quand j'ai trouvé la petite image mais Google image est mon ami).
-:-:-
-:-:-
Décidément j'aime ton écriture et ta façon de gribouiller comme tu dis si bien. Effectivement tu n'as pas dû mettre "La Cumparsita" mais peut-être avais-tu l'air dans la tête.
RépondreSupprimerC'est vrai que je ne possède pas aucun CD de tango.
SupprimerUne jeune femme tanguera affirmait que cette danse (cet art...) constituait un orgasme vertical. Quand je regarde cette vidéo, je ne suis pas loin de le penser (je suis même tout près).
Merci pour ton lien...
SupprimerElles me plaisent, ces gaies couleurs pétaradantes, le regard en coin du tanguero (et ses cuisses en jambonneau) et l'air "je n'en pense pas moins" de la mademoiselle. Je comprends que Botero te plaise, chez Picasso, il y a parfois aussi de cela et tellement de choses encore.
RépondreSupprimerQuel bonheur de t'évader par la peinture. J'en ai eu parfois l'occasion, que je m'accorde trop rarement, mais le souvenir est vif, même si je peins comme une patate. Tu me donnes envie de retenter, et les collages aussi.
Pour rebondir sur le fait que tu "copies" des oeuvres qui te plaisent (pour ma part, j'aime recopier des textes), j'ai toujours eu une grande admiration pour deux catégories de faussaires, ceux qui fabriquent des billets de banque et ceux qui imitent un tableau à la perfection. On peut dire que ces derniers n'ont pas eu l'idée mais quand même quel talent. Et puis abuser le marché de l'art et celui de la finance, ce serait presque une bonne oeuvre à mes yeux. Bon, c'est juste mon avis.
Par contre, les gros nichons, ce n'est pas du tout du tout mon truc.
Assez de bêtises. J'espère que la pluie fait des accalmies par chez toi.
J'aime énormément Picasso (pour des tas de raisons) mais chez Botero il y a cette amplitude incroyable et systématique des formes (qu'il s'agisse d'une mandoline ou d'une femme).
SupprimerIl est colombien et il a dit s'inspirer de l'art pré-(colombien...) dans son art.
A ma connaissance il n'a jamais fait de politique.
C'est vrai que j'apprécie les couleurs vives, elles compensent la légèreté que je ne possède pas. Je suis certaine qu'avec ta délicatesse, tu ne peins pas comme une patate (et on peut faire de très chouettes trucs avec des patates...).
Pour le reste (marché de l'art et finance) je suis bien d'accord avec toi.
Je n'avais pas osé écrire nichons (alors que j'ai bien écrit "cul").
Quand je parle d'un 85 a, je pense que j'exagère, c'est plutôt au dessous. Je me souviens de mon adolescence passée en grande partie avec une cousine fort bien pourvue et des remarques que je devais essuyer. Elle récoltait tous les suffrages et en sa compagnie j'avais envie de marcher à l'envers (de dos, quoi).
C'est pour ça que plus tard j'ai coupé mes cheveux et que j'ai cultivé un petit côté androgyne.
J'ai commencé "Une petite lumière" hier soir... C'est à la fois très troublant et effectivement poignant. Je n'arrivais plus à m'endormir ensuite (j'en suis à la moitié).
Moi, j'étais sûre d'avoir lu "nichons" dans ton texte. Beh non, c'était dans ma tête. Bizarre. C'est un effet secondaire de ta peinture de brouiller les sens, c'est sûr.
SupprimerPicasso me fascine, l'homme, le personnage, l'amoureux, le peintre, le roi des chiffonniers. Et ce regard noir.
Pour les belles dames qui respirent la joie de vivre, il y a les Nanas de Niki de Saint Phalle, elle aussi une sacrée bonne femme. Tu pourrais te mettre à la sculpture. Ta maison et ton jardin laissent entendre que tu saurais sculpter, en tout cas travailler la terre pour en faire du beau.
Marcher à l'envers, c'est une technique d'Indien ! Et il paraitrait que le lynx marche parfois en arrière pour tromper l'ennemi, histoire de brouiller ses traces.
J'espère que La Petite Lumière ne te rendra pas triste. L'histoire est troublante et il n'y a pas de réponse. "Comment savoir si au-dessus du ciel il y a un autre ciel ?" Mais je garde un souvenir de beauté, de renaissance possible à partir du chaos, de transmission de soi à soi. Tu me diras.
Bises d'un ex petit garçon (jusqu'à 8 ou 9 ans c'était ce que je voulais être) à une jeune femme qui s'est un temps réinventée androgyne.
J'ai terminé La Petite Lumière.
SupprimerC'est un livre qui pourrait se lire très vite s'il n'était pas aussi dérangeant et je ne me trompe pas de mot.
Au delà de l'écriture (très visuelle et d'une précision lexicale incroyable), j'ai eu ce sentiment qu'il n'y avait aucun espoir de rien du tout nulle part.
- Pourquoi toute cette férocité misérable et désespérée qui défigure toute chose ? Pourquoi tout ce grouillement de corps qui tentent d'épuiser les autres corps en aspirant leur sève de leurs mille et mille racines déchaînées...
La forêt semble se manger elle-même, la nature semble se détruire elle-même volontairement par sa folle profusion.
Au début, il y a ce passage des lys détruits par la grêle qui m'a bouleversée parce que c'est comme ça pour tout. On met des mois (ou des années ) à naître et à grandir et puis un événement (climatique en ce cas des lys) se passe et détruit une vie "à peine inventée".
Même si je me suis sentie en permanence au bord d'un gouffre,
j'ai énormément aimé , qu'on ne s'y trompe pas, c'est un livre très onirique mais qui pose des tas de questions, à la fois sur les personnages existants du bouquin et sur la complexité du monde (de l'univers...). On est sans cesse entre métaphores et symboles et c'est peu habituel dans un livre.
Tu dois t'en douter, j'ai tellement eu envie de consoler ce petit garçon mystérieux en culotte courte qui finalement est peut-être le narrateur (la transmission de soi à soi ...).
La fin, qui n'apporte en effet aucune réponse, m'a un peu rassurée, je ne saurais dire pourquoi.
Je vais attendre un peu et le relire (pour la lumière des lucioles).
Il y a très longtemps (quand j'étais jeune) j'ai travaillé l'argile et puis j'ai arrêté parce que je n'avais de four pour la cuire.
Tu sais, je crois profondément qu'au delà d'une forme de nécessité (pour Pablo comme pour Niki et des tas d'autres, l'art a été vital), l'expression artistique demande une immense confiance en soi. Et je n'ai jamais eu la moindre confiance en moi, je simule seulement parfois.
Merci de m'avoir fait découvrir ce magnifique auteur en tout cas et d'être là surtout.
On comprend mieux comment Cendrillon a perdu sa chaussure et retrouvé son seau au matin.
RépondreSupprimerBises orageuses et caniculaires
Son seau, sa serpillière et son balai. Et ses nains. Ah non, c'était Blanche Neige, les nains...
SupprimerJoli temps ici aujourd'hui, seulement quelques gouttes et un restau ce soir avec les voisins, leur adorable stagiaire et leurs délicieux enfants qui n'ont plus l'âge d'aller glaner aux champs.
Parfois je me dis qu'être dans la vie ce n'est pas si mal à condition de ne pas passer plus de quelques heures ensemble.
Au fond je crois que j'aime vraiment la solitude peut-être parce qu'elle est sans danger.
Bises apaisées (pour la nuit on va dire...)
J'aime beaucoup cette toile et tu l'as admirablement réalisée ,ça claque,ça virevolte,ça vit et vibre.
RépondreSupprimerBisous
Tu es indulgente...
SupprimerBonjour Mine De Rien , Le résultat est saisissant , les corps sont donc habillés et vêtus d'une manière originale et toujours dans le mouvement , ici un pas ce danse. Sans doute aidé dans ta création picturale par le fait d'avoir mis un CD dans le bousin . Ah !! Que cette idée me séduit !
RépondreSupprimerBonjour Mine De Rien , Le résultat est saisissant , les corps sont donc habillés et vêtus d'une manière originale et toujours dans le mouvement , ici un pas ce danse. Sans doute aidé dans ta création picturale par le fait d'avoir mis un CD dans le bousin . Ah !! Que cette idée me séduit !
RépondreSupprimerUn CD dans le bousin, il n'y a que ça de vrai Jerry (et pour beaucoup d'autres choses).
SupprimerUne grosse bise à toi jeune homme !