jeudi 16 juin 2016

La plante à la con


Il y a environ trois ans, le pote brestois de mon mari lui avait donné un bébé plante à me remettre aux fins de repiquage...
La chose n'avait que quelques feuilles disposées en rosette, un peu comme les digitales naissantes .
Qu'est-ce c'est : ?
Où cela pousse-t-il (soleil-ombre-nature de la terre) : ?

Chez lui c'était bleu et ça mesurait 1.50 mètre environ.

Dans le flou le plus complet, je l'avais plantée au soleil (une vue de l'esprit 300 jours par an), près de trois rosiers faméliques.
La première année, la rosette s'est un peu étoffée et elle a grandi jusqu'à atteindre une vingtaine de centimètres. La seconde année, elle a pris de la hauteur et en fin de saison elle mesurait environ un mètre. Et puis cette année, elle s'est envolée vers le ciel. Elle mesure actuellement quatre mètres et de loin elle est vraiment très moche. 

La chose fin avril
La tige (le tronc ?)

Boutons floraux
Après avoir étouffé totalement les rosiers, elle s'est mise à fleurir. Il faut vraiment s'approcher pour apercevoir les fleurs parce que de loin on ne voit pratiquement rien. J'ai été alertée par les bourdonnements que la chose émettait avec force. Elle est couverte de butineurs (dont des dizaines d'abeilles) donc probablement mellifère. 

Fleurs le 19 mai
Plante entière le 6 juin


Sections de plante le 6 juin

Après des heures de recherche, il me semble avoir trouvé son petit nom : echium ou vipérine de Madère. Les jardins botaniques locaux en possèdent  mais en touffes ce qui est beaucoup plus esthétique. 

Cette tige isolée n'est pas du meilleur effet et je me demande si je vais la conserver après floraison. Mais c'est comme le mausolée du chien, ça encourage les passants à s'arrêter...

Et enfin le 11 juin
 J'ai déjà des "commandes" de graines des mêmes (les passants...).

 

23 commentaires:

  1. Ah, je sais ce que c'est ! C'est un elefantus girafus divertifulia horribilosa. Ne mésestime pas la Chose. Il paraitrait que c'est un signe - rare - envoyé aux humains par des habitants d'une autre galaxie (à se demander quand même si leurs intentions sont bien honorables).

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    1. C'est toi qui as raison et les botanistes qui n'y connaissent rien (et moi j'ai fait une erreur, il s'agit en fait d'une vipérine des Canaries, bien plus grande que celle de Madère).

      Je vais peut-être demander une analyse ADN de la Chose quand-même, pour être certaine de n'avoir pas été contaminée par quelque cochonnerie d'un autre monde.

      Les chats ne l'approchent pas, c'est un signe.

      (Et Julle me pique toutes mes cerises...)

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    2. (Est ce que Julle recrache les noyaux ? Ou bien elle se pare de boucles d'oreille ? Le rouge lui va bien...)

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    3. Comme Marguerite, j'imagine Julie déambulant avec panache, pendants vermillons aux oreilles. Tu es magicienne pour faire pousser les cerises sous la pluie ! Chez moi, pas la queue d'une, pfuhhhh, printemps pourri, j'adore les cerises mangées sur l'arbre.

      J'ai pensé à toi car tu aurais adoré je pense voir le premier petit escadron d'hirondeaux s'élancer hors du nid. Ils ont bien hésité avant le saut de l'ange, mais voilà deux jours qu'ils volent, et reviennent, et repartent, sous l'oeil des parents. Tout à l'heure, le quatuor étaient bien serré en guirlande sur une poutre du préau (les greffiers sont sous clés). Ce sont les premiers à décoller, il y a encore trois autres nichées. Du bonheur à déguster. Je te les envoie ? (ta belle maison avec ses ornements fantasques devient facile à repérer).

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    4. @ Lucie : elle ne les mange pas, elle joue avec. Et deux ne lui suffisent pas, il faut qu'elle les ait toutes. Bien sûr à force de les faire rouler, elle les saccage. Je m'en suis aperçue hier quand j'ai vu des taches rouges sur le carrelage blanc des parties neuves.
      Depuis j'ai protégé la corbeille à cerises...

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    5. @ Mademoiselle Lynxxe : Il n'y a aucun cerisier dans les Monts d'Arrée et je ne suis même pas sûre qu'il en existe dans le Finistère Nord.
      En Beauce il y en avait plein dans mon jardin (dont de délicieuses cerises anglaises avec lesquelles je faisais de la marmelade). C'est vrai que sortir le matin (ou le soir) et grappiller des cerises sur l'arbre est une jouissance...

      J'achète donc mes pendants d'oreilles à l'épicerie.

      Figure-toi qu'hier j'ai trouvé une coquille d’œuf cassée sous le seul nid encore en état. Et il m'a semblé y apercevoir une petite couveuse. Il y a quelques va-et-vient de nourrissage mais avec la pluie qui tombe ici aussi, les conditions ne sont pas idéales.

      Samedi sur le fil électrique, j'ai vu deux adultes (ils ne logent pas à la maison) qui donnaient la becquée à des jeunes à peine sortis du nid. C'est comme un spectacle interdit qui ne serait donné que pour moi (alors que non, il suffit de lever les yeux).

      Il est arrivé que le même couple couve 3 fois. Il est aussi arrivé qu'un rat (ou une fouine ou je ne sais quoi de suffisamment habile pour monter sur les poutres) détruise et dévore tout. J'en avais pleuré.

      Julle a peur des hirondelles, souvenir cuisant de sa première année d’innocence où elle avait été attaquée : c'est heureux. Le Vagabond ne passe guère dans la journée, c'est vraiment un mec bizarre celui-là, sympathique mais bizarre...

      Merci de tes bonheurs partagés, nous observons et nous sommes émues des mêmes choses. Tu dois connaître comme moi, cette peur permanente (chez moi c'est presque permanent hélas) qu'il arrive malheur à ces petites vies à la fois si gracieuses et si courageuses, qu'elles dépendent ou non de nous.

      (J'ai vu un bébé verdier se déchirer le bec avec une graine de tournesol et je n'ai rien pu faire).

      Tu crois que si j'abats l'elefantus girafus ma maison passera inaperçue ?










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    6. Chez moi aussi les hirondelles pratiquent l'attaque plongée sur les chats, l'une file sans demander son reste, l'autre est indifférent et j'ai toujours peur de son coup de patte. Nous vibrons sans doute aux mêmes petites choses de la vie, les "riens du tout" qui font le sel de l'existence. Et comme toi, j'ai une grande angoisse pour la survie des petites bêtes (des grosses aussi). Je me souviens de chaque bestiole que je n'ai pas pu sauver, parfois parce qu'il n'y avait rien à faire même pour le véto, parfois par bêtise ou ignorance de ma part (le plus terrible). C'est un grand regret.
      Je me protège davantage, j'essaie de ne pas voir les couvées et de ne pas me préoccuper des jeunes oiseaux, sauf s'ils me tombent sur les pieds. Je regrette parfois cette sensibilité/sensiblerie, mais bon, elle m'a constituée, les rapports étroits aux animaux m'ont forgée, ils étaient mes repères quand j'étais enfant.

      Le 'Beau Bizarre' m'intrigue, se laissera-t-il un jour approcher ? Suspense... En tout cas Monsieur sait se faire désirer.

      Ah mais non, l'elefantus, c'est comme un sémaphore. Surveille, peut-être qu'un jour il va clignoter vers les étoiles ?

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    7. Tu dois te douter que cette sensibilité (parfois difficile à vivre) ne s'applique seulement aux animaux, elle englobe aussi des tas d'humaines personnes.

      Dans l'enfance je n'ai pas eu les mêmes relations que toi avec les animaux. Ma mère avait une basse-court (poules, lapins et pigeons) et j'ai été habituée à la voir tuer pour que nous mangions. Il est arrivé souvent que je refuse de manger un lapin particulier et mon frère les pigeons dont il était amoureux (l'enfoiré est devenu chasseur).

      Quand j'ai grandi un peu, mes repères à moi, c'était ma fratrie dont il fallait que je m'occupe alors c'est vrai que les animaux ne tenaient pas grand place dans ma vie. Quatre gosses à gérer, c'était pas facile.

      Pourtant je me souviens de nos chats (ma mère n'aimait pas les chats, son animal de cœur était l'hirondelle) qui ne restaient jamais longtemps parce que nous habitions au bord d'une route nationale.

      Tout ça est venu plus tard quand j'ai habité à la campagne et que je me suis rendue compte comment était considérée la majeure partie du bétail (et des animaux dits de compagnie).

      Je pense que ma prise de conscience a aujourd'hui un effet bénéfique sur la façon dont mon voisin immédiat traite ses vaches et ses porcs. Je ne prive pas de lui faire la leçon à chaque fois que quelque chose me choque. Je suis en délicatesse aussi, avec la plupart des chasseurs locaux.

      Le Vagabond mange et rentre régulièrement dans la maison maintenant mais uniquement si Julle est là à le houspiller. J'en ferai un billet.

      Tu verrais l'état de l'elefantus avec la flotte qui tombe, c'est une pitié...

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  2. "La plante mystère" surtout mais tu donnes la réponse, en te permettant même de donner plus de précision dans l'identification. J'ai montré à l'instant ce message à mon mari il a dit "c'est un truc de Madère, non ?" Il est vrai qu'en avril c'était plutôt un cierge que l'on aurait cru un peu artificiel, tu sais comme les faux séquoias-relais qui bordent les routes parfois

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  3. Tu n'es pas juste / les botanistes (du moins pas tous), j'avais ramené une photo de Chine. Je connais deux nanas très très forte, l'une c'est Noémie dont je t'ai déjà parlé et l'autre une photographe qui a fait l'école d'horticulture de Versailles, lorsque je suis revenue de Chine en 2007 je lui ai parlé d'un arbre que je lui ai décrit et elle me l'a identifié

    http://cergipontin.blogspot.fr/2007/06/le-29.html

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Bauhinia_blakeana

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    1. Hier le thème de "la Tête au carré" sur France Inter portait sur les insectes, ce n'est pas facile non plus de les reconnaître d'autant que parfois ils se ressemblent

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    2. C'était une boutade au sujet des botanistes, je les admire profondément (de même que les entomologistes).

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  4. Revenons à la vipérine, de Madère ou d'ailleurs, dans mon message d'aujourd'hui

    http://jardin-de-marguerite.blogspot.fr/2016/06/jardin-du-monde-world-garden.html

    je montre une photo que j'ai sortie de mes archives, prise à Berkeley, c'est au bord de la baie de San Francisco et le climat =y est pas trop différent ce celui de Madère. Grace à toi je connais à présent le nom de cette plante même si ce n'est pas tout à fait la tienne...
    Ma fille avait des vipérines communes dans son jardin, elle n'en a plus pour le moment, j'avais photogrphié un papillon gazé dessus (mais je n'ai pas publié le message), les voici >

    http://1.bp.blogspot.com/-O-0YrLGklEI/TgTvU6sP9RI/AAAAAAAABWA/PBTwIHMCILw/s720/gazeJM.jpg

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  5. Je suis toujours intriguées par les plantules qui émergent dan sle jardin et il m'est arrivé d'avoir de bonnes surprise (un aster magnifique, très sombre et pas très grans, un géranium des près). Je suis en train de guetter un petit bouton de rose : je me suis aperçu hier qu'après des années un rosier poussé d'une graine se décide à fleurir

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    1. (Je suis sûre que tu adorerais le rosier Honorine de Brabant dont je montre une fleur, il a une odeur merveilleuse de rose ancienne et il a un port magnifique ; il est vrai que je lui ai réservé une place privilégiée)

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    2. Moi aussi je guette les plantes qui tenteraient de pousser (et qui échapperaient par miracle à la tondeuse ou à la débroussailleuse).
      Une année j'avais trouvé des petites feuilles aux nervures bleues que j'avais particulièrement protégées.

      Et ça avait donné ça.

      J'avais fini par trouver ce que c'était, un faux coqueret ou nicandra physaloide.

      J'ai gardé des graines que j'ai semées mais jamais elles n'ont poussé. Seules celles qui étaient tombées au sol naturellement avaient levé (de moins en moins nombreuses et puis la plante a fini par disparaître).

      Le rosier poussé d'une graine que tu avais semée ?

      Je viens de voir Honorine, une merveille...

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  6. Ta vipérine des Canaries m'a intriguée, j'ai trouvé quelque part qu'elle se développait sur trois ans, ici on dit que c'est une bisannuelle qui meurt après floraison (kif kif hellébore fétide alors ?) >

    http://www.promessedefleurs.com/annuelles/graines-de-fleurs/graines-thompson-et-morgan/echium-pininana-viperine-des-canaries.html

    Cependant peut-être que la tienne va faire plein de graines et que tu seras dans une forêt de troncs surmontée de vert et bleu ?

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    1. J'avais vu et c'est pourquoi j'avais rectifié, c'est une vipérine des Canaries à cause de sa taille (3 à 4 mètres, la mienne fait au moins 4 mètres). J'espère un peu qu'elle va disparaître d'elle-même parce que franchement, elle n'a aucun intérêt visuel ni olfactif.

      Ce qui est marrant c'est qu'il indiqué sur sa fiche, qu'elle aime les sols secs et qu'elle déteste le vent : ce n'est pas vraiment la situation ici.

      Chez le pote brestois de mon mari, la situation est différente, il a un jardin plutôt sec et très abrité. En revanche ses plants ne grandissent pas.

      Mais à 7,90 € les 25 graines, je vais faire fortune !

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  7. Si elle est mellifère, elle est à protéger, en dépit de son allure : les abeilles sont en danger. Donc.... Allez, courage.

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  8. j'ai bien reconnu ta vipérine... j'en ai eu deux mais beaucoup plus modeste, venues de chez mon amie Nath... hélas elle sont mortes au premier frimas de l'hiver, et sans avoir fleuri
    La tienne est vraiment superbe.... pour une plante à la con!!! (rires)

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  9. Désolée... aujourd'hui, il manque des lettres à mes mots....

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    1. Su tu voyais comme elle est moche maintenant.

      Mais j'attends qu'elle fasse des graines...

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