dimanche 24 avril 2016

Fin d'une histoire

La jolie jument n'enchantera plus les paysages de l'Arrée. Elle est morte cette nuit, seule dans son pré. 
Elle laisse une jeune fille inconsolable, des parents et des voisins infiniment tristes. Il y a des animaux d'une telle gentillesse (oserais-je dire tendresse) qui lorsqu'ils meurent, nous laissent un trou impossible à combler au fond des cœurs.





20 commentaires:

  1. C'est trop triste.
    Tes photos sont un hommage à la beauté de la jolie jument et à cet être qui pense. On voit l'intelligence de son regard qui nous contemple avec curiosité, ouverture et bienveillance. Je ne doute pas un instant de sa tendresse.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Elle s'appelait Elodie et elle n'avait que 23 ans ce qui n'est pas si vieux pour un cheval. Elle avait une présence incroyable et elle était de la famille si tu vois ce que je veux dire, elle comptait.

      Ce que trouve affreux, c'est qu'on ne puisse pas faire reposer un gros animal dans un jardin comme un chat ou un chien (mes chéris disparus ont été incinérés et déposés chacun à leur endroit préféré).

      J'ai rajouté une image où la jument et la jeune fille (alors un peu plus jeune) dansent devant chez moi. Elles auraient tout fait l'une pour l'autre. Tous ces souvenirs qui affluent ce soir...

      Il y a un petit solitaire aussi maintenant, c'est le poney de 29 ans qui tenait compagnie à la belle. Il ne cesse de l'appeler.

      Supprimer
    2. J'en ai les larmes aux yeux.
      Je pense à toi

      Supprimer
  2. Toute cette souffrance,ça me bouleverse.
    petites bises tristes

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Elle a terriblement souffert.
      C'était une ombre sans forces samedi. Et tout le monde en veut à la vétérinaire qui s'est acharné sur une piroplasmose (tous les animaux au pré sont porteurs sains ici) sans chercher ailleurs. Elle n'a pas aidé la jument, elle a facturé (++++).

      Elle disait qu'il fallait qu'elle mange, c'est dingue, on fait comment pour forcer un cheval à manger ? Je lui ai fait des soupes que je lui donnais à la main, on lui a donné un tas de trucs appétents, elle n'avait plus la force d'ouvrir la bouche.

      Peut-être que personne n'aurait pu la sauver mais la soulager avant qu'elle ne devienne squelettique, c'était certainement possible.
      J'ai une peine immense mais aussi une grande colère.

      Supprimer
  3. Une belle jument qui est partie sans faire de bruit ...trop triste ...elle ressemble vraiment à tes mots ...:-(
    Tendresses à ceux qui l' aimait ...:-(

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Je ne suis pas sûre qu'elle soit morte sans faire de bruit. D'après les traces autour d'elle, elle a dû tomber puis essayer de se relever (peut-être...).
      C'est une pitié, vraiment.

      Supprimer
  4. Oh , mince ....Quelle tristesse .et j'ajouterai pauvre bête ....
    Bonne journée

    RépondreSupprimer
  5. J'allais commencer par "elle avait surement un nom..." mais en lisant oui bien sur "Elodie" quel joli nom pour une jument et la deuxième image rend certainement hommage à tout ce qu"elle pouvait porter en elle de bonté et de gentillesse. Comme je pense d'une façon générale que les animaux ne montrent pas nécessairement qu'ils souffrent, je suis triste pour Elodie qu'elle n'ait pu trouver un vétérinaire plus compréhensif mais maintenant il ne faut plus trop s'attarder sur ce fait. Les bons souvenirs heureusement perdureront.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Quand on connaît bien son animal, je t'assure que ses souffrances sont parfaitement décelables et pour Élodie c'était évident même si on ne l'avait jamais vue.

      Ça peut paraître puéril mais pour moi il n'y a pas d'un côté la souffrance humaine et de l'autre celles des animaux. Elles se rejoignent.

      Nous avions parlé un jour du bouquin de Temple Grandin, "l'interprèe des animaux" (que j'ai lu), t'en souviens-tu ?

      Bien sûr que je ne vais pas m'attarder ici sur cette mort tragique (accumulation d'erreurs diagnostiques et thérapeutiques) mais la jument me manquera longtemps par tout ce qu'elle représentait d'humanité (si j'ose dire), de douceur et de beauté.

      Immédiatement après une disparition et quelle qu'elle soit, les bons souvenirs ne sont pas les premiers à se précipiter en nous...


      Supprimer
  6. La belle chérie de la jeune voisine est dans un triste état. Sa famille humaine est partie aux amériques (du Sud) début mars et personne ne s'est aperçu qu'elle était malade. Ses parents absents, la jeune fille ne rentrait plus chez elle et c'est seulement vers le 9 avril qu'elle a constaté la cachexie de l'animal...

    J'espère que le retour de sa jeune maîtresse ce soir, va lui redonner le goût de vivre.

    Elle est morte cette nuit, seule dans son pré...


    Si je reprends tes mots, la voilà l'histoire, je ne comprends pas comment il se fait que la jument se soit trouvée à passer la nuit seule au pré alors qu'elle était si mal.

    Après, je ne sais pas si il y avait un coin abrité où la mettre au chaud, quitte à partager avec les cochons. Dans la bergerie de mon beau-frère les ânes cohabitent tant bien que mal avec les moutons lorsqu'il fait très froid (sinon tout ce monde est mieux à passer la nuit dehors) et lorsqu'il a une brebis qui est blessée il la met dans la paille, il la cale, un agneau mal venu il le met dans une boîte au coin du poêle....

    RépondreSupprimer
  7. La médecine ne peut pas toujours tout, l'amour et un regard attentif, la présence sont nécessaires et efficaces. Après... La vie s'arrête un jour et on ne sait pas comment elle nous quitte, si l'agonie est douce, si elle est dure, les derniers instants peuvent durer une éternité même s'il ne se comptent qu'en une fraction de seconde, certains préfèrent être seuls, les autres ont besoin d'une présence amie...En tous les cas le petit compagnon restant aura besoin de retrouver un ami au pré, je t'ai raconté sans doute que mon autre beau-frère (surnommé le Papé des ânes dans son coin) dit qu'un âne ne peut rester seul à la différence d'un cheval ; lorsque je lui ai demandé pourquoi il m'a répondu qu'un âne fait des alors des bêtises alors que le cheval souffre tout autant mais prend sur lui...

    Nos compagnons ont une espérance de vie plus courte que la notre... Mais il vient un jour où le temps qu'il leur reste est plus long que le notre et qu'on ne peut plus en adopter en toute responsabilité...

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Quand la jeune fille est rentrée, elle a essayé de nourrir sa jument (tout le monde essayait en vain depuis plus de 10 jours...). Comme elle ne voulait rien avaler, la gamine l'a emmenée dans une friche où l'herbe était plus drue mais la jument a continué de marcher péniblement vers son pré habituel (où ont été prises les photos) et c'est là qu'elle est morte, durant la nuit.

      Auparavant, elle avait été effectivement placée au chaud dans une partie de l'étable mais la vétérinaire avait assuré que ses œdèmes (un peu partout) étaient liés au manque de mouvement et qu'il fallait la remettre au pré et la faire marcher. En fait ces œdèmes étaient probablement dus à la déshydratation puisqu'elle ne buvait plus non plus.

      Je pense (et d'autres avec moi) que la trop jeune vétérinaire n'a pas fait le bon diagnostic. La jument n'avait ni fièvre ni jaunisse ce qu'induit la piroplasmose, qui est une maladie mortelle très rapidement. Or là, la jument a quand-même souffert un mois.
      Les piqûres contre la piroplasmose, réputées comme très dangereuses (par ce qu'elles provoquent d'effets secondaires) sur un animal déjà affaibli, l'ont achevée puisque la jument est morte le lendemain de la seconde injection.

      Avec le montant des frais vétérinaires, les voisins auraient pu acheter un cheval et demi... Je doute parfois fortement de l'étique de ces gens-là.

      Je suis consciente que la médecine ne peut pas tout mais je suis convaincue qu'à un moment il faut arrêter de torturer les êtres quels qu'ils soient et les aider à quitter la vie quand cette dernière n'est plus digne et surtout bien trop douloureuse (la dignité au fond, c'est l'idée qu'on s'en fait).
      Ni l'amour ni la présence ne soulagent la souffrance même s'ils sont primordiaux.

      Je connais peu les ânes solitaires mais je sais que les chevaux détestent aussi la solitude. Ce sont quand-même à l'origine des animaux grégaires. Seuls ils passent leur temps à bouffer et ils deviennent énormes. Avant d'accueillir un poney-copain, la jument avait une chèvre de compagnie. Même si ces dernières sont très sympathiques, ce sont des bestioles à fort potentiel de conneries, il faut bien le dire. La biquette a donc été donnée à un éco-musée qui en accueille dans les meilleures conditions. Et la présence du poney avait vraiment changé la vie de la jument.

      Tu sais, je ne me la pète pas avec mes connaissances des chevaux, j'ai été très longtemps cavalière et j'aimais autant (sinon davantage) m'occuper d'eux que les monter.

      Je suis complètement de ton avis en ce qui concerne l'adoption d'un animal à partir d'un certain âge. Ou alors il faut adopter un vieil animal pour lui offrir une belle fin de vie... Il y a des refuges qui refusent de placer les jeunes chats ou chiens chez des personnes âgées parce qu'ils en connaissent les conséquences (au mieux retour au refuge, au pire abandon dans la nature).

      Supprimer
  8. Merci pour la petite rouge, il ne lui manquait que les points noirs....
    Quant à ta chienne mauvaise mère, il manque une Dolto pour les mères animales... La maman de mon petit J craquait à un moment parce qu'il pleurait beaucoup sans raison valable, toute la journée heureusement que cela lui a passé et qu'il fait ses nuits à présent et beaucoup de risettes....

    Bises affectueuses, Marie. Bonne fin de seamins à vous !

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. J'avoue que j'en ai eu envie mais je me suis retenue !

      Je ne pense pas que la chienne ait été une mauvaise mère. Quand je l'avais emmenée avec ses petits chez le véto (elle ne les laissait pas téter et elle en avait tué un), il s'était aperçu qu'elle avait des tumeurs mammaires qui la faisait souffrir.

      Je pense que ces tumeurs étaient dûes au fait que ma Julie (elle s'appelait Julie...) m'avait piqué une plaquette de pilules contraceptives quand elle était toute petite et qu'elle en avait avalé un certain nombre. Là encore j'avais cavalé chez le vétérinaire le plus proche (c'était à Paris) mais les cachets étaient déjà digérés et il n'avait pas pu faire grand-chose.

      Tu sais, c'est mon chat (un mâle) de l'époque qui a adopté les chiots, il faisait leur toilette et il dormait avec eux.

      Julie (bien qu'opérée lourdement) est morte de ces tumeurs et une de ses filles que j'avais gardée, également. A cette époque, on ne stérilisait pas les animaux de compagnie comme aujourd'hui.

      Je comprends qu'on craque quand on a un bébé gueulard, c'est insupportable. Mon fils aîné pleurait beaucoup aussi et je devenais folle. Ça lui a passé à un an (mais que c'est long un an...).
      On parle beaucoup de bébés secoués actuellement, j'avoue comprendre qu'on n'en puisse plus et qu'on soit tenté...

      Bises douces à toi et à tout bientôt

      Supprimer
  9. Ce matin, partout où je passe, ce n'est que tristesse....
    J'ai eu une jument dans ma jeunesse (sheila!) et je sais.... ou pas, ce qu'on peut ressentir à la disparition d'un tel ami....mais le commentaire de Cergie me laisse déboussolée!!!Comment cette bête "tant aimée" a-t-elle pu finir seule?
    Je me souviens , alors que je n'étais pourtant qu'une très jeune ado, avoir passer des nuits dans la paille........... mais le monde a changé sans doute, autant pour les humains que pour les animaux!
    Bisous Marie , je comprends ta peine...

    RépondreSupprimer
  10. Il y a des questions auxquelles je ne peux pas répondre.

    Je sais seulement que la vétérinaire avait dit de laisser la jument au pré pour qu'elle marche à cause de ses œdèmes et afin qu'elle ne se blesse dans son box pas si elle devait chuter.

    La praticienne avait dit aussi que 48 heures après la dernière injection, elle retrouverait l’appétit... Or 24 heures après elle est morte et apparemment dans une grande violence étant donné l'état du pré autour d'elle (il était labouré).

    La jeune fille ne s'attendait pas à perdre sa jument, elle avait encore espoir mais ne vaut-il pas mieux qu'elle n'ait rien vu de cette violence ultime ?

    RépondreSupprimer
  11. Temple Grandin, oui bien sur elle m'a fait découvrir tant de choses sur les animaux. Nous avions des labradors qui étaient l'amour même pour tous les jeunes qu'ils côtoyaient à la maison, majoritairement des garçons et je peux te dire qu'ils ont été plus d'une fois tiraillés par eux sans montrer la moindre émotion apparente même si j'étais sûre qu'ils souffraient et je faisaizs bien attention à eux, je peux te le dire.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Temple Grandin a abordé l'approche des animaux avec sa sensibilité d'autiste mais tout le monde ne la possède pas. Cette sensibilité lui a permis de trouver des "codes" de communication particuliers qui ne sont pas accessibles à tout un chacun.

      C'est vrai que le labrador est souvent un chien qui se donne entièrement (j'en ai eu aussi) et qui est d'une infinie patience avec les enfants. La jument était comme ça, elle se donnait avec tout son gros cœur...

      Supprimer