jeudi 28 janvier 2016

Ambiance bretonne...

Je m'abstiendrai de faire des commentaires sur ce qui se passe. Mais franchement, quand on revient chez soi le soir et qu'on se trouve face à l'un ou l'autre de ces barrages paysans, on éprouve davantage de rage que de compassion.

Toutes les photos sont issues de la presse locale (j'aurais pu en mettre 20 pages).












16 commentaires:

  1. Ça fait de belles photos…mais quel gaspillage humain et énergétique.
    Bises du soir

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    1. Et tu imagines l'état des routes ensuite ? Il en faudra du temps (et des sous) pour les remettre en état.

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  2. Je crois bien avoir perdu en 2015 tout sens de la répartie. Ce monde dont je fais partie me pétrifie. Je n'arrive même plus, en ce moment, à chercher des pistes de compréhension, ne parlons pas d'action. Bouhouhou, je voudrais juste un peu de douceur. Allez, hop, un chat en cataplasme sur le coeur.
    (voilà un commentaire qui fait avancer les choses...)(ah mais si, le rôle hautement apaisant du mistigri)

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    1. Tu exprimes exactement ce que je ressens mais que je n'aurais pas su formuler comme tu le fais.

      Peut-être que c'est la fin d'un monde, simplement et que personne n'ose le dire, n'ose se l'avouer parce que ce serait trop insupportable.

      Comment tous ceux qui ont la chance d'avoir un travail actuellement peuvent-t-ils croire que leur labeur ait du sens ? Du sens pour tous ?

      Ah là là mademoiselle Lynxxe, ce n'est pas chouette ce qui se profile et pas seulement en France bien sûr...

      (J'ai encore eu une histoire de chat durant ces dix derniers jours … Ce n'était pas une belle histoire).

      Et un commentaire n'est pas destiné à faire avancer les choses, c'est un signe, comme un fanal rassurant dans la nuit.

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    2. @ mes Minettes,je suis de tout cœur avec vous,les mutations inévitables m'angoissent surtout pour les plus jeunes.
      Bises félines à vous deux ,bien qu'en ce moment Pilou et Phœbus se chamaillent bruyamment sur mon lit

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    3. Chamamy, des bises à toi aussi. Pour le proche avenir, je crois en deux choses : les jeunes générations qui ont déjà et auront encore plus des capacités d'adaptation et de contournement du système, mais aussi des capacités à comprendre, agir et transformer. Et les initiatives, les mobilisations au niveau local qui nous rendraient plus solidaires. Mais bon,c'est pas gagné ! Puis moi, pour l'instant, je reste tapie dans mes forêts.

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  3. Chez moi cela continue ..et pourtant les ouvriers de la ville étaient déjà très occupés cet après midi !
    C'est malheureux d'en arriver là pour se faire comprendre ...
    Bonne soirée

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    1. J'ai abordé le sujet parce que j'ai été bloquée par deux barrages hier (sous une pluie diluvienne et à la tombée de la nuit). J'ai pu faire demi-tour au premier mais je n'ai pu éviter le second. Moi ça me fait peur cette violence, je suis tétanisée de trouille devant des choses comme ça. C'est pas des rigolos les mecs.

      Alors, plutôt que de tout casser, les paysans feraient mieux d’interroger le système productiviste qui les a conduit à l’impasse et à la crise (même s'ils ne sont pas entièrement responsables).
      Ils produisent de plus en plus pour gagner moins parce qu'il n'y a plus de marchés pour absorber cette surproduction, c'est un fait.
      Les stocks mondiaux de céréales, de lait, de viande et autre n'ont jamais été aussi importants.
      C'est la misère dans l'abondance mais ils continuent, ils ne se remettent jamais en question et ça dure depuis des années. En décembre ici, ils ont inondé la quatre voies de choux fleurs et d'échalotes pourries, on va pas bouffer du chou fleur à tous les repas pour écouler les excédents tout ça parce que l'hiver est doux...

      Il y a des alternatives, il y a des paysans et des éleveurs qui ont choisi de travailler et de vivre autrement et qui s'en sortent.

      Imagine que les artisans qui n'ont plus de commandes, que toutes les petites entreprises qui déposent leur bilan, que les chômeurs en fin de droit, que tous ces gens qui survivent du RSA ou d'autres aides, décident à leur tour de brûler les routes ou bien des bâtiments publics ?

      Parce que ça aussi ça fait des années que ça dure, ce n'est pas récent.

      Qui les comprend tous ces gens, qui s'indigne pour eux ?

      Ce qui m'a toujours révoltée dans ce genre d'exactions, c'est qu'elles ne sont jamais punies quand il s'agit de paysans alors que n'importe qui d'autre serait justiciable.

      J'ai deux fils qui ont de gros problèmes de travail, je vais leur conseiller d'aller foutre le feu, ça arrangera certainement leurs affaires...

      Ce n'est pas contre toi hein, mais tout ça me fiche en l'air, je vis en plein dedans moi tu sais.

      Allez, une bise...

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    2. Il serait important en effet que les agriculteurs se remettent sérieusement en question, ils font trop confiance à tous ceux qui rodent autour d'eux .... j'ai écrit aussi à ce sujet sur mon blog....

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    3. Je viens de voir ton billet, Mel et ce que tu exprimes me paraît tout à fait cohérent.

      Une autre chose dont on ne parle plus provisoirement, c'est la pollution que ce genre d'exploitation génère depuis des années. Dans le Finistère, l'eau est gravement polluée (et la prolifération des algues vertes en bord de mer est une calamité) par les déjections animales (lisier...).

      Tous les éleveurs de porcs n'ont pas de station de retraitement. Ils vont donc épandre (d'où la pollution etc. etc.) et pour ça, les plus importants des éleveurs, achètent ou louent (au dessus des prix du marché) des terres qui ne servent qu'à absorber leur merde, ceci au détriment d'autres qui voudraient s'installer proprement.

      Les produits phytosanitaires (qui n'ont rien de sanitaire...) sont des plaies pour l'environnement et la santé. C'est dans la partie léonarde du Finistère que sont cultivés une grande partie des "bons légumes" que nous mangeons quotidiennement et là, les producteurs cumulent les deux et le lisier et les produits phytosanitaires.

      J'ai regardé les primes de la PAC pour des gens que je connais, c'est dingue. Et dans mon ancienne région (la Beauce), les céréaliers perçoivent des fortunes.

      Ici, la mise aux normes (bien-être animal) des élevages a endetté beaucoup d'éleveurs mais je trouve plutôt bien que la production du vivant soit davantage encadrée.

      J'ai bien l'impression aussi que les coopératives et la FNSEA marchent la main dans la main. Tu me diras ce que tu en penses...

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  4. Si graves problèmes pour certains qui en meurent tandis que d' autres , les céréaliers en particulier ,s' en mettent plein les poches ..sais-tu qu' ils ont manifesté à Chartres ?
    Notre monde devient fou ...tout ça à cause du dieu " argent " qui n' est plus au service de l' homme mais qui le dirige ..:-(
    Malgré la pluie et le vent annoncés pour aujourd' hui je te souhaite une belle journée
    Bisous tendres Marie

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  5. On parle beaucoup dans les médias de ces faits de société, bien entendu tous les journaux parlent de la même chose, et à raison peut-être, mais moi qui ne lis pas la page sport de mon journal j'ai tort, il me semble qu'on n'a pas beaucoup parlé de ce merveilleux couple de patineurs, qui vient de conserver d'ailleurs son titre de champions du monde, beaucoup moins que de la sex tape dont je n'ai rien à cirer >

    https://www.youtube.com/watch?v=d5eCJWdsW_A

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    1. (erratum : titre de champion d'Europe) >

      http://www.lemonde.fr/sports-de-glisse/article/2016/01/30/patinage-les-francais-papadakis-et-cizeron-champions-d-europe_4856613_1616666.html

      La beauté ça fait du bien pour le moral

      Aie une bonne journée de début de semaine, Marie

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    2. Je lis peu de journaux mais je n'ai pas besoin d'en lire pour voir ce qui se passe : j'étais en plein dedans comme toutes les populations locales. Les gens qui ont la chance d'avoir encore un travail sont pris en otage par les paysans, routes en feu : pas de boulot. Je connais des personnes qui sont payées à l'heure en usine : ou bien elles récupéreront ou bien leurs absences seront déduites.

      Comme je l'ai déjà écrit, si tous ceux qui vivent à la limite du seuil de pauvreté foutaient le feu, nous serions mal partis.

      Je suis plutôt d'accord avec tes propos sur les paysans sous réserve évidemment.

      Un exemple : L'an dernier, le plus gros abattoir porcin local a fermé. Il est à 15 km de chez moi. C'était horrible, des centaines de personnes ont été licenciées ; de nombreux couples travaillaient en 2/8 chacun : du jour au lendemain, plus aucun revenu pour des familles entières.

      Tu parles de mondialisation. OK. Et bien les plus gros éleveurs de porc finistériens allaient faire abattre leurs gorets en Allemagne ou en Espagne parce que ça leur coûtait moins cher. Ils achètent aussi leur soja au Brésil.

      Les primes PAC allouées annuellement sont accessibles à tout le monde. Le plus gros porcher du bourg perçoit plus de 100 000 €uros annuellement et il fout le feu aux routes avec les autres.

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  6. Je me garde d'avoir une opinion sur les déboires et l'évolution de l'agriculture à l'heure de la mondialisation alors que les "paysans" (j'aime bien ce terme sont tributaires de leurs lopins, de la qualité du sol, du climat et travaillent et récoltent le fruit de leur labeur non pas au jour le jour (même s'ils regardent tous les matins le ciel) mais sur des années

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    1. Depuis la création de la FNSEA en 1946 (ça répondait vraiment à un besoin à cette époque de reconstruction nationale), les paysans ont peu évolué dans leur mentalité.
      Très peu remettent en question leur système de production (toujours plus, toujours plus vite).

      Les bretons en particulier sont de fortes têtes, la saison est mauvaise, on casse, les cours baissent, on casse, les importations de soja augmentent, on casse.

      En 2014, les légumiers ont brûlé les bâtiment du centre des impôts et celui de la MSA. Il n'y a pas eu de suites judiciaires.

      La FNSEA cautionne les exactions et ne propose jamais de solutions alternatives à ses adhérents.

      Je ne peux plus supporter cette violence. Tu sais, énormément de gens pensent la même chose ici. Il y a des tas de paysans qui travaillent autrement aujourd'hui, qui ont abandonné un système qui les saignait et qui ne respectait ni la terre ni les êtres vivants. Puisque c'est possible, pourquoi ne pas y réfléchir ?

      Bien sûr que la beauté c'est bon pour le moral...

      Ma dose de beauté quotidienne en ce moment, ce sont les oiseaux revenus. Je n'en ai jamais vus autant que cette année, c'est un enchantement (ils se moquent de la tempête et de la pluie.

      Belle semaine à toi Lucie (je suis un peu énervée en ce moment...)

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