mercredi 21 octobre 2015

Le Vagabond des étoiles



Je vous avais parlé longuement de ce bel animal pour lequel je suis gravement tombée en tendresse.

Depuis le 11 juillet donc, il vient se nourrir 3 trois fois par jour, il accepte ma présence jusqu'à 50-60 cm, il m'écoute, il m'observe, il pénètre dans l'entrée (et il y  prend en général ses repas) si la porte de la cuisine est fermée mais ça s'arrête là.  Je ne connais pas la douceur de son poil.


La plupart du temps Julle le supporte sans broncher.  Il est très diplomate avec elle, il semble se soumettre dès qu'elle fait preuve d'un soupçon d'agressivité. Parfois même ils ont l'un envers l'autre, de petits gestes d'amitié.



Il est revenu blessé à deux reprises. 

Photo du 26 juillet
La première blessure s'était infectée. Le malheureux semblait souffrir le martyre et sa plaie (qui a pris par la suite des proportions très étendues) était couverte de mouches.  Ce sont peut-être les asticots qui l'ont sauvé.

La seconde blessure est située sur sur le dessus de sa patte arrière droite (je n'arrive pas à voir où elle en est). Quand j'en ai parlé au vétérinaire, il m'a conseillé de le "trapper" afin qu'il  puisse l'examiner et surtout  le castrer. Les bagarres entre chats, outre les graves blessures qu'ils peuvent se faire,  sont les véhicules premiers des maladies qui les tuent et qu'ils transmettent.

Depuis deux mois j'attendais donc la fameuse cage "à trappe que le véto devait me prêter.

Je l'ai depuis lundi. C'est un truc assez affreux qui a tout d'un instrument de torture du moyen-âge. L'animal marche sur la pièce oblique à l'intérieur ce qui déclenche la fermeture d'une sorte de guillotine  (la plaque métallique posée sur le dessus).

Je n'ai pas le droit à l'erreur. Si le Vagabond n'est pas retenu dès la première fois, il n'y pénétrera probablement plus. Je me suis sentie très mal à l'aise à l'idée de le "trahir" (même si c'est pour son bien...) et finalement j'ai pris la décision de l'habituer petit à petit à venir prendre ses repas à l'intérieur en attendant le couperet déclenchement final.

Je ne souhaite pas aliéner sa liberté, j'aimerais seulement qu'il ait la possibilité d'avoir une aire de repos sans risque et chaude quand il le souhaite. Je ne veux pas éteindre les étoiles posées dans ses yeux.

Hier c'est Julle qui est allée visiter la cage en premier  :









La maline n'a pas marché sur la pièce oblique, elle l'a enjambée.

Un peu plus tard, le Vagabond est arrivée et j'ai placé sa gamelle à l'intérieur :






Il n'était pas à l'aise et alors qu'il termine toujours "son assiette" (parce qu'il doit  se demander de quoi demain sera fait), il en laissé une grande partie et il est venu s’asseoir derrière la porte de chez lui la maison.

J'ai recommencé aujourd'hui, il n'a pas terminé non plus...
Peut-être devrais-je essayer avec une nourriture
plus appétente ?



6 commentaires:

  1. Pfiouhlala, bon courage ! Le système doit marcher puisque les refuges attrapent des chats de cette façon. C'est très angoissant pour toi, et doublement car tu imagines ses propres angoisses à lui. Mais quand tu le récupéreras, il sera ravi enchanté de te revoir et il saura que c'est toi qui le ramène chez lui. Si si. Vous avez établi une relation depuis juillet et, même s'il reste encore distant, ça compte et la relation restera.
    Tu ne penses pas qu'un panier en osier ferait mieux l'affaire (la gamelle à l'intérieur, tu te tiens tranquille quand il commence à manger, à 50 cms, puis hop tu rabats le couvercle toi même, les paniers en osier sont généralement sécurisants). Des pensées.

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    1. Oui c'est horrible n'est-ce-pas ? Et ça fait un bruit d'enfer quand le couperet tombe.

      Tu sais, ce chat a des antennes partout. J'ai essayé de fermer la porte lorsqu'il était à l'intérieur (j'avais attaché un fil à la poignée et je sortais dehors pieds nus pour ne pas faire de bruit) mais il doit sentir la moindre vibration, le moindre souffle d'air déplace et il se sauve.

      Je n'ai plus de panier en osier, (mes voisins en vacances me l'ont saccagé-j'ai des caisses de transport à fermetures latérales) mais ça ne changerait rien, il me scrute en permanence et au moindre geste qui lui paraît douteux, il s'échappe.

      Il n'a jamais dérogé de sa distance de sécurité personnelle : au moins 50 centimètres. Je peux lui tendre ce que je veux à la main, il ne s'approche jamais.

      Je viens de lui donner sa ration du presque soir (il revient vers 23 h tous les jours), il ne la termine pas, il est posté derrière la porte.

      Je recule chaque jour la mise en place de la guillotine, je suis une vraie brêle...

      Pour les trois jours qui vont suivre, ce n'est même pas la peine parce que le vétérinaire souhaite l'avoir la veille pour me le rendre le lendemain soir et en semaine, il ne l'opérera pas un samedi.

      Demain, samedi et dimanche, je vais lui placer son assiette de l'autre côté de la bascule...

      Merci de tes pensées.




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  2. Je n'avais pas vu ton billet….
    Elle est terrible cette cage,je me souviens d'en avoir utilisé une pour une sauvageonne qui avait pris la fâcheuse habitude de m'offrir ses portées,mais elle n'était pas aussi terrifiante (pour moi) elle avait été réalisée en contreplaqué par un bricoleur ingénieux,finalement celle là est peut-être plus fonctionnelle car elle permet à l'animal de voir l'appât….mais quel stress pour toi,les chats sont si difficiles à soigner…
    Courage ma Mie

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    1. Et elle pèse son poids, c'est du travail de forgeron !

      Je crois que j'anticipe le stress du chat et les suites. J'ai tellement la trouille qu'il soit terrorisé dedans, même pour un jour ou deux. Je n'ai jamais eu de chat sauvage à approcher sauf ma défunte Crevette qui m'avait labouré la main au premier contact mais qui avait été tellement effrayée de mettre bas (elle avait à peine 6 mois d'après le véto) qu'elle avait adopté mon corps comme table d'accouchement. Ces moments avaient scellé notre entente.

      Hier soir à minuit, je n'avais pas vu que le Vagabond était rentré assez loin dans la cuisine, évidemment j'ai bougé et il s'est sauvé.

      Chaque soir il reste dehors devant la porte jusqu'à l'extinction des feux alors je laisse tout ouvert.

      Le capitaine commence à râler parce qu'on chauffe le jardin...

      Qu'avais-tu fait de cette sauvageonne capturée ma Chamounette ?

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  3. Il a de beaux yeux le jeune homme. Et il parait presque fluet. Julie est dodue comme on aime avoir sous la main (c'est un avis appréciateur et connaisseur) ;-) Est-elle bien remise de ses problèmes de santé ?
    Je vois un très bon signe dans le fait qu'il ne soit pas agressif avec Julie. Il n'est pas en quête d'un territoire à annexer, mais d'un foyer. Il y viendra avec le temps.
    J'espère que pendant ces deux jours, tu vas décompresser.

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    1. Oui et puis il a une manière de me fixer en clignant des yeux qui me fait fondre.

      Il a énormément grossi depuis juillet, il n'a plus du tout les flancs creux et il commence même à avoir un peu de ventre.

      J'ai commencé ce matin à le nourrir (en moindre quantité pour qu'il ait bien faim, je suis d'une fourberie !) tout au fond de la cage, toujours guillotine démontée. Il a marché sur la sorte de bascule sans broncher.

      A suivre...

      Julle va bien, elle devra se nourrir à vie avec des croquettes-médicament qui empêchent (en principe) la formation de plusieurs variétés de calculs rénaux. Mais dès qu'elle a une baisse de régime, je fonce chez le vétérinaire tellement j'ai peur pour elle.

      Elle est effectivement trop grosse alors qu'elle n'absorbe que 40 grammes de croquettes par jour. Je me demande combien de calories représentent les sauterelles et les papillons (quelques musaraignes parfois) qu'elle passe une partie de sa vie à traquer.

      Je ne profite pas de sa rondeur, elle n'est pas caressante, elle déteste qu'on la touche. Elle est amusante et bavarde comme une pie mais pas tactile !

      Grands mercis pour ton attention.

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