mercredi 26 août 2015

Le trou


Encore un été qui n'en aura pas été un. Il y a des journées de novembre qui sont plus lumineuses (et bien plus sèches) que celles que nous avons depuis le début du mois.
Ici, on croit à chaque fois que les records de pluie sont battus, mais non, détrompe-toi femme naïve, tu n'as encore rien vu.
Il faut vivre avec la lumière allumée en permanence, allumer le feu pour chasser l'humidité du schiste et s'accrocher pour ne pas sombrer.

Je suis donc un peu au fond d'un trou en ce moment et mon aquabonisme reprend une fois de plus le dessus.
Il y bien sûr ce temps épouvantable et puis des douleurs lombaires qui me broient littéralement le jour et qui me réveillent la nuit.
Elles durent depuis mars-avril mais elles s'accentuent  au point que j'en ai parfois le souffle coupé.
Les antalgiques et la kiné n'ont pas d'effets. 

Thérèse m'a écrit : "Je suis bien convaincue que si Dieu existe, il n'a pas voulu que nous soyons sur terre pour souffrir."   A mon avis je dois lui  payer quelque chose parce que depuis février 2014 et pour des raisons différentes, j'ai sérieusement morflé.
En attendant l'IRM du 2 septembre (prévue depuis deux mois), j'ai essayé hier une séance d'ostéopathie.
45 minutes de manipulations très douces et de tentatives de rééquilibrages ne semblent pas non plus avoir eu de conséquences positives.

Le seul truc vraiment chouette c'est que l'ostéopathe habite là : 




 Sur les deux dernières photos : l'Île de Sieck



J'ai fait la route sous une pluie diluvienne mais à mon arrivée, le vent de la côte a réussi à maintenir  la pluie en respect un moment. Et pour souffler, il soufflait le vent, c'était presque à perdre l'équilibre.  Je ne suis pas restée longtemps, il faisait trop froid pour une p'tite vieille douloureuse (et qui avait oublié de prendre un vêtement chaud, la sotte). 

Ce que j'aime sur cette plage, c'est son île dont on peut faire le tour à pied à marée basse.

Les jours de tempête, ça donne ça :


 Mais par temps clément, c'est une merveille. 

Photos d'un autre temps :







Douces bises aux adorables personnes qui m'ont souhaité ma fête...

19 commentaires:

  1. Ce paysage est magnifique quelque soit le temps ou la végétation du moment... Lorsque nous vivions au Maroc j'aimais le désert lorsqu'il était fleuri de chrysanthèmes au printemps, les mêmes collines sous le soleil étaient plus tard dans l'année écrasées de chaleur...
    La pluie diluvienne chez nous c'était mercredi dernier. Nous sommes allés acheter des fruits et des pommes de terre à la libre-cueillette, petit O équipé de bottes et d'un parapluie (j'avais enfilé un bouchon coupé de liège au bout d'une baleine : ce parapluie avait appartenu à mes enfants) était ravi de sauter dans les flaques, Nous avons consacré le reste de la journée aux jeux d'intérieur. J'ai été étonné comme il a su jouer au jeu des petits chevaux traditionnels. Nous y avons consacré 1H et demi

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    1. Je crois que c'est jeudi que nous sommes allés rendre visite à une mienne amie. Son mari a offert un bonbon à petit O qui n'en reçoit jamais au grand jamais (et qui le lendemain lm'en a réclamés chez le boulanger). Le dit mari s'est plein du mauvais temps ! Et pourtant nous n'avons pas eu une goutte d'eau à Cergy de tout juillet > mi août ! Il faut dire qu'il a passé trois semaines dans les Alpes ! Le temps est relatif ! Je veux bien croire que tu n'as pas eu de soleil et que tu te sens dans un trou.... Mon prochain message d'ailleurs j'ai eu la tentation de l'intituler "le trou vert"... Est ce que tu ne pourrais pas t'échapper un peu ? Je me souviens de la mère de mon beau-frère du Var, elle s'était trouvé refuge dans la montagne dans un village qui convenait à son besoin de solitude et de fraîcheur ; bien entendu il te faudrait embarquer homme et êtes avec toi...

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  2. Mon frère qui est décédé en 2008 avait pas mal morflé. Lui, craignait non pas la mort mais d'aller en enfer... Si l'enfer existe je crois que pour lui il a été sur terre, c'est ce que je lui ai dit...

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    1. Passe une bonne semaine si tu le peux, Marie ! J'espère que tu vas ramasser beaucoup de châtaignes cette année encore !
      Bises

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  3. Petites bises antalgiques sur tes douleurs
    a bientôt

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  4. Comme j' aimerais découvrir cette île ...:-)
    Dis-moi si tu vas mieux ...?
    Hier , 6h aux urgences ...because cruralgie de mon mari ...l' ostéo craignait aussi une phlébite ...Il en a bavé ..Résultat cruralgie seule ...on calme tout ça et re-scéance ostéo à venir ...:-)
    Voilà petite Marie tout ne va pas pour le mieux avec l' âge ...
    De tout plein coeur je t' embrasse

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  5. Bonjour Marie

    Le 2 septembre est passé donc ton IRM doit avoir révélé les points d'où viennent les douleurs insupportables, vives ou latentes, qui restent accrocher à notre corps comme les tiques de l'article précédent....
    Je sais tout ce que tu ressens... hélas , ça ne te sera d'aucune amélioration de ne pas te sentir seule !!!
    Pour moi, suite à l'IRM des infiltrations ont été faites dans ma colonne abîmée avec une hernie discale... le soulagement a duré deux ou trois ans... avec parfois encore des crises violentes mais passagères....
    Depuis plus d'un an, et surtout depuis le mois de juin, c'est continuel !!! je ne vis plus sereinement ... ça coince de partout... du dos ça remonte en cervical pour redescendre en cruralgie et pour lier omoplates aux épaules !!!! bref si ce n'était pas aussi douloureux... on pourrait en rire!!!!!!! et de plus on m'interdit les anti-inflammatoires (à cause d'autres problèmes de santé)
    Donne de tes nouvelles... et désolée pour ce temps pourri vers chez toi qui ne doit pas arranger les rouages!!!
    Plein de soulagement ,Marie.... je te le souhaite de tout mon coeur

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  6. Regarde l'océan, ferme les yeux et écoute le bruit des vagues, du vent, sent les embruns sur ton visage. Tu es souffrante, la douleur te crucifie mais le monde qui t'entoure est si beau ! Et tu as des amis qui s’inquiètent de toi et voudraient pouvoir t'apaiser un peu...

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    1. Je ne sais toujours pas ce qui me fait souffrir parce que j'ai raté le rendez-vous du
      17 septembre avec la rhumatologue. Et le 17 j'étais persuadée que nous étions le 16.
      Mon horloge interne est souvent décalée. Il me faut maintenant attendre le 14 octobre.

      L'IRM (pour autant que je sache, il n'y avait pas de secrétaire à l'hôpital et donc je n'ai pas
      eu de compte-rendu écrit) n'a pas révélé de hernie discale ni de compression. Ce qui m'inquiète le plus c'est que mes jambes me lâchent par moment. J'ai l'impression qu'elles se dérobent sous moi et j'ai peur de tomber.

      Pour l'instant, je n'ai plus de kiné (aucun effet), je ne prends plus aucun médicament (aucun effet), je ne porte plus de ceinture lombaire (aucun effet). Je sais que certaines personnes sont obligées de prendre des remèdes à vie. Quant à moi, je ne pourrais pas envisager de vivre avec des béquilles médicamenteuses pour le temps qui me reste. Chaque remède a ses effets secondaires sur une partie ou l'autre de notre organisme et avec mes soucis aux reins et à l'intestin, je ne peux pas me les permettre sans risquer gros.

      J'ai eu très honte d'avoir posté ce billet le 28 août alors que juste après j'apprenais que
      71 réfugiés avaient été retrouvés morts dans ce camion en Autriche. Le grand monde est décidément une triste boutique. Je me demande comment trouver une forme de sérénité quand tout est si laid à deux pas de nous, si laid et si injuste (ce n'est pas nouveau bien sûr mais avec les médias tout nous arrive en temps réel sans arrêt).

      J'ai fait des confitures, de prunes, de mûres et de pêches. Le châtaignier ne porte pas grand-chose cette année mais en revanche le pêcher (arbre rarissime chez nous) n'a jamais autant fructifié. Les noyaux originels viennent d'Auvergne. Le père de mon mari en avait récupérés durant la guerre pour les planter chez lui en Picardie.
      De Picardie, nous en avions planté en Beauce et puis enfin ici. Ce sont des pêches de vigne. Elles sont très acides cette année à cause du manque de chaleur et de la pluie mais la confiture est délicieuse.

      Je ne peux évidemment pas aller aux champignons parce qu'il me faut monter dans la forêt. Peut-être que mon plus jeune fils acceptera de m'y accompagner. Je n'aime pas me retrouver en situation de fragilité vis à vis de ceux que j'aime.
      Je préférerais mourir plutôt que d'être dépendante des autres.

      Pour finir, j'ai eu plusieurs fois envie de fermer cet espace parce qu'il n'est pas si intéressant que ça, ni utile, ni joyeux et que le monde des blogueurs n'a pas besoin d'une énième pleurnicharde. Je ne pourrais pas faire non plus comme si tout allait bien dans le meilleurs des mondes, ne poster que de jolies photos pleines d'harmonie alors que juste à côte il y a toujours la laideur
      tapie qui guette.

      J'aurais dû me faire moniale, tiens, moniale laïque cloîtrée !

      Tendres bises à toi...

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    2. On dit que le temps est le meilleur médecin et ce n'est pas toujours vrai hélas, surtout en ce qui concerne le corps... Cependant lorsqu'on est dans le trou il arrive souvent qu'on en sorte, ou si on n'y arrive pas qu'on aperçoive en haut une lueur d'espoir qui nous aide à tenir...
      A un moment on devient des assistés, il faut s'y résigner, d’ailleurs depuis assez jeune je porte des lunettes, des béquilles dont je ne pourrais me passer et qui me sont insupportables. Le principal est de voir le monde qui nous entoure, n'est-il pas ; et l'esprit permet de le deviner sinon lorsque l'on est dans le brouillard...

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    3. Je ne me suis pas lancée dans la confiture de pêches car j'ai craint qu'il n'y ait pas assez de pectine dans les fruits. Comment les fais tu ? Utilises tu du sucre gélifiant ?
      Nous trouvons des pêches de vigne chez notre arboriculteur... Elles sont acides. Dans notre jardin des Vosges il y avait des pêchers obtenus par noyaux. J'ai retrouvé le goût de ces fruits avec des pêches de la Drôme achetées st été à la boutique de notre libre-cueillette, j'en ai fait des compotes que j'ai congelées pour les desserts de cet hiver des petiots
      J'ai beaucoup de coings. Il nous faut les cueillir ce WE car nous serons partis ensuite fin octobre avant le gel.... J'en ai portés à ma belle soeur le dernier WEnd car elle aime la gelée. Quelle corvée m'attend à faire la pâte ! Car la manger est délicieux mais guère bon pour le tour de taille (il n'est que moi pour la manger)

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    4. Fermer ton espace... Cette envie m'a effleurée chez moi il y a bien longtemps.... Tu sais, lorsque l'on écrit les choses, elles ne sont plus aussi importantes lorsque ce sont nos peines. Alors que nos joies écrites embaument longtemps après... De toutes les façons ce que nous confions n'est que la partie émergée de l'iceberg...

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    5. "Moniale laïque", à voir.... Cela se faisait autrefois dans le smonastères.... Quitter "le monde", les "siens" surtout ne doit pas être facile...

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  7. (réponse en deux épisodes à cause du nombre de caractères imposés)


    Merci Lucie de tes mots tellement bienveillants, tu es une belle personne.

    Il me semble que tu m'avais déjà parlé de ton frère dont la mort a été en quelque
    sorte, une délivrance.

    Tu vois, ce que je trouve difficilement supportable, c'est ce "lâchage" soudain
    ou presque, du corps. Durant des années il nous a servi et supporté, il nous a
    accompagné avec la meilleure grâce du monde et puis brutalement et sans sommation,
    il s'altère.
    De partout.

    Je ne voudrais pas faire de la psychanalyse à deux balles, mais tout a commencé après
    la mort de mon père. J'en ai déjà parlé ici, nos relations avaient toujours été terriblement
    difficiles sans que je sache ni comprenne pourquoi. Papa pouvait être fantasque et drôle
    mais il était surtout d'une vacherie et d'une injustice épouvantables. Violent physiquement parfois. Quand il a sombré
    dans la maladie d'Alzheimer, il s'est rapproché de moi d'une incroyable façon et cette
    reconnaissance tardive m'a comblée de tous les manques. Dans sa forme d'absence, il ne
    reconnaissait plus que moi.
    J'étais enfin reconnue, tu te rends compte ?

    Sa maladie m'a permis aussi de m'échapper. J'étais sa tutrice légale, moi en Finistère et
    lui à Chartres et donc tous les trois mois j'allais passer trois semaines près de lui qui
    avait été placé en EHPAD après que sa compagne l'ait abandonné. J'habitais dans sa grande
    maison.
    Bien qu'elle soit dense la plupart du temps, cette période solitaire me permettait de
    souffler, de me retrouver en quelque sorte, telle qu'en moi-même. Je n'avais non plus, aucun
    compte à rendre à personne.

    Quand il est mort et en dehors du chagrin, j'ai eu l'impression brutale d'étouffer, il n'y
    aurait plus de possibilités d'échappement (mon mari ne s'est pas privé de me le dire...). J'ai
    eu le sentiment brutal qu'une porte se fermait irrémédiablement.

    La vie de couple est parfois très difficile. En 2005 à cause d'elle, j'avais sombré
    gravement au point de perdre plus de 20 kg et puis papa avait eu besoin de moi et il
    m'avait en quelque sorte sauvée.

    Ma plus jeune sœur me dit sans arrêt: il faut absolument que tu prennes du temps pour toi. Je
    lui réponds que je n'ai que ça, du temps pour moi mais elle m'oppose que ce temps doit
    m'être consacré et à moi seule.

    Je dirais aujourd'hui qu'il faut que je me réapproprie ma vie telle qu'elle est et non telle
    que je voudrais qu'elle soit. Pourtant, un rêve que j'ai, ce serait de partir une semaine
    toute seule dans une petite maison au bord de la mer, les pieds dans l'eau. Me lever et me coucher
    avec le bruit des vagues, me gaver d'odeurs, aller au hasard sans but ni obligations d'aucune sorte.

    Les plages les plus proches sont à une cinquantaine de kilomètres d'ici mais ce rêve que j'ai,
    se situe plus dans le sud du département, là où j'allais en vacances quand j'étais enfants puis adolescente.
    J'y étais retournée en 2006 (seule) et j'avais été submergée de sensations. C'était du bonheur pur, c'était
    presque à crier.

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    1. "... une belle personne" me fait très plaisir même si je sais que c'est pas mérité.... J'ai tant de défauts, mais je me soigne...
      Cette expression je l'ai beaucoup entendue dans la bouche d'une relation de travail de mon mari qui nous avait accueillis chez lui en Bourgogne... Il parlait surtout de personnes très connues qui n'étaient pas de belles personnes et dont je tairai le nom...

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    2. C'est vrai, il te faudrait t'octroyer du temps pour toi, ne pas culpabiliser surtout d'en prendre et te dire que tu n'es pas indispensable... J'espère que tu pourras réaliser ton rêve de solitude quelque part. Tu as bien réussi pour un cas de force majeur. Prendre un peu de distance... donne du recul. C'est un truisme...
      :-)
      Bises de bonne journée, Marie, le beau temps ici est revenu...

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  8. Bises tendres du soir
    Je n'ai pas osé te dédier mon dernier billet mais j'ai fortement pensé à toi.

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  9. Un petit coucou puisque j’ai vu ta signature de bloqueuse… j’en ai profité pour aller chercher quelques détails sur cette Île de Sieck, elle rentre donc sur ma liste d’iles à visiter.

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  10. Les plages plus au sud, commencent à être perturbées par des grosses marées ou des coups de vent, qui emportent loin l'écume et déposent sur le sable des tas de varech, salis d'objets divers ...
    C'est comme si l'océan se libérait de tous les maux ...de toutes les colères...
    Peut-être pourrait-il t'entendre et te soulager
    Bisous

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