mardi 17 mars 2015

Trois couleurs "gris"

Samedi :


Exposition du peintre Jacques Monory à Landerneau en compagnie 
de mon adorable et jolie nièce.

Dimanche :

Visite un peu hardie (pour la saison) d'un escargot de Quimper devant la maison.



Il est assez rare d'en trouver en vadrouille. J'en vois davantage noyés dans les fossés ou bien vides dans les bois.


Lundi : Printemps ?

En rentrant de chez le vétérinaire où je suis allée acheter de la nourriture qui soigne pour ma ménagerie...



Cadavres fantomatiques des arbres calcinés durant l'incendie de mai 2010

A droite et à 100 mètres après le petit mur : ma maison

21 commentaires:

  1. Effectivement la nature semble loin lorsqu’on se penche sur les œuvres de Jacques Monory. En fait je ne connais que de nom la peinture figurative.
    Que de coquilles, vides d’escargots, dans le jardin. Normal, je nettoie à quatre pattes… De beaux espaces lorsque tu t’éloignes ou te rapproches de ton chez toi, une grande page ouverte sur chaque saison en quelque sorte. En ville ou proche de la ville c’est quelque chose qui est vécu comme un manque.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Monory affirme ne pas être un peintre politique (et pourtant...).
      Il précise que sa véritable critique porte sur la condition humaine et non sur la société qui en découle. Certaines de ses séries (il a beaucoup peint ainsi, en série) sont des regards portés sur la cruauté (et l'inutilité) des guerres, sur des événements politiques ou sociaux, sur la banalité triste et illusoire du quotidien.

      Il y a des tas de références au cinéma dans ses tableaux, je dirais que l'ensemble de son œuvre est très cinématographique et en même temps, il y a dedans un vrai travail sociologique.

      Il dit aussi que les images cinématographiques sont tellement fausses par rapport à la vraie vie mais que néanmoins : Tout est faux. Tout est faux et tout est vrai.

      Je ne le connaissais pas mais j'ai aimé le découvrir. Ce qui compte pour moi dans une expo, c'est l'émotion que le peintre va générer en moi, peu importe qu'il soit figuratif ou abstrait (même si je préfère le figuratif). J'étais allée il a quelques années, visiter une exposition du surréaliste Yves Tanguy. Il avait fallu que je me pousse vraiment aux fesses tant rien dans ses toiles ne semblait correspondre à ce que j'étais susceptible d'apprécier.
      Et puis encore une fois il y avait eu une forme de grâce à laquelle je ne m'attendais pas du tout.

      Bien sûr il y a aussi la vie du peintre qui peut participer à mon ressenti émotif...

      Tu pourrais imaginer vivre à longueur d'année en grande sauvagerie Thérèse, comme chez moi ?

      Hier au bord de la mer, une jeune femme m'a demandé d'où je venais. Quand je lui ai dit des "Monts d'Arrée", elle a répondu : "Ah oui mais alors vous y êtes née ?" Je n'ai pas osé lui dire non et en même temps j'attendais sa réaction.

      - "Vous savez nous ici, on ne pourrait pas y habiter, c'est trop sinistre. Déjà quand on les traverse on est complètement déprimés. Mais évidemment, si vous avez vos racines..."

      Parfois quand je vais en ville, j'ai l'impression d'être une gosse de 9 ans devant son premier sapin de Noël.

      Supprimer
  2. Grise aussi mon insomnie qui me rapproche de toi...Pourquoi (?)
    Hier ma journée a été bleue... vraiment bleue, inondée de lumière... de joies simples... et là encore nos yeux sont si précieux pour se repaître de la beauté qui nous entoure... la beauté... même grise.... même dépouillée, même brûlée.... ou baveuse comme cet escargot qui déjà vient ronger les tiges des clématites.....
    "Au bout du petit mur est ma maison...." après le désert noirci, la riche forêt abrite les nids...
    Un beau refuge semble-t-il? quelle paix!!!
    Je t'embrasse ... bonne nuit

    RépondreSupprimer
  3. Gris flanelle….j'ai besoin d'une petite couverture toute douce pour soigner mon rhume et mon angine….cadeaux des visiteurs de la fin de semaine?
    Bises de loin et sans bicrobe

    RépondreSupprimer
  4. BONJOUR et bien je ne connais rien en peinture tu sais et je ne vais pas voir des expos et non ce n'est pas mon truc du tout
    Par contre j'adore je que je regarde ce bleu qui explose
    c'est fabuleux*

    Les escargots je n'en vois plus trop pourtant de la pluie nous en avons pas mal ici
    QUIMPER quel beau programme
    et je ne pense pas y monter hélas cet été
    bisous

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Tu sais France, il n'est pas nécessaire de s'y connaître en peinture pour apprécier une exposition, il faut se laisser aller aux couleurs et aux formes...

      Ce peintre précis peignait un peu trop bleu pour mon goût mais l'ensemble était vraiment très intéressant.

      C'est l'escargot qui est dit "de Quimper" mais il vit un peu partout en Bretagne...

      Beau dimanche à toi ma jolie...

      Supprimer
  5. Mes oies sont en ligne... viens voir cette vie....
    Onsen recommence ses gratouilles et sa langue est rouge à force de se lécher... je sens les problèmes qui s'approchent...
    Fifille aussi est en approche....je vais être tout à elle.... mais je n'oublie personne
    Bisous

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. J'ai vu-j'ai vu, admiré et commenté aussi.
      Belles retrouvailles à vous deux et tendres bises

      Supprimer
  6. Tu veux dire que le voleur de couleurs est passé par là ? J'aime bien lorsqu'il y a peu de lumière, les nuances en effet ressortent plus et tes photos dans l'ensemble sont superbes ; j'ai un faible pour la première mais il est difficile de choisir...

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. J'ai découvert un site qui devrait te plaire :

      http://vigienature.mnhn.fr/


      Il y a même qchose sur les escargots, assez succint. Je ne sais pas si tu as vu les photos de ma petite-fille et des escargots en Ardèche sur "Cergipontin", cela nous a sauvé de vacances pluvieuses mais beaucoup de Bourgogne (comme dans son jardin dans le Beaujolais) et pas d'escargot de Quimper (que je découvre grâce à toi)

      Supprimer
    2. C'est surtout cela qui est intéressant sur ce site :

      http://vigienature.mnhn.fr/page/resultats-par-especes

      Les geais au moins progressent en nombre ! J'en ai croisé un en début de semaine dans l'un de mes deux bois et même s'il s'est enfui avant que je le portraiture, j'ai pu "avoir" un écureuil que j'ai remarqué car il était dans l'arbre d'à coté...

      Supprimer
    3. (J'espère que tu vas aimer "les cendres d'Angela". Mon plus jeune fils n'a pas voulu le lire, tant je l'ai bassiné avec pendant que je le lisais. J'ai beaucoup aimé ensuite "teacher man" du même auteur, pour la réconciliation entre les générations)

      Supprimer
    4. J'ai vu la photo de ta petite fille : une pure merveille (et l'image et la fillette).

      Les escargots de Quimper sont protégés partout en Bretagne et il y a même eu des procès contre la construction de lieux bâtis qui les auraient décimés.

      Ils vivent aussi au pays Basque.

      Il y a trois principales associations qui militent pour la préservation des espèces locales ici :

      - Bretagne vivante
      - Bretagne environnement
      - et puis évidemment le parc d'Armorique

      Dès que je trouve une bestiole un peu rare, je leur envoie une photo (comme la dolomède des marais, une araignée que j'ai trouvée dans une tourbière).

      Il y a des geais absolument partout près de chez moi, ils font un bruit d'enfer mais quel oiseau superbe. Je n'ai jamais été assez rapide pour les photographier. Il y probablement aussi beaucoup d'écureuils (j'en vois traverser les routes de forêts) mais ils ne s'approchent pas des habitations.

      En revanche à Chartres dans la maison de ville de mon père, je pouvais les admirer chaque jour de la fenêtre de la cuisine. Je ne m'en lassais pas.

      J'ai commencé "Les cendres d'Angéla". J'aime beaucoup et l'écriture n'est pas dépourvue d'humour dans certains passages.
      Mais Thérèse a raison, quelle tristesse.

      Tu sais, je suis généalogiste et lors de mes recherches (19ème-début 20ème siècle), j'ai pu constater que la vie des plus humbles de mes ancêtres avait de nombreux points communs avec tout ce qu'on peut lire sur la misère, qu'elle soit irlandaise ou d'ailleurs.

      Petits métiers, pas de métier du tout, mendiants, déménagements successifs de lieux misérables vers d'autres qui le sont autant sinon davantage et toujours une flopée d'enfants qui meurent : un sur deux quand ça n'est pas tous et puis bien trop souvent les mères qui succombent probablement aux fièvres puerpérales.

      Supprimer
  7. je viens de lire chez Cergie que tu t’étais procuré "Les cendres d'Angela" de Frank McCourt,, ce n'est pas trop fait pour remonter le moral...
    Par contre je viens de lire doucement et avec une énorme appréciation "Ces instants la" écrit par Herbjorg Wassmo, je n'ai jamais été autant touchée par des écrits depuis bien longtemps, je pense sincèrement que tu aimerais énormément.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Je raffole des livres déprimants Thérèse, ça me permet de relativiser à la fois et ma propre enfance et ma propre vie, parfois (mais parfois non...).

      Je viens de lire le plus grand bien de "ces instants-là" et absolument partout : en commande !

      Supprimer
  8. Me revoilà ...même si c' est moins vite que je t' ai dit .!
    Un coup les anémones de Caen , un coup les escargots de Quimper ...( que je ne connais pas ) ...tu nous emmènes toujours qq part ..avec qq chose !! :-)
    J' ai bien suivi la route et admiré tes paysages ...ce sont les trois dernières que je préfère ...À 100 m après le petit mur t' as dit ...je sens un bon petit café et un nid bien chaud...et là c' est le coin de Marie ..Allez j' arrive avec plein de bisous pollués ...

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Et pourtant Mathilde, je vis vraiment au milieu de pas grand-chose...

      Derrière ce fameux petit mur, il y a la maison de ma vieille voisine morte : sa fille unique (qui habite la Corse) ne veut pas la vendre et c'est peu dire qu'elle (la maison...) se dégrade chaque année un peu plus. Ce qui est dommage, c'est qu'elle a intéressé plusieurs jeunes couples avec des enfants qui auraient remis un peu d'animation dans le hameau : les gosses c'est la vie !

      Des bises polluées ?
      De toi ?

      Jamais...

      Supprimer