Les
avent avant-veilles de fêtes de fin d'année, ça me fait presque toujours
ça. Je songe au temps béni où mes petits étaient petits. Où ils
souriaient pour un oui pour un non. Où ils croyaient encore au
bonhomme déguisé en rouge et à son paparazzi, le temps béni où
j'étais tout pour eux et où je pouvais chasser d'un baiser ce qui
assombrissait leur ciel.
Le
temps a passé, ils ont grandi, ils ont eu des chagrins contre
lesquels je n'ai rien pu faire, seulement être là, les écouter
quand ils voulaient bien parler, les rassurer quand ils doutaient de
tout et surtout d'eux-mêmes.
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En 1996, nous étions réunis tous les quatre. Décembre nous avait offert
un cadeau inespéré, de la neige à foison, en veux-tu-en voilà.
Bloqués par le verglas. Impossible de bouger. Le rêve. Mes grands étaient redevenus gamins le temps d'un Noël et d'un nouvel an. Luge de fortune, éclats de rire qui rebondissaient en écho dans la montagne d'Arrée qui scintillait avec eux. Il y avait encore François, le vieux garçon qui nous aimait, et la chienne labrador qui nous a accompagnés de sa tendresse pendant 14 ans.
Bloqués par le verglas. Impossible de bouger. Le rêve. Mes grands étaient redevenus gamins le temps d'un Noël et d'un nouvel an. Luge de fortune, éclats de rire qui rebondissaient en écho dans la montagne d'Arrée qui scintillait avec eux. Il y avait encore François, le vieux garçon qui nous aimait, et la chienne labrador qui nous a accompagnés de sa tendresse pendant 14 ans.
Les
petites maisons avaient l'air d'une carte de vœux.
| Photo argentique |
Nous
avions fait un serment, les doigts dans les doigts serrés, tous
reliés comme une chaîne qui ne se briserait jamais : plus de fin
d'année séparés.
Mes petits sont devenus des hommes pour de vrai ou tout du moins, ils
en ont l'air. Mais ça flotte les potes, il y a du mou dans le
moral des uns ou des autres ou du découragement, je ne sais pas.
Un fils sur deux encore cette année et pratiquement plus de mienne fratrie depuis que j'ai émigré vers la Bretagne. L'aînée qui part trahit.
C'est peut-être ça le problème quand on s'éloigne de sa famille. On perd complètement sa jeunesse, il ne nous reste pour tout bagage que la fatigue que nous transportons à l'intérieur de nos corps.
J'aimerais retrouver un amour neuf pour ma propre vie mais je ne connais pas l'itinéraire du chemin à prendre.
Belles fêtes ou ré-unions à toutes, qu'elles vous soient douces et tendres...

Mais non ...l' ainée qui part ne trahit rien du tout ...pas plus que tes petits qui dans leur tête ont toujours leurs doigts dans tes doigts serrés ...Au coeur vous ne faites qu' un ...mais ainsi va la vie : chacun sa route , chacun son chemin ...Tu as fais des photos magnifiques de ce Noël si plein de magie blanche ...On a tous au coeur un Noël plus beau que les autres..
RépondreSupprimerMoi c' était ceux d' Alsace avec un grand-père que j' adorais ...
Sache que pour des raisons un peu similaires , comme tu le dis ,on perd un peu de sa jeunesse ...ben oui...!!
Pour la retrouver un peu , j' aurais tellement aimé avoir un petit à aimer , à choyer ..la vie ne l' a pas voulu pour mes enfants et comme je n' ai qu' un fils...c'est râpé...!!
Donc tu as la rate et moi j' ai le bouillon...:-))
Je penserai très fort à toi au cours de cette nuit si particulière ...que j' aime tout de même car j' aime la Vie , la Lumière et l' Amour
Je t' embrasse très tendrement en te souhaitant un Noël Soyeux
Pour te situer Mathilde, j'ai toujours été (même très jeune), presque une mère de substitution pour ma fratrie. Et lorsque ma mère est morte en 1974, nous sommes devenus fusionnels. Nous n'aurions pas pu nous séparer bien longtemps, ça nous était vraiment difficile, peut-être parce qu'en étant réunis tous, nous pouvions plus facilement, d'une certaine façon, nier sa mort. Tous ensemble, nous parvenions à la faire vivre à nouveau.
SupprimerEt le fait que je quitte la Beauce il y a 20 ans, a été très mal vécu (pas immédiatement, dans le temps) par mes "adoptés".
Quand je leur disais qu'ils me manquaient, en écho j'entendais : mais c'est toi qui es partie !
Ce qui a été positif pour eux, c'est qu'ils ont pu enfin grandir et prendre leurs décisions sans moi.
Mais qu'on le veuille ou non, la distance géographique créé forcément une distance affective. Il semble que tu aies vécu un peu la même chose...
Mes fils n'ont jamais souhaité avoir des enfants. L'aîné parce que sa compagne en a déjà un et le second en conscience : parce qu'il est convaincu que le grand monde ne va pas aller en s'arrangeant (cet enfant est aussi optimiste que sa mère...).
La neige est exceptionnelle en Bretagne, un peu moins dans le centre Ouest et en 20 ans nous n'avons eu que deux Noëls blancs, 1996 et 2010. Malgré tous les désagréments qu'elle provoque, j'aime passionément la neige : elle gomme toute les laideurs, elle apaise, elle créé un silence tellement particulier et elle rapproche les gens, tu ne trouves pas ?
Et si comme toi j'aime la lumière et l'amour, la vie des fois c'est pas trop top...
Merci de tes doux souhaits ma payse et à mon tour je t'embrasse fort.
Un goût de cendre pour Décembre….
RépondreSupprimerJ'ai toujours entendu ma mère soupirer de fatigue,de dépit en voyant arriver ces "fêtes".
Mes grands parents venaient passer trois semaines à la maison,trois semaines durant lesquelles mon grand père était heureux,il servait l'essence,allait boire un "canon" au bistrot voisin,courait chercher le journal,regardait la télévision (ma grand mère n'a jamais voulu en acheter une ayant peur de s'abimer encore plus les yeux…n'importe comment ils vivaient dans un hameau au d'une vallée)
Mon grand père était le seul à être pleinement heureux ces jours là. Mes parents étaient harassés et sur les nerfs à cause de leur commerce,nous les filles on n'avaient plus d'illusions,les cadeaux ne nous faisaient pas rêver-je n'ai jamais eu la poupée de mes rêves mais des trousses à ongles,des disques d'opérette,des liseuses …Pas d'amis à la maison,heureusement j'avais Françoise ma sœur…..
On va fêter le Père Noël dimanche,sa hotte est remplie de surprises bien emballées,le sapin est rouge et doré ,et les santons sont à hauteur d'enfants pour qu'ils puissent les toucher et les déplacer s'ils le désirent ….je mesure ma chance actuelle.
Je t'embrasse bien fort ma Minette
Il ne faut pas employer le mot "chance", c'est comme ça et heureusement pour toi !
SupprimerTu sais que j'ai reçu une trousse à ongles une fois (de je ne sais plus qui) et il y avait une sœur de maman qui ne m'offrait que des blouses à carreaux dont elle cousait les poches... Mais la plupart du temps j'ai eu de vrais Noëls, avec sapin et jouets (mais pas de crèche, ah ça non).
Il me semble que dans les milieux modestes, les amis étaient un luxe qu'on ne pouvait se permettre ou qui n'étaient pas dans l'air du temps encore. Je l'ignore mais chez moi il n'y a jamais eu d'amis de mes parents non plus (en avaient-ils seulement ?).
C'est fou les réminiscences que provoque le bout de l'an chaque année, des belles et de moins belles. On a le sentiment que tout remonte à la surface de notre mémoire, comme écume légère ou lie...
Je penserai plus fort encore à toi dans quelques jours, tu sais bien.
Je t'embrasse fort ma Cham
On voit le bout d'An comme on dit par ici…..
SupprimerManon et Bastien sont des amours et ménagent ma voix….et surtout me font rire!!!
Il fait très froid aujourd'hui et les fourrures ne risquent guère leurs pattes hors de la maison.
Bises tendres du dimanche soir
Les ados sont très souvent adorables (autant que je m'en souvienne...).
SupprimerMais pourquoi donc ma mie, faut-il ménager ta voix ?
Ma fourrure perso (la féline) vient de mander la porte de la nuit scintillante. Elle ne craint ni pluie ni froid même si elle reste davantage à la maison en ce moment.
Mon frère et sa femme sont passés en coup de vent avant de rejoindre leur terre secondaire des Côtes d'Armor.
Bises douces ma Cham...
Chez nous, Noël a toujours été un moment familial intime: mes parents, ma belle-mère ,lorsqu'elle était encore parmi nous, ma sœur et sa famille, mes enfants. Tant que mon père a vécu, la réunion se faisait à la Grangeneuve, quelques jours chargés de rituels immuables: la décoration de la maison, le sapin...beaucoup de cuisine, des rires plein la maison. Lorsque mes filles ont grandi, mes neveux et nièce ont pris le relais. Quand nous avons emménagé à la Grangeneuve, nous avons continué la tradition, sans les parents mais toujours avec la tribu de ma sœur, mes filles, leurs hommes et les petits-enfant qui ont assuré la relève pour la magie et l'émerveillement. Je crois que ce sont les petits qui maintiennent l'esprit de Noël, c'est grâce à eux que nous parvenons à oublier la tristesse ou les soucis pendant les quelques heures que dure la fête.
RépondreSupprimerCette année, mes filles m'ont demandé de rompre momentanément avec la tradition, l'ombre de leur père se ferait trop grande ce soir-là. Nous nous réunirons donc tous, comme d'habitude, mais chez ma fille cadette et le fantôme de l'absent pourra discrètement s'inviter, ce sera moins douloureux.
Je te souhaite de douces fêtes dans cette Bretagne qui parle le langage de l'âme et sait si bien convoquer ceux qu'on a aimés et qui nous ont quitté.
Depuis 1996, je n'ai plus jamais décoré les petites maisons des bois pour les fêtes, ça n'avait plus de sens.
SupprimerBien sûr que ce sont les petits qui font perdurer l'esprit de Noël, l'enfance (ou celle retrouvée) parvient à faire oublier momentanément toutes les tristesses.
Tu sais face à l'absence définitive, il y a des étapes, le premier été, le premier automne, le premier Noël sans... Puis les suivantes. Au fil du temps, chacune d'entre elles bien plus tard, se fera moins douloureuse, elle s'enveloppera de nostalgie puis d'une forme de douceur à peine mélancolique.
Pour ce que j'en sais (pour ce que j'en vis) les absents s'invitent toujours dans ces moments-là mais leur présence impalpable devient avec le temps un baume indispensable à nos vieux chagrins.
Ma Bretagne aujourd'hui coule en lambeaux de pluie et de brume en volutes, j'espère que les petites âmes que j'ai si tant aimées resteront au chaud et au sec...
Merci Annie pour tes souhaits, je te souhaite moi le meilleur du meilleur de tout !
(et aujourd'hui j'ai dans la tête cette chanson de Fanon, L'écharpe, qui ne me quitte pas).
J'ai juste envie de m'asseoir dans la neige , devant la petite maison -carte de voeux, et de rester là des heures à te regarder penser, encore et encore à ces moments heureux....qui rencontrent les miens!!!au temps des enfants(le vrai cadeau de la vie!) et puis Noël passerait et se ferait souvenir... encore un... peut-être pas des plus beaux... mais il serait sans drames et nous raconterait le rhume offert par le froid glacé monté de notre séant vers notre nez!!! et on en rirait.......!
RépondreSupprimerMille bisous étoilés Marie....
Rire, oh oui, comme ce serait bien (comme quand on était petites tu sais, et qu'un rien pouvait provoquer nos éclats).
SupprimerMerci pour les bises, pour les étoiles, pour ce que tu es.
".. la rate au court-bouillon" il a fallu que je cherche ce que cela voulait dire. Mais je comprends que tu emploies cette expression, elle vient de la sagesse populaire. Je me souviens avoir eu un goût de cendre dans la bouche une fois où je ne savais pas où étais passée mon aînée... Lorsque j'étais bousculée parce que nous devions partir et que rien n'avançait, je me chopais des lumbagos, des torticolis qui n'arrangeaient pas les choses....
RépondreSupprimerPeut-être que lorsque nous ne pouvons pas exprimer notre souffrance (ou notre rage), alors notre corps prend la relève. Je n'y croyais pas jusqu'en 2012 et puis lorsqu'un sale truc m'est tombé dessus, un médecin m'a demandé si j'avais eu un choc.
SupprimerQuant à cette expression, il me semble l'avoir toujours entendue...
"J'aimerais retrouver un amour neuf pour ma propre vie mais je ne connais pas l'itinéraire du chemin à prendre." écris tu. Et auparavant "jamais" et "plus". La seule chose que j'ai apprise de la vie qui m'aide, est que l'on ne peut en avoir le contrôle mais que rien n'est écrit, tout peut arriver et qu'il y a des parcelles de bonheur, de mieux chaque jour... Passe de bonnes moments à profiter des joies de l'hiver qui tient chaud au coin du feu et des personnes que tu aimes et seront là autour de toi sans te prendre la tête avec celles qui ne seront pas là cette année. L'année prochaine ce sera autrement mais c'est si loin encore !
RépondreSupprimerBises affectueuses, Marie....
Lucie minh, je sais tout ça (le contrôle, ce qui peut arriver) mais parfois il faut un peu provoquer.
SupprimerAlors dans cette optique (je me bouge un peu) j'ai décidé de m'inscrire à quelques journées de stage de dessin : hier et avant-hier puis vendredi, etc... Je me suis fait violence parce que je ne suis pas très douée mais c'était bien cette réunion de personnes portées par un goût commun, plus ou moins performantes mais jamais dans le jugement.
(le thème du stage : rendre la transparence du verre !).
Aujourd'hui je suis fatiguée (la concentration et la station debout durant des heures) et j'ai mal au bras qui a tenu le crayon mais je me sens apaisée.
Retrouver un amour neuf pour sa propre vie, c'est peut-être ça, ne plus compter toujours sur ceux qu'on aime pour être dans la joie mais aller la chercher seule, vers ceux qui sont susceptibles de nous l'offrir.
Et mon fils aîné a téléphoné pour me dire qu'il serait là demain midi avec sa compagne alors c'est bien.
Tendresse à toi, de tout mon cœur
Quelle belle photo argentique!
RépondreSupprimerLes souvenirs flottent par ci, par la.
Le present parfois dur a epouser. Les choix d'hier. Les choix d'aujourd'hui.
L'Amour ne rebondit pas toujours au bon moment mais Il rebondit toujours.
Les Noels se suivent et ne se ressemblent jamais, saisir les petits moments et en faire des grands.
La parole est aisee.
Grosses bises Marie, que les jours qui viennent t'apportent douceurs et pourquoi pas quelques delices.
Merci Thérèse pour ces paroles de sagesse. Si tu lis plus haut, j'ai saisi des moments et j'espère qu'à terme, ils deviendront sinon grands, du moins délicieux dans l'accomplissement d'un rêve venu de très loin.
SupprimerBelles fêtes à toi près de ceux que tu aimes.
Je t'embrasse fort.
Moi aussi j'ai perdu le goût des fêtes depuis que notre ainé est parti à l'autre bout du monde qu--et jamais nous n'avons pu passer un Noël avec nos petits-enfants, mais nous allons y remédier sérieusement et notre dernière ligne droite sera notre installation en Australie près d'eux. Je ne regarderai pas en arrière, pas question de trébucher!
RépondreSupprimerJe te souhaite une année 2015 pleine de joies, l'accomplissement de tes vœux et de belles rencontres exaltantes!
Bises,Marie, et belle journée!
Merci ma belle photographe, tu es un amour.
SupprimerMerci pour ton com, Marie... je trouve vraiment important que nous commencions à réagir vivement par tous les biais possibles y compris nos blogs sinon il ne restera plus de nature sauvage et donc plus d’animaux libres à admirer. Ca devient désespérant quand tu entends (enfin moi!) des photographes professionnels qui voyagent beaucoup dans le monde entier dire qu'ils pensent que tout est d'ores et déjà fichu :(
RépondreSupprimerMon dieu, quel monde laissons-nous aux générations suivantes?...
Je t'embrasse et profite de ces derniers jours de 2014.... Le temps passe si vite!!
Numero un" l'interet!
RépondreSupprimerC'est nul!
Merci pour ton commentaire.