Comme un signe, la thomise est venue cogner à la porte de mon coeur et une nouvelle fois tout me revient en bourrasque.
Qu'il me manque encore.
Que sa tendresse me manque.
Que tout ce qu'il m'a permis de vivre en ses dernières années me manque.
Que ma ville natale me manque.
J'ignore comment oublier tous ces manques ajoutés qui m'empêchent d'avancer depuis trois ans.
Je ne sais pas arrêter le film de nos vies enfin réunies.
Combien de temps faut-il pour le chagrin enfin disparaisse et qu'il ne provoque pas plus d'effet en moi qu'une rosée matinale qui s'évapore avec le soleil ? Qu'une aile d'oiseau dans l'air ?




Ma Mie
RépondreSupprimerCette petite perle enchâssée dans les pétales si fragiles est un trésor précieux.
Tes images sont si belles,émouvantes à fleur de cœur.
Je t'embrasse tendrement.
Ça va mieux ce soir. Je suis allée cueillir des mures dans les friches. J'ai été piquée un peut partout, j'ai les mains de la couleur de celles d'un criminel sanguinaire, les ongles en deuil, mais ça va mieux...
SupprimerMille tendresses à toi ma Cham
Fais de doux rêves …et de bonnes confitures!
SupprimerBisoudoux
La gelée est délicieuse.
SupprimerJ'adore faire des confitures...
Gourmande?
SupprimerNon, pas vraiment, c'est atavique... Ma mère conservait tout pour la mauvaise saison bien sûr, mais aussi par peur de manquer. Et moi, de voir s'empiler les pots de confiture (je ne conserve rien d'autre), ça me réjouit (ya pas de p'tite joie, ya que des joies...).
SupprimerJe ne sais pas ce qu'il faut faire mais il faut vivre et garder ses souvenir
RépondreSupprimerTu es si jeune et tu as la vie devant toi.
SupprimerFais là belle surtout...
Que d' émotions en lisant tes mots et en découvrant tes images ...
RépondreSupprimerCombien de temps faut-il pour que disparaisse le chagrin ..?
Je pense pour en avoir vécu certains , que les chagrins se vivent autrement avec le temps ...ils se transforment ...petit à petit touts ceux qui nous manquent nous habitent au plus profond de nous ...nous parfument le coeur ...et alors tout va beaucoup mieux...:-)
Malgré tout...Vive la vie et les confitures de mûres ...!
De tout coeur je t' embrasse
Tu sais Mathilde, la vie avec mon père a tout eu d'un champ dévasté, de l'âge de 10 ans à une petite cinquantaine où il avait encore ce pouvoir de me détruire.
SupprimerQuand celui qui t'a donné ta vie passe la sienne à ruiner la tienne, tu ne comprends pas, tu cherches des raisons, tu es la mauvaise, forcément.
Puis il est entré en Alzheimer et à partir de là, il n'a plus vu que moi, j'étais la seule personne qu'il reconnaissait. Dans la désinhibition liée à la maladie, il s'est enfin laissé aller à une indicible tendresse (que j'avais attendue toute ma vie). Il est mort sa tête sur mon épaule, sa main dans ma main mais dans un état de souffrance qu'on ne souhaite pas à son pire ennemi. Il s'est accroché à moi jusqu'à sa dernière seconde.
Ma mère est morte en 1974 et je l'ai accompagnée jusqu'au bout aussi. Et si la douleur a été infiniment rude, j'avais la vie devant moi et avec le temps son absence est devenue un souvenir apaisé. Je peux aujourd'hui penser à elle sans chagrin.
Mais mon père, je n'en ai pas eu assez. Quand je pense à lui, tout se bouscule terriblement encore, la mémoire des coups au corps et à l'âme prend trop souvent le pas sur les souvenirs des belles choses...
A cause de tout ça, s'il m'arrive d'être enjouée parfois, je ne pourrai jamais être réellement [heureuse...] gaie.
Merci de tes mots, je t'embrasse.
Non, c'est sur...je ne suis pas déçue, comme tu dis....
RépondreSupprimerje lis une femme meurtrie par de multiples blessures et d’innombrables chagrins... mais... qui sait raconter...
Ses souffrances sont des étagères où elles entassent les pots de confiture... et elle sourit ... ça la rassure!!!
Elle regarde la vie.... et demain elle cueillera des pêches!!!
De très jolis textes... de belles émotions...
Si seulement le raconter pouvait effacer le passé...
SupprimerMerci de tes si jolis mots...