J'ai toujours aimé flâner dans les cimetières, l'errance au fil des allées et carrés y est paisible et émouvante parfois.
Il arrive également qu'elle prête à sourire...
47 ans de religion pour Marie Claire...
Serait-ce la moutarde qui l'a aidée à tenir ?
Vite détrompée.
Sans condiments : 80 ans pour Suzanne.





C'est émouvant,et mon sourire est attendri,elles ont dû porter des cornettes,tu crois?
RépondreSupprimerCes photos ont été prises au cimetière de Chartres où le "carré" des religieuses est énorme.
SupprimerJ'avoue être moins attendrie par les religieuses que par les soldats des deux dernières guerres, bien rangés par origine ethnique ou encore par le petit cimetière des "innocents" où étaient inhumés les enfants morts-nés. Ce dernier est bouleversant.
Pour en revenir aux religieuses du cimetière, certaines ont dû effectivement porter des cornettes. Il me semble que c'est la communauté de Saint-Vincent-de-Paul qui portait ces larges coiffes. Quand j'étais gamine, j'avais été hospitalisée durant plusieurs semaines à l'Hôtel Dieu de Chartres. A l'époque c'était encore des religieuses qui effectuaient tous les soins infirmiers et je me souviens parfaitement des immenses cornettes amidonnées dans lesquelles il valait mieux éviter de se cogner.
A 15 ans, quand j'ai été opérée d'une jambe dans une clinique de Franciscaines (propriétaires des lieux), elles portaient seulement un voile. Les carnes que c'était... Des infirmières "civiles" commençaient seulement à arriver et c'est ce qui m'a permis de supporter.
Il y a une petite vingtaine d'années, dans une clinique parisienne, j'ai eu affaire aux Augustines de Meaux qui portaient aussi des voiles. Elles effectuaient peu de soins mais elles étaient également propriétaires des lieux. De vraies garces.
En dehors de celles de ma petite enfance, j'ai donc de très mauvais souvenirs des "frangines" comme les appelait ma mère.
Elles étaient le plus souvent très dures et d'une grande intolérance. Les Franciscaines m'ont fait pleurer plus d'une fois et l’aumônier de la clinique était même intervenu auprès de la mère supérieure pour l'encourager à un peu plus d'empathie envers la jeunesse !
Mais il faut reconnaître que ce sont les ordres religieux qui ont la plupart de temps et depuis le moyen-âge, organisé les soins aux malades (activité "sacrée...).
Et je n'ose penser à ce qu'elles faisaient endurer aux parturientes quand elles étaient sage-femmes "Criez plus fort,IL ne vous fera pas un de sitôt"….
RépondreSupprimerN'empêche ces croix de bois m'émeuvent comme celles des soldats bien ordonnées dans l'immortalité!!!
Je n'ai jamais entendu les membres féminins et âgés de ma famille en parler. A ces époques, toutes les femmes accouchaient à domicile.
SupprimerJe te rejoins pour l'émotion générée par les croix de bois, c'est leur nombre impressionnant qui provoque peut-être ça.
J'avais été bouleversée au cimetière d'Omaha Beach à cause du nombre épouvantable de croix. J'avais accompagné un jeune américain en stage de langue à la maison et qui voulait absolument le visiter. Le môme s'était écroulé.
Baisers (immortels ?) du soir